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29.07.2009

Relations entre journalistes et bloggeurs : entretien avec Alain Joannes dans le dossier "les nouveaux médias et l'information"

En passant par le site de l'agence de communication Tocsin (agence de communication spécialisée pour les associations), j'ai découvert la lettre d'information du site http://www.societesdelinformation.net. Bonne pioche !

La publication du mois de juin comporte un dossier "les nouveaux médias et l'information" dont je recommande la lecture.

Il s'agit des réponses d'Alain Joannes, auteur d'un livre intitulé "Le Journalisme à l'heure électronique". L'entretien porte sur les relations entre journalistes et bloggeurs. Par ailleurs Alain Joannes est l'auteur d'un blog remplis de réflexions et d'analyses sur les médias et le journalisme. Réflexions qui se retrouvent dans son livre. Mais là, je parlais de son blog, qui s'intitule Journalistiques.

Avant cet entretien, je me permet de commencer par une petite remarque personnelle et préliminaire :

A la lecture de ces réponses, je ne peux m'empêcher de penser à quel point il devient important pour les acteurs de la solidarité et du développement d'entretenir des espaces de témoignages et de dialogues sur internet, ainsi qu'une présence dans les réseaux sociaux qui se structurent sur le web (Facebook mais pas seulement) ; afin de se rendre disponible aux journalistes qui cherchent  (de plus en plus) des informations sur internet pour construire leurs articles et leurs points de vue. Mise en relation qui souvent, se traduit par une rencontre et ne demeure donc pas au stade "virtuel". C'est peut être moins vrai lorsque la distance géographique est importante, mais cela rend d'autant plus intéressant de tisser des relations pour rendre compte d'événements lointains.

J'en profite pour remercier M. Joannes de ne pas tomber dans l'argumentaire classique  qui consiste à mettre en concurrence d'un côté des bloggeurs qui ne seraient que des critiques des médias et de l'autre côté, des journalistes qui ne verraient les bloggeurs que comme des pirates de l'information. Comme si c'était fait pour ralentir l'établissement de relations entre lecteurs/journalistes et internautes auteurs/diffuseurs d'informations. J'arrête la parano. Bonne lecture !


Les mises en gras sont de ma part.

Quelles relations peuvent nouer journalistes et blogueurs ?

Alain Joannes : "Tout dépend du blog. Aujourd’hui, les témoins peuvent y publier ce qu’ils ont vu. Les blogs d’experts sont aussi une mine pour les journalistes qui ne peuvent pas prétendre au même niveau de technicité qu’un professionnel de la finance ou du transport aérien. Ce sont de nouvelles sources à exploiter, complémentaires des sources officielles. Les sources d’information étant diversifiées, les journalistes peuvent multiplier les points de vue."

Et la fonction critique ?

Alain Joannes : "Pour entretenir une relation de qualité avec leur audience, les journalistes devraient avoir eux-aussi des blogs. Ils doivent rendre des comptes à leur public. Je suis pour les panels de lecteurs qui peuvent interpeller une rédaction ou demander un droit de suite. Avec Internet, ça semble nouveau, mais j’ai été localier. Quand on traite de l’actualité locale, on est interpellé en permanence. Le journaliste vit au milieu des gens dont il parle. La manifestation sur laquelle il écrit, ses voisins y étaient. Si ce qu’ils ont vu diffère de ce qu’ils lisent, ils demandent des comptes."

Jusqu’où peut aller cette nouvelle relation ?

Alain Joannes : "Les anglo-saxons pratiquent le watch dog, c’est-à dire l’observation vigilante et critique des médias. Un contre-pouvoir des lecteurs est sain. Toutefois, je suis plus sceptique sur les personnes qui ne savent pas comment fonctionne un journal et qui élaborent après des théories plus ou moins délirantes. Pour avoir une critique qui porte, il faut d’abord s’intéresser au fonctionnement d’une rédaction, à ses contraintes. Cela manque en France."

Le terrain d’enquête de demain, c’est donc le seul Internet ?

Alain Joannes : "Je n’y crois pas. Internet s’ajoute à l’existant, il ne s’y substitue pas. Quand on interviewe quelqu’un, un non dit ou une mimique peut traduire un aquiescement. Sur le web, ces informations-là ne transitent pas."

21.07.2009

Campagne mondiale de photographies - Humaniser le Développement

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Comment voir ? Comment regarder le développement ? Comment présenter le visage humain des processus de développement ? Comment les initiatives et les programmes de développement améliorent-ils les conditions de vie des populations ?

Les situations d'urgence associées au développement sont souvent représentées par des images de désolation et de désespoir, en dépit d’innombrables initiatives, programmes, idées et partenariats qui changent les vies de millions de personnes dans le monde. Pour accroître la sensibilisation aux succès que rencontre le processus de développement et partager des actions innovantes, le Centre international de stratégies pour une croissance pour tous (IPC-IG), en coopération avec de nombreux partenaires, lance la Campagne Mondiale de Photographie « Humaniser le Développement ».

La Campagne, lancée le 1er juin, vise à présenter et promouvoir des exemples de communautés qui remportent la bataille contre la pauvreté, l’exclusion sociale et la marginalisation, en mettant l’accent sur les questions exposées ci-dessus.

Les médias à qui on rapproche souvent de véhiculer une image misérabiliste des populations des pays en développement. Pensez-vous qu’une telle initiative puisse permettre de changer ce regard ?

Comme certaines réussites ne peuvent s’immortaliser sur une photo, le blog Idées pour le développement ouvre ses colonnes pour vous permettre de partager vos expériences !

Racontez les projets de développement réussis que vous avez menés ou dont vous avez été témoin.

Pour illustrer votre propos, vous pouvez en parallèle envoyer une photo (libre de droit ou vous appartenant) qui serons publiées avec votre commentaire : contactblog.id4d@gmail.com

>> Pour en savoir plus sur cette campagne <<

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Des partenaires répartis sur tous les continents soutiennent cette campagne : du Brésil au Kazakhstan ; du Sri Lanka à Haïti ; de la Companhia do Metropolitano de São Paulo - Metrô à la Calvary School de Singapour. Un groupe de Volontaires des Nations Unies - Service Volontariat en Ligne coopère avec l’IPC-IG à l’organisation de cette campagne.

Chacun peut participer à cet effort global et y contribuer avec une photographie : il vous suffit d’enregistrer votre photo sur le site Internet de la campagne : http://www.ipc-undp.org/photo/


Les photographies doivent illustrer l’un des 14 différents domaines thématiques de la campagne liés aux objectifs du Millénaire pour le développement, tels que lutter contre le manque et améliorer l’accès à la nourriture, à l’eau, au traitement des déchets, à l’éducation et aux services de santés pour les plus démunis et la promotion de la capacité de gestion des femmes et des opportunités égales pour développer les talents.

A l’issue de cette campagne une galerie photo, aménagée de façon permanente au siège de l’IPC-IG et ouverte au public ; une série d’expositions photographiques dans plusieurs villes du monde ; et une banque de données photographiques qui sera partagée avec les partenaires de cette campagne et plusieurs agences et départements des Nations Unies seront mises en place.

 

11:18 Publié dans Médias et informations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : photos, humaniser, développement, pnud | | | Digg! Digg

17.07.2009

Zoom sur l'association "1001 Fontaines pour demain"

Nous avions déja évoqué l'existence de l'association 1001 Fontaines dans le post « médias sociaux pour causes sociales », lors d'une rencontre  organisée par Danone Communities.

Cet article est l'occasion de s'intéresser aux traces des actions de « 1001 Fontaines pour demain » que nous pouvons trouver en ligne.

L'association « 1001 Fontaines pour demain», créée en 2004 par François Jaquemoud, Virginie Legrand et Lo Chay, oeuvre au Cambodgeodge principalement, mais également dans d'autres régions du monde (Madagascar notamment), pour permettre l'accès à l'eau potable en mettant en place des dispositifs d'assainissement de l'eau.

 

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Le constat à l'origine du projet

Aujourd'hui, plus d'un milliard et demi de personnes n'ont pas accès à l'eau potable, la majorité de ces personnes vit dans un environnement  rural. Les conséquences ? Les maladies d'origine hydrique sont responsables d'un taux de mortalité infantile approchant les 20%. Le problème de l'accès à une eau saine est la première cause de mortalité dans le monde.

Comment définit-on l'accès à l'eau potable ? Selon 1001 Fontaines, il s'agit de « la mise à disposition des usagers d'une quantité de l'ordre de 20 à 50 litres par jour et par personne, au point de consommation ou dans son environnement proche (borne fontaine), afin de couvrir l'intégralité des besoins (boisson, cuisine, hygiène) ».


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Le concept ?

L'accès à l'eau potable nécessite  généralement des installations lourdes et coûteuses, ce qui explique qu'elles soient mises en place en priorité dans des grandes agglomérations. C'est pourquoi « 1001 Fontaines pour demain » s'est attachée à l'installation de fontaines dans les villages reculés. L'association a développé un système  de purification de l'eau par ultraviolet, qui est une technique  fiable tout en permettant une installation facile. Afin d'amener l'eau potable dans les régions isolées et de leur permettre de fonctionner en autonomie, l'association a pensé aux énergies naturelles et renouvelables : les panneaux solaires.

En travaillant avec des petits opérateurs privés, l'association assure le développement économique de la région, et un coût le plus bas possible pour un maximum de bénéficiaires : moins d'un centime d'euro par litre.

Un des enjeu important des programmes de 1001 Fontaines est d'associer les populations locales à l'entretien et au fonctionnement des fontaines. Ainsi, en mettant en place une activité économique liée à la distribution et la prurification de l'eau, et donc en impliquant les popultations, le projet est assuré d'une pérennité car moins dépendante du financement de l'association.

Sur le terrain, l'association travaille avec un réseau de partenaires locaux. Par exemple en 2008, 5 nouveaux sites ouverts et désservant 25 000 khmers dans les environs de Battambang sont mis en place avec l'ONG Northwest Rural Development Project.

Comme l'association l'explique sur son site, le rythme et le cout de déploiement des infrastructures dépendent des plans de financement que 1001 fontaines met en place. Ces plans de financement dépendent eux mêmes de la notoriété de l'association et de sa capacité à lever des fonds en dehors des bailleurs institutionnels. C'est sur ce point que les médias entrent en jeu et c'est pourquoi nous comprennons mieux la présence de TF1/LCI sur la page d'acceuil du site de l'association. Il est impératif de se faire connaitre  du grand public pour récupérer des fonds. Et pour se faire, internet est encore loin d'être suffisant.

Une solution exportable

La force des projets de « 1001 Fontaines pour demain »  réside dans son adaptabilité : la méthodologie employée  permet en effet d'exporter le concept dans d'autres pays, à plus ou moins grande échelle.
Parce que l'association ne vise pas à répondre à une demande particulière mais à répondre à un problème majeur, son projet représente une belle avancée dans la lutte pour l'accès à l'eau potable dans le monde.

N'hésitez pas à réagir à cet article et à partager vos expériences, vos initiatives !

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La page d'acceuil du site 1001 fontaines

Reportage vidéo de LCI sur 1001 fontaines

Pour en savoir plus sur les systèmes de purification de l'eau

Film de l'action de l'association Action contre la faim dans le Modolkiri, province de l'est du Cambdoge

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13.07.2009

Santé 2.0 : astuces, urgences, etc. Mais pas seulement

Les sites de santé ont le vent en poupe ces derniers mois. Les motifs de visite sont nombreux : informations, prévention, témoignages, astuces, urgences, petits bobos,... Les internautes auraient tendance à suivre les conseils donnés sur Internet.

Mais comment juger du sérieux des réponses données ? Quels sont les enjeux de ce nouveau système de santé ? La santé 2.0 peut-elle vraiment remplacer une consultation ? Quelles avancées ces réponses sur Internet induisent-elles, notamment dans les pays où le manque de personnel soignant se fait le plus sentir ?


Sites différents, pas le même engagement

Il faut tout d'abord distinguer différents sites : d'un côté, les forums et autres plateformes participatives, de l'autre les sites "officiels" de santé.

Les sites de santé ont pour rôle de donner les indications "de base" pour distinguer un petit bobo d'une vraie urgence, conseiller l'auto-médication dans certains cas et établir une liste descriptive des médicaments les plus usités.

Ces sites accompagnent donc l'internaute dans son choix d'auto-médication et l'avertissent sur les effets indésirables, ils représentent une aide en attendant de consulter un médecin. Ce sont des "boîte à outils" qui responsabilisent l'individu vis-à-vis de sa santé et qui représentent une source d'informations.

Quelques sites :

www.masante.com
www.docteurclic.com www.conseil-sante.org

ma sante home.jpgdocteur clic home.jpgconseil sante.org home.JPG








Les forums abordant des questions de santé : un tout autre univers

Ici, pas d'engagement de la part du site qui héberge les informations. Elles ne sont pas contrôlées et proviennent d'autres internautes, donc ce ne sont pas des conseils promulgués par un professionel de santé. Le rôle de ces forums est plutôt de faire partager des témoignages et expériences, de mettre en lien des personnes souffrant d'une même maladie, etc.

Quelques sites :

www.doctissimo.fr www.e-sante.fr www.aufeminin.com


doctissimo home.JPGe-sante home.JPGau feminin home.JPG









C'est là qu'intervient une autre donnée : la méfiance des internautes. En effet, le principe de web participatif repose sur l'échange d'informations entre individus : il se passe de tout intermédiaire et de toute source officielle. Les études menées ces dernières années montrent que :

  • 8 internautes sur 10 utilisent Internet pour s’informer sur des questions de santé ;
  • 58 % des utilisateurs de sites sur la santé affirment que l’information qu’ils y trouvent a un impact sur leur décision de traitement ;
  • aussi, pour 39 % des répondants, l’information en ligne a transformé leur manière de surmonter des problèmes chroniques ou la douleur liée à une maladie ;
  • 35 % affirment que l’information trouvée en ligne influence le fait de consulter un médecin ou non.

source : Online Health Search 2006


La santé pour tous ?

Si le développement des sources d'informations sur la santé peut inquiéter les médecins dans les pays occidentaux, il est indéniable que cela peut avoir un impact important dans les pays souffrant de la rareté des soins. Manque de personnel soignant, éloignement des centres de santé,... Internet et ces sites pourraient révolutionner le quotidien en permettant aux personnes connectées d'effectuer les premiers gestes de soin, de s'informer sur les maladies et symptômes et d'en informer leurs proches.

Internet permet le transfert de connaissances et une plus grande égalité face aux questions de santé. Pourtant, nous savons bien que cela ne fait que déplacer le problème : l'accès aux informations médicales, oui, mais encore faut-il avoir accès à Internet... (voir à ce sujet la carte du monde sur les réseaux sociaux africains).

Alors, ces sites de santé peuvent-ils réellement remplacer la visite chez le médecin ? Le point important, c'est que les internautes doivent garder en tête que ce sont des sources d'informations. Ils peuvent être très utiles en cas de petits soucis quotidiens, mais ne peuvent en aucun cas se substituer à un avis d'expert. Cela est particulièrement vrai pour les forums : rappelons-nous que de nombreuses maladies se manifestent par les mêmes symptômes, et que le témoignage d'une personne, sur son cas, peut induire en erreur. En revanche, les plateformes participatives apportent un soutien psychologique indéniable aux internautes, notamment dans le cas de pathologies lourdes et destabilisantes émotionnellement.

Et vous, avez-vous recours aux plateformes et sites de santé ? N'hésitez pas à réagir et à nous laisser votre témoignage !

09.07.2009

Zoom sur les réseaux sociaux africains

Comme annoncé lors d'une précédente note ("les réseaux sociaux de proximité"), nous vous avons préparé un petit tour d'horizon des réseaux sociaux africains les plus plebiscités par les internautes.

Vous le savez, l'accès à Internet reste très inégal selon les pays : difficultés de connexion, de formation et/ou de connaissances des outils, disponibilité des équipements,... Toutes ces données s'additionnent et expliquent la faible représentativité de l'Afrique sur les réseaux sociaux classiques. Cette carte du monde est particulièrement parlante :

world map social network 2009.jpg

 

Ici, nous voyons bien que, parmi les réseaux sociaux "classiques" (c'est-à-dire utilisés dans le monde entier), seuls Facebook et Hi5 sont présents sur le continent africain, et que de nombreux pays africains ne sont pas du tout connectés.

Cependant, de réels efforts sont entrepris, de belles initiatives voient le jour au fur et à mesure, et c'est bien l'objet de cet article !

Aussi, sans plus attendre, je vous présente les 3 réseaux sociaux phares créés en Afrique :

AFRIGATOR

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AFRIGATOR se définit comme un "agrégateur social et un annuaire pour les citoyens digitaux africains qui consomment et produisent du contenu". Grand réseau de blogueurs à travers toute l'Afrique du Sud, la plateforme est en anglais, mais il est possible d'y trouver aussi des blogs francophones et même hispanophones. Vous pouvez y poster photos, videos, et importer votre liste de contacts facilement.


ZOOPY

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Très complémentaire, ZOOPY propose les mêmes fonctionnalités (blogs, partage de vidéos et de photos,...) et même d'importer ses amis depuis son compte AFRIGATOR. La grande différence ? ZOOPY s'adresse avant tout à un public local (Afrique du Sud), bien qu'il puisse être utilisé depuis la planète entière. ZOOPY serait donc, au-delà d'un social network, un vrai réseau social de proximité !


USHAHIDI

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Le terme "ushahidi" signifie "témoignage" en swahili. La plateforme USHAHIDI trouve ses origines dans les violents affrontements qui ont suivi les élections de 2008 au Kenya. En effet, le site proposait à cette époque un mapping (ou géolocalisation) grâce à GoogleMaps, situant les endroits où avaient lieu des affrontements, et qui était alimenté par les témoignages d'utilisateurs. La plateforme réunit désormais services de blogs, envoi et réception d'alertes par le web, les mails ou les sms.

 

 

Nous avons choisis ces 3 plateformes de social networking pour leur activité et leur visibilité bien sûr, mais surtout parce qu'elles représentent les initiatives menées par les Africains eux-mêmes : ce ne sont ni des plateformes étrangères implantées, ni le fait d'ONG.

Enfin voici une liste non exhaustive d'autres réseaux sociaux présents en Afrique :
http://www.plentyafricans.com

http://www.warafiki.com

http://www.africanpath.com/p_home.cfm

http://www.iborian.com/home.php

http://www.twitter.com/kenyahub

http://www.kerawa.com

http://www.afrikeo.com

N'hésitez pas à compléter si nous avons oublié des réseaux sociaux que vous utilisez !

08.07.2009

Les réseaux sociaux de proximité

Les  réseaux sociaux font de plus en plus parler d'eux. Facebook et autres sites communautaires se multiplient, mais voilà qu'apparaissent désormais  les réseaux sociaux de proximité. Quelle différence entre ces deux types de social networking ? Quelles en sont les ambitions et applications, pourquoi s'y inscrire? Les réseaux, outils vraiment efficaces ? Zoom sur ces communautés virtuelles, aux effets bien réels !

Fonctionnement

six degrés de separation réseau social visuel.JPGLe principe des réseaux sociaux ou social networking classiques est de mettre en relation des internautes pour accroitre son cercle d'amis, rechercher des partenaires ou encore trouver son futur employeur. Ils permettent donc de créer son propre réseau, dans sa ville comme à travers le monde, par le biais de différents moyens de communication : messageries instantanées, invitation à rejoindre un groupe,... Le tout grâce à une étape préalable simple : la création de son profil, c'est-à-dire sa page personnelle contenant toutes les infos « utiles » (coordonnées, photos, cv, centres d'intérêt,...).

Les réseaux sociaux de proximité, comme leur nom l'indique, ont pour particularité de créer des réseaux au niveau local : voisins, quartier, ville,... et permettent donc une approche moins « virtuelle » (voir à ce sujet l'excellent site voisinsolidaires.fr ). Il est d'ailleurs intéressant de noter que les utilisateurs de réseaux sociaux de proximité n'hésitent pas à donner leur identité  réelle  plutôt qu'un pseudonyme. La démarche vise donc à faire de vraies rencontres plutôt que d'entretenir des relations virtuelles.

Principe des six degrés de séparation entre les individus


A l'origine de ces initiatives, un constat

fete des voisins visuel.JPGUn constat plus particulièrement visible dans les grandes agglomérations : l'absence ou la détérioration du lien social. L'individualisme ambiant, la surpopulation et même le fameux « monde virtuel » sont accusés de nuire au vivre ensemble et de favoriser le repli sur soi. L'électrochoc a été la grande canicule de 2003 qui a mis en lumière l'immense isolement des personnes âgées.

Ainsi, nous avons vu naître des initiatives telles que la fête des voisins (en Europe et à travers le monde) visant à se réapproprier l'espace de vie, tisser du lien avec les personnes proches de chez soi, échanger des idées ou prendre des initiatives ensemble (vide-greniers, pique-nique, échange  de vêtements, présentation des nouveaux habitants...).

 

Les projets « vitesse grand V »

flash mob visuel.JPGGrâce à ce système de réseau, on peut informer en un temps record tous nos contacts d'une actu, fédérer un maximum de personnes autour d'un événement, manifestation ou  rencontre, et être tenu au courant par ses contacts de leurs propres actus. Les informations circulent vite, de groupes sociaux en groupes sociaux (le fameux « les  amis de mes amis sont mes amis ») et permettent de donner vie à ses projets. Ces derniers mois, à Paris, ont été riches en rendez-vous de communautés -aussi appelés Flash Mob - des plus sérieux au plus loufoques : de la minute de silence pour montrer son soutien à une population jusqu'aux batailles d'oreillers, le lien reprend le devant de la scène et avec lui, la solidarité.

Bataille d'oreillers (FlashMob)


Et dans les pays du Sud ?

Si pour les pays du Nord l'utilisation d'Internet et de ses outils est devenue une évidence  tant ils sont « démocratisés », la situation est bien différente dans les pays du Sud : « en 2008, on dénombre 5 fois moins d'utilisateurs d'Internet en Afrique (51 millions d'internautes, soit 1 habitant sur 20) qu'en Amérique du Nord (248 millions d'internautes) alors que le continent africain est 3 fois plus peuplé que l'Amérique du Nord. » (source : web2solidarite.org).

L'accès à Internet et au matériel reste difficile, alors même que ces outils sont de formidables moyens pour se développer et participer à la dynamique mondiale. Nous l'avons vu, les réseaux sociaux de proximité, entre autres outils,  permettent de mener et de partager de grands projets, de partager des idées et des connaissances.

De belles initiatives se développent, notamment en Afrique du Sud, nous vous en reparlerons dans une prochaine note à venir dans Regards sur le web !

Et vous, quelle utilisation faites-vous des réseaux sociaux de proximité ? Quels sont les réseaux  les plus utilisés dans votre région ? Réagissez à cette note et racontez-nous vos expériences !

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ma-residence.fr

voisineo.com

Dweho.fr

Peuplade

toutpresdecheznous.fr

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