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17/03/2011

Internet, entre le Japon, la Cote d'Ivoire et la Libye.

En ces temps d'expression de citoyenneté et de liberté, de catastrophe naturelle et de catstarophe nucléaire, Internet est une fois de plus au centre des quatre coins du monde. Il ne s'agit pas de démontrer ici la force, l'influence et l'importance de l'outil, les faits d'actualité notamment tunisiens ou égyptiens, parlent d'eux-mêmes. Les blogueurs, simples internautes ont trouvé leur place pour s'exprimer et se faire entendre mais surtout contre-balancer les versions officielles et raconter au monde leur réalité (notamment sur Global Voices, Mondoblog de RFI et Les Observateurs de France 24). Faisons plutôt un point sur les URL à suivre que vous soyez plus intéressé par le Japon, la Cote d'Ivoire ou la Lybie.

 

Japon :

Qui mieux que Google pour diffuser des infos sur le web ? Et oui, le moteur de recherche se mobilise et se mobilise fort, comme il l'avait faitpour Haiti, via son blog : Googleblog. Il offre une douzaine de service, comme par exemple :
- Le Japan Person Finder pour retrouver des Japonais où se déclarer afin de rassurer ceux qui nous cherche
Google Crisis Response qui offre des informations, à qui faire des dons, quelles sont les dernieres news, videos, images, etc.
Picasa spécial Japon qui offre des photos du pays
- Une Google map sur le Japon, mais aussi une carte sur les centrales nucléaires  ou le trafic automobile de l'île.

Les Maps : d'autres sites que Google proposent des cartes plus ou moins en temps réel, comme Ushahidi, qui s'est penché sur Sinsai plus particulièrement et sur le Japon plus largement, ou encore OpenStreetMapBien sûr les informations se diffusent sur Twitter, avec les "#" suivants : #japon, #japan, #helpjapan, #nuclear, #tsunami, #Fukushima, #jpquake, #jisin, #jishin, #hinan, #eqJP, #prayforjapan, ainsi que des comptes pertinents comme @NNSANews Washington, D.C. (The National Nuclear Security Administration), ou des blogueurs comme @oohamazaki, @mitsu_1024, (ce qui n'a aucun intérêt si vous ne lisez pas le japonais), ou @mamachari, @shirafu (ce qui est beaucoup plus intéressant si vous parlez anglais). Ces comptes alimentent des pages japonaises spéciales. Twitter a mis égelement à disposition son blog japonais pour être cohérent dans les "#" choisis.

 Les dossiers des "Pure Player" consacrés au Japon en cliquant ici sur Rue 89 ou GlobalVoices.

  

Côte d'Ivoire :

Les évènements qui ne semblent que s'aggraver en Côte d'Ivoire sont également repris en masse sur la toile.

Voici des exemples de compte à suivre sur Twitter : @Sanders225, la liste @civ2011, @annagueye, @SenamBeheton, @jeanettemallet, @nnenna, @ekbensah, @Belligiani, @Darth_Sideous, @Sanders225, @DirectScoop, @yoroba, @LaurentGbagbo10, @AbidjanNews, @akendewa, @wonzomai, @diabymohamed ainsi que les #civ2010, #civ2011, #wonzomai, #civ, #ecowas, #cedeao. Lbillet de Edith Yah Brou sur l'Atelier des médias complète cette liste, elle propose en effet des comptes Twitter ivoirien par thématique.

Sur Facebook, devenez fan des pages Adosolutions, Adosolutions AdovictoireRHDP SolutionsLaurent GbagboVictoire pour Laurent GbagboSimone Ethivet Gbagbo

La carte de crise, Wonzomai, créée pour les élections présidentielles est toujours d'actualité. Le site utilise le concept d'Ushahidi, permettant de signaler  des évènements dénonciables et de les géolocaliser (par mail ou sms). Nous l'avions présenté au moment des élections dans cette note.

Voici par ailleurs quelques sites et blogs (officiels et officieux) à suivre, que vous ayez un partis pris ou non : Le site de Laurent Gbagbo, le blog de Claudus, le blog de Theophile Kouamouo, Avenue 225, le site Adoboysgirls, le site d'Abidjan, lsite du CIPJ, (Comité Ivoirien pour la Protection des Journalistes).

N'hésitez pas non plus à consulter lpage et le dossier Côte d'Ivoire des Obervateurs de France 24, le dossier spécial de Global Voices, mais de nomberux articles sont également à lire un peu partout comme "Comment les pro-gbagbo s'organisent sur le web" par l'Express ou le reportage photos "My country has two presidents". A noter que les blogs de l'Atelier des médias/RFI/Mondoblog sont particulièrement intéressants, notamment le Blog de Stéphane Goué, le Blog d'Israel Yoroba ou lpage de Suy Kahofi.

 

Libye :

En Libye, la situation n'est pas non plus réglée. A l'heure où est rédigée cette note, le colonel Khadhafi semble reprendre des villes tombées auparavant. Pour faire le bilan en temps réel, des crisis map sont déclinées : comme la Mapping Violence Against Pro-Democracy Protests in Libya permettant de visualiser les actions violentes contre les opposants au régime accompagné du témoignage et du compte Twitter respectif. Mais nous trouvons aussi la Libya Crisis Mapréalisée avec la performance Ushahidi, ou la carte interactive de The Gardian, diffudant en direct les comptes Twitter des journalistes, blogueurs et experts des pays du Moyen-Orient. 

Pour détourner la censure, les Anonymous ont créé l'Opération Lybie, afin de relayer un maximum de photos et de vidéos issues du pays (cette opération a déjà été expérimentée pour l'Egypte). Un compte Twitter est lié à cette opération : @oplybia ainsi qu'une page Facebook et un site s'y rapportant : Liveword Libya.

Rev11.info est une page de base minimaliste, régulièrement mise à jour indiquant les comptes fiables à suivre sur Twitter, les sites internet de référence et des conseils pour exporter des informations et supports médiatiques. On y trouve également une compilation des "#" à suivre pour chaque pays, notamment la Lybie : #feb17, #Libya, #Gadafi, #Gaddafi, #tripoli, #Libye, #kadhafi, #Benghazi, #Baida, #Misrata, #GaddafiCrimesVous pouvez suivre la liste de Global Voices Twitter List: Libya Unrest 2011, mais aussi celle de Mohamed ElGohary: Libya List ou encore celle de Dima Khatib: Libya #Feb17.

N'hésitez pas à lire cet article La fièvre de la cyberdissidence à l'assaut du régime de Kadhafi disponible dans le dossier spécial Lybie de France 24.

 

Pour ces trois situations, bien que différentes, Internet permet l'utilisation du temps réel (la crisis map), la diffusion d'informations formelles (comptes officiels) et citoyennes (blogs plus ou moins activistes), un effet d'entrainement et de rassemblement (micro-blogging), le partage de la réalité visualisée (video, image, audio),  le détournement de tout risque de censure ou de mensonge (inter)national (Speak2Tweet par exemple, mis en place par Google et Twitter permettant d'émettre des tweets audio sur boite vocale). Tout pour répondre par l'affirmative à la question psoée par Rue89 dans son excellent article: "Après la Tunisie, Internet sert-il à faire la révolution ?"

18:02 Publié dans Droits de l'homme / Plaidoyer | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : internet, revolution, reseau social, japon, côte d'ivoire, libye | | | Digg! Digg

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