05.02.2010
Médiaterre - l'information mondiale pour le développement durable
Né en 2002 lors du Sommet Mondial sur le Développement durable de Johannesbourg, Médiaterre est un site collaboratif francophone qui se veut un espace de coopération pour le développement durable.
Réseau de sites portails géographiques et thématiques sur l'information du développement durable, Médiaterre est le site de référence en matière d'actualité du développement durable au sein de l'espace francophone. Avec 5000 lecteurs quotidiens dont plus d'un quart sont issus d'Afrique, 6000 membres inscrits, 9000 abonnés à son bulletin d'information courriel, Médiaterre s'affirme comme un média incontournable pour quiconque souhaite obtenir une information de qualité généralement présente nulle part ailleurs sur Internet.
Les objectifs de ce site :
- produire et diffuser de l'information sur les thèmes du développement durable
- assurer la couverture médiatique des manifestations et évènements majeurs du développement durable
- contribuer à la réduction de la fracture numérique Nord/Sud et au renforcement de capacités des acteurs du Sud
- concourir au renforcement de la présence du français sur Internet et à la diffusion des textes, en français, utilisés et produits lors des débats et évènements internationaux
- permettre aux internautes de recevoir et de diffuser l'information issue de Médiaterre
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| Tags : environnement, développement durable, site web, collaboratif |
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Digg
25.01.2010
Peer to peer lending : distribution de prêts entre particuliers et refonte du système bancaire traditionnel
Le « peer to peer », c'est quoi au juste ?
Définition : le peer-to-peer, pair à pair en français, que vous trouverez aussi écrit P2P, correspond à un modèle de réseau de communication, d'échange et de partage de fichiers dans lequel l'information ne transite pas par un serveur central mais par chaque membre du réseau.
En fait, le peer to peer désigne une méthode de transmission de l'information. La plupart du temps, un ordinateur est connecté selon le modèle client/ serveur : il y a un programme serveur (qui gère les communications) et des programmes clients (qui se connectent au serveur).
En peer to peer, il n'existe qu'un seul programme, qui fait office à la fois de client et de serveur : ce programme complet permet à la fois de se connecter à un autre programme (partie client) et de recevoir une tentative de connexion (partie serveur). Autrement dit : on se connecte directement à un autre ordinateur, sans avoir à passer par un serveur qui gère les connexions. Pour lever les malentendus : le peer to peer n'a en soi rien d'illégal. En revanche, ce sont les transferts de fichiers protégés par des droits d'auteur (musiques, films,...) qui rentrent dans cette catégorie.
Philosophie générale et applications du peer to peer
La philosphie du peer to peer pourrait se résumer en cette formule : « Tu as une chose à enseigner mais plein de choses à apprendre ».
En effet, le peer to peer s'inscrit dans un processus global de restructuration de l'accès au savoir, compris alors comme une véritable valeur d'échange. Jusqu'à il n'y a pas si longtemps, les échanges de données étaient assez limités, disons figés. Qui plus est, les « experts » avaient toute autorité sur leur domaine.
Cette organisation verticale de l'information laissait peu de place à l'approximation et aux avis divergents. Régnait alors en maître le bon vieux principe d'autorité et la communication se résumait à une partition d'acteurs binaire, où chacun tenait son rôle d'émetteur ou de récepteur. Le contrôle de l'émetteur était alors l'enjeu principal pour controler le récepteur.
Avec l'avènement du web participatif, les internautes ont la possibilité de retraiter l'information ; c'est-à-dire non seulement de la relayer (vecteur), mais également d'ajouter du contenu à des contenus existants (création, réorganisation). Pour ainsi dire, les échanges communautaires ont littéralement changé d'échelle : l'espace de rencontres est alors devenu celui d'un dessein commun où ceux et celles qui s'expriment ouvrent une nouvelle dimension en matière d'échange et de partage.
Pour approfondir ce sujet, n'hésitez pas à consulter la note consacrée au film Us Now : Us Now, ou comment internet permet de créer de la confiance, du lien social et de la solidarité. En s'appuyant sur le film, la note explique le fonctionnement des réseaux d'échange de particulier à particulier au travers de cas concret comme le couchsurfing (service de réseau social et d'hébergement) ou encore le site netmums (service d'échange et d'entraide entre jeunes mamans).
Appliqué à la distribution de programmes vidéo, Joost fonctionne en P2P.
Le peer to peer lending : le prêt entre particuliers, une alternative au système bancaire
Le prêt de particulier à particulier est un phénomène d'envergure mondiale née aux Etats-Unis puis repris au Royaume-Uni. Le système s'appuie sur le principe de la tontine.
Ce système de prêt fait intervenir des acteurs différents de ceux du système bancaire traditionnel et repose sur la confiance : on passe ainsi d'un modèle strictement transactionnel à un modèle relationnel, organisé autour de plateforme web qui s'inspirent des réseaux sociaux.
Le schéma est le suivant : un emprunteur s'adresse à un prêteur, généralement un proche (ami ou famille) afin de souscrire une demande de prêt. Cet acte se fait par l'intermédiaire et la supervision d'un tiers, une plateforme de p2p, qui fait alors figure de tuteur, et d'aide juridique.
La plateforme p2p en question fournit différents services ; notamment un cadre juridique. Le service permet également la répartition de l'argent des prêteurs sur plusieurs emprunteurs, dans le but de minimiser les risques. Qu'il s'agisse d'une plateforme ayant pour vocation le développement économique (prêts collectés au nord pour distribuer des micro crédits au sud) ou jouant sur la proximité des acteurs (quand ils sont amis, ou de la même famille), le ressort fondamental de ces organisations est la confiance entre les différents acteurs. L'intérêt directement mesurable, si l'on peut dire, est que les taux de risque pour ces prêts sont plus faibles que pour un emprunt classique.
Trois formes de plateforme de p2p lending
- On trouve tout d'abord des plateformes qui proposent un cadre juridique à des familiers (prêts entre amis ou au sein de la famille).
Ce type de plateforme s'adresse à des gens qui sont généralement coutumiers de l'emprunt entre proches, mais qui recherchent un coussin juridique. - On trouve ensuite des plateformes à visée « sociale ». Celles-ci sont destinées à proposer des financements de projets sélectionnés par des institutions de micro finance.
Dans ce cas, on fait généralement appel à la contribution de ceux qui souhaitent devenir acteurs du développement et de la solidarité et contribuer au développement de projets dans leur propre pays ou à l'étranger. - Pour finir, on trouve des plateformes à vocation financière. Celles-ci « proposent aux prêteurs des placements à des taux attractifs et un risque calculé, et aux emprunteurs, des prêts à un taux intéressant et plus facile à obtenir que dans un organisme financier classique. »
- Dans ce dernier schéma, la visée sociale est différée, au profit d'une recherche d'avantages en premier lieu financiers si bien pour le prêteur que pour l'emprunteur.
En tout cas, ces trois modalités permettent de contourner l'offre bancaire classique, et de réintroduire une partie de la population exclue du système classique de prêt.
Des exemples ?
Comme présentée dans une note intitulée l'initiative d'une banque solidaire sur le Blognotes de la plateforme, une banque coopérative suédoise, la Jak, a développé un système de prêt en peer to peer. Jak maintient l'équilibre entre prêts et épargnes et dispose par là même d'un certain flot de liquidité. Précision : l'emprunteur est tenu d'acheter l'équivalent de 6% de son prêt en participation à la banque. Ce « dépôt d'équité » lui est reversé à la fin du remboursement et permet de garantir la solvabilité de l'organisme et la viabilité du système.
En France, avec Friendsclear, le vieux principe de reconnaissance de dettes est remis au goût du jour. Ce site spécialisé dans la garantie des prêts entre amis propose une formule plus rapide et moins onéreuse que des frais de notaire ou qu'un prêt dans une banque classique.
Dans leurs conditions d'utilisation, on peut lire : "assurer une prestation de suivi de prêt de particulier à particulier, dans un cadre familial ou amical. Il offre aux utilisateurs des outils de rédaction juridique de reconnaissance de dette, de suivi du déroulement de prêt entre particuliers, de calcul d'échéancier de paiement et d'intérêts et d’accompagnement du prêt."
Friendsclear guide les amis dans leur démarche de prêt ; il les aide à se mettre d'accord sur le montant, la durée et à définir ainsi un calcul des échéances. Même si ce système repose avant tout sur la confiance, le préteur dispose d'un coussin juridique en cas de litige. Les prêts accordés visent généralement de petites sommes : 4000€ en moyenne, et jamais plus de 10 000€ et les taux d'intérêts sont variables de 0 à 9%. A noter tout de même que les prêteurs doivent déclarer les intérêts perçus au fisc, car ceux-là sont considérés comme une créance imposable.
Le fait de ne proposer qu'un cadre juridique n'oblige pas Friendsclear à être titulaire d'une licence bancaire : pour le moment, le service fourni consiste seulement à fournir un cadre juridique à l'emprunteur et au prêteur.
Un autre site, français également, se propose de mettre en contact des emprunteurs des investisseurs en échange d'un pourcentage de transaction des deux parties. Il s'agit de PRETp2p.com. A l'heure actuelle, c'est la plus grande banque ouverte 2.0 en langue française. Dans cette communauté en ligne de prêts d'argent sur des plateformes sociales, les motifs de prêt sont divers (personnel, commercial, consolidation de dettes, rénovation de maison, financement d'une voiture,...).
Quelles garanties pour le prêteur ?
Dans les organismes de prêt entre particuliers, outre le principe de confiance, socle de base sur lequel se fonde le système, un certain nombre d'indices de garanties sont nécessaires au bon fonctionnement de l'application de l'accord de prêts... et de ses échéances. Accolé au bon vieux principe de confiance, on retrouve ainsi le principe plus récent de transparence.
Le calcul du risque est ainsi mesuré et ajusté sur la base des performances de remboursement du prêt grâce à un certain nombre d'indicateurs. Pour exemple, les prêteurs membres peuvent avoir accès à différentes données à rapprocher de celles liées à un crédit à la consommation. Celles-ci sont revues par l'emprunteur et l'organisme relais afin d'organiser au mieux les conditions du prêt. On trouve par exemple : le ratio dette/ revenu, le statut de l'emprunteur propriétaire/locataire, le passé judiciaire, les demandes de crédit antérieures, le taux d'utilisation d'une carte bancaire, l'historique d'emprunt sur le site de l'organisme d'emprunt.
Aux frontières de la régulation gouvernementale
Le prêt p2p, parce qu'il permet à des particuliers de prêter leur argent à des taux plus bas que ceux des banques, conduit logiquement à une restructuration du marché bancaire. Marché de l'ordre des trillions de dollars ! Face à cette réorganisation massive due à l'entrée de ces nouveaux acteurs si particuliers ( !), les gouvernements ont été conduits à légiférer.
Petit tour de l'autre côté de la Manche et de l'Atlantique, ou le phénomène est né.
Le premier acteur à se lancer s'appelait Circlelending, c'était en 2001 ! Désormais, Circlelending s'appelle Virginmoneyus. C'est le plus gros acteur du marché en termes d'encours.
Aux Etats-Unis, c'est Prosper qui a permis de construire et de délimiter un cadre légal au système de prêt p2p, permettant ainsi la naissance d'autres sites de prêt comme Zopa, IOU Central ou encore Lending Club.
En 2008, l'Autorité des marchés financiers américaine, le SEC (Securities and Exchange Commission), a lu l'offre de Propser comme un encouragement à la vente de valeurs immobilières non sécurisées et a mis en avant l'absence de preuve physique reliée à l'offre, à la vente et à l'achat de ces titres. Qui plus est, pour être légal aux Etats-Unis, un titre financier doit être enregistré à la SEC, ce qui n'était pas le cas de la jeune entreprise. Après avoir honoré une amende de 1 millions de dollars, Prosper a été contrainte de s'enregistrer et de se mettre en conformité avec le cadre législatif.
Au Canada, c'est la Commission des Valeurs Mobilières de l'Ontario (CVMO) qui a permis de légiférer sur la question du peer to peer lending. Il en ressort que les sites de prêts p2p ne peuvent pas dépasser un seuil de prêt fixé à hauteur de 25 000 $ et que la période de remboursement ne doit pas excéder une période de trois ans.
Dans l'hexagone ?
En France, le développement du marché de prêt p2p rencontre un certain nombre de freins.
Si le code monétaire et financier indique que « quiconque, sauf une banque à charte peut effectuer des opérations bancaires de manière régulière », rien ne vient interdire le prêt consenti d'un individu à un autre. Ainsi, les particuliers sont libres de prêter de l'argent à des parents, amis... C'est ce qu'on appelle originairement les « tontines ».
Néanmoins, la peur du surendettement, particulièrement rependue en France, conduit à une méfiance généralisée (si bien l'Etat que les associations de consommateurs ou encore les consommateurs eux-mêmes) vis-à-vis des crédits à la consommation (ou du moins compris comme tels). Même si les faits leur donnent « tord » (les français sont beaucoup moins endettés que leurs confrères Européens), il n'en reste pas moins que le crédit à la consommation doit faire ses preuves face à des esprits généralement méfiants. Du point de vue législatif, il en résulte un paradoxe puisque le marché du taux de crédit est à la fois réglementé par l'Etat et ultra-concurrentiel.
En France, les taux d'intérêts sont généralement plus bas que partout ailleurs en Europe. Néanmoins, l'intérêt de compensation des risques ne doit pas dépasser la limite du taux d'usure défini par l'Etat. Ce taux d'usure est le principal obstacle auquel sont confrontés les demandeurs de prêts n'ayant pas de source de revenus réguliers ou encore d'antécédents bancaires (les étudiants, les travailleurs indépendants,...). Puisque les banques ne sont pas autorisées à dépasser le taux d'usure (ce qui revient à s'offrir un coussin d'amortissement plus épais), elles refusent purement et simplement de prendre le risque de prêter à cette tranche de population.
Cause ou conséquence de tout cela, la législation Française réserve un accueil assez froid à l'arrivée du p2p lending tel qu'il se pratique outre atlantique, et même en Europe avec le Danemark, les Pays-Bas, l'Italie et l'Allemagne. En France, seules les banques ont accès à un historique des opérations de crédit. Les comptes rendus positifs sont illégaux : seuls les enregistrements négatifs (documents historiques sur des interdits bancaires ou d'incidents de paiement) peuvent et doivent être utilisés dans le cas d'une demande de crédit.
Malgré ces freins élémentaires, le succès qu'a connu le p2p lending à l'étranger devrait se propager dans l'hexagone. Encore un peu de patience pour que ce « marché pour les personnes solvables, mais atypiques », selon Jean-Christophe Capelli, président de Friendsclear trouve son public et que le cadre législatif s'ouvre à lui.
Des commentaires intéressants suite au billet de Jean Michel Billaut
Veille sur le p2p aux Etats-Unis - Autre blog de veille sur le p2p lending, en anglais
Friendsclear : le P2P lending débarque en France sur la version française du blog Read Write Web.

16:50 Publié dans Développement économique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : peer to peer lending, prêt de particulier à particulier, économie, social, solidarité, confiance |
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Digg
20.01.2010
Les résultats de recherche "Haïti" sur Facebook
Depuis la tragédie haïtienne, Internet et les réseaux sociaux en particulier, apparaissent comme des caisses de résonnance, des lieux de mobilisation et des outils pour la collecte de fonds des associations.
A la manière des grands médias, Facebook entretient une proximité émotionnelle entre l'événement et les internautes. Ce qui s'affiche sur les pages Facebook de votre réseau semble plus personnel et proche que ce que les télévisions et radio retransmettent ? Si oui, cela promet un avenir certain à l'utilisation d'internet en matière de solidarité. Si le mimétisme est une strétégie répandue entre internautes membres d'un même réseau, la mobilisation et la collecte de fonds ne sont qu'au début de leur histoire numérique.
Sur Facebook, après le tremblement de terre, des groupes, des pages fans et des événements se sont créés dans de nombreuses langues (en anglais en majorité, en espagnol, portuguais, français, italien, allemand aussi). Le type d'information va de la page d'hommage à l'annonce d'événements publics, de l'invitation à donner à la page dédiée d'information d'une organisation internationale, de l'appel à l'annulation de la dette pour Haïti aux nombreuses pages qui monnayent l'adhésion des membres contre l'envoi d'1 $ en aide aux victimes. Ces dernières comptent énormément de membres...
A propos des pages de recrutement de membres contre promesses de dons
Le 19 janvier, 7 jours après la catastrophe, on dénombrait 15 000 groupes comprenant le mot « Haiti ». Pour faire son choix entre ces milliers d'initiatives, la langue et le nombre de membres déja inscrits semblent être les critères majeurs. Parmi les premiers résultats :
- 345 096 membres pour « For Each Member Who Joins I Will Donate $0.05 to Haiti Earthquake Victims » en français « Pour chaque membre se joignant au groupe, je ferai un don de 0.05$ en faveur des victimes du tremblement de terre de Haiti ».
- 288 000 fans pour Ayuda a Haití con un Click, 5 min. pueden salvar una vida. « Aide Haiti en 1 click, 5 minutes peuvent sauver une vie ».
A première vue, ces page sont anonymes. Cela doit inciter à la prudence. Pour le première, la somme collectée serait remise à la section Haïti de la Croix-Rouge Américaine « The Red Cross Haiti Disaster Relief Foundation ». Si des liens existent vers les formes de don possible à la Croix Rouge Américaine (alors que la la Croix Rouge Américaine a sa propre page Facebook) ainsi que des vidéos sur les ONG agissant en Haïti sont proposées, on ne peut que douter de l'authenticité de cette page. Sa vocation est sans doute uniquement de générer le plus grand nombre de membres afin de collecter des données personnelles.
Si les fans de ces pages ne s'engagent pas financièrement mais pensent engager un tiers sans doute l'auteur de la page a-t-il un intérêt à cumuler tant de membres.
Nous mettons donc en garde les internautes, car si certains ont une démarche sincère et honnête, tous ne le sont pas pour autant.
Notons que la date de création, le nom de l'administrateur, les messages ou liens sont autant d'indices qui peuvent aiguiller votre jugement. Par ailleurs n'hésitez pas à écrire à l'administrateur de la page, ou sur le mur (dans la mesure où il serait anonyme) ou à l'association pour confirmer ou infirmer les unions. Mais l'association risque d'avoir d'autres demandes plus urgentes...
Les groupes les plus importants sont majoritairement ceux qui appellent à la générosité des internautes. Sur les six premiers, trois proposent un don en échange de l'appartenance au groupe. Pourtant, ces pages ne donnent pratiquement pas d'information sur l'évolution de la situation. Elles ne vivent que par leur promesse et les internautes qui y croient.
Cette prédominance pose des questions. Pourquoi aucune ONG n'apparait dans la première page de résultat d'une recherche "Haiti" sur Facebook ? Pourquoi le moteur de recherche de Facebook privilégie les pages comptant le plus de fans dans ses résultats ? Pourquoi n'y a-t-il pas de mise en garde sur ces pages ?
Enseignements pour les ONG : anticiper la recherche des internautes
La surreprésentation des groupes de promesse de dons contre appartenance à la page vient du fait que les internautes ont principalement cherché le mot clé Haïti sur Facebook. Un des mots les plus prononcés dans les médias ces 15 derniers jours...
Si le moteur de recherche de Facebook a connu un pic comparable à celui de Google, alors ce sont les créateurs de page les plus réactifs qui ont récupéré le plus grand nombre de fans et la plus forte visibilité. Cela m'incite à penser que les ONG ont intérêt à créer elles-mêmes leur page dédiée au moment d'une urgence, comme l'a fait la Croix-Rouge Italienne, première ONG à apparaitre dans les pages de résultats d'une recherche sur Haïti.
Il est facile de créer une nouvelle page, et il est simple pour les ONG de les alimenter avec les informations qu'elles récupèrent du terrain : ces pages seraient donc bien plus intéressantes que celles mentionnées précédemment.
Enfin, c'est une manière supplémentaire de donner de la visibilité aux actions de l'association et de proposer aux internautes une possibilité de donation sécurisée par la crédibilité de l'organisation.
La page Canada for Haïti
Parmi les premieres pages de résultats de recherche apparait la page Canada for Haïti. Elle compte 160 000 membres anglophones principalement. La page propose les logos de 8 orgnisations caritatives nord américaines et compte tenu de son nom elle a du être visité par bon nombre de canadiens expatriés ou vivant dans leur pays. Je n'ai pas relevé d'autres initiatives "nationales" d'un autre pays mais je ne parle pas toutes les langues.
L'initiative parait intéressante car le titre invite les canadiens à se fédérer autour de la cause. Auncun administrateur n'est mentionné mais la page renvoie à de nombreuses reprises vers cette page dédiée à la donation de l'ONG World Vision.
Dans cette initiative, je trouve intéressant que plusieurs ONG s'unissent pour s'adresser à la communauté canadienne (et à toutes les communautés qui s'estiment en affinité évidemment! Si vous lisez un peu les messages du mur vous verrez de l'arabe, de l'italien, du français...).
Plutôt que chaque ONG génère sa page et plutôt que de s'inscrire dans la concurrence des dons, le fait de se réunir pour s'adresser à une communauté en particulier me parait une bonne idée.
09:24 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : facebook, haiti, association, collecte, fonds, reseau social |
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