Le blogue photo MSF présentera, au quotidien, une image de son travail actuel ou provenant de ses archives, afin de partager ces images exceptionnelles avec le public. La sélection sera faite parmi trois décennies d’images provenant des nombreux pays dans lesquels MSF a travaillé ou œuvre aujourd’hui."
31.08.2009
Blog Day (310g Day) : notre sélection de blogs pour la Journée mondiale du Blog 2009
Comme annoncé lors d'une note précédente, nous célébrons aujourd'hui 31 aout 2009 la Journée Mondiale du Blog, "Blog Day" en anglais, un événement complétement digital qui propose "aux bloggers partout dans le monde de poster un article recommandant 5 nouveaux blogs, de préférence des blogs différents de leur culture, point de vue et attitude. En ce jour, les visiteurs de blogs se retrouveront projetés et découvriront des blogs inconnus, célébrant la découverte de nouvelles personnes, et de nouveaux blogueurs."
A l'occasion de ce blog day, nous nous plions à la règle et nous vous présentons sans plus attendre 5 blogs qui ont attiré notre oeil et méritent peut être que vous alliez y jeter les vôtres !
Et dorénavant, nous nous efforcerons de faire une note mensuelle de présentation de nouveaux blogs.
Association 1901.fr (wordpress) : http://association1901.fr/blog/
Ce blog a pour ambition d'être une référence dans le milieu associatif : bons plans, cadre légal, conseils pour la création, la gestion et l'optimisation de son association, ressources juridiques, et même un forum constituent une vraie mine d'informations pour quiconque souhaitant se lancer dans l'aventure associative ou pour tout acteur associatif recherchant une information pointue.
Le blogueur est également présent sur Twitter.
D'une rive à l'autre - Le blog de Khady B. : http://khady.durala.com/
Voici une présentation du blog par son auteur : "Journaliste italo-sénégalaise, l'Italien, le Wolof et le Français sont mes langues maternelles. Je suis plus qu'une métisse culturelle, je suis une véritable Duralienne. "Duralienne" de l'acronyme D.u.r.a.l.a. pour D'Une Rive A L'Autre. Un ou une duralien(ne) est une personne qui a fait le voyage from coast to coast, da una sponda all'altra, d'une rive à l'autre et qui vit une réalité hors de tout cliché culturel. Animatrice radio et télé, je partage articles et pensées sur l'Afrique et sur mes expériences duraliennes."
Présente sur Twitter également.
Afrique in visu : http://afriqueinvisu.org/index.php
L'association Afrique in visu a créée une plateforme participative rassemblant professionnels et amateurs de photographies sur le continent africain. Véritable médiathèque en ligne, de nombreux portfolios sont présentés ainsi que leurs auteurs. Egalement des conseils pour protéger son travail, un forum, des témoignages... N'hésitez pas à y passer, pour le plaisir des yeux, et à soutenir cette belle initiative, pour que le plaisir de tous continue !
On dit quoi ? : http://blogs.tv5.org/onditquoi/
Ce blog propose un éclairage sur l'actualité politique en Afrique. Tenu par une journaliste de renom, Denise Epoté (voir sa présentation), le blog revient sur les faits marquants quotidiens avec une analyse d'une incroyable finesse. N'hésitez pas à lire également les nombreux commentaires accompagnant chaque article.
Environnemental : http://blog.environnemental.info/
Ce blog, axé comme son nom l'indique sur l'environnement et l'écologie, propose une sélection d'articles, d'infos d'actualité, de trouvailles...
Un exemple ? " la "forêt solaire" comme alternative au parking et à la station service" ou encore "Carbon Disclosure Project : les 100 plus grands groupes mondiaux loin du compte"
Vous aussi, faites nous découvrir vos 5 blogs favoris sur des sujets variés à l'occasion du Blog Day !
Ou dites-nous ce que vous pensez de ceux proposés ci-dessus.
12:38 Publié dans Communication | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : blog day, 310g day, blog, journée mondiale du blog |
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Digg
24.08.2009
31 août : Journée mondiale du blog (Blog Day)
Lundi 31 août prochain, se tiendra sur internet la Journée Mondiale du blog ou 310g Day. Dédiée à tous les blogs et blogueurs.
Comme vous l'avez peut être remarqué, un tag a été créé pour l'occasion : 310g Day. Écrivez-le avec le 3, le 1 et le 0 en numéro et le g dans un moteur de recherche, cela permet de trouver tous les blogs participant à l'opération.
C'est une façon astucieuse d'exclure des résultats de la recherche tous les articles mentionnant les mots "blog" et "day", mais qui ne participent pas à l'opération.
Cette événement sera l'occasion pour : "les bloggers partout dans le monde de poster un article recommandant 5 nouveaux blogs, de préférence des blogs différents de leur culture, point de vue et attitude. En ce jour, les visiteurs de blogs se retrouveront projetés et découvriront des blogs inconnus, célébrant la découverte de nouvelles personnes, et de nouveaux bloggers."
Je trouve intéressant de voir que cette journée vise à favoriser la présentation par un bloggeur de blogs qui ne sont pas directement dans l'univers de ce bloggeur.
Pour d'avantage d'informations, rendez-vous sur le site officiel : www.blogday.org
Cette journée nous donne l'occasion de revenir sur le phénomène des blogs : ce qu'est un blog je pourquoi utiliser ce support pour une communication en ligne.
Sur le net, les premiers journaux personnels sont apparus au Canada dés 1995. Depuis, le phénomène s'est démocratisé et voila où nous en sommes aujourd'hui :
| Le phénomène en quelques chiffres |
| 100 millions : c'est le nombre de blogs recensés par Technorati, moteur de recherche de la blogosphère 120 000 : c'est le nombre de blogs qui sont crées tous les jours dans le monde 9 millions : c'est le nombre d'internautes français (soit plus de 30% de la totalité des internautes) qui consultent au moins un blog tous les mois |
Toutefois, si ces chiffres impressionnent, nous manquons de données sur la durée de vie d'un blog.
Car s'il est simple d'ouvrir un blog, il est beaucoup plus exigeant de l'éditer dans la durée et d'en faire un outil de communication. Cela demande un investissement dans le temps et s'apparente plutôt à un marathon qu'à un 100 mètres.
Le blog témoigne de l'appropriation des espaces en ligne par le public
Qu'est-ce qu'un blog ?
Le terme de blog a été formé par l'association de deux termes, web (la toile) et log (journal). Un journal de bord en quelques sortes.
Ce sont les jeunes de la génération « digital natives » qui s'est approprié le phénomène de manière massive dans les années 2000. De ce fait, le blog a beaucoup été ramené à sa dimension intime, personnelle et « adolescentrée », par de nombreux journalistes notamment.
Alors que le blog a d'emblée était un outil d'expression multiple : personnel et collectif, intime et politique, amateur et professionnel, gratuit et intéressé, original et copié collé...
Quelques fondamentaux
- L'architecture du blog en fait un site d'expression personnelle, au sens de l'expression d'une personne : le plus souvent le blog est le fait d'un bloggeur.
- Mais il existe des blogs avec une rédaction à plusieurs. C'est le cas de celui que vous lisez.
- Mais il existe des blogs avec une rédaction à plusieurs. C'est le cas de celui que vous lisez.
- Un blog offre une fonctionnalité de commentaires, ce qui laisse un espace d'expression aux lecteurs du blog. De ce fait, le blog est aussi un terrain d'expression collective, un espace de débats, d'échanges d'arguments, notamment entre le bloggeur et ses lecteurs.
- Mais il existe des blogs fermés aux commentaires, ou du moins des notes sur lesquels il n'est plus possible de commenter
- Un blog exige un travail d'écriture régulier et favorise l'actualisation des contenus. La dernière note publiée est présentée en premier. Les notes publiées antérieurement ne sont donc pas aussi visible que les dernières notes publiées
- Mais il existe des blogs avec une architecture telle que des contenus publiés antérieurement sont directement accessible depuis la première page du blog
Pourquoi un tel succès ?
L'une des clefs du succès des blogs provient de leur simplicité.
Avant l'arrivée des blogs (et mis à part les forums de discussion), il était nécessaire de connaitre le langage html pour éditer un site web.
Depuis l'avénement des blogs, il est possible d'éditer du texte et des images sur internet sans maitriser le langage html. De ce fait, n'importe qui disposant d'un ordinateur, d'une connexion internet et voulant s'exprimer, peut créer son blog en quelques minutes. Par contre, il vous faudra passer de nombreuses heures avant de disposer d'un blog digne d'intéresser des lecteurs !
La dimension sociale des blogs est également un point important expliquant leur succès. En effet, l'interactivité est fondamentale dans la blogosphère : les blogs valent autant par le propos du blogueur que par ce qu'écrivent les contributeurs et les autres blogueurs à travers les commentaires.
Un blog sans commentaire et un blog très commenté n'offrent pas la même variété de points de vue.
Sur le plan technique cette interactivité est assurée par des liens hypertextes, des rétroliens et des fils RSS.
Le blog et les faveurs des moteurs de recherche
Enfin le blog présente de nombreux avantages en termes de référencement. Du point de vue de la stratégie de communication, ce point est sans doute le plus important. Il fera l'objet d'une note prochainement. Pour résumer retenez deux points :
- Chaque note d'un blog produit un url, c'est-à-dire une adresse internet unique. Cette adresse reprend généralement les mots du titre de la note. Or c'est avant tout dans ces liens que le moteur de recherche fouille avant de vous proposer des résultats.
- Ainsi en produisant de nombreux url, sur un champ sémantique donné, un blog construit son référencement plus rapidement qu'un site web qui ne produit pas régulièrement des url.
- La deuxième explication permettant de donner avantage aux blogs sur les sites statiques en termes de référencement, ce sont les interconnexions entre les blogs. En effet, la blogosphère produit beaucoup plus de liens que la sphère des sites statiques (souvent contraint par des dispositions de responsabilités juridiques). De ce fait elle est favorisée par les moteurs de recherche, au détriment des sites statiques.
Autres éléments sur le référencement
Le contenu : un contenu de qualité intéressant une communauté de lecteurs spécialisés, sera susceptible d'intéresser d'autres blogueurs et internautes, créant ainsi du trafic vers votre blog. Vos articles et arguments peuvent être repris sur un autre blog, ou renvoyer vers votre blog grâce aux liens hypertextes.
En tant que bloggeur, il est intéressant de prendre la parole par le biais de commentaires sur des blogs qui traitent de sujets similaires. C'est aussi de cette manière que s'organise la conversation entre les blogs.
Les mots clés : faites bien attention à vos titres et aux mots clés (tags) associés à votre article, qui favorise le référencement, c'est-à-dire le positionnement de votre blog dans la liste des résultats proposés lors d'une requête sur ces mots-clefs.
Liens : n'hésitez pas à étoffer vos articles de liens sortants, renvoyant vers des articles sur la même thématique, des définitions, des contenus multimédias... Ce qui vous permet de rediriger vos lecteurs vers les blogs des autres et ce qui vous apporte indirectement du trafic.
Je vous invite à lire cet article sur l'optimisation d'un blog et illustré de quelques exemples : un blog pour améliorer son référencement, et sur le blog Solidaires du monde De nous à Vous, vous trouverez de nombreux conseils dans la catégorie "Comment bien bloguer"
12:42 Publié dans Médias et informations | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : blog, blogueur, media, médias, internet, blogosphère, chiffres, réseau, association, ong, témoignage, interactivité, lien hypertexte |
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Digg
18.08.2009
Recherches solidaires : le fundraising online cherche son modèle économique
Une nouveauté est venue changer profondément les habitudes des internautes en matière de recherche sur Internet : les moteurs de recherche solidaires.
En France, le nombre de recherches effectuées sur Internet s'estimait à près de 3 milliards de requêtes chaque mois en 2008 (1) sur l'ensemble des moteurs de recherche français (google.fr, yahoo.fr...). Des publicités et des liens sponsorisés payent pour être présents sur la page de résultats de la recherche, ce qui constitue tout l'intérêt financier de ces moteurs de recherche.
C'est avec cette idée de partage des revenus - permis grâce à un modèle économique nouveau et puissant - que sont apparus les moteurs de recherche solidaires.
Le fonctionnement : Recherche = Publicité = Chiffre d'affaire = Don.
L'internaute fait ses recherches exactement de la même manière que sur un moteur de recherche classique (Google, Yahoo, ...). Les résultats qui s'affichent sont les mêmes, avec de la publicité.
Le chiffre d'affaire du moteur de recherche solidaire grossit avec le nombre de recherches faites. Une part (ou plus rarement la totalité) des recettes est reversée à des associations, ou est utilisée pour une cause (exemple : planter un arbre toutes les X visites).
Aujourd'hui, quelques leaders se partagent le marché, concurrencés indirectement par les moteurs de recherches « propres » : ceux qui limitent leur impact environnemental et ceux qui le compensent en plantant des arbres.
(1) Etude comScore Releases May 2008 French Search Rankings
Voici un petit tour d'horizon des principaux moteurs de recherche :
Doona
Voici une présentation de Doona par ses concepteurs :
« L'idée de créer un moteur de recherche à but humanitaire germa durant le printemps 2006. Au fil du temps, le projet s'est concrétisé : l'association Doona est officiellement née le 27 Juin 2006 et le moteur de recherche, quant à lui, fut fonctionnel dès le 02 Juillet 2006. Doona est et restera le premier moteur de recherche à but humanitaire sur Internet. L'idée peut sembler étrange mais elle est toute simple : tous les bénéfices de l'association Doona seront destinés à l'humanitaire, par des dons aux associations inscrites ou pour monter nos propres manifestations caritatives. Aucun but lucratif, aucun salarié, 100% bénévole. Ne cherchez pas de mention "SAS au capital de ... €", "50 % des bénéfices remis à l'Humanitaire"... Sur Doona, cela n'existe pas ! Tout est reversé à des actions d'humanitaire ! »
Le fonctionnement :
Le don aux associations : les internautes votent pour leur association favorite. Et l'association qui a recueilli le plus de votes reçoit le don à la fin du sondage organisé (et est mise hors liste pendant 3 votes consécutifs). Ce fonctionnement est mis en place pour que les associations ne prennent pas ce système à la légère et pour que tout internaute puisse aussi participer démocratiquement au don.
Le don est envoyé à l'association par chèque, et elle renvoie un petit mot et une photo.
Cela montre que le don est bien arrivé à destination et encore une fois, l'internaute peut juger de la transparence de Doona.»
Pour y accéder : http://www.doona.fr/

Hooseek
Le fonctionnement :
Il repose lui aussi sur le principe simple d'une recherche = un don. C'est un service gratuit. L'internaute sélectionne jusqu'à 4 associations parmi les 500.000 présentes et chaque recherche effectuée sur Hooseek apportera environ 0,15 centimes à ses associations favorites.
La particularité de HooSeek est son modèle économique.
HooSeek verse la moitié de son chiffre d'affaire généré par les recherches aux associations sélectionnées par les utilisateurs.
Chacun peut ainsi choisir de soutenir un maximum de 4 associations. Le versement des dons aux associations est effectué tous les 500 euros.
Hooseek a signé des partenariats avec les moteurs de recherche (Yahoo, Exalead,Live Search, Ask, ...). En échange du trafic qu'il leur apporte, les moteurs de recherche reversent une partie de leur chiffre d'affaire.
Evolution du moteur de recherche
De nombreuses fonctionnalités verront le jour prochainement : Le Seeker = plus besoin de cliquer sur « Page Suivante » si vous ne trouvez pas votre réponse dans les 10 premiers résultats (comme 40% des recherches effectuées), les autres réponses se chargent automatiquement en dessous. Les prochaines fonctionnalités en préparation sont le SeekEasy (L'utilisateur a la possibilité de conserver des résultats qu'il trouve pertinent d'une de ses recherches. Il ajoute sa sélection au "pense-bête" grâce au picto situé à côté du lien. La sélection faite, elle sera affichée sur la colonne de droite. Ce pense-bête interactif se trouve sur chaque thème et permet de s'organiser selon la recherche par thème), le SeekDirect (permet d'intégrer un lien direct vers Hooseek sur votre site en selectionnant automatiquement une association), le SeekWorld et le FavouriteSeek.
Pour y accéder : http://www.hooseek.com/

VEOSearch
Lancé le 4 octobre 2007, le moteur de recherche français reverse 50% de ses revenus publicitaires à des associations de Développement Durable. VeoSearch propose aux associations de communiquer gratuitement sur leurs actions. Les partenaires de Veosearch sont : Yahoo! pour la recherche Web, image et Wikipedia, Kelkoo pour le shopping, Liligo pour les voyages, Wikio pour les News et DailyMotion pour les vidéos.
VeoSearch.com, la toile solidaire s'élargit
Jeudi 20 mars 2008, sollicité par les associations, VeoSearch.com ouvre son portail à trois nouveaux pays (Suisse, Belgique et Grande Bretagne). 5 mois seulement après son lancement, le succès de VeoSearch fait écho dans les pays limitrophes, désireux à leur tour de profiter de ce service.
Pour y accéder : http://www.veosearch.com/fr

Enfin,voici une liste non exhaustive de divers moteurs solidaires :
En français :
- Ecoogler, entreprise espagnole qui plante des arbres en partenariat avec l'ONG Aquaverde (moteur utilisé : Yahoo)
- Mention spéciale au moteur EkOolos, qui n'est pas un moteur solidaire mais offre de rechercher parmi plus de 2000 sites répertoriés dans le domaine de l'environnement. Il est géré par une boutique en ligne mais aucune pub sur la page d'accueil : il n'y a pas de gain généré, certes, mais il est très pratique, avec un vrai travail de recensement de fond.
En anglais
- My Eco Seek qui investit dans les énergies renouvelables, joli petit site aux gains encore très faibles (voir leur blog)
- EcoSearch, une association américaine qui mentionne les ONG soutenues... mais pas les gains générés.
16:19 Publié dans Développement économique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Digg
13.08.2009
Twitter : présentation et utilisation pour les ONG
L'objectif de cette note est double :
- Présenter le service Twitter et le situer dans la chaine de diffusion de l'information
- Proposer des pistes concernant l'utilisation de ce service pour les acteurs de la solidarité et du développement
Resituons Twitter : chiffres et présentation
En chiffres : 27 millions d'utilisateurs et plus d'1 milliard de messages envoyés
Twitter est un service internet qui, depuis fin 2008, fait parler beaucoup parler de lui tant par son attrait que par sa méconnaissance.
Il s'agit d'un outil de microblogging et de réseau social qui permet à un utilisateur d'envoyer gratuitement des messages, appelés « tweets » (tweet veut dire gazouillis en français, des petits cris d'oiseaux numériques), de 140 caractères maximum, par Internet, par messagerie instantanée et/ou par SMS.
Au vu des chiffres de croissance, l'outil est en pleine ascension puisque 72,5 %* des utilisateurs ont rejoint Twitter lors des 5 premiers mois de 2009.
Mais malgré un certain succès, Twitter reste un outil peu connu et encore mal utilisé. Pour preuve, 85,3 %** des utilisateurs postent moins d'un tweet par jour et même 21 %** des utilisateurs n'ont jamais émis de message.
*étude Pear Analytics, Aout 2009 http://www.pearanalytics.com/wp-content/uploads/2009/08/T...
*étude Sysomos, Inside Twitter, Juin 2009 http://www.sysomos.com/insidetwitter/
Premier maillon de la chaine de diffusion de l'information ?
Tout d'abord, Twitter doit une partie de son succès à son interface facile et léger, qui permet à chacun d'entre nous de s'approprier l'outil. C'est pour cela que les premiers utilisateurs de Twitter étaient majoritairement jeunes et curieux de tester le dernier services du web.
La croissance du service aidant (plus il y a d'utilisateurs sur un service en ligne plus celui-ci est utile et attire d'autres utilisateurs : c'est la loi de Metcalfe), Twitter est devenu un lieu d'échanges majeur et un sujet de conversation récurrent sur les blogs et dans les médias. Notamment pendant la campagne Obama et plus récemment compte tenu de l'utilisation qui en a été faite par les jeunes iraniens révoltés par les conditions de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.
Désormais, comme avec de nombreux services web, ce ne sont plus seulement des jeunes qui dynamisent le service, mais également des professionnels de la veille, des médias et d'internet, des politiques, des entreprises etc.
L'annuaire Twibs par exemple, recense plus de 16 000 entreprises sur Twitter. Cherchez media et vous trouverez près de 900 utilisateurs ; et une écrasante majorité d'anglophones.
En effet, comme toujours avec internet, la langue la plus utilisée est l'anglais (oui j'oublie le chinois, mais celui-ci n'est pas encore assez pratiqué au niveau international pour rivaliser avec l'anglais). Et si Twitter a atteint une maturité dans la sphère anglophone. Ce n'est pas encore le cas chez ses utilisateurs francophones. Reste à savoir ce que c'est que la maturité d'un service web. Peut être faudrait-il plutôt parler de diversité d'utilisateurs.
Aujourd'hui, le Figaro, le Monde et l'Equipe assurent une présence sur Twitter. Le Monde gère même plusieurs profils spécialisés en fonction des thèmes abordés.
Toutefois, on peut émettre une première salve de réserves car rien ne garantit que c'est bien le journal le Monde qui gère ces profils. C'est à la communauté de followers d'évaluer la qualité et la crédibilité des contenus.

Voici une liste absolument pas exhaustive de journalistes français sur Twitter.
Twitter, le plus chaud des nouveaux médias ?
Aujourd'hui, au delà, de l'effervescence médiatique et de l'effet de bouche à oreille, on ne peut que constater que Twitter est devenu un outil de premier plan dans la diffusion de l'information.

Le graphique ci-dessus montre comment Twitter (en bleu ciel) s'inscrit dans une diffusion de l'information en amont par rapport aux autres supports que sont les supports en ligne tout d'abord : blogs, forums et sites éditoriaux (en bleu foncé) puis la radio (en vert), la télé (en rouge) ou la presse écrite (en orange).
Ainsi Twitter devient une plateforme incontournable pour :
- veiller ce qu'échangent les utilisateurs sur des mots clés identifiés
- suivre un sujet en temps réel, un événement, une conférence, un moment fort
- entretenir des échanges directs avec une communauté identifiée : écouter et prendre la parole
- organiser et synchroniser des équipes distantes en garantissant la réception par tous d'un même message (sur ordinateur et téléphone portable)
- proposer des productions et des sources d'informations à une communauté (ce qui pousse à une segmentation par sujet, par zone géographique, lorsqu'on travaille sur différentes zones et thématiques)
Mais comme tout service en ligne, il est nécessaire d'y investir du temps. Avec une communauté de centaines de followers, vous pouvez être amené à échanger de messages avec des centaines de personne, et ce de manière régulière.
Si vous faites vos premiers pas sur Twitter, commencez par passer du temps sur le moteur de recherche http://search.twitter.com afin d'identifier les utilisateurs qui s'expriment et publient des messages susceptibles de vous intéresser, mais aussi susceptibles d'être intéressé par ce que vous proposerez.
Et si vous lisez des blogs, repéréz ceux qui utilisent un compte Twitter.
Retwitt et fonctionnement de la (re)diffusion de l'information
La puissance de diffusion de Twitter réside dans l'une de ses fonctionnalités essentielles : la possibilité de « retwitter » une information.
Ainsi, un message diffusé par un utilisateur de Twitter à sa communauté de followers à des chances, s'il intéresse l'utilisateur, d'être rediffusé à nouveau par un ses followers qui le twittera à destination de sa propre communauté. Et le message circule si le message les intéresse et si les membres de cette communauté le rediffusent à leur communauté.
Dans tous les cas, l'information se répand d'autant plus vite lorsqu'elle touche une communauté de personnes sensible à cette information, et donc prête à se l'approprier et à la rediffuser (sur Twitter, mais aussi dans un article publié sur un blogs, dans un commentaire, dans un mail, sur le mur d'un réseau social ou dans une conversation en face à face).
Evidemment, cette définition du « retwittage » est à prendre avec du recul. Pour deux raisons :
1. La première est que les deux communautés de followers auxquelles a été diffusé le tweet initial ont une part plus ou moins négligeable d'utilisateurs en commun. Cela induit de fait une baisse du nombre de contacts absolus (mais cela informe de l'interêt que plusieurs utilisateurs portent sur le sujet).
2. La deuxième raison tient simplement du fait qu'un tweet n'est pas lu par l'ensemble des followers suivant le flux de l'émetteur du message. Le taux de lecture d'un tweet est le plus élevé juste après sa publication. Ainsi, plus un utilisateur du service suit le flux d'autres membres, plus il aura du mal à suivre l'ensemble des tweet postés par les membres qu'il suit ; car les messages se perdront dans la masse comme poussés par les messages plus récents.
Il s'agit donc de trouver un juste équilibre entre le nombre de messages publiés et le nombre d'utilisateurs.
Mais nous pouvons aussi espérer que la communauté de développeurs qui créé des applications pour Twitter mettra en place des fonctionnalités de filtrage permettant de filtrer / hiérarchiser les messages reçus en fonction de leur contenu (pour autant, Twitter n'est pas une application Open Source, pour ceux qui en font un critère, mieux vaut se tourner vers Laconica)
Dans tous les cas, commencer par identifier et écouter des utilisateurs. Entrez dans la boucle quand vous pensez pouvoir leur apporter des éléments intéressants. Respectez une certaine homogénéité éditoriale.
Si vous rédigez un blog par exemple, synchroniser votre publication avec votre profil de réseau social et votre profil Twitter, afin d'avertir vos publics de votre publication (sans que ceux-ci aient à se rendre sur votre blog).
Vous pouvez également partager vos liens, comme vous pourriez le faire avec Delicious.
Proposez votre profil Twitter sur votre profil de réseau social, votre blog, votre site internet.
Si vous trouvez que 140 caractères ne suffisent pas
1. Optez pour des tags plutôt que des phrases
2. Utilisez http://url.exen.fr/ : un réducteur d'url ! En rentrant l'adresse de votre note vous obtiendrez une nouvelle adresse beaucoup plus courte d'une vingtaine de caractères.

Twitter pour les acteurs de la solidarité et du développement
Tout d'abord, les associations et ONG sont des émetteurs crédibles d'informations. Ils doivent donc profiter de cette crédibilité pour prendre position sur Twitter et s'inscrire dans les communautés existantes.
En effet, les acteurs de la société civile sont peut être plus crédible que les médias car ces acteurs ont des communautés de soutien qui ne doutent pas de la qualité et de l'authenticité de leurs propos et de leurs prises de position (je ne dis pas qu'il ne peut pas y avoir d'instrumentalisation comme dans les médias, mais je suis convaincu que certains acteurs de la société civile remplissent -et rempliront - de plus en plus une fonction de contre pouvoir économique et politique, trop souvent désertée par les grands médias).
Aujourd'hui, c'est la dimension sociale qui explique le sujet d'une majorité de service comme les réseaux sociaux, les blogs, le microblogging etc. Or grâce à la dimension sociale revêtit par la majorité des nouvelles applications web, il n'a jamais été aussi facile d'identifier, d'entrer en relation, de former des groupes de personnes qui partagent les mêmes préoccupations et centres d'intérêt. Les outils d'organisation de ces groupes ne manquent pas et Twitter en fait partie.
Pour les personnes intéressées par les questions d'environnement par exemple, suivre Greenpeace sur Twitter sera nécessairement source d'informations utiles, de rencontres, d'événements. Ce qui ne peut être qu'enrichissant pour la relation que Greenpeace entretient avec ses publics.
Aujourd'hui le profil Greenpeace compte prêt de 15 000 followers. Le profil Greenpeace Brazil en compte prêt de 20 000.
Utilisation de Twitter pour les associations et ONG
A des fins de communication externe
Un flux renvoyant vers : les communiqués de presse, les vidéos publiées sur les sites de partage, les événements, les zones d'interventions, des renvois vers des chiffres et des études publiées, un flux renvoyant vers des témoignages de volontaires et de bénéficiaires (sur un blog), un flux renvoyant vers un blog de suivi des activités de plaidoyer, un flux pour inviter à des événements / conférences.
Et tous ces flux peuvent (et devraient ?) se décliner dans toutes les langues. En fait, toute actualisation d'un support portant des productions de l'organisation peut faire l'objet d'un message.
Ce qui suppose que ce n'est pas une seule personne qui est dédiée à alimenter les flux, mais bien le création d'un réseau d'utilisateurs dans l'organisation elle-même. A destination de l'organisation elle-même et à destination de l'extérieur.
Cela suppose également l'appropriation de l'outil par un grand nombre d'acteurs, pas seulement le service « communication » !
La Croix Rouge française pour sa part compte 518 followers. Amnesty international 12 021. Human Rights Watch 5 452. Oxfam International en 7 459. Reporters without borders a 526 followers.
Médecins sans Frontières UK et Autriche tweetent, mais pas MSF France. L'UNICEF a 3 184 followers. Chacun de ses tweet commence par le pays concerné par le tweet.
Ou interne, pour l'organisation et la synchronisation des équipes
Prenons une ONG dans ses activités sur un terrain sensible, comme le Soudan. L'organisation est présente en capitale et dans plusieurs endroits du pays. Chaque jour, des informations sont échangées entre les personnes sur les lieux des missions, les responsables de missions dans la capitale Khartoum et les responsables de missions au siège à Paris. Les outils de communication utilisés à ce jour sont déjà le téléphone mobile pour les appels et les SMS, et les ordinateurs pour la messagerie instantanée et les emails.
Une circulation d'information plus rapide dans l'urgence
Dans la cas d'une information urgente qui doit modifier les comportements des équipes à un instant T, et qui est diffusée depuis le siège à destination des équipe sur le terrain, Twitter offre une instantanéité de diffusion vers les ordinateurs et les téléphones mobiles. De plus, dans certains cas, comme dans cette vidéo : le fait de tapper « 40404 + I am ok » suffit pour avertir toute la communauté de followers twitters du fait que vous allez bien (par contre ce n'est pas si simple hors des Etats-Unis, le numéro est bien plus long).
Passer par le message texte tout d'abord permet de dépasser l'impossibilité éventuelle d'établir une liaison téléphonique : le SMS et le mail finissent toujours par arriver même en cas de surcharge du réseau. Hors, en cas de catastrophe, les réseaux de téléphonie sont souvent saturés.
Associations using Twitter (en anglais et pas forcément des associations de solidarité internationale)
Twitter for educational puropose
Toutes les notes du blog de Beth Kanter (spécialiste de l'utilisation des médias sociaux pour les acteurs non profit).
Le twitter Nethumanitaire : actualités, informations des liens francophones de solidarités
La levée de fonds grâce à Twitter
Twittez vous sur Twitter sur cause humanitaire
Un exemple d'application mêlant Twitter et Google Earth pour localiser du matériel de soin (8ème paragraphe)
Une somme de connaissances sur Twitter : introduction, fonctionnement, applications et cas pratiques
17:08 Publié dans Médias et informations | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
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Digg
10.08.2009
Les nouvelles technologies aident les pays en développement
Je vous propose la traduction d'un article publié sur le blog de l'International Association of Agricultural Information Specialists (IAAIS pour aller plus vite).
Le dernier rapport du Groupe de la Banque Mondiale conclu que les nouvelles technologies créent des emplois, augmentent la productivité et améliorent la gestion.
Selon un nouveau rapport du Groupe de la Banque Mondiale : Information and Communications for Development 2009: Extending Reach and Increasing Impact, le nombre d'utilisateurs d'Internet a été multiplié par 10 entre 2000 et 2007 dans les pays en voie de développement.
De plus, le rapport estime que les prochains milliards d'abonnés à la téléphonie mobile seront principalement des utilisateurs en zones rurales. Un exemple illustrant ce phénomène est l'Inde, un pays en développement qui s'est converti en leader mondial de cette industrie.
Cependant, le Groupe de la Banque Mondiale affirme que moins de 15% de ce marché de la communication a été exploité, et il estime que l'on atteindra seulement 27% en 2010. Cette réalité incite les experts à analyser la meilleure manière d'employer les avantages offerts par internet et d'atteindre son un développement plus complet.
Dans un pays comme le Ghana, les télécommunications ont contribué au développement économique. Actuellement, 35% de l'emploi dans les pays en développement est lié au secteur des services, il en va de même pour 51% de son PIB.
Une des raisons est l'utilisation que font les agriculteurs des téléphones mobiles pour accéder aux informations de marché. Grâce à un service d'alerte par messages courts (sms), l'utilisateur connaît les prix des produits en temps réel et les offres d'achat et vente.
De la même manière, des accords sont conclus entre commerçants sans faire appel à des intermédiaires qui augmentent le coût des transactions. Une autre manière d'éviter le paiement de taxes est l'utilisation de services bancaires et de paiements mobiles.
L'accès aux réseaux à large bande (internet et mobile) est fondamentale pour le développement futur de ce secteur.
Bien que de nos jours les réseaux mobiles constituent la plus grande plateforme de distribution au monde, la connexion à Internet est fondamentale pour le développement futur de ce secteur. Les experts s'accordent pour dire qu'une augmentation de 10 % des connexions à Internet à haut débit augmenterait de 1,3 % la croissance économique des zones rurales.
Pourquoi ? Simplement parce que si le haut débit gagnait les zones éloignées, de nouveaux emplois seraient créés pour les jeunes, et la productivité des champs de culture et leurs exportations augmenteraient.

Extrait de la synthèse du rapport en français (cf. encadré Pour aller plus loin)
Mais ces avancées en matière de télécommunications n'apportent pas que des bénéfices économiques, mais également politiques.
Les gouvernements modernes qui se servent des TIC peuvent accroitre l'éfficacité de leurs services publics, la transparence de leur fonctionnement et leurs capacités de répondre aux problèmes.
Ce sont les conclusions des projets menés en Chine et au Brésil sous le nom d'e-gouvernement. Ces projets ont permis de réduire le cout et le temps passé pour les transactions financières et ils ont permis une augmentation des revenus fiscaux des gouvernements.
De plus, l'accès à un service public depuis depuis un centre local ne nécessitant pas de longs trajets, a permis une plus forte participation de la population.
La pénétration des technologies de communication dans les zones défavorisées a aussi contribué à des améliorations sociales.
De nombreux pays en voie de développement souffrent du manque d'accès à des soins de santé. Face à ce problème, l'amélioration des systèmes d'information aident au suivi de prestations de services, améliorent la gestion des inventaires et permettent aux professionels d'être averti plus rapidemment sur les résultats de leurs actions.
Enfin, un bénéfice social majeur nait de l'intensification des relations sociales à distance permises par les nouveaux médias, par delà les frontières notamment.
Les obstacles
Le cout élevé de la mise en place de ces systèmes reste un inconvénient majeur.
Les nouvelles technologies de l'information se développent surtout dans les villes qui permettent aux acteurs de rentabiliser leurs investissements. Les zones rurales restent profondément défavorisées en matière d'accès à internet, du fait de l'absence de réseau existant permettant de véhiculer les données, du fait des distances à parcourir également.
Le manque de personnel compétent freine également le développement de la pratiques et d'applications de ces nouvelles technologies. Toutefois, on peut rappeler que la formation peut désormais se faire de manière distante. Les conditions de transfèrs de compétences du nord vers le sud et du sud vers le nord n'ont jamais étaient aussi bonnes qu'avec internet. Toutefois la multiplicité des langues n'est pas sans poser problème (note du traducteur :).
Enfin, la volonté politique est une des clés du développement de l'accès à internet. Des politiques incititatives doivent être menées pour aider à la mise en place des investissements de départ.
Les bailleurs du nord devraient prévoir une amplification des fonds destinés à financer ce type de programmes.
Synthèse du rapport Information et Communication pour le Développement, en français par Mohsen Khalil, Philippe Dongier, and Christine Zhen-Wei Qiang : 18 pages et de nombreuses références à des études.
17:54 Publié dans Développement économique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Digg
06.08.2009
Finances solidaires : et si la dimension sociale faisait son retour dans le financement de l'économie ?
Le rapprochement des termes "finance" et "solidaire" peut vous paraitre inattendu ? Inopportun ? Révoltant ? C'est vrai qu'il est fréquent de trouver la finance diabolisée. Pourtant, le salut de notre système économique - et politique, ce dernier étant devenu tellement dépendant du premier - passera par un soutien massif au secteur de la finance solidaire, secteur émergent, certes marginal par rapport à la finance de profit à court terme, mais tellement symbolique et porteur d'espoirs.
Voila pourquoi il me semble important de porter ce mouvement, d'en parler dans les médias, d'en parler entre nous, et de l'alimenter des revenus de notre travail.
Si demain, 5% des clients des banques traditionnelles ferment leurs comptes pour les ouvrir dans des banques solidaires, ce sera un signal puissant envoyé à des acteurs qui sont lourdemment responsables de la crise actuelle, mais ne remettent nullement en cause leurs pratiques ni l'esprit qui les anime. L'autorégulation étant bien évidemment une vaste plaisanterie. Montesquieu n'en était il pas pleinement conscient quand il a théorisé la séparation des pouvoirs ?
Définition de la finance solidaire
« La finance solidaire établit un lien entre les personnes qui font fructifier leur épargne de manière solidaire et celles qui entreprennent des activités utiles à la lutte contre l'exclusion, à la cohésion sociale et au développement durable.
À la différence de la finance orientée vers la recherche exclusive du profit, la finance solidaire est orientée également, voire principalement, vers la recherche de l'utilité sociale des investissements ou des dons financés. Les différents placements d'épargne solidaire (livret d'épargne, OPCVM, plan d'épargne salariale, actionnariat solidaire) financent plusieurs types d'investissement solidaire (apport en fonds propres, prêts, microcrédit, garantie, immobilier...) au profit de l'insertion par l'emploi, du logement social, du développement durable et la solidarité internationale... (extrait du baromètre finansol). »

Comme toute entreprise, les institutions de la finance solidaire visent la rentabilité dans leurs activités, mais ce profit n'est qu'un moyen pour péreniser l'activité, et poursuivre des objectifs à dimension sociale. Ce qui rejoint la définition du social business par Mohamed Yunus, proposée ici sur le blog lesocialbusiness.

Bien que méconnues du grand public, de nombreuses initiatives solidaires se développent à travers le monde. En ces temps de crise, elles apparaissent comme le modèle d'une nouvelle approche économique ET sociale. Les systèmes de financement classiques sont en effet de plus en plus frileux à accorder des prêts à ceux qui en ont le plus besoin, et ces nouveaux organismes solidaires constituent une alternative intégrant les aspects sociaux, au-delà des pures considérations économiques.
Ainsi, les organismes de finances solidaires agissent sur différents aspects : l'environnement, la réinsertion sociale (voire notre note sur Vitamine T : groupe d'entreprise d'insertion par l'activité économique), l'emploi, le logement, les actions humanitaires, l'aide au développement...
Les épargnants eux, participent à la concrétisation de projets porteurs de sens, comme vous pouvez le voir dans ce dossier illustré de plusieurs exemples.
Nous rendre conscient de la fonction de l'argent et du sens qui lui est donné, mettre son épargne à disposition de ceux qui ont besoin de financement en urgence, apporter sa pierre à l'édifice en ayant l'assurance que son capital n'est pas assujetti à la spéculation boursière sur des titres d'entreprises qui n'intégrent aucun critère social et environnemental dans leurs projets, tout en ayant la garantie d'une transparence dans l'utilisation des fonds, tels sont les objectifs de l'épargne solidaire.
D'ailleurs, le modèle de finance islamique, se base depuis longtemps déjà sur la prohibition de l'intérêt et l'évaluation de la valeur sociale des projets financés. Vous pouvez consulter une précédente note à ce sujet sur le Blognotes.

Zoom sur La Nef
Inspirée des premiers essais hollandais et allemands, l'association « Nouvelle Economie Fraternelle », créée en 1979, prône une utilisation conscientisée de l'argent, une valeur ajoutée sociale et humaine à son épargne.
La naissance de l'association répond à un besoin d'outils financiers pour des projets alternatifs innovants ne trouvant pas de soutien dans les réseaux bancaires classiques. Ainsi, le premier projet soutenu par la Nef en 1980 était l'installation d'une exploitation agricole biodynamique.
En 1988, 650 coopérateurs se rassemblent pour participer à la création de la société financière anonyme coopérative de la Nef. En effet les nouvelles lois de 1984 contraignent la Nef à changer de statut, mais les objectifs restent les mêmes : proposer une alternative aux banques classiques, un système transparent reposant sur les valeurs humanistes de ses fondateurs.
Les valeurs de la Nef ?
- L'éthique
La Nef sélectionne les projets qu'elle finance en fonction de leur utilité écologique, sociale et culturelle. Elle privilégie des initiatives qui visent le développement local de l'économie et choisit délibérément de n'encourager aucune action qui nuirait à l'homme ou à son environnement.
- La transparence
La Nef publie chaque année dans son rapport annuel la liste de tous les prêts versés en précisant leurs principales caractéristiques et en racontant chaque petite histoire derrière les chiffres.
À travers cette publication adressée à tous les sociétaires, chaque épargnant voit à quoi sert son argent. A l'inverse, si vous souhaitez connaitre quelques uns des pires projets soutenus par les banques dominantes : le site secrets bancaires est très instructif sur les investissements dans les entreprises d'armement et les grands projets d'énergie aux conséquences dramatiques sur l'environnement et les populations.
- La fraternité
Pour la Nef, l'économie est le domaine d'activité humaine au sein duquel devrait s'exercer la fraternité, au sens de coopération et de solidarité. Dans son action au quotidien, elle offre à chaque individu la possibilité de rentrer dans une relation d'entraide et d'exercer sa responsabilité sur les flux financiers.

Lancement d'une banque éthique européenne
La première banque éthique alternative européenne verra le jour en 2010. Née de la fusion de la Nef (France), la Banca popolare etica (Italie) et Fiare (Espagne), cette banque adoptera le statut de coopérative européenne. L'enjeu est de doter le secteur de l'économie sociale et solidaire d'une institution bancaire dédiée à la demande grandissante d'une finance au service de l'Homme.
Le Crédit Coopératif, banque de référence de la microfinance
La microfinance est un outil financier qui concilie de façon exemplaire responsabilité et solidarité.
Le Crédit Coopératif, dont la Nef dépend, est naturellement engagé dans cette démarche, de longue date, comme en témoignent ses nombreuses initiatives en France et dans le monde. Son expertise est reconnue et une mission nationale spécifique lui est confiée au sein du Groupe Banque Populaire, dont il est membre.
Le Crédit Coopératif apporte son expertise aux acteurs de la microfinance en mettant à leur disposition des lignes de crédit, des instruments de garantie et ses capacités d'ingénierie financière.
Sur un livret Agir du Crédit Coopératif par exemple, 50% des intérêts annuels sont reversés à des associations que l'épargnant choisi. En 2008, une vingtaine d'associations ont reçu 2,5 millions d'euros de dons grâce à ce livret.
De même que se développent les dons et prêts en ligne (voir les notes écrites sur le site www.babyloan.org et une note à venir sur www.veecus.com ; qui sont tous les deux des sites de microcrédit international entre particuliers), Internet a permis de donner du poids à ces initiatives, mettant en relation épargnants et entrepreneurs du monde entier. La visibilité qu'offre le web aux différentes initiatives est également déterminante dans le développement des projets et dans l'information de la population.
Des solutions alternatives sont en marche. Donnons leur notre soutien. Que ce soit dans le domaine social, environnemental, humanitaire, les initiatives ne manquent pas et les échos de la population sont bel et bien là. Merci aux "grands médias d'information" de relayer le message !
Plusieurs discussions et points de vue sur le forum de la Nef
Finansol, le site des finances solidaires
Crédit Coopératif, banque de finance solidaire, organisme historique du micro-crédit
Finance-solidaire.info, informations pratiques et éléments de réflexion (voir également place.coop, coopérative d'étude et de R&D)
Les investissements des banques (pas solidaires) et l'environnement (site geo.fr)
La veille sur les banques avec le site des amis de la terre : http://www.amisdelaterre.org/
Le réseau anglophone : http://www.banktrack.org/ auteur de la campagne mind the gap - partenaire des amis de la terre
Les acteurs financiers solidaires (site econo.ecolo)
L'interview de Maria Nowak sur l'ADIE et le micro crédit en France
13:20 Publié dans Développement économique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Digg
04.08.2009
Pourquoi les associations et organismes à but non lucratif sont si forts sur les médias sociaux
Je vous propose la reproduction d'un article traduit par Geoffroy Barre le 15 juillet 2009 sur le blog Revolution 80, au sujet de l'affinité entre les organisations sans but lucratif (associations, organisations non gouvernemenales et organisations de solidarité internationale) et les médias sociaux ou nouveaux médias : blogs et réseaux sociaux au premier rang.
Initialement, l'article a été rédigé par Alexandra Samuel sur le blog harvard Business (en anglais).
L'auteur détaille l'idée selon laquelle la composante sociale et les relations interpersonnelles sont au coeur du projet des organisations caritatives et de solidarité. Ce qui permet à ces organisations de nourir leur avance dans l'utilisation de ces nouveaux médias.
Les organisations visant le profit étant de ce fait considérées comme plus fermées, tournées sur elle-mêmes et plus préoccupées par le contrôle du message. L'ouverture et la transparence induite par l'utilisation de ces nouveaux médias seraient donc plus difficile à satisfaire et plus couteuse pour les entreprises que pour les associations et les ONG.
Personnellement, je ne suis pas sur que cela soit aussi vérifié pour les organisations du secteur sans but lucratif français.
L'auteur propose notamment des cas d'organisations anglo saxonnes utilisant des outils communautaires et collaboratifs : les organisations mettent à disposition de leurs publics et de leurs partenaires des outils, ce qui permet de stimuler la communauté pour l'engager dans une coproduction et une codiffusion de l'information. Je remarque également que beaucoup d'exemples viennent d'organisations nord américaines de lutte contre les animaux : en effet ce sont les causes sociales qui réunissent le plus de membres sur Facebook par exemple (nous en parlions dans la note médias sociaux pour causes sociales). Les organisations d'urgence et de développement fournissent en effet moins d'exemple de cette utilisation.
Je laisse la parole à Alexandra Samuel, traduite par Geoffroy Barre. N'hésitez pas à donner vos impressions sur le sujet.
"Les services de communautés en ligne et les médias sociaux sont un lieu d’échange indispensable pour les entreprises aujourd’hui. Le potentiel d’internet pour approfondir les relations avec la clientèle, partager leurs connaissances et renforcer les équipes n’est plus à démontrer. Dans le secteur des organismes sans but lucratif, les relations interpersonnelles ont toujours été la clé. Relations avec les membres, les donateurs et les sympathisants des ONG sont directement liés au nombre de volontaires, au soutien financier et à la promotion des opérations…
Les ONG sont investis dans ce domaine de l’échange, non pas par simple volonté mercantile mais par besoin vital… Voila pourquoi de nombreuses ONG sont des “early adopters”, comprenez des adopteurs précoces des outils de communication en ligne tels que les communautés type Facebook.Il s’agit pour elles d’une nouvelle manière d’alimenter et de mobiliser leurs membres. Avec les outils sociaux, les ONG peuvent améliorer encore la loyauté et la passion de leurs membres. En regardant de plus près l’utilisation que font les associations des outils sociaux, il est possible pour votre entreprise de trouver quelques enseignements.
1. Intéressez votre auditoire en leur parlant de sujets qui les concerne
Humour, provocation, choc… il existe plusieurs techniques pour intéresser vos clients / prospects. Mais la meilleure façon est de toucher le coeur de votre auditoire en lui parlant de ce qui l’intéresse le plus. Le cas de March of Dimes est dans ce cas particulièrement intéressant. Les membres de cette association se soucient de leurs enfants, en particulier les bébés prématurés ou handicapés que l’organisation a pour but d’aider. Pour cette association, l’utilisation des médias sociaux a permis de communiquer avec les membres d’une nouvelle façon. Share Your Story, traduisez littéralement par “Racontez votre histoire”, est un site qui a été lancé en 2004. Le but est de pousser les parents à bloguer à propos de leurs enfants, parler de leurs “luttes” quotidiennes, de leur combat contre la maladie, les moqueries, etc… Ces blogs ont non seulement offert un moyen supplémentaire pour les parents de communiquer et de se soutenir les uns les autres, mais a aussi prolongé la mission de March of Dimes dans une voie plus personnelle, humaine. Posez vous la question : De quoi vos clients se soucient le plus, et comment pouvez vous les aider à en parler ?
2. Donnez la parole à vos clients
En 2008, le Brooklyn Museum avait une nouvelle idée d’exposition. Au lieu de proposer au public une nouvelle expo, ils ont demandé aux visiteurs de voter. En résulte l’exposition Click! Une exposition dans laquelle des artistes furent invités à soumettre des photos, soumises aux votes du public, des visiteurs, des membres de la communauté en ligne. Le projet “Tire son inspiration du livre “The Wisdom of Crowds”, dans lequel James Surowiecki, chroniqueur financier, affirme que l’avis d’un public nombreux est souvent plus “sage” que des décisions d’individus pourtant experts” peut-on lire sur le site. Plus de 3.000 membres ont laissé quelques 400.000 évaluations. A votre tour, réfléchissez : Sur quel sujet pouvez vous laisser vos clients réfléchir et voter en ligne ?
3. Combinez social et création
Il est très bien d’avoir un site “communautaire” et de proposer aux membres de discuter entre eux, mais une fois ce mode fédéré, il faut lui apporter des outils. Un outil social n’est vivant que si il est animé. Exemple avec the Humane Society. The Humane SOciety est l’association principale de protection des animaux aux Etats-Unis. Sur son site, tous les thèmes communs liés à la protection animale. Mais pou fédérer et booster encore ces membres, l’association a réalisé notamement un concours : LOLSeals, que l’on peut traduire par “phoques rigolos”. Le concept est simple : l’association met à disposition des membres des photos de bébés phoques. Aux membre sde rajouter du texte sur ces photos pour les rendre drôles. Ce n’est pas la mission première de l’association, faire rire avec des phoques… Mais cette opération a eu le mérite de dynamiser la communauté. Les créations ont ainsi pu être partagées avec d’autres personnes, non membres, et étendre le territoire de communication. LOLSeals est d’ailleurs largement inspiré de LOLCats. Car c’est bien là ce qu’il faut retenir. En mixant social et création, the Humane Society a réussi à accroitre son territoire de communication. Et vous, comment pouvez vous impliquer vos clients et leur donner la parole ?
4. De nouveaux outils “riches”
KaBOOM! est un organisme à but non lucratif créé en 1995 avec pour objectif la construction de terrains de jeux dans des zones mal desservies, afin que chaque enfant puisse accéder à une aire de jeux. En 1999, l’organisation réalisait en moyenne 50 aires de jeux par an, mais s’est vite rendu compte que pour continuer à avancer dans cette mission, elle devrait “donner” des clés au plus grand nombre possible. Ainsi, ils ont créé KaBOOM! Toolkit qui est maintenant disponible en ligne. Sur cet espace, les membres de la communauté peuvent échanger des conseils en ligne, se soutenir les uns les autres, et ainsi ne plus compter exclusivement sur l’équipe de KaBOOM! Les membres ou les simples sympathisants possèdent maintenant de nombreuses informations, des conseils pour trouver des fonds, etc…KaBOOM! Toolkit est un véritable outil pédagogique. L’organisation a également créé PlaySpace Finder, une carte complilant les aires de jeux à travers les États-Unis. Cet outil a étendu la portée et l’impact de l’association. Cette implication “locale” permet de sensibiliser et de recruter de nouveaux membres. Comment pouvez-vous augmenter votre valeur ajoutée et la diffuser à vos clients pour qu’ils relaient eux aussi votre message ?
5. Innover dans le cadre de votre mission de base
La Mid-Atlantic Great Dane Rescue League est une association qui a pour but d’aider à trouver de nouveaux foyers aux chiens de type “Grands Danois” abandonnés… Il existe des milliers d’associations dans ce genre, aux Etats-Unis, en France… Mais cette association a réussi à augmenter la portée de son message, en utilisant Twitter : L’association tweet des descriptions et photos de chiens qui sont disponibles pour l’adoption. C’est un excellent exemple de la façon dont les médias sociaux peuvent non seulement promouvoir votre mission de base, mais aussi être le relaie de votre message, au quotidien. Et vous, comment pouvez vous utiliser Twitter pour promouvoir un service auprès de vos clients ?
Comme vous le voyez, les ONG ont une expérience bien plus importante dans la “relation” tournée vers l’extérieur, vers les membres… Les entreprises qui réussiront dans les médias sociaux suivront les mêmes principes: impliquer la communauté, créer de la valeur. Adoptez ces principes dans votre communication sur les médias sociaux, et vous suivrez l’exemple de pionniers de la relation humaine."
En conclusion, je retiendrai que les entreprises ont intérêt à s'inspirer du modèle des organisations sans but lucratif pour réussir leurs inititiatives sur les médias sociaux.
Juste une petite critique de cet article : il semble que ce conseil soit plus utile et orienté pour les entreprises, que pour perfectionner l'utilisation des médias sociaux par les associations et les ONG !
12:24 Publié dans Communication | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Digg
03.08.2009
Témoignages photographiques : photoblog de Médecins sans Frontières
J'ai découvert le photoblog* de Médecins sans Frontières. J'ai visité ce site grâce à Facebook, car je me suis abonné au groupe MSF et je reçois désormais les actualités qu'ils publient grâce à ce groupe. Facebook, outil utile donc.

Comme pour travailler dans l'humanitaire, mieux vaut parler l'anglais
si vous vous inscrivez à ce groupe. Même si la photo se passe aisément du langage.
En terme de structure, le photoblog se traduit par une mise au premier plan de l'image photographique.
Le photoblog de MSF permet d'ailleurs de mettre un cache noir sur les textes qui entourent la photo, lorsque vous cliquez sur l'image. Comme ci-dessous :

Nigeria, Photo: Misha Friedman
Chaque note porte en titre le nom du pays où la scène a été photographiée. Sur ce cliché, il s'agit d'un enfant nigerian pris en 2007 alors qu'il subissait une intervention chirurgicale dans l'hopital Teme de Port Harcourt, suite à une blessure.
En terme de fonction le site propose un flux RSS qui permet de recevoir chaque mise à jour. Dans la colonne de gauche, le photoblog propose des liens vers une dizaine de blogs tenus par des expatriés MSF sur le terrain, ainsi que des blogs d'expatriés revenus du terrain.
Chaque photographie est accompagnée d'une légende qui met l'image en contexte et donne à voir un peu de ce qui se passe en dehors de l'image. Mais encore une fois, il faut parler anglais car vous ne trouverez pas de traduction.
Dans la légende de cette photo, Médecins sans Frontières explique son action dans le pays ou l'image a été prise. En l'occurence, le Nigeria dans la ville de Port Harcourt en 2007. Toutefois, nous regrettons que le site ne propose pas de lien vers d'autres pages permettant d'en savoir plus sur leurs actions dans le cadre de cette mission particulière.
A propos
Dans la rubrique à propos, MSF explique les intentions qui président à cette initiative. Les voici reproduites :
"Alors qu’il est possible de décrire des émotions, d’expliquer des faits et de raconter une histoire au travers les mots; ils ne peuvent jamais remplacer l’instant précieux que capture une photographie. Des images touchantes offrent une fenêtre sur la vie des gens, décrivant souvent leur réalité à travers une perspective unique. Depuis plus de 30 ans, MSF envoie des photographes dans ses projets pour documenter à la fois son travail et les personnes qu’elle souhaite aider. Voici une collection de quelques-unes des meilleures images prises par ceux-ci, y compris des images provenant de photographes primés, indépendants ou affiliés aux agences de presse internationales et agences photo.
Texte et image : deux vecteurs de l'information
En effet, le texte et la photographie sont deux moyens d'informations complémentaires, qui permettent de saisir différents aspects de la réalité. Si je prends une image et que je la décris, l'effet produit dans l'esprit de quelqu'un qui prend connaissance de cette description ne sera jamais le même que l'effet produit par une image. Une photographie se donne à voir complétement, d'un seul coup. Alors que le texte nécessite du temps pour que les mots s'impriment dans la mémoire. Pour cette raison, l'image véhicule plus rapidemment une émotion. C'est donc un moyen privilégie pour toucher le coeur. Le texte pour sa part s'adresse plus facilement à la raison.
Or, s'adresser à la raison et au coeur sont les deux moyens dont disposent les organisations humanitaires pour transmettre leurs messages et témoigner des réalités vécuent sur le terrain.
ONG et image
Comme le rappelle MSF, d'une certaine manière, le mouvement des organisations humanitaires, n'a jamais travaillé sans image. Les ONG ont toujours eu recours à la photographie pour témoigner des réalités qu'ils rencontraient sur le terrain. Au film également.
Toutefois, ces images avaient une diffusion confidentielle : elles étaient rarement publiées et servaient principalement en interne dans les ONG, ou bien parfois à destination des bailleurs de fonds pour illustrer les rapports d'activités des associations. Quelques livres et films documentaires ont bien véhiculé ces images. Je pense notament à la BD éditées par et pour Reporters sans Frontières, sur la grand reporter Anne Nivat. Il en est question dans cet article de Rue89. Je pense également aux très beaux films de Christophe de Ponfilly : l'Etoile du Soldat et Massoud l'Afghan. Christophe ayant été photographe dans une mission de Médecins sans Frontières en Afghanistan à la fin des années 80.
Ce que change internet
Or l'avénement d'internet change la donne en matière de diffusion d'images.
En effet, la mise à disposition et le partage des images ne représente plus un coût important. De plus les images sont accessibles depuis n'importe quel ordinateur connecté, n'importe quand. Ce qui n'est pas le cas dans un système de distribution physique.
Les ONG peuvent désormais mettre à disposition un grand nombre de témoignages depuis un plus grand nombre de lieux de missions. Si cela est vrai pour les images, cela l'est également pour les témoignages écrit. La disponibilité et la possibilité d'accèder, grâce à un site internet, à un réseau de témoignages des acteurs de terrain change radicalement de l'époque ou les organisations humanitaires dépendaient de la mise en Une par les médias d'un pays, d'une situation, pour pouvoir y placer les témoignages produits par l'organisation.
En terme d'accès à l'information pour les publics, cela change également la donne. Si, en tant que journaliste, chercheur, futur voyageur ou migrant, je fais des recherches sur un lieu particulier, sur un type d'action, sur une thématique, il m'est désormais possible d'aller chercher dans les archives proposées par les organisations humanitaires pour me renseigner. C'est un moyen de trouver de nouveaux interlocuteurs, de nouveaux partenaires, de nouvelles sources d'informations. C'est donc un nouveau moyen d'enrichir l'information de points de vue. Sans parler des possiblités de mises en relations directes, de rencontres.
Si comme l'affirmait Bernard Kouchner - qui fut membre fondateur de MSF : "L'ennemi essentiel des dictatures et du sous développement reste la photographie et les sursauts qu'elle déclenche", alors nous ne pouvons que louer la simplification et l'accroissement de la distribution de photographies témoins de ce qui se passe dans le monde, grâce à un internet.
* Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est qu'un photoblog, je le définirai comme un blog, c'est à dire un site dynamique régulièrement mis à jour, dont l'essentiel des contenus est fait de photographies. Le texte intervenant comme un complément de l'image.
Pour poursuivre sur ce thème :
Visiter le photoblog de MSF
Site de photojournalisme social et humanitaire de Manuel Meszarovits
Que voit-on lorsqu’on aperçoit de manière furtive le visage d’une victime de catastrophe naturelle sur un panneau de 4 par 3 dans les couloirs du métro ? Que comprend-on quand on découvre en une des journaux des images de famine ? Qu’est-ce qui dans ces images fait sens, nous interpelle ou nous révolte ?
18:31 Publié dans Médias et informations | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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