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11/02/2011

Faites le pari de Jumo, le Facebook de la Solidarité !

Lancé en novembre dernier dans sa version béta, Jumo, le réseau social, qui veut dire «ensemble» en ­yoruba, langue d'Afrique de l'Ouest, sert à trouver des associations caritatives dans le monde entier, à suivre leur activité et à leur faire des dons.

A sa tête, Chris Hughes, un jeunot de 26 ans, cofondateur de Facebook, également «cerveau» de la campagne Internet de Barack Obama en 2007-2008.

«Je souhaite vraiment sortir du vieux modèle où vous devez compter sur les dix dollars que va donner une personne après une crise humanitaire, expliquait-t-il au quotidien américain LA Times. Il s'agit de créer un nouveau modèle où les gens donneront non seulement de l'argent, mais aussi leur temps et leurs compétences pour les causes qui leur semblent significatives.»

Pour pouvoir naviguer sur Jumo, qui se présente comme une entreprise à but non-lucratif, il suffit de se connecter à partir de ses identifiants Facebook, via la fonctionnalité Facebook Connect. L'internaute peut ensuite sélectionner les causes qui lui tiennent à cœur en lançant des recherches parmi les milliers d'organisations répertoriées par Jumo.

A l'origine, il était prévu qu'une fois connecté sur le site, l'internaute doive répondre à une quinzaine de questions destinées à établir son profil : "Quel pays souhaiteriez-vous visiter en premier ?", "Quelle langue aimeriez-vous apprendre ?",  "Diriez-vous que le monde va en s'améliorant ou s'empirant ?", etc. En fonction de ses réponses, Jumo s'engageait à lui proposer une liste d'associations qui pourraient l'intéresser. Libre ensuite à l'internaute de donner suite ou non. Dans la béta ce n'est pas le cas. L'idée de ce profilage reviendra-t-elle ?

Une fois ses choix effectués, le membre peut suivre le profil de cette organisation humanitaire ou de cette association, pour notamment se tenir au courant de leurs activités, de leurs campagnes d'informations, et éventuellement leur faire des dons (seulement pour les USA puisqu'il nécessite un EIN, Employer Identification Number) ou leur proposer de les aider dans leurs actions.

 

Un Yelp pour association

A priori, toutes les causes sont permises, mais l'équipe de Jumo, encore minuscule avec huit employés, veillera à prévenir d'éventuels dérapages. On comptait 10 000 assos au bout de 2 semaines.

Mi-décembre à New York, Chris Hughes a résumé le principe : «Jumo, c'est un peu comme ce que fait Yelp (site de recommandations, NDLR) pour les restaurants.» Chaque organisation peut avoir son propre site, mais il est plus pratique et moins coûteux d'apparaître sur une plateforme unique et conviviale comme Jumo, surtout pour les petites et moyennes ONG. Pour se financer, en attendant les sponsors, Jumo compte sur un «pourboire» des internautes. Ceux-ci décideront s'ils souhaitent lui consacrer 0, 10, 15 ou 20 % de leur don.

Ex d'associations déjà présentes :

Croix-Rouge française (14 abonnés)

Doctors Without Borders / Médecins Sans Frontières (MSF) (plus de 4000 abonnés !!!)

Oxfam (234 abonnés). Attention, ce compte n'est pas officiellement géré par Oxfam.

Against malaria (près de 1000 abonnés) contre seulement 238 sur facebook ...

Association SHERPA (3 abonnés)

Babyloan (6 abonnés)

A noter que parmi les grands acteurs institutionnels du développement seul le Dfid (britannique) est présent :

DFID - UK Department for International Development (31 followers)

 

Comment fonctionne une page ?

L'inscription est assez simple mais nécessite un compte sur Facebook puisque Jumo y est fortement lié.

On choisit ensuite ses thèmes.

thèmes.jpg


On sélectionne parmi quelques ONG proposées.

ong.jpg


 

Vous arrivez ensuite sur votre homepage.


home.jpg



Vous pouvez ajouter votre association en cliquant sur "Add a Project."

 

 

 

add a project.jpg

 

Attention : seule une personne peut devenir administrateur d'une page. Une page peut être créée et restée sans administrateur (cf celle d'Oxfam).

oxfam adm.jpg

 

 


Pourquoi faut-il y aller ?


Parce que c'est un réseau social dédié

Etre visible auprès de ses sympathisants, mettre en avant ses actions et ses projets, rencontrer ses publics et/ou ses futurs volontaires, en s'adressant à une communauté déjà existante permet un impact plus grand.

 

Parce qu'il y a peu de francophones

Pour l'instant la communauté francophone, notamment la population très connectée, est intéressée mais les ONG francophones y sont rares. Une bonne façon de se faire connaitre auprès d'un public influent et prescripteur.


Parce que c'est le lieu pour que les ONG de toutes tailles puissent se faire entendre

Etre sur Jumo ne nécessite pas de gros moyens puisqu'il est « pluggé » à Facebook (et Twitter dans une moindre mesure) et relaye donc des contenus déjà existants. Là encore une ONG de taille réduite pourra exister si elle rejoint rapidement Jumo et s'y montre active.

 

Solidaires du monde y est déjà, rejoignez-nous : page de Solidaires du monde sur Jumo !


 

16:23 Publié dans Communication / Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jumo, reseau social, associations | | | Digg! Digg

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