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25.01.2010

Peer to peer lending : distribution de prêts entre particuliers et refonte du système bancaire traditionnel

Le « peer to peer », c'est quoi au juste ?

Définition : le peer-to-peer, pair à pair en français, que vous trouverez aussi écrit P2P, correspond à un modèle de réseau de communication, d'échange et de partage de fichiers dans lequel l'information ne transite pas par un serveur central mais par chaque membre du réseau.

En fait, le peer to peer désigne une méthode de transmission de l'information. La plupart du temps, un ordinateur est connecté selon le modèle client/ serveur : il y a un programme serveur (qui gère les communications) et des programmes clients (qui se connectent au serveur).

En peer to peer, il n'existe qu'un seul programme, qui fait office à la fois de client et de serveur : ce programme complet permet à la fois de se connecter à un autre programme (partie client) et de recevoir une tentative de connexion (partie serveur). Autrement dit : on se connecte directement à un autre ordinateur, sans avoir à passer par un serveur qui gère les connexions. Pour lever les malentendus : le peer to peer n'a en soi rien d'illégal. En revanche, ce sont les transferts de fichiers protégés par des droits d'auteur (musiques, films,...) qui rentrent dans cette catégorie.

Philosophie générale et applications du peer to peer

La philosphie du peer to peer pourrait se résumer en cette formule : « Tu as une chose à enseigner mais plein de choses à apprendre ».

En effet, le peer to peer s'inscrit dans un processus global de restructuration de l'accès au savoir, compris alors comme une véritable valeur d'échange. Jusqu'à il n'y a pas si longtemps, les échanges de données étaient assez limités, disons figés. Qui plus est, les « experts » avaient toute autorité sur leur domaine.

Cette organisation verticale de l'information laissait peu de place à l'approximation et aux avis divergents. Régnait alors en maître le bon vieux principe d'autorité et la communication se résumait à une partition d'acteurs binaire, où chacun tenait son rôle d'émetteur ou de récepteur. Le contrôle de l'émetteur était alors l'enjeu principal pour controler le récepteur.

Avec l'avènement du web participatif, les internautes ont la possibilité de retraiter l'information ; c'est-à-dire non seulement de la relayer (vecteur),  mais également d'ajouter du contenu à des contenus existants (création, réorganisation). Pour ainsi dire, les échanges communautaires ont littéralement changé d'échelle : l'espace de rencontres est alors devenu celui d'un dessein commun où ceux et celles qui s'expriment ouvrent une nouvelle dimension en matière d'échange et de partage.

Pour approfondir ce sujet, n'hésitez pas à consulter la note consacrée au film Us Now : Us Now, ou comment internet permet de créer de la confiance, du lien social et de la solidarité. En s'appuyant sur le film, la note explique le fonctionnement des réseaux d'échange de particulier à particulier au travers de cas concret comme le couchsurfing (service de réseau social et d'hébergement) ou encore le site netmums (service d'échange et d'entraide entre jeunes mamans).

Appliqué à la distribution de programmes vidéo, Joost fonctionne en P2P.

Le peer to peer lending : le prêt entre particuliers, une alternative au système bancaire

Le prêt de particulier à particulier est un phénomène d'envergure mondiale née aux Etats-Unis puis repris au Royaume-Uni. Le système s'appuie sur le principe de la tontine.

Ce système de prêt fait intervenir des acteurs différents de ceux du système bancaire traditionnel et repose sur la confiance : on passe ainsi d'un modèle strictement transactionnel à un modèle relationnel, organisé autour de plateforme web qui s'inspirent des réseaux sociaux.

Le schéma est le suivant : un emprunteur s'adresse à un prêteur, généralement un proche (ami ou famille) afin de souscrire une demande de prêt. Cet acte se fait par l'intermédiaire et la supervision d'un tiers, une plateforme de p2p, qui fait alors figure de tuteur, et d'aide juridique.

La plateforme p2p en question fournit différents services ; notamment un cadre juridique. Le service permet également la répartition de l'argent des prêteurs sur plusieurs emprunteurs, dans le but de minimiser les risques. Qu'il s'agisse d'une plateforme ayant pour vocation le développement économique (prêts collectés au nord pour distribuer des micro crédits au sud) ou jouant sur la proximité des acteurs (quand ils sont amis, ou de la même famille), le ressort fondamental de ces organisations est la confiance entre les différents acteurs. L'intérêt directement mesurable, si l'on peut dire, est que  les taux de risque pour ces prêts sont plus faibles que pour un emprunt classique.

Trois formes de plateforme de p2p lending

  1. On trouve tout d'abord des plateformes qui proposent un cadre juridique à des familiers (prêts entre amis ou au sein de la famille).
    Ce type de plateforme s'adresse à des gens qui sont généralement coutumiers de l'emprunt entre proches, mais qui recherchent un coussin juridique.
  2. On trouve ensuite des plateformes à visée « sociale ». Celles-ci sont destinées à proposer des financements de projets sélectionnés par des institutions de micro finance.
    Dans ce cas, on fait généralement appel à la contribution de ceux qui souhaitent devenir acteurs du développement et de la solidarité et contribuer au développement de projets dans leur propre pays ou à l'étranger.
  3. Pour finir, on trouve des plateformes à vocation financière. Celles-ci « proposent aux prêteurs des placements à des taux attractifs et un risque calculé, et aux emprunteurs, des prêts à un taux intéressant et plus facile à obtenir que dans un organisme financier classique. »
  4. Dans ce dernier schéma, la visée sociale est différée, au profit d'une recherche d'avantages en premier lieu financiers si bien pour le prêteur que pour l'emprunteur.

En tout cas, ces trois modalités permettent de contourner l'offre bancaire classique, et de réintroduire une partie de la population exclue du système classique de prêt.

Des exemples ?

Comme présentée dans une note intitulée l'initiative d'une banque solidaire sur le Blognotes de la plateforme, une banque coopérative suédoise, la Jak, a développé un système de  prêt en peer to peer. Jak maintient l'équilibre entre prêts et épargnes et dispose par là même d'un certain flot de liquidité. Précision : l'emprunteur est tenu d'acheter l'équivalent de 6% de son prêt en participation à la banque. Ce « dépôt d'équité » lui est reversé à la fin du remboursement et permet de garantir la solvabilité de l'organisme et la viabilité du système.

En France, avec Friendsclear, le vieux principe de reconnaissance de dettes est remis au goût du jour. Ce site spécialisé dans la garantie des prêts entre amis propose une formule plus rapide et moins onéreuse que des frais de notaire ou qu'un prêt dans une banque classique.

Dans leurs conditions d'utilisation, on peut lire : "assurer une prestation de suivi de prêt de particulier à particulier, dans un cadre familial ou amical. Il offre aux utilisateurs des outils de rédaction juridique de reconnaissance de dette, de suivi du déroulement de prêt entre particuliers, de calcul d'échéancier de paiement et d'intérêts et d’accompagnement du prêt."

Friendsclear guide les amis dans leur démarche de prêt ; il les aide à se mettre d'accord sur le montant, la durée et à définir ainsi un calcul des échéances. Même si ce système repose avant tout sur la confiance, le préteur dispose d'un coussin juridique en cas de litige. Les prêts accordés visent généralement de petites sommes : 4000€ en moyenne, et jamais plus de 10 000€ et les taux d'intérêts sont variables de 0 à 9%. A noter tout de même que les prêteurs doivent déclarer les intérêts perçus au fisc, car ceux-là sont considérés comme une créance imposable.

Le fait de ne proposer qu'un cadre juridique n'oblige pas Friendsclear à être titulaire d'une licence bancaire : pour le moment, le service fourni consiste seulement à fournir un cadre juridique à l'emprunteur et au prêteur.

Un autre site, français également, se propose de mettre en contact des emprunteurs des investisseurs en échange d'un pourcentage de transaction des deux parties. Il s'agit de PRETp2p.com. A l'heure actuelle, c'est la plus grande banque ouverte 2.0 en langue française. Dans cette communauté en ligne de prêts d'argent sur des plateformes sociales, les motifs de prêt sont divers (personnel, commercial, consolidation de dettes, rénovation de maison, financement d'une voiture,...).

Quelles garanties pour le prêteur ?

Dans les organismes de prêt entre particuliers, outre le principe de confiance, socle de base sur lequel se fonde le système, un certain nombre d'indices de garanties sont nécessaires au bon fonctionnement de l'application de l'accord de prêts... et de ses échéances. Accolé au bon vieux principe de confiance, on retrouve ainsi le principe plus récent de transparence.

Le calcul du risque est ainsi mesuré et ajusté sur la base des performances de remboursement du prêt grâce à un certain nombre d'indicateurs. Pour exemple, les prêteurs membres peuvent avoir accès à différentes données à rapprocher de celles liées à un crédit à la consommation. Celles-ci sont revues par l'emprunteur et l'organisme relais afin d'organiser au mieux les conditions du prêt. On trouve par exemple : le ratio dette/ revenu, le statut de l'emprunteur propriétaire/locataire, le passé judiciaire, les demandes de crédit antérieures, le taux d'utilisation d'une carte bancaire, l'historique d'emprunt sur le site de l'organisme d'emprunt.

Aux frontières de la régulation gouvernementale

Le prêt p2p, parce qu'il permet à des particuliers de prêter leur argent à des taux plus bas que ceux des banques, conduit logiquement à une restructuration du marché bancaire. Marché de l'ordre des trillions de dollars ! Face à cette réorganisation massive due à l'entrée de ces nouveaux acteurs si particuliers ( !), les gouvernements ont été conduits à légiférer.

Petit tour de l'autre côté de la Manche et de l'Atlantique, ou le phénomène est né.

Le premier acteur à se lancer s'appelait Circlelending, c'était en 2001 ! Désormais, Circlelending s'appelle Virginmoneyus. C'est le plus gros acteur du marché en termes d'encours.

Aux Etats-Unis, c'est Prosper qui a permis de construire et de délimiter un cadre légal au système de prêt p2p, permettant ainsi la naissance d'autres sites de prêt comme Zopa, IOU Central ou encore Lending Club.

En 2008, l'Autorité des marchés financiers américaine, le SEC (Securities and Exchange Commission), a lu l'offre de Propser comme un encouragement à la vente de valeurs immobilières non sécurisées et a mis en avant l'absence de preuve physique reliée à l'offre, à la vente et à l'achat de ces titres. Qui plus est, pour être légal aux Etats-Unis, un titre financier doit être enregistré à la SEC, ce qui n'était pas le cas de la jeune entreprise. Après avoir honoré une amende de 1 millions de dollars, Prosper a été contrainte de s'enregistrer et de se mettre en conformité avec le cadre législatif.

Au Canada, c'est la Commission des Valeurs Mobilières de l'Ontario (CVMO) qui a permis de légiférer sur la question du peer to peer lending. Il en ressort que les sites de prêts p2p ne peuvent pas dépasser un seuil de prêt fixé à hauteur de 25 000 $ et que la période de remboursement ne doit pas excéder une période de trois ans.

Dans l'hexagone ?

En France, le développement du marché de prêt p2p rencontre un certain nombre de freins.

Si le code monétaire et financier indique que « quiconque, sauf une banque à charte peut effectuer des opérations bancaires de manière régulière », rien ne vient interdire le prêt consenti d'un individu à un autre. Ainsi, les particuliers sont libres de prêter de l'argent à des parents, amis... C'est ce qu'on appelle originairement les « tontines ».

Néanmoins, la peur du surendettement, particulièrement rependue en France, conduit à une méfiance généralisée (si bien l'Etat que les associations de consommateurs ou encore les consommateurs eux-mêmes) vis-à-vis des crédits à la consommation (ou du moins compris comme tels). Même si les faits leur donnent « tord » (les français sont beaucoup moins endettés que leurs confrères Européens), il n'en reste pas moins que le crédit à la consommation doit faire ses preuves face à des esprits généralement méfiants. Du point de vue législatif, il en résulte un paradoxe puisque le marché du taux de crédit est à la fois réglementé par l'Etat et ultra-concurrentiel.

En France, les taux d'intérêts sont généralement plus bas que partout ailleurs en Europe. Néanmoins, l'intérêt de compensation des risques ne doit pas dépasser la limite du taux d'usure défini par l'Etat. Ce taux d'usure est le principal obstacle auquel sont  confrontés les demandeurs de prêts n'ayant pas de source de revenus réguliers ou encore d'antécédents bancaires (les étudiants, les travailleurs indépendants,...). Puisque les banques ne sont pas autorisées à dépasser le taux d'usure (ce qui revient à s'offrir un coussin d'amortissement plus épais), elles refusent purement et simplement de prendre le risque de prêter à cette tranche de population.

Cause ou conséquence de tout cela, la législation Française réserve un accueil assez froid à l'arrivée du p2p lending tel qu'il se pratique outre atlantique, et même en Europe avec le Danemark, les Pays-Bas, l'Italie et l'Allemagne. En France, seules les banques ont accès à un historique des opérations de crédit. Les comptes rendus positifs sont illégaux : seuls les enregistrements négatifs (documents historiques sur des interdits bancaires ou d'incidents de paiement) peuvent et doivent être utilisés dans le cas d'une demande de crédit.

Malgré ces freins élémentaires, le succès qu'a connu le p2p lending à l'étranger devrait se propager dans l'hexagone. Encore un peu de patience pour que ce « marché pour les personnes solvables, mais atypiques », selon Jean-Christophe Capelli, président de Friendsclear trouve son public et que le cadre législatif s'ouvre  à lui.

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Des commentaires intéressants suite au billet de Jean Michel Billaut

Veille sur le p2p aux Etats-Unis - Autre blog de veille sur le p2p lending, en anglais

Friendsclear : le P2P lending débarque en France sur la version française du blog Read Write Web.

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20.01.2010

Les résultats de recherche "Haïti" sur Facebook

Depuis la tragédie haïtienne, Internet et les réseaux sociaux en particulier, apparaissent comme des caisses de résonnance,  des lieux de mobilisation et des outils pour la collecte de fonds des associations.

A la manière des grands médias, Facebook entretient une proximité émotionnelle entre l'événement et les internautes.  Ce qui s'affiche sur les pages Facebook de votre réseau semble plus personnel et proche que ce que les télévisions et radio retransmettent ? Si oui, cela promet un avenir certain à l'utilisation d'internet en matière de solidarité. Si le mimétisme est une strétégie répandue entre internautes membres d'un même réseau, la mobilisation et la collecte de fonds ne sont qu'au début de leur histoire numérique.

Sur Facebook, après le tremblement de terre, des groupes, des pages fans et des événements se sont créés dans de nombreuses langues (en anglais en majorité, en espagnol, portuguais, français, italien, allemand aussi). Le type d'information va de la page d'hommage à l'annonce d'événements publics, de l'invitation à donner à la page dédiée d'information d'une organisation internationale, de l'appel à l'annulation de la dette pour Haïti aux nombreuses pages qui monnayent l'adhésion des membres contre l'envoi d'1 $ en aide aux victimes. Ces dernières comptent énormément de membres...

A propos des pages de recrutement de membres contre promesses de dons

Le 19 janvier, 7 jours après la catastrophe, on dénombrait 15 000 groupes comprenant le mot « Haiti ». Pour faire son choix entre ces milliers d'initiatives, la langue et le nombre de membres déja inscrits semblent être les critères majeurs. Parmi les premiers résultats :

A première vue, ces page sont anonymes. Cela doit inciter à la prudence.  Pour le première, la somme collectée serait remise à la section Haïti de la Croix-Rouge Américaine « The Red Cross Haiti Disaster Relief Foundation ». Si des liens existent vers les formes de don possible à la Croix Rouge Américaine (alors que la la Croix Rouge Américaine a sa propre page Facebook) ainsi que des vidéos sur les ONG agissant en Haïti sont proposées, on ne peut que douter de l'authenticité de cette page. Sa vocation est sans doute uniquement de générer le plus grand nombre de membres afin de collecter des données personnelles.

Si les fans de ces pages ne s'engagent pas financièrement mais pensent engager un tiers sans doute l'auteur de la page a-t-il un intérêt à cumuler tant de membres.

Nous mettons donc en garde les internautes, car si certains ont une démarche sincère et honnête, tous ne le sont pas pour autant.

Notons que la date de création, le nom de l'administrateur, les messages ou liens sont autant d'indices qui peuvent aiguiller votre jugement. Par ailleurs n'hésitez pas à écrire à l'administrateur de la page, ou sur le mur (dans la mesure où il serait anonyme) ou à l'association pour confirmer ou infirmer les unions. Mais l'association risque d'avoir d'autres demandes plus urgentes...

Les groupes les plus importants sont majoritairement ceux qui appellent à la générosité des internautes. Sur les six premiers, trois proposent un don en échange de l'appartenance au groupe. Pourtant, ces pages ne donnent  pratiquement pas d'information sur l'évolution de la situation. Elles ne vivent que par leur promesse et les internautes qui y croient.

Cette prédominance pose des questions. Pourquoi aucune ONG n'apparait dans la première page de résultat  d'une recherche "Haiti" sur Facebook ? Pourquoi  le moteur de recherche de Facebook privilégie les pages comptant le plus de fans dans ses résultats ? Pourquoi n'y a-t-il pas de mise en garde sur ces pages ?

Enseignements pour les ONG : anticiper la recherche des internautes

La surreprésentation des groupes de promesse de dons contre appartenance à la page vient  du fait que les internautes ont principalement cherché le mot clé Haïti sur Facebook. Un des mots les plus prononcés dans les médias ces 15 derniers jours...

Si le moteur de recherche de Facebook a connu un pic comparable à celui de Google, alors ce sont les créateurs de page les plus réactifs qui ont récupéré le plus grand nombre de fans et la plus forte visibilité. Cela m'incite à penser que les ONG ont intérêt à créer elles-mêmes leur page dédiée au moment d'une urgence, comme l'a fait la Croix-Rouge Italienne, première ONG à apparaitre dans les pages de résultats d'une recherche sur Haïti.

Il est facile de créer une nouvelle page, et il est simple pour les ONG de les alimenter avec les informations qu'elles récupèrent du terrain :  ces pages seraient donc bien plus intéressantes que celles mentionnées précédemment.

Enfin, c'est une manière supplémentaire de donner de la visibilité aux actions de l'association et de proposer aux internautes une possibilité de donation sécurisée par la crédibilité de l'organisation.

La page Canada for Haïti

Parmi les premieres pages de résultats de recherche apparait la page Canada for Haïti. Elle compte 160 000 membres anglophones principalement. La page propose les logos de 8 orgnisations caritatives nord américaines et compte tenu de son nom elle a du être visité par bon nombre de canadiens expatriés ou vivant dans leur pays. Je n'ai pas relevé d'autres initiatives "nationales" d'un autre pays mais je ne parle pas toutes les langues.

L'initiative parait intéressante car le titre invite les canadiens à se fédérer autour de la cause. Auncun administrateur n'est mentionné mais la page renvoie à de nombreuses reprises vers cette page dédiée à la donation de l'ONG World Vision.

Dans cette initiative, je trouve intéressant que plusieurs ONG s'unissent pour s'adresser à la communauté canadienne (et à toutes les communautés qui s'estiment en affinité évidemment! Si vous lisez un peu les messages du mur vous verrez de l'arabe, de l'italien, du français...).

Plutôt que chaque ONG génère sa page et plutôt que de s'inscrire dans la concurrence des dons, le fait de se réunir pour s'adresser à une communauté en particulier me parait une bonne idée.

09:24 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : facebook, haiti, association, collecte, fonds, reseau social | | | Digg! Digg

18.01.2010

GoodnessTV: le Youtube humanitaire

Merci d'accueillir le nouveau média web, fraichement lancé au Canada : GoodnessTV !

Comme son nom l'indique GoodnessTv est une plateforme de vidéos « pour tous ceux qui travaillent à faire une différence dans le monde ainsi qu'aux initiatives porteuses d'espoir ». L'idée est plus globalement d'en faire un Youtube humanitaire, recensant et diffusant toutes les vidéos et programmes relatifs à des actions de solidarité et aux ONG.

GoodnessTV est le reflet d'un nouvel élan porté par les possibilités qu'offre le web. C'est la petite soeur d'autres initiatives telles que Alternative Channel, produisant du contenu autour des acteurs du développement durable et humanitaire, et SolidairTv, portée par une coopérative ouvrière, mettant en avant les innovations sociales et du développement durable.

L'idée vient d'un couple lassé des aigreurs médiatiques quotidiennes : Laurent Imbault, comédien et Katherine Adams. La plateforme a pour vocation de faire contrepoids, de prouver que des initiatives positives et encourageantes existent et ont autant de légitimité à être connues que les mauvaises nouvelles du monde.. Le duo s'autoproclamant « philanthropes pauvres » est toujours en recherche de financement pour faire vivre le site et notamment le traduire dans toutes les langues de l'ONU, car il n'est pour le moment accessible qu'en anglais et français.

Le fonctionnement est on ne peut plus classique : les internautes postent leurs propres vidéos qui sont diffusées après avoir été validées par l'équipe de GoodnessTV.

De façon plus précise, GoodnessTV répond à trois objectifs selon le type d'internautes:

En tant qu'individu, elle permet de rechercher, d'ajouter et de partager des vidéos avec les autres membres, d'intégrer le site aux réseaux sociaux comme Facebook ou My Space, un blog ou un site web.

En tant qu'organisme, elle permet la diffusion d'informations sur la structure, sa mission et le travail effectué sur le terrain, des événements en direct (congrès/colloques/concerts/conférence/sommets/etc.) et permet de recevoir des dons en ligne, des offres de parrainage et/ou de bénévolat, directement sur le site internet sans commission.

En tant que société, elle propose de faire connaitre au grand public l'implication de l'entreprise dans des causes sociales et/ou humanitaires, de diffuser des événements en direct, et d'offrir en vente à un vaste public des produits socialement responsables directement à partir de votre site internet

Le binome espère rencontrer le même succès que son homologue de référence Youtube!

15.01.2010

Iran-Moldavie : les nouvelles formes numériques de mobilisation politique

En 1989, Ronal Reagan proclamait que « le Goliath du totalitarisme sera abattu par le David de la puce électronique ». Un peu plus tard Bill Clinton comparait la censure de l’Internet à « essayer de clouer de la gélatine sur un mur ». En 1999 c’est George W. Bush qui déclarait « imaginez si l’Internet réussit à s’implanter en Chine. Imaginez alors comme la liberté pourrait se répandre ».

Le développement des nouveaux outils de communication (réseaux sociaux tels Facebook, plate-formes vidéo telles Youtube, micro-blogging avec Twitter) et leur utilisation pour des mobilisations politiques est un phénomène récent. On peut considérer que la Révolution Orange de 2004 en Ukraine, a été le premier cas dans lequel ces outils ont joué un rôle important. On pourra à ce sujet consulter avec profit l’étude du Berkman Center for Internet & Society de l’université de Harvard intitulée The Role of Digital Networked Technologies in the Ukrainian Orange Revolution.

Si le cyber-optimisme des débuts a dû être nuancé par les expériences concrètes du terrain, il n’en reste pas moins que les nouvelles formes de solidarité et de mobilisations politiques numériques sont des changements majeurs.


Moldavie et Iran, retour sur les faits

Les révoltes urbaines en Moldavie (avril 2009) et en Iran (depuis juin 2009) ont pour la première fois, dans leur traitement médiatique en tout cas, laissé une place presque prépondérante aux nouveaux médias numériques. A la fois comme source d’information des médias étrangers dans des pays soumis à la censure et comme instruments de mobilisation politique. Twitter s’imposant presque exclusivement, si l’on suit le traitement médiatique de l’époque, comme le symbole de ces révolutions 2.0.

Emission de CNN, débat sur le rôle de Twitter dans les mobilisations iraniennes


Les capacités de réaction des internautes furent de nouveau mises en valeur : devant la multiplication des messages liés aux évènements en Iran, des filtres basés sur la géo-localisation des tweets furent utilisés. Comme celui-ci, filtrant les tweets en anglais émis dans une circonférence de 500 km autour de Téhéran.

Emission de CNN, sur la veille sur Twitter et son utilisation pour suivre les événements ayant eu sur place

Que la Moldavie, le pays le plus pauvre d’Europe, souffrant d’un retard notable en matière de télécommunications, ait connu de telles mobilisations numériques a marqué nombre d’observateurs, en France (lire cet article de l’Express) ou à l’étranger (analyse de Foreign Policy). 

Plusieurs observateurs étrangers ont souligné le rôle joué sur le terrain par ces nouveaux outils : « je ne connais aucun autre facteur [autre que Facebook et Twitter] qui serait responsable d’une mobilisation d’une telle ampleur » analyse dans le New York Times Evgeny Morozov, de l’Open Society Institute.

De l’autre côté, qu’un pays aussi contrôlé que l’Iran, dont les services de sécurité disposent d’un réel savoir-faire en matière de répression numérique, ait pu être agité par des mobilisations numériques montre la difficulté à contrôler de manière étanche l’information et les communications entre individus, malgré des moyens importants.


Le mythe des révolutions 2.0

Le recul permet aujourd’hui d’analyser plus précisément ces évolutions, et de nuancer le tableau d’ensemble. Un bon point de départ est l’analyse d’Olivier Tesquet dans l’Express.

Première nuance, comme le souligne Anne Applebaum dans Slate, Twitter, fut dans le cas des révoltes moldaves bien plus un accélérateur, un facilitateur, qu’un déclencheur. Il a servi avant tout de moyen de coordination et de communication, une rôle repris et accéléré sur une échelle plus importante en Iran. 

D’un point de vue technique, le recours aux nouveaux médias numériques s’explique par à la fois l’impossibilité d’utiliser d’autres canaux et par la facilité d’utilisation de ces outils, au point de provoquer un engorgement des réseaux (mobile notamment ; voir ces statistiques pour l’Iran. Engorgement soutenu par les autorités car privant les internautes de leur canal de communication le plus libre.

A contrario on peut se poser la question des moyens électroniques de veille et de surveillance, permettant aux Etats policiers d’utiliser ces nouveaux médias pour identifier et punir, une fois l’attention médiatique retombée. S’exprimer implique par définition attirer l’attention, l’anonymat n’existant pas sur Internet, pour peu que des moyens techniques suffisants soient mobilisés.

Autre nuance, si Twitter a concentré presque exclusivement la lumière des projecteurs médiatiques, il ne faut pas pour autant oublier les autres supports. Bien que moins utilisés (du fait à la fois d’un usage moins instantané et d’un blocage / censure plus efficaces) ils furent des compléments importants, apportant contenus (texte, image, vidéo) complémentaires. On peut par exemple citer, dans le cas moldave, le groupe Support Moldova, créé par un Roumain, qui a essayé de pondérer les ardeurs des partisans d'une ligne dure et JurnalTV, une télévision sur Internet basée à Chisinau (capitale de la Moldavie).

A contrario, les médias numériques, notamment la vidéo, peuvent également avoir des effets pervers voire servir d’outils pour des tentatives de manipulation. Anne Applebaum souligne, dans les colonnes de Slate, le rôle par Youtube dans la radicalisation du mouvement moldave et les violences qui en ont résulté, au final discréditant le mouvement de protestation. On peut également penser à l’utilisation par les services iraniens des vidéos pour identifier et cataloguer les opposants, quitte à opérer des rafles « au calme », une fois endormie l’attention des médias étrangers. Ce fut le cas à plusieurs reprises dans les campus étudiants de Téhéran notamment.


Une conclusion … temporaire

Comme le déclare Clay Shirky " Au fur et à mesure qu'un média devient plus rapide, il devient plus émotionnel. Nous ressentons plus vite que nous ne réfléchissons. Mais Twitter est aussi au média bien plus personnel. Lire les messages personnels d'individus présents sur le terrain nous  conduit à une implication affective accrue. Nous voyons tout le monde essayer désespérément de faire quelque chose pour montrer sa solidarité et soudainement la communauté se rend compte qu'elle peut offrir des Proxys Web sécurisés ou persuader de différer une mise à jour technique pour maintenir le média accessible".

Intervention de Clay Shirky pendant les conférences TED sur le thème « Comment Twitter peut faire l’histoire »


En conclusion on peut suivre Evgeny Morozov de la Boston Review quand il affirme que « construire des sphères publiques, online ou offline, en commençant depuis le sommet revient à construire des émules de Frankenstein : on pourrait ne pas aimer le produit final. Ce qui ne veut pas dire que nous devons renoncer à l’Internet en tant qu’outil de démocratisation, seulement que nous devrions refuser l’idéologie du déterminisme technologique et se concentrer sur des tâches pratiques. Découvrir les manières dont l’Internet peut aider les forces et organisations démocratiques existantes, dont très peu ont démontré des approches du Web particulièrement créatives, ne serait pas un mauvais point de départ ».

Les témoignages depuis Haiti via Twitter

Haïti a été frappé par un violent séisme. La plupart des médias relaient les rares informations en provenance de l'ile. Ces informations sont rares car la majorité des infrastructures de communication ont été détruites.

Face à pareille situation d'urgence, nous nous sommes penchés sur l'utilisation de Twitter pour communiquer, organiser et orienter les personnes concernées par cet événement tragique.

A propos de Twitter

Ce service permet à un internaute de créer un compte et d'émettre des messages courts, type texto, à destination d'une communauté d'utilisateurs du service. Pour de plus amples informations sur ce service, visitez Twitter : présentation et utilisation pour les ONG.

Pour faire une comparaison, Twitter est un peu comme un mur Facebook : les contenus s'actualisent en direct. Pour prendre le cas du mot clés Haiti, le lendemain soir de l'événement, Twitter comportait 1 000 messages par minute mentionnant Haiti. Aucun autre espace en ligne ne permet cela. Et à la différence d'un mur Facebook, la recherche du mot Haiti vous permet de voir tout ce que les utilisateurs proposent comme contenu sur ce mot clé. Tous les contenus sont donc publics, et ils ne sont pas tous dignes d'intêret pour autant, mais certains le sont, profondément.

Twitter et l'urgence

Le caractère synchrone de Twitter confère à cet espace en ligne une importance majeure si vous voulez suivre un événement en direct : cela a déja été le cas après le séisme en Chine, après l'atterissage miraculeux de l'avion dans la baie d'Hudson ou pendant les événements politiques des élections iraniennes. Chaque fois, des témoins directs des événements communiquent et s'organisent grâce à l'outil, notamment car Twitter interconnecte les plateformes de téléphonie mobile avec internet : vous pouvez émettre et recevoir depuis un téléphone ou depuis un poste connecté à internet.

Twitter et le tremblement de terre à Haïti

Des photos, des témoignages écrits, des appels à témoignages, des questions, des informations sur les organismes caritatifs intervenant sur place, des faux appels pour lever des fonds également, circulent en temps réel à destination de personnes de nombreux pays qui synchronisent leur attention à cet instant sur cet événement. Personnellement je n'ai suivi que les messages en anglais (très nombreux car la majorité des utilisateurs sont anglophones) et en français : sur 13 M d'utilisateurs, 1% sont francophones source : Sysomos.

Pour les médias, mais aussi pour les sièges des ONG actrices sur le terrain, il  semble important d'écouter et de participer à ce qui s'échange sur ce réseau. Pour les journalistes, avec quelques recherches, il est possible de trouver des témoins sur place.


Utilisation de Twitter en direct du terrain - tous les messages sont en anglais et n'ont pas été traduits.

1. carelpedre émet des messages depuis Port au Prince et depuis le début du séisme : http://twitter.com/carelpedre.

carelpedre a été interviewé par de nombreux médias depuis trois jours : "RT @mikaelponge: @carelpedre France Inter/Radio France aimerait vous interviewer dès que possible. please RT. >>>I'm on Skype!!"

"RT" en début de message signifie ReTwit : l'émétteur du message reprend le message d'un autre.


La page Twitter de carelpedre

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Témoignages

"We are more than 1 million in the streets, helpless and The Sky is Cloudy!"

"No Food, No Water, No Medications, Nothing! And Our President says he's a victim as well! How long we have to wait?"

"My internet connexion is down right now! Don't know what to do!"

Photos

"I uploaded some new pic on my Flickr account! Check them out http://www.flickr.com/photos/carelp/"

Appel à l'aide des entreprises

S'adressant à son fournisseur d'accès internet : "@InternetHaiti I need a Good connection to skype! DM me what to do!"

Appel à l'aide des multinationales du web

"I'm a Mac User (iPhone+MacBook Pro) using Twitter, Facebook and Skype ~ They Have To do something for Haiti ASAP!!"

Organisation de l'aide

"I Need Volunteers 2 build A team to help People Who's Living outside the Country 2 Have Informations about they relatives. Haitians Stand Up"

"
@ladyBfollowme: Looking for the Esperance Family . 2 Blocks from Hotel Oloffson in Carrfour-Feuilles >>@RAMhaiti can Help!"
@ en début de message signifie que l'auteur s'adresse en particulier à cet utilisateur. Le message reste visible par tous les utilisateurs.

2. Depuis Haiti, Wyclef Jean (fondateur de l'ONG Yélé Haiti) donne également des informations. Il s'est rendu à Port au Prince juste après le tremblement de terre : http://twitter.com/wyclef


La page de Wyclef Jean

wyclef-jean.jpg

Eléments descriptifs sur les besoins

"Haiti needs emergency supplies right awaÝ!!! Water, Dry Goods, Blankets, and Clothing!! Pls contact state officials right now 4 dropoff pts"

Appel aux donations

"International donations to Yele Haiti Earthquake Relief Fund can be made at our website. www.yele.org STATE OF EMERGENCY #haiti @yelehaiti"

Reprise d'informations sur le bilan provisoire

"RT @Jerry_Drama: @wyclef on foxnews.. says atleast 500,000 dead http://bit.ly/4ZKVuy"

3. Fredodupoux informe également en direct de la situation : http://twitter.com/fredodupoux


La page de fredodupoux

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Pour organiser l'achememinement de blessés

"2 Hospitals in Cap-Haitien are equipped and ready to receive patients. #Haiti #eq"

Sur les besoins

"We were not expecting this most of us are not equipped for survival. Places need to start opening, we all need food, water & fuel. #haiti"

"@darryltkps we have a generator but we'll be soon out of fuel since no gaz station is serving."

"only saw 2 open pharmacies today by the general hospital, and they are overly crowded."

"stopping at a hot spot. just came back from the streets. people are fighting over water food and meds."

Sur la localisation de victimes

"HELP IS NEEDED ! People still alive under College Canapé Vert are screaming for help to get them out of the rubbles."

Pour donner des nouvelles de certains habitants

"someone asked me for adi brisson last night i saw him he's fine but lost his house"

Pour médiatiser et organiser l'aide internationale

"RT @grosdim: American Airlines is taking doctors and nurses to Haiti for free. Please call 212-697-9767. Spread the word"


4. Richard Morse : http://twitter.com/ramhaiti

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Situation sanitaire

"what to do, what to do with all these bodies that are starting to decompose.people are starting to wear masks"

"people sent & are waiting in the stadium for medical help and no one is coming.they're starting to give out water today"

Personnes manquantes

"RT @ralstonsmith: @RAMhaiti Nathalie Pierre, a doctoral student from NYU is missing in haiti...5'4 24 years old...http://tinyurl.com/yfellxe"


5. InternetHaiti : http://twitter.com/InternetHaiti

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6. Haitifeed : http://twitter.com/Haitifeed

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7. Paul Conneally : http://twitter.com/conneally, son blog : Head Down Eyes Open

 

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Avec les médias

"Media guy" travaillant pour la Croix Rouge, Paul Conneally a realisé de nombreuses interviews depuis son arrivée :

"Still lots of interviews. Just did new york times. will b live on Sky after 6pm UK time. RTE legend Charly Bird also in the loop now #haiti."

"Went to civil aviation building where many media are based. Was Live with Sky, ITN, ARD, BBC, NZ radio etc. etc. More than 40 interviews."

Témoignages sur les activités de la Croix Rouge

"#RedCross has now managed to get 8 planes of relief + equip into #Haiti, only 3 of these thru PAP the others thru Santo Domingo."

"Norwegian colleagues putting up field hospital @ University hospital + our surgeons, nurses already working hard. Vital medicines given."

"Spanish #Redcross doing amazing work providing clean water. 200k litres today, double that tomorrow and so on the next day. #haiti"

Sur la sécurité

"We are not witnessing violence or rioting, the opposite. Calm Q's 4 water and relief items. Extremely harrowing scenes in the hospitals."

8. Edpilkington : http://twitter.com/Edpilkington

 

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Ed Pilkington est correspondant à New York du quotidien anglais The Guardian. Arrivé le 15 janvier à Port-au-Prince, il témoigne depuis son arrivée :

"End of a long day in Haiti. Seen dead bodies, more crumpled buildings than you'd ever care to see. But also enjoyed unbelievable kindness"

"There's been much talk about violence and hordes of looters. Maybe that lies ahead. But so far we've seen none, and felt in no danger."

"Developing question here in Haiti: why wasn't more done to prepare for a quake when there were so many warning signs? http://bit.ly/5BZUsb"

"In Haiti: many of the hardest hit places were the shanty towns built on incredibly steep hillsides. they should never have been allowed"

"American embassy tells us it comes as helpers not occupiers in #Haiti. Out we go to find out what that means"

 

Utilisation de Twitter depuis les autres pays

La vaste majorité des utilisateurs de Twitter vivent dans des pays riches, à l'abris des conséquences du tremblement de terre. Ce sont ces pays qui envoient leur aide matériel et humain à Haïti, grâce à la générosité du public, des entreprises et via les canaux des ONG. En plus d'Action contre la Faim, de Médecins du Monde et de Médecins sans Frontière, voici une liste des organismes à qui nous pouvons adresser des dons.

S'il nous a paru important de mettre en évidence l'intérêt d'un outil comme Twitter pour garder un contact avec des témoins, alors qu'il est difficile d'obtenir des informations. A force de lire les demandes de journalistes qui veulent réaliser des interviews, je me demande s'il est bien nécessaire de les proposer aux médias.

Ces témoins seraient sans doute utiles s'ils étaient en contact avec les ONG et les personnels d'urgence qui sont et arrivent sur le terrain.

Nous réaliserons un article sur ce sujet plus tard.

N'hésitez pas à apporter vos contributions, dans les commentaires ci-dessous ou en participant au financement des grandes organisations qui agissent sur le terrain.

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