Solidaires du monde Créer son blog Se connecter Signaler un abus Retour sur le portail

« Planetoscope : les statistiques écologiques en temps réel ! | Page d'accueil | Noël solidaire »

11.12.2009

Le sommet de Copenhague sur le Web : s’informer … et communiquer

L'évènement majeur de cette fin d'année en matière de développement durable et écologie, le sommet de Copenhague (souvent désigné COP15) a donné lieu à un ensemble d'initiatives originales pour informer et communiquer avec le public. Nous vous proposons un rapide aperçu des différentes façons de s'informer, et donc de communiquer, en utilisant le Web.


Le clip officiel du sommet de Copenhague



Et si commençait par les "médias traditionnels" ?

Avant d'attaquer le Web, il faut souligner l'initiative originale de 56 quotidiens à travers 45 pays différents qui se sont unis pour publier un édito commun appelant de leurs voeux un effort des décideurs politiques. Publié en plus de 20 langues (voir chez Libération ou au Guardian), il illustre à sa façon une prise de conscience commune, accélérée par le développement du Web. Une harmonie qui, prenant le risque d'être monolithique, n'est pas sans soulever des questions


S'informer sur le sommet de Copenhague sur le Web

Commençons par le commencement, c'est-à-dire le site officiel, ou plutôt l'écosystème Web mis en place par les organisateurs. Jugez-en par vous-même :

Des contenus de qualité et en abondance, l'ensemble de ces supports offrent une bonne base de départ pour tous ceux souhaitant s'informer. Evidemment il est possible d'aller plus loin et ce ne sont pas les initiatives tierces qui manquent.

Les internautes peuvent ainsi signer une pétition en ligne géolocalisant ses signataires. Si vous souhaitez en savoir plus sur les émissions de gaz à effet de serre et le Protocole de Kyoto, vous pouvez également consulter la carte des gaz à effet de serre réalisée par la CCNUCC.

Les artistes ne sont pas en reste avec l'installation CO2Cubes à Copenhague.

Google a lance un ensemble d'initiatives autour du sommet de Copenhague, avec en point d'orgue l'organisation de visites guidées s'appuyant sur Google Earth. Plusieurs personnalités (telles qu'Al Gore, Arnold Schwarzenegger, Steve Schneider ou Ted Danson) proposent ainsi un tour du Monde de la question avec leurs commentaires, analyses et points de vue. Vous pouvez les télécharger ici.


Tour Google Earth commenté par Al Gore


Wikipedia consacre au sommet une entrée particulièrement bien documentée et fournie, les internautes friands d'actualités pouvant suivre les dernières informations sur la page Wikinews dédiée au COP15.

Pour ceux qui souhaitent tester une alternative à Wikipedia, et soucieux de la déontologie en matière d'information, il est possible de se tourner vers SourceWatch (anciennement Disinfopedia). Réalisé sous l'égide du Center for Media and Democracy, fait le point sur les actions des acteurs exerçant une influence sur les opinions en faveur d'intérêts commerciaux ou politiques (agences de relations publiques, professionnels des RP, think tanks, organisations et experts financés par des industriels). 

SourceWatch propose ainsi une page dédiée au sommet de Copenhague mais également un portail consacré à la question du changement climatique


Communication ... et polémique

La principale polémique de fond fut la conséquence du piratage d'échanges de courriers électroniques entre les scientifiques travaillant pour le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Révélant de graves manquements méthodologiques et certains biais idéologiques dans les recherches menées par les scientifiques du GIEC, le Climategate a provoqué la mise en cause des résultats des travaux du GIEC. Et par ricochet celle du bien-fondé des partisans de la thèse du réchauffement climatique. L'enquête sur les auteurs du piratage est en cours. 

Une deuxième polémique touche le fond de l'argumentation et de la communication actuelle, que certaines voix minoritaires estiment faire preuve de "terrorisme intellectuel". On peut par exemple citer les analyses de Serge Galam :


Interview de Serge Galam

Une troisième polémique concerne les tentatives de récupération commerciales par différentes marques souhaitant surfer sur la vague écolo pour se refaire une virginité environnementale.

On remarquera que la publicité n'a pas épargné le sommet de Copenhague sur le Web, certains annonceurs n'hésitant pas à se positionner sur ce sujet sur les moteurs de recherche (Siemens dans ce cas) :

Adwords1.jpg

 

Un coup d'oeil aux statistiques de Google nous montre que le sommet a provoqué naturellement une "inflation" des mots-clés associés :

Adwords2.jpg

Ceci est notamment la conséquence de l'augmentation des recherches des internautes :

Googletrends.jpg

Sur place, en marge du Bella Center de Copenhague, où se tiennent les négociations officielles, des majors placent leurs marques discrètement. Comme Coca Cola, qui finance la pétition citoyenne Hopenhagen.

Un opportunisme généralisé qui n'est pas sans agacer certains. « Il faut faire la différence entre ceux qui ont un vrai programme comme McDo et qui se servent de l'événement pour le communiquer, et ceux qui bafouent les règles de sincérité à cette occasion, comme le Crédit Agricole qui invente le “green banking” » selon Pierre Siquier, président de l'agence de communication Ligari, et membre du conseil d'administration de la Fondation Nicolas Hulot.


Publicité du Crédit Agricole

 

16:51 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cop15, climat, communication, copenhague | | | Digg! Digg

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://regardsurleweb.solidairesdumonde.org/trackback/5391

Commentaires

Une bien lourde déception alors qu'on en attendait tellement de ce sommet. Malgré toute sa bonne volonté, supersarko n'a rien pu faire. Il faut dire que les pays émergents tel que la chine ont pourri le sommet. D'un coté, on ne peut le leur reprocher : Les occidentaux sont responsables du désastre écologique actuel et on leur demande d'en payer les frais. Mais ces derniers préfèrent rattraper leur retard ... Au final, l'utopie se termine sur un accord de vitrine. AU moins cet échec fera date, et on espère qu'à l'avenir on se souviendra de ce "désastre" comme expérience.

Ecrit par : Jo Grat | 22.01.2010

Écrire un commentaire