25.11.2009
Communautés en ligne et solidarité : pourquoi et comment créer facilement un réseau social
Les logiques de collecte de dons à l'époque du web social sont en train de changer. D'une communication descendante classique, modernisée par la mobilisation des nouveaux médias, nous passons peu à peu à la création et à l'animation de communautés. La capacité à fédérer et animer un réseau social sur le Web est en passe de devenir un élément important pour les acteurs de la solidarité souhaitant améliorer la qualité de leurs rapports avec les donateurs et les destinataires de dons.
Cette tendance de fond a été soulignée par les différents participants des rencontres de Babyloan, notamment la conférence consacrée au web solidaire.
Renversement de la logique habituelle dans laquelle l'institution (par exemple un organismme de microfinance) va à l'encontre des publics pour récolter des dons, ces communautés prennent l'initiative de se mobiliser pour soutenir les projets. On peut imaginer qu'à l'avenir le rôle des institutions (associations, entreprises de microfinance, etc.) se recentre sur l'animation des communautés avec un soutien en matière de conseil et d'accompagnement des projets.
Plusieurs formes de mobilisation collective sur le web témoignent de ces tendances de fond :
- La collecte de dons, par exemple : JustGiving en Grande Bretagne, AiderDonner en France ou encore Acteurs de la solidarité du Groupe SOS. Dans chacun de ces cas l'association met à disposition une plateforme qui permet aux internautes de collecter eux-mêmes des dons auprès de leurs connaissances.
- La co-création et le partage, avec forum.ubuntu pour l'Open Source par exemple ; nous sommes ici en présence de logiques très proches du crowdsourcing, les publics réclamant de plus en plus la possibilité d'influer sur la conception des services proposés. L'Open Source permet également l'émergence d'outils technologiques peu onéreux, ce qui en retour facilite les projets solidaires aux moyens parfois limités.
- Les réseaux permettant de faciliter les relations de proximité, par exemple Peuplades, favorisant la solidarité de proximité (de quartier notamment). Paradoxalement c'est grâce à des outils Web tels que ceux-ci qu'une convivialité de voisinnage peut s'installer, avec des formes de solidarité tels que le troc de biens ou de services.
- Différentes formes de micro-finance dont les avatars Web incitent de plus en plus les donateurs à se rapprocher des destinataires sous l'effet d'une double exigence de transparence et de contact humain. On peut par exemple citer Babyloan ou Veecus en France, Kiva ou Microplace pour la sphère anglophone.
Au final les initiatives solidaires semblent pouvoir bénéficier de plus en plus des apports à la fois des outils technologiques du web social et des logiques de fonctionnement communautaires.
C'est donc tout naturellement qu'est apparu le besoin de créer facilement des réseaux sociaux. On peut notamment citer mobee qui est une appellation générique recouvrant une offre de conseil et de mise en œuvre technique dans le domaine des mécénats et du bénévolat.

Créée en 2004, mobee est une association d'intérêt général de type loi 1901. Destinée aux organisations à but non lucratif, aux entreprises et aux organismes et institutions publics, mobee propose « un ensemble de services permettant de créer, de développer et de gérer leur réseau de mobilisation opérationnelle en faveur de leurs projets, actions et partenariats de solidarité ».
Elle vise notamment le développement du mécénat de compétences, on et offline, en s'appuyant sur les mécanismes contributifs et notamment les réseaux sociaux.
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Une autre solution intéressante est proposées par Ning, plate-forme permettant la mise en place rapide de réseaux sociaux thématiques. Créé en 2004, Ning compte aujourd'hui 37 millions d'utilisateurs regroupés dans 1,8 millions de réseaux.
Parmi ceux-ci on trouve plusieurs initiatives solidaires, avec par exemple :
- Web2solidarité, le "réseau social de la solidarité numérique" créé par l'Agence Mondiale pour la Solidarité Numérique
- Le Dépanneur Sylvestre, une initiative de solidarité de proximité associant restauration et travail d'accompagnement pour faciliter l'inclusion
- Le réseau SPM (Social Performance Management) Microfinance, fédérant plusieurs groupes de professionnels et passionnés autour de la mise en place de principes de gestion financière associant éthique et efficacité
- Africa Sustainable Energy, un réseau centré sur le développement de solutions énergetiques durables pour le continent africain
Pour finir voici une vidéo (en anglais) expliquant simplement ce que sont les réseaux sociaux et leur fonctionnement :
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Digg
23.11.2009
Les Universités Virtuelles : fiche d’identité et premier bilan de l’UVA

Sur la note demande de bourses du blog Demande de Bourse d'Etude aux Bénévoles, vous êtes nombreux parmi les lecteurs à témoigner d'un besoin d'informations et d'accompagnement pour la poursuite des études, notamment les systèmes de bourses. Partant du constat de l'existence de ce besoin, nous avons rédigé cette note destinée à vous informer sur les Universités Virtuelles et sur les perspectives d'études qu'elles vous ouvrent.
Définition: les universités virtuelles proposent un accès à l'enseignement via Internet. Cette solution d'e-learning occupe un rôle d'interface entre un apprenant et un programme de formation qu'il compose à la carte, à partir d'un portail de contenus, d'outils de gestion et de formations.
Présentation de l'Université Virtuelle Africaine (UVA)
L'Université Virtuelle Africaine a été créée en 1997, sur l'initiative du Burundais Etienne Baranshamaje. Ce projet a reçu le soutien de la Banque Mondiale, de Microsoft et de la Banque Africaine de développement, qui a investi 8 millions de dollars en 2004. L'UVA est présente dans 27 pays du continent africain et dans plus de 50 universités.
Les objectifs globaux dégagés par ce projet sont triples. D'une part, permettre l'accès à des formations de qualité pour des africains n'ayant pas les moyens de faire leurs études à l'étranger (notamment en Europe, aux Etats-Unis et au Canada). D'autre part, développer une expertise technique sur le terrain, visant à encourager l'économie locale. Pour finir, pallier au problème d'insuffisance des universités et des établissements supérieurs en Afrique qui peinent à accueillir l'ensemble des étudiants, faute de place et de moyens.
Pour plus de détails sur l'histoire de l'UVA, ses objectifs, ses forces, ses programmes, ses partenaires... Nous vous invitons à consulter la très complète interview de Dr Bakary Diallo, recteur de l'université africaine sur le site e-learning africa.
L'UVA: le bilan
Un peu plus de dix ans après la création de l'UVA, un premier bilan peut être dresser. Il s'agit de voir dans quelle mesure les objectifs initiaux ont été réalisés, d'en extraire les points positifs et ceux qui restent soumis à amélioration. Ce bilan peut se résumer en cette question : quelle richesse l'UVA a-t-elle fait naître ?
En 10 ans, l'UVA a formé près de 50 000 Africains, dont 40% de femmes
Avec un coût de formation allant de 350 000 à 450 000 FCFA par an (soit 900 à 1 100$ US), l'UVA permet à de nombreux africains d'accéder à une formation de bonne qualité tout en restant dans leur pays.
L'UVA n'a pas seulement permis de faciliter l'accès à l'éducation supérieure. Il s'est également révélé être un vecteur de développement d'intégration à l'échelle régionale.
Jacques Bonjawo, ex Président de l'UVA a retracé la genèse de l'Université Virtuelle d'Afrique à l'occasion du dixième anniversaire de l'Université Virtuelle Africaine. A ce titre, il a rappelé que cette idée est celle d'un africain visionnaire et que l'adhésion qu'il a rencontrée par la suite n'avait à la base rien d'évident... Nous vous invitons à consulter cet article intitulé Dixième anniversaire de l'Université virtuelle africaine : La Banque mondiale y a adhéré par « réalisme » et « opportunisme », selon Jacques Bonjawo sur le site du Réseau Ouest et Centre Africain de Recherche en Education.
Regards croisés
Pierre-Jean Loiret a consacré son mémoire de Master en 2004 et sa thèse de 2007 en sciences de l'éducation à ces questions. Selon lui, le projet UVA a été accompagné d'un discours politique très « techno centré » et d'un « marketing de l'utopie » qui n'ont pas été à la hauteur des espoirs nourris par le lancement de ce dispositif éducatif.
L'axe de recherche du Mémoire de Master est motivé par le fait que, selon l'auteur, il est « impossible en Afrique de ne pas croiser le « discours » de l'UVA dans les médias du continent (ni) la mise en valeur de ses résultats réels ou supposés. Il est en revanche beaucoup plus rare de trouver l'expression d'une analyse critique, de la part des journalistes mais aussi des universitaires francophones, au sujet de l'UVA. C'est un motif d'étonnement et l'une des principales motivations de l'écriture de ce mémoire. »
Jacques Bonjawo concède lui aussi que les acquis de ce projet demeurent assez fragiles et que le défi à relever est « d'arriver à ce que 80% des formations dispensées par l'université proviennent des universités africaines. Ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle puisque la majorité des contenus viennent des universités partenaires du Nord ».
Jean-Pierre Loiret rappelle tout de même que « l'UVA a en quelque sorte fait la preuve que l'Afrique pouvait ne pas être absente des réalisations internationales en matière d'EAD (Enseignement A Distance). Son existence contribue à entretenir un débat sur l'avenir des établissements d'enseignement supérieur en Afrique ; alimente l'analyse sur la modernisation du système éducatif, son adaptation aux besoins des pays africains et participe à une réflexion sur le rôle de l'enseignement à distance sur le continent. »
Autrement dit, si l'UVA doit encore trouver des points d'amélioration (rappelons que cette solution d'e-learning n'a qu'une dizaine d'années), elle actualise néanmoins la prise de conscience de la communauté internationale quant à la place nécessaire de l'Afrique en matière d'enseignement à distance.
A l'heure du premier bilan des UVA, la question à mener en parallèle est, entre autres, celle de la maturité des stratégies pour faire face aux défis liés à la connectivité (VSAT, Fibre optique...) et au partage et à la production de contenus en lignes (logiciels libres, programmes d'enseignements, centres de ressources pédagogiques, formation des formateurs, bénévolat...). En toute logique, pour développer efficacement sa diffusion d'enseignement en ligne, l'UVA a besoin d'un réseau d'outils connectiques fiables et performants.
Témoignages
Cette année, sur le site de la radio RFI une enquête participative a été menée sur le thème « Afrique : y-a-t'il un ordinateur dans la classe ? ». Les échanges, assez denses et complets, font apparaître une réalité contrastée.
Globalement, les internautes participants reconnaissent l'intérêt d'Internet dans le développement et l'amélioration du système scolaire en Afrique. De la primaire à l'université, des outils tels que les bibliothèques en ligne sont clairement identifiés comme des moyens de pallier à l'insuffisance de supports documentaires disponibles sur place.
En revanche, les internautes déplorent l'hétérogénéité qui demeure en matière d'accès à l'outil Internet, et qui passe en premier lieu par le taux d'équipement en ordinateur. Un internaute résume le problème en ces termes : « la fracture numérique est encore légion sous mes yeux ». Dans les faits, en Côte d'Ivoire par exemple, « l'enseignement de l'informatique à partir de la classe de 6ème commence à se rependre dans tous les établissements secondaires. Mais ce n'est pas de façon institutionnelle; cela ne procède pas d'un programme gouvernemental, mais de l'initiative de chaque responsable d'établissement. Et les cours sont dispensés sans ordinateur, dans 95% des cas. »
En résumé, si la prise de conscience est bien réelle, les moyens d'accès à l'outil Internet sont encore insuffisants et leur développement se fonde la plupart du temps sur la base d'initiatives personnelles et privées.
En résumé... Le système éducatif en Afrique: une crise systémique
L'étude du CNED intitulée Formation à distance, multiples Sud résume la pluralité des points de vue sur le sujet : « En caricaturant les points de vues des uns et des autres, pour quelques rares auteurs l'usage d'Internet en éducation est vu comme le mal absolu qui ne résoudra rien et qui va accroître les coûts de l'éducation ; pour d'autres, le remède miracle qui permettra de résoudre l'accès au savoir universel ; les derniers enfin sont des optimistes raisonnés qui pensent que si les problèmes structurels ne seront pas résolus par Internet, la mise en réseau des compétences et certaines expériences réussies de formation à distance permettent de progresser. Cependant, le manque d'intelligibilité dans la mise en place des actions est le plus souvent de mise. »
Il serait malhabile de dénoncer les faiblesses de l'UVA sans rappeler le contexte dans lequel elle s'inscrit. L'étude du CNED rapporte les insuffisances relatives au système éducatif africain. Le triple déficit dont il est question n'est pas restreint à un constat matériel, il vise :
- le manque de chercheurs en sciences de l'éducation, de la communication ou en informatique dans le domaine des Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Education (TICE)
- l'insuffisance d'études scientifiques et objectives (l'étude révèle que les dispositifs de Formation A Distance (FAD) comme TICE relèvent souvent de la communication corporate voire de la publicité mensongère...)
- ainsi que le déficit en outils actualisés et les références internes concrètes d'ingénierie de formation.
Par ailleurs, un autre point d'importance est souligné : la diminution des formations des enseignants imposée par la Banque Mondiale et la baisse du niveau académique de leur recrutement. Ainsi, alors même que l'on attend beaucoup des formations à distance, le risque encouru est que le déploiement des TICE se fasse dans le cadre d'une offre privée d'éducation, par essence réservée aux classes favorisées.
A la lecture de l'ensemble des propos rapportés ici, l'efficacité de l'UVA n'est pas directement en cause. Cette solution d'e-learning, en tant que signe de la nécessaire refonte du système scolaire en Afrique, doit être maintenue. Néanmoins, l'existence et la pertinence de l'UVA n'est pas sans poser une autre question: celle des moyens réellement engagés de la part des organismes et des Etats pour encourager l'essor de ce nouveau modèle éducatif. Celui-ci ne peut-être en effet porté par les seules initiatives privées d'hommes et de femmes qui y reconnaissent là un moyen de dépasser le clivage nord/sud dans l'accès à l'éducation.
L'enseignement à distance en Afrique, Pascal Renaud, 25/02/2008 sur le site de l'Institut de Recherche pour le Développement
L'Université Virtuelle Africaine, Jean-Pierre Loiret, 02/01/2006 sur le site de l'Institut de Recherche pour le Développement
EDUSUD : portail de l'Unesco sur les TIC à destination des enseignants
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Digg
04.11.2009
Le Social Business ou l'oxymore heureux
« Social Business »... En premier lieu, on se dit qu'il fallait oser ! Cette figure de style bien connue, l'oxymore, a d'abord été l'apanage du langage publicitaire avant d'être investie par le monde des médias. De quoi rester dubitatif... Ici pourtant, la réunion des contraires que sont le « social » et le « business » renvoie à un mariage heureux : celui de deux notions que la morale semblait opposer...

- La naissance du social business : l'idée du prix Nobel de la paix Muhammad Yunus
L'idée est simple, encore fallait-il l'avoir ! C'est Muhammad Yunus, économiste, entrepreneur et prix Nobel de la paix 2006 qui en est à l'origine. Muhammad Yunus est parti d'un constat simple. Bengali d'origine, il a observé que nombre de ses compatriotes étaient exclus du système bancaire, et par extension, d'un vaste pan de l'économie. Depuis surnommé « le banquier des pauvres », Muhammad Yunus a eu l'idée brillante de promouvoir un modèle économique permettant à des acteurs modestes de développer une activité économique et d'échapper ainsi au fatalisme d'un endettement progressif.
Il ne faut pas confondre charity business et social business. Dans le premier schéma, un euro donné est un euro dépensé. Dans le second, un euro donné est ré investi à l'infini. Les actionnaires de ce système rappellent le principe du mécénat plutôt que celui du retour sur investissement... Comme le veut l'adage selon lequel « mieux vaut apprendre à pêcher à celui qui a faim que de lui donner du poisson », le modèle économique théorisé et initié par Mohammad Yunus invite les petits acteurs de l'économie à se développer par l'intermédiaire de partenaires financiers socialement engagés. C'est le système du microcrédit : avec le prêt d'une petite somme, une petite activité économique peut s'engager et prétendre à une autonomisation progressive dès l'apparition des premiers bénéfices.
A l'heure de la mondialisation, ce modèle économique présente un avantage de premier plan : il est participatif. Le développement voulu et attendu dans des pays économiquement sinistrés se fait sur la base d'une solidarité non altérée par l'appât des gains qu'il est censé produire.
- La Grameen* Bank : du concept social à la réalité économique
La conscience sociale de Mohammad Yunus, réactivée par la misère des villageois vivant à proximité de l'université où il enseignait alors, a ainsi trouvé une application économique. Devant le scepticisme des banques commerciales auxquelles il a du faire face alors qu'il exposait sa théorie économique, Mohammad Yunus a été le premier à s'investir et à investir le système économique du microcrédit. A la fois théoricien et entrepreneur, c'est donc lui qui a concrétisé son programme en fondant la Grameen bank. Succès immédiat, la Grameen bank obtient le statut d'établissement bancaire en 1983, avant d'exporter son modèle à l'étranger six ans plus tard. Aujourd'hui, ce sont plus de 300 millions de personnes dans le monde qui bénéficient directement ou indirectement du microcrédit.
*En Bengali, Grameen signifie village.
- L'application Nord/ Sud du modèle Social Business et son équivalent en France : l'ADIE
Le Social Business est régi par un cadre législatif particulier qui ne permet pas encore une application en France ou en Europe. En cela, il se distingue de l'entrepreunariat social, modèle plus traditionnel en France.
Un équivalent du Social Business en France est l'Association pour le Droit à l'Initiative Economique (ADIE). Développée en réseau sur l'ensemble du territoire, l'ADIE finance et accompagne les entrepreneurs exclus du système de crédit bancaire, et plus particulièrement les demandeurs d'emploi et allocataires du RMI.
Pour plus de précisions, n'hésitez pas à consulter l'interview en vidéo de Maria Nowak, présidente et fondatrice de l'ADIE, puis à vous rendre sur le site de l'ADIE.
- Focus sur Ashoka, acteur mondial du microcrédit
Cette organisation, fondée par l'américain William Drayton, participe à la structuration et au développement de l'Entrepreneuriat social. et du mouvement des entrepreneurs sociaux. Présent mondialement, cet acteur de premier plan du microcrédit poursuit trois objectifs complémentaires : sélectionner et accompagner le développement d'Entrepreneurs Sociaux novateurs, les encourager à travailler en réseau via le financement de collaborations, contribuer au développement de l'entrepreneuriat social à une échelle mondiale au travers de programmes et d'initiatives variées. Nous vous invitons à consulter le site d'Ashoka, et de vous rendre compte, au gré des clics, de la variété des programmes mis en œuvre pour soutenir et encourager le développement du microcrédit dans le monde.
- Le « SWEB »
L'expression du Président Fondateur de Babyloan, Arnaud Poissonnier, résume tout à fait le nouvel élan solidaire décuplé par l'outil Web. Le « SWeb* », comme il le désigne, c'est l'Internet solidaire. Sans doute l'outil le plus pertinent qui soit à l'heure actuelle en matière d'échanges appliqué à la solidarité.
Par la variété des échanges, par leur caractère immédiat, les projets associatifs connaissent une dynamique nettement supérieure à celle observée avant l'avènement du Web 2.0. Le gap Nord/ Sud s'effrite à mesure que les échanges naissent, que des engagements sont pris, qu'une solidarité se met en acte, bref, à mesure que des acteurs unis par une même volonté de « sauver » l'économie contribuent à l'insertion de larges populations jusque là écartées d'une économie pourtant mondialisée. Babyloan, premier site Internet français de microcrédit solidaire à destination des micro-entrepreneurs du Sud, constitue un exemple frappant de l'impact que peut avoir le Web 2.0 dans la Solidarité telle qu'elle s'applique aujourd'hui.
*Voir la référence au SWeb dans la vidéo traitant des attentes de l'équipe de Babyloan
- Les rencontres de Babyloan : un événement consacré aux nouvelles solidarités
Les 7 et 8 novembre prochain, aura lieu l'événement « Les rencontres de Babyloan » organisée par Babyloan. Comme indiqué ci-dessus, Babyloan est le premier site Internet français de microcrédit solidaire à destination des micro-entrepreneurs du Sud.
Parmi différents sujets et activités proposés autour de la thématique choisie pour cette année, « les nouvelles solidarités », « les rencontres de Babyloan » fournissent l'occasion de participer à des conférences relatives au social business et au micro financement.
De nombreuses activités sont prévues, pour petits et grands, notamment des animations, des ateliers, une exposition photos, des quizz enfants ainsi qu'un espace vidéo. Entre autres films diffusés à cette occasion, 1001 Fontaines, qui illustre une application du social business destiné à proposer de l'eau propre aux populations du Cambodge, ou encore l'interview de Bill Drayton, fondateur de d'Ashoka, dont l'action est évoquée plus haut.
Pour en savoir plus sur l'événement, n'hésitez pas à consulter le blog que nous rédigeons et qui est dédié aux rencontres de Babyloan. Ce blog accueillera notamment l'intégralité des conférences filmées ainsi que des comptes rendu.
12:26 Publié dans Développement économique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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