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18.08.2010

Les 20 règles à suivre pour un bon usage de twitter

Comme nous le disait Thierry du blog Nethumanitaires, grand utilisateur de Twitter : "on est vite séduit par sa simplicité d'emploi et l'efficacité pour obtenir des informations (...) Ce réseau peut énormément apporter aux ONG notamment une meilleure visibilité de leurs actions avec tout ce qui en découle."

Si les acteurs de la solidarité francophone s'y mettent, l'utilisation efficace de Twitter ne va pas de forcément de soi. Vous trouverez réunis dans cet article des conseils qui vous permettront d'augmenter votre succès sur ce réseau. Le texte est largement inspiré de l'article de Diosa Communications : Twitter Best Practices for Nonprofit Organizations que nous vous invitons à consulter si vous pratiquez l'anglais. L'Agence Diosa est spécialiste du conseil en communication web et médias sociaux aux organisations sans but lucratif.

Si c'est plutôt une présentation de l'outil twitter qu'il vous faut, nous vous invitons à lire l'article "Twitter : présentation et utilisation pour les ONG".

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  • Renseignez clairement votre page Twitter

Afin d’être bien référencé et plus facilement identifiable par vos prochains abonnés, servez-vous du nom de votre association pour créer votre compte (attention au pseudo trop long qui vous exclut des followfriday et RT). Ne cherchez pas non plus à faire dans l''originalité. N'hésitez pas à mettre des détails sur votre compte (en respectant le maximum de 160 signes). Présentez votre association, mettez en avant le lien du site ou du blog et précisez le lieu où est situé votre association (il est possible de se faire géolocaliser). Un certain nombre d'outils de recherche sur Twitter permettent des recherches par zones géographiques.

  • Respectez l'orthographe et le Français

Eviter les fautes d'orthographe et le langage abrégé. Si faire tenir un message en 140 caractères est difficile cela reste un exercice à la portée de tout un chacun.

  • Soyez authentique

Le web 2.0 accorde une importance particulière à l'individu. C'est nulle part plus vrai que sur Twitter. Détendez-vous, expérimentez, lâchez-vous un peu, interpelez ... trouvez votre voix et soyez authentique.

  • Soyez gentil et reconnaissant. Retweetez et soyez cordial

Plus gentil vous serez avec les gens sur Twitter, plus ils le seront avec vous. Plus vous retweetez (RT), plus il y a de chance qu'il vous re-tweetent. Qu'il s'agisse de Twitter, MySpace, Facebook, un blog ou YouTube, si quelqu'un fait quelque chose de positif, c'est toujours plus humain de leur envoyer un remerciement. Comme une majorité d'utilisateurs ne le fait pas, c'est une façon d'être pleine de valeur.

  • Suivez les personnes qui vous suivent (sauf s'ils n'ont rien à voir avec vous, enfin sauf pour vous vendre quelque chose que vous n'avez pas demandé)

C'est une question difficile pour beaucoup d'organisations. Ils veulent garder leur flux d'actualité clair et limitent le nombre de personnes qu'ils suivent. Mais le web est de plus en plus construit autour de l'utilisateur. Vous pouvez souhaiter ne suivre que les personnes intéressantes, mais vous risquez de ne pas sortir d'un cercle de spécialistes de votre sujet. Alors qu'un enjeu important réside dans la connexion entre des sphères qui communiquent peu.

N'oubliez pas que :

1) Twitter fonctionne sur le modèle de l'émission/réception, donc la conversation entre utilisateurs
2) Si la relation entre deux comptes est asymétrique (un qui suit, l'autre qui ne suit pas), cela désactive la fonction de message direct (non public)
3) Ne nous leurrons pas ... les gens sur Twitter souhaitent être suivi. C'est l'idée même du site ! Dès lors comment réunir une communauté si vous ne faites pas le premier pas?

Mais ne suivez pas n'importe qui en espérant qu'il vous suive, ça n'a aucun intérêt. Il faut que vous développiez une capacité à identifier les utilisateurs qui sont en mesure d'effectuer une veille pour vous, ceux qui s'intéressent à vos sujets et ceux qui seraient susceptibles de s'y intéressez (c'est cette troisième catégorie la plus intéressante et la plus difficile à trouver et à servir).

  • Utilisez "les listes" et "les favoris" afin d'organiser votre lecture

Difficile de se retrouver dans le flux à partir du moment où l'on suit un grand nombre de comptes actifs. Heureusement il existe des solutions. Créez des listes afin de d'organiser ces contenus. Et lorsqu'un tweet vous semble particulièrement intéressant n'hésitez pas à le marquer comme favori (en cliquant sur l'étoile). L'outil FavStar.fm permet d'étudier les utilisateurs qui ont tagué comme favori un de vos tweets. Des admirateurs à cajoler...

  • Ne tweetez pas sur le café que vous prennez (sauf s'il s'agit de commerce équitable) ou sur le temps qu'il fait

Il faut apporter une plus-value à vos abonnés, et non pas du bavardage! Les gens vous suivent parce qu'ils veulent des sources d'informations et un contenu de votre organisation sur des sujets relatifs à vos activités et réflexions. Assurez-vous que vos tweets apportent quelque chose et sont re-tweetables.

  • Ne tweetez pas uniquement votre contenu

Twitter est une source d'information et un outil qui favorise sa circulation. N'hésitez pas à retweeter les articles de journaux et de blogs qui nourrissent votre réflexion ou suscitent des réactions de votre part. De même, rien ne vous empêche de retweeter les messages d'autres organisations. Au contraire c'est une bonne manière de créer des relations et d'en faire des alliés. En relayant des articles pertinents, vous multipliez les chances de retweet et d'être suivi et vous renforcer votre visibilité sur le sujet. Accompagnez vos RT de commentaires apportant un complément et qui montre que vous avez lu le lien...

  • Accueillez chaque abonné personnellement.

Il existe des outils qui permettent d'envoyer un message d'accueil personnalisé envoyé de façon automatique. C'est du marketing paresseux ! C'est mieux de rédiger un message réellement personnalisé. La première prise de contact a son importance.

  • Limitez vos Tweets à 10 par jour (et pas seulement des RT)!

Mieux vaut twitter efficace. A trop twitter une bonne part des messages risquent d'être négligés. Pensez également à produire du contenu original sous peine d'être délaissé.

  • Créez un compte sur Bit.ly et utiliser des outils d'étude statistiques.

Après avoir créé un compte sur Bit.ly (cet outil permet de raccourcir les url que vous voulez publier et ainsi de gagner de la place pour vous exprimer), chaque adresse du site web que vous raccourcissez peut être suivie. Vous pouvez consulter les statistiques sur le nombre exact de personnes ayant cliqué sur les liens. Cela peut vous servir de boussole pour la suite. Il existe plusieurs outils pour Twitter qui vous permettront d'avoir des statistiques sur vos compte. Twitter counter ou twoolr sont utiles et relativement simples à utiliser.

  • Sondez vos abonnés...

Il existe des outils gratuits comme Twtpoll qui permettent de créer des sondages. Sur Twitter, on aime les sondages et on peut trouver des utilisateurs pour y répondre. Les sondages sont souvent retweetés et peuvent apporter de la visibilité pour votre organisme. De plus, gardez à l'esprit que les sondages peuvent être affichés sur Facebook, MySpace, etc.

  • Pensez à la viralité de certaines infos

Une statistique étonnante peut susciter l'intérêt pour un article et être retweetée. Idem pour une citation. Les vidéos intéressent beaucoup les utilisateurs de Twitter (à l'image des utilisateurs du web !). Dans tous les cas, optimisez les tweets sans être excessif au risque d'être déceptif.

  • Répétez vos Tweets les plus populaires.

Un tweet que vous avez posté par le passé et qui a reçu beaucoup de trafic ou qui a été beaucoup retweeté peut être digne d'être posté à nouveau. Les utilisateurs ne sont pas toujours devant leur compte Twitter. Il peut être pertinent de retweeter votre message à une heure différente une dizaine de jour plus tard. Vous pouvez tester un autre message renvoyant vers la même source. Tweetoclock permet de savoir quel est le moment propice pour envoyer un tweet si vous souhaitez toucher quelqu'un en particulier.

  • Recommandez, soyez une source !

Utiliser des listes de façon un peu plus stratégique. Non seulement pour organiser vos abonnés et les organisations partenaires, mais plutôt pour créer des listes qui bénéficieront de votre autorité. Par exemple : vous souhaitez faire un don ? Suivez cette liste. Vous souhaitez devenir bénévole ? Suivez cette liste. Vos capacités de tri et de filtrage ont de la valeur pour vos abonnés. Il est possible que vous ayez fait un travail d'agrégation de profils dont ils ont besoin. C'est aussi une bonne façon de faire référence dans le secteur. De même vos followfriday peuvent vous placer dans une posture intéressante de recommandation.

  • Ajoutez un bouton twitter sur votre site ou sur votre blog et sur les articles.

Facilitez le travail de vos lecteurs. Mettez en avant sur la page d'accueil de votre site votre présence sur les médias sociaux. De même, proposez à vos lecteurs de twitter à leurs abonnés la page qu'ils sont entrain de lire sur votre blog par l'intermédiaire d'un bouton.

  • N'hésitez pas à promouvoir une inscription à votre newsletter.

Envoyez un tweet du type : "des informations sur nos campagnes dans notre newsletter de septembre. Pour s'abonner : lien bitly."

  • Utilisez des hashtags # stratégiques.

Si vous utilisez des hashtags trop souvent, vous diluez leur utilité et limitez la lisibilité. Si chacun de vos tweets a un hashtag, certaines personnes vont questionner vos intentions. Le mieux est de déterminer des hashtags pour votre compte, et de les utiliser régulièrement afin de faire référence sur ces questions. Rien ne vous empêche d'en utiliser d'autres de temps en temps mais de façon stratégique.

Au fait, un hashtag permet de créer un lien dans twitter. En cliquant dessus, vous affichez tous les messages portant ce hashtag.

  • Hashtaguez les événements

Créez des hastags pour vos événements et médiatisez les auprès de ceux qui paticipent à l'événement, ou utilisez les hastags des événements auxquels vous participez pour être référencé dans les résultats proposés à ceux qui cliquent sur ces hashtags.

  • Evitez le "Merci pour le RT!" public.

Regroupez-les ! Profitez des followfriday pour exprimer votre reconnaissance ou envoyer un "merci" en privé. Si vous tenez à remercier quelqu'un en particulier faites le mais que cela ne devienne pas excessif.

  • Créez et partagez des arrière-plans personnalisés pour vos fans.

Cela leur fera plaisir et peut être même que certains pourraient les utiliser !

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En Anglais :

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04.06.2010

Images du Monde Solidaire

IMS.JPGImages du Monde Solidaire, c'est l'association de deux personnes, Vincent Henkens et Chloé Thôme, proposant leur service à des ONG, associations, fondations ou entreprises sociales, qui souhaitent communiquer de manière professionnelle.

Comme ils le soulignent dans leur blog, lemondesolidaire.canalblog.com, communiquer efficacement est devenu une nécessité pour les acteurs de la solidarité et du développement.

Le principe est simple : armés de leurs compétences respectives de photographe et de vidéaste, Chloé et Vincent parcourent le monde pour modéliser un projet commandité par une entité à vocation social et solidaire. Le service qu'ils proposent n'a rien du gadget. Il ne s'agit pas là de « faire joli », en développant un site garni de vidéos et de photos, mais bien d'aider, d'accompagner les acteurs de la solidarité et du développement à promouvoir leurs actions sur une base esthétique noble. Le regard artistique et engagé qui est proposé ici doit permettre aux associations, ONG, fondations, ... concernés de s'approprier une identité visuelle en phase avec leurs actions de terrain.

Ecoutons plutôt Chloé s'exprimer sur les quelques questions que nous lui avons posé :

 

1- Comment avez-vous eu l'idée du projet IMS ? Quand l'aventure a-t-elle commencée ?

Nous avons créé le projet Images du Monde Solidaire après une grande discussion passionnée comme lorsqu'on refait le monde autour d'un verre entre amis. Nous avions tous les deux envie de changer de vie professionnelle (coordinateur artistique dans un centre culturel de Bruxelles pour Vincent et coordinatrice d'un compagnie de danse pour Chloé) et la passion pour nos disciplines respectives - vidéo et photo - ainsi que l'envie incontrôlable de voyager et d'aller à la rencontre d'autres cultures a très vite abouti à l'idée d'un grand voyage pas seulement touristique mais créatif, concret et surtout utile. Après avoir jeté notre dévolu sur le Cambodge, facile d'accès, très dépaysant, stable politiquement, francophile et surtout rempli d'ONG, nous avons élaboré petit à petit le projet IMS et trouvé des partenaires locaux intéressés par notre proposition: réaliser un reportage photo et vidéo de leur actions humanitaires à l'étranger.

 

2-      Quelles méthodes de travail développez-vous avec vos commanditaires de travaux ? Pour quelles coproductions possibles ?

Les outils de communication que nous proposons de créer et de développer sont pour nous un moyen d'aider significativement l'association de trois manières différentes:

1. Promouvoir votre action. Un documentaire vidéo, des photos de qualité ou un site internet sont autant de moyens concrets pour donner un écho à votre travail et partager les difficultés du terrain à travers un médium visuel fort. Ils vous permettront aussi de parler et de faire parler de votre démarche à travers le monde.

2. Récolter des fonds en sensibilisant les instances politiques ainsi que les secteurs publics et privés à votre cause. La communication permet de valoriser le travail accompli et d'en témoigner afin d'obtenir davantage de soutien financier et/ou logistique et développer les partenariats.

3. Développer un outil de travail sur le terrain par la projection de vidéo-capsules ou diaporama photo qui permettent de vulgariser une thématique ou de rendre un problème politique/ social / médical plus didactique et accessible à tous.

Un des aspects d'IMS qui nous tient beaucoup à coeur est l'objectif d'atteindre une autonomie du projet. Notre but principal est que l'association, riche de ces nouveaux outils simples et intuitifs, puisse se les approprier et les utiliser au quotidien sans aucune aide extérieure.

 

3-      Quelle rencontre ou expérience marquante avez-vous faites lors de vos voyages ?

La rencontre avec chacune des ONG du Cambodge a chaque fois été unique. Nous avons rencontré des personnes formidables qui travaillent d'arrache-pied pour mener à bien leur projet. Le personnage de Madame Chheng, directrice de l'ONG Komar Kikreay (en français Enfants Heureux) nous a particulièrement marqué. Etre une femme avec des responsabilités au Cambodge n'est pas chose courante et son caractère et sa détermination explique pour beaucoup sa présence à la tête d'un centre d'accueil pour enfants des rues ou victimes de trafic. Sa gentillesse et son humour mélangés à son autorité innée font d'elle une personne d'exception. Nous nous sommes beaucoup attaché à elle et nous espérons sincèrement que notre initiative pourra porter ses fruits et offrir de belles perspectives à KMR.

 

4-      Quel regard portez-vous sur l'avènement des webdocumentaires ?

Nous avons découvert le webdocumentaire au Cambodge via Marie Yen, responsable des projets terrain pour l'ONG 1001 fontaines pour demain. C'est un concept qui nous parle beaucoup et que nous avons commencé à réaliser suite à notre voyage au là-bas ("Kampuchea, 30 ans après" sera d'ailleurs prochainement visible sur notre site). L'idée d'un documentaire mené entièrement par son spectateur permet de lui laisser l'occasion de découvrir une thématique ou un pays de manière intuitive et comme lui l'aurait fait, s'il avait été sur place. En suivant ses préférences et ses centres d'intérêts. Le film "Voyage au pays du charbon" de Samuel Bollendorff et Abel Ségrétin ou encore "Thanatorama" de julien Guintard et Vincent Baillais nous ont beaucoup impressionné et inspiré.

 

5-      En moyenne, combien de temps demande la réalisation d'un projet dans son ensemble ?

La mise en place d'un tel projet dépend fortement de la demande initiale et varie entre 2 et 4 semaines. Selon le type de produit vidéo (courtes capsules, court ou long documentaire, fiction), il faut compter entre 2 et 10 jours de prise de vue (vidéo et photo) et autant pour la postproduction. Nous consacrons toujours les premiers jours à la rencontre de l'équipe, à la découverte de leur travail au quotidien afin de bien comprendre leur manière de fonctionner et de pouvoir le rendre au mieux dans le documentaire. Lorsque nous travaillons dans le secteur de la petite enfance, il est important de prendre le temps de nous présenter et de venir et revenir quelques fois sans notre matériel pour se faire petit à petit accepter par les enfants et qu'ils finissent par nous oublier. Ce n'est que comme ça que nous obtenons des moments précieux de la vie quotidienne, parfois intimes et qui permettent au spectateur de mieux comprendre les difficultés du terrain ou mieux mesurer l'ampleur de l'urgence humanitaire.

 

6-      Pourriez-vous nous présenter un projet mené récemment et emblématique de votre activité ? La méthode de travail retenue, la réalisation, les résultats,...

Komar Rikreay (citée précédemment) est l'une des ONG située au Cambodge avec laquelle nous avons travaillé durant 2 semaines sur le terrain puis l'équivalent de 2 semaines pour la postproduction en Belgique. Nous leur avons donc réalisé un reportage photo et vidéo ainsi qu'un site web, la palette de services la plus complète! Autant d'outils qu'ils n'utilisaient pas et qui, nous l'espérons, vont pouvoir débloquer certaines situations financières et favoriser leur recherche de dons. Pour découvrir ces outils, rendez-vous sur le site www.lemondesolidaire.canalblog.com ou sur www.komarrikreay.canalblog.com

 

7-      Quel regard portez-vous sur la communication et le rôle du témoignage pour les organismes de la solidarité et du développement sur internet ? Quels conseils donneriez-vous à des associations, grandes ou petites, à ce sujet ?

Aujourd'hui, toute organisation non gouvernementale est confrontée à la nécessité absolue de COMMUNIQUER. Elle doit répondre à un besoin croissant et toujours plus exigeant de la part de ses donateurs et/ou membres actifs. Pourquoi ?
Tout d'abord, parce que le 21ième siècle est sans conteste celui de l'image immédiate, de la communication instantanée, du direct. L'information en continu nous parvient de toutes parts, devenant omniprésente, presque vitale.

Pour résister à ce flot d'information et surtout ; afin de s'en démarquer et rester dans le coup, une communication forte, directe et efficace est essentielle à tous les niveaux. Il faut non seulement être visible sur la toile (premier outil de recherche internationalle) mais aussi dans un rapport de proximité. Les ONG évoluent et vivent avec leur temps en s'adaptant aux changements. Celui de la communication est majeur et ne pourrait être oublié.

Ensuite, dans un contexte de crise économique qui touche une grande partie du monde depuis plus d'un an, la recherche de fonds publics et privés est devenu, plus que jamais, un véritable défi. Cependant, c'est une étape cruciale du travail puisqu'elle rend possible le fonctionnement de l'organisation. Il faut donc constamment démontrer son efficacité et sa pérennité à travers les actions menées. Une bonne communication garantit, pour un œil extérieur, un développement durable et cohérent du projet. Elle est un soutien sans précédent pour l'ONG.

Enfin, de plus en plus de donateurs, publics et privés, exigent des comptes-rendus plus concrets. Un rapport chiffré est toujours plus parlant en étant accompagné d'images. Les décideurs sont de plus en plus sollicités et deviennent donc plus exigeants et en attente de  garanties. Souvent, des photos et vidéos permettent de réellement prendre l'ampleur du problème auquel fait face l'ONG sur le terrain, de manière concrète.

Rien n'est plus vivant qu'un témoignage d'enfant ou d'une famille, qu'une interview des travailleurs locaux, d'images des activités quotidiennes menées sur le terrain, loin des bureaux décisionnels. Il faut tenir les gens informés de vos actions, de manière rapide et efficace.

Pourtant, malgré l'urgence et le besoin absolu d'avoir un impact majeur sur la population, il n'est pas toujours aisé de donner un feedback bien construit, didactique et en même temps "marquant". de nombreuses associations dirigent de nombreuses actions, dans de très nombreux pays et au bénéfice de personnes toujours plus nombreuses. Et ce, simultanément, en temps réel, sur le terrain.

C'est pour répondre à ces besoins que nous vous avons créé le projet Images du Monde Solidaire.

 

8-      Quel usage faites-vous d'internet pour communiquer sur vos activités ?

Aujourd'hui, internet est la clé d'une bonne communication. Toutes les recherches commencent obligatoirement par la toile. Nous avons créé un site internet pour présenter notre projet et nous efforçons d'annoncer nos activités non seulement par internet mais aussi par les autres médiums de communication comme celui de la presse, de la télé ou de la radio. Internet est un outil formidable si l'on s'en sert bien. Il est devenu central et indispensable. La preuve, vous lisez cet interview via un blog solidaire!

 

9-   Le webdocumentaire est aujourd'hui en vogue. Cette forme de néo journalisme implique une certaine polyvalence de la part de ses équipes, ce qui est d'ailleurs mis en avant dans le dossier consultable depuis votre blog.  Christophe Milet propose d'ailleurs une page de veille sur son blog, référençant quelques webdocumentaires sur sa page 92 webdocumentaires, récits multimédia ou web-reportages. Connaissez-vous par exemple Afriqueinvisu.org ? En quoi diriez-vous que cette démarche est complémentaire à la vôtre ? Dans quelle mesure selon vous le  web en général, le web 2.0 en particulier permet de réduire les inégalités ?

Nous ne connaissions pas le travail d'Afrique in visu et sommes ravis de découvrir leur projet original, très professionnel et avec de très belles perspectives d'avenir. Nous sommes très attirés par l'Afrique et espérons y étendre les activité d'IMS. Leur démarche est semblable à la nôtre sous différents aspects comme la volonté de créer une autonomie aux utilisateurs du service, une mise en évidence de l'image et de son impact, permettre un développement d'échange via la toile et mettre sur pied une base de renseignements sur le travail de l'ONG qui puisse être mise à jour simplement et intuitivement. Il y a de plus en plus d'alternatives gratuites (comme les blogs) qui permettent à des ONG sans grands budgets de se créer un portail de type professionnel rivalisant avec ceux des grandes organisations. Au niveau de la communication, nous sommes convaincus que l'inégalité de moyens financiers et logistiques peut donc être dépassée. En réponse à cela, nous  proposons nos services exclusivement aux ONG, associations, entreprises sociales ou fondations dans le but précis de mettre à disposition des secteurs moins nantis nos compétences sociales, artistiques et audiovisuelles à moindre frais mais avec une véritable démarche, un enthousiasme sans borne et un désir de créer quelques chose de nouveau et d'utile.

 

10-   Comment votre métier et plus particulièrement vos projets ont-ils été compris et accueillis par les gens que vous avez photographié ou filmé ?

Les adultes comme les enfants étaient souvent curieux de découvrir le matériel que nous utilisions et ravis d'être le centre de notre intérêt. Dès que nous en avons l'occasion, nous essayons de leur montrer leur image sur l'écran de visualisation ou mieux, d'imprimer les photos pour leur donner un souvenir. C'est souvent la seule image qu'ils ont d'eux et la conservent précieusement. Nous avons essuyé très peu de refus, que du contraire... Ces deux photos le prouvent ! Un bel échange.

 

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05.05.2010

Quelques conseils aux associations pour débuter sur les sites sociaux

Un site social comme facebook peut faire figure de graal pour une organisation caritative : 15 millions de profils créés en France, 57 minutes  de temps passé par jour et par personne, des utilisateurs engagés dans des milliers de conversations, groupes et autres liens qui permettent de se faire une idée des centres d'intérêts de chacun, et un potentiel d'interconnexion inédit sur internet.


Toutefois, la création d'une page fan peut s'avérer insuffisante pour réussir une opération sur les sites sociaux et transformer des fans en donateurs.

Sarah DiJulio et Marc Ruben sont à l'origine d'un ouvrage sur ce sujet : People to People Fundraising, Social Networking and Web 2.0 for Charities, Wiley, 2007. Ils fournissent des éléments d'informations sur les us et coutumes des sites sociaux, ainsi qu'une approche pour préparer votre entrée sur ses sites. Voici une version traduite et adaptée de 12 recommandations issues de ce livre :


1.       Choisissez le bon site social

Le nombre d'utilisateurs n'est pas un argument suffisant. De petites communautés peuvent être plus petites mais plus efficaces pour votre organisation. Cela peut s'avérer utile de commencer sur un petit périmètre de sites sociaux : 2 ou 3 au départ, plutôt que de multiplier sa présence sur la vaste gamme des sites sociaux.


2.       Trouvez un expert pour vous conseiller


Cherchez dans votre organisation, autour de vous, les personnes qui ont une expérience des sites sociaux. Cela peut être un stagiaire, un volontaire, une jeune recrue. Impliqué cette personne dans vos réflexions sur les sites sociaux afin de bénéficier des ces conseils et de son expérience.
Cherchez et veillez cette réflexion sur internet.


3.       Etendez la portée de vos actions

Une fois que vous aurez choisi un site social, adoptez une technique d'essaimage. Ne vous contentez pas de la création d'un profil, créez également un groupe, créez des événements, rendez compte de ces événements. Assurez vous de comprendre les règles tacites d'utilisation des sites sociaux. Certains sites peuvent vous proposer de devenir sponsor d'un événement. Cela peut être utile d'en faire l'expérience.


4.       Préparez vous à perdre du contrôle

Il n'est pas possible d'examiner minutieusement tous les mots qu'emploient toutes les personnes qui s'expriment sur votre page ou à votre propos. Si vos équipes juridiques ne sont pas à l'aise avec cela, oubliez les sites sociaux. Vous pouvez mettre en place un système de modération / validation a priori mais veillez à ce que le système de validation soit rapide.


5.       Prenez connaissance et nouez des contacts avec ceux qui parlent en votre nom

Votre organisation est peut être déjà présente sur les sites sociaux : cherchez vous. La plus grande page fan de marque sur Facebook est celle de Coca Cola, elle n'a pas été créée par Coca Cola. Lorsque vous aurez trouvé cette personne, prenez contact avec. Il y a de forte chance que ce soit une personne impliquée et motivée qui gagnera à établir une relation avec vous.


6.       Faites une bonne première impression


Faites en sorte que vos pages aient un bel aspect. Contrôlez ce que votre organisation met à disposition des pages des membres de votre communauté. Le titre de vos pages et les visuels doivent être remarquables.


7.       Rendez disponible des contenus échangeables


Les sites sociaux sont dynamisés par les échanges de contenus. Ces contenus sont échangés quand ils sont créatifs, drôles, intéressants ou apportent une nouvelle perspective. Soyez créatifs sur vos pages, utilisez le format vidéo et les animations.


8.       Identifiez les personnes qui vous soutiennent et qui sont déjà sur les sites sociaux


Interrogez les membres de votre organisation pour savoir qui dispose de profiles sur les sites sociaux. Invitez-les à devenir membre du réseau de l'organisation.


9.       Echangez régulièrement avec les membres de votre communauté


Faites des mises à jour régulières sur vos pages afin de proposer des informations renouvelées à vos communautés. Editez des flux RSS différenciés afin de permettre à des utilisateurs de sélectionner les informations qu'ils reprennent sur leurs pages. Passez d'une approche statique à une approche dynamique de l'information sur vos pages de sites sociaux.


10.    Dédiez des personnes et du temps à construire le succès de vos pages

Une personne doit avoir pour mission de rédiger et publier des commentaires, de répondre aux questions, d'inviter des personnes à rejoindre la page, d'identifier les espaces sur lesquels il serait pertinent de prendre la parole. Cela parait simple mais prend énormément de temps !


11.    Mettez en mouvement, facilitez le mouvement de vos soutiens sur les sites sociaux


Après vos premières expériences, vous allez vouloir guider vos communautés vers des fonctions d'activistes, de donateurs ou de volontaires au service de votre organisation.

Faites en sorte que vos pages sur les sites sociaux multiplient les possibilités de participation, d'engagements. Multipliez également les occasions de faire un don à l'organisation. Même si vous ne collectez pas grand-chose à court terme, cela vous donnera de l'expérience et vous aidera pour définir vos objectifs ultérieurs.

Soyez précis lorsque vous demandez aux membres de votre communauté de faire quelque chose pour vous. Et tenez toujours vos communautés au courant de ce qui s'est passé ou dit lors d'un événement ou d'une campagne à laquelle ils n'ont pas pu participer. Ils pourront peut-être participer la prochaine fois.


12.    Pensez votre présence sur les sites sociaux comme un investissement


Les jeunes acteurs de ces nouveaux territoires d'expression sont vos donateurs de demain. Devenez vous-même acteur de ces sites sociaux afin de ne pas vous laisser dépasser par ces nouvelles pratiques.

Cette note est une traducation de l'article de Joan Fritz sur nonprofit.about.com

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Etude NTEN sur l'utilisation des médias sociaux par les organisations sans but lucratif - 28/04/2010

10 tactiques pour transformer l'information en action - 07/04/2010

Wisertuesday : êtes vous bon utilisateur des réseaux sociaux twitter et facebook ? - 03/03/2010

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07.04.2010

10 tactiques pour transformer l'information en action

Le 31 mars, Internews a convié les acteurs du secteur associatif à découvrir le film de Tactical Technology Collective (TTC) « 10 tactics for turning information into action ».

Internews et TTC sont deux ONG impliquées dans la promotion de l'information.  Les problématiques de ces deux associations internationales tournent autours des moyens de diffusion et de l'utilisation de l'information comme outil pour mobiliser les masses (comme les flashmobs par exemple), d'où l'expression « Info-Activism ».

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Le film « 10 tactiques » (disponible sur un site internet dédié) fournit originalement et astucieusement aux défenseurs des droits de l'homme des pistes d'action et les outils numériques efficaces et appropriés à utiliser individuellement (comme le site Internet classique ou le téléphone portable), ou de façon combinée (comme la géo-localisation de Google Earth ajoutée aux vidéos mises en ligne grâce à Youtube, le tout édité sur une plateforme de blogs, comme celle de Solidaires du monde).

 

 

Chaque tactique est accompagnée d'un lien. En cliquant vous découvrirez une vidéo (en anglais), une étude de cas, des témoignages d'activistes du monde entier, des conseils, des descriptifs d'outils avec leurs avantages et inconvénients (le tout traduit en français, la version originale en anglais est disponible en cochant sur la case appropriée en haut à droite).

chapter1.jpgPar exemple le chapitre 1 du film: "Mobilisez les individus et les amener à l'action" introduit le sujet avec les exemples des journalistes citoyens en Inde, de l'utilisation de Facebook par les défenseurs des lesbiennes au Liban (LGBT) et la campagne numérique de Pink Chaddi, pour la lutte des droits de la femme en Inde.

L'étude plus poussée, est le cas de la campagne de mySociety en 2009 intitulée « TheyWorkForYou », qui permis aux électeurs de Grande Bretagne d'envoyer des emails ciblés à leurs membres du Parlement, exigeant la transparence de l'utilisation des fonds publics. La campagne utilisa magistralement les outils Wordpress et Facebook, et près de 500 000 internautes visitèrent le site dans le mois. Cela aboutit à un succès, puisque peu de temps après, les frais des parlementaires furent divulgués.

Cinq conseils sont ensuite donnés pour mobiliser et entraîner les gens à devenir acteurs. Dans cette tactique, l'outil vedette, décrit de fond en comble est le site de partage de photos Flickr.

Enfin, des informations concernant les droits, sur la vie privée, l'anonymat ou autre sont éclairés à la fin du reportage.

Les 10 tactiques pour transformer l'information en action

  1. Mobiliser les individus et les amener à l'action
  2. Témoigner et enregistrer
  3. Visualiser les messages
  4. Amplifier les histoires personnelles
  5. Ajouter de l'humour
  6. Gérer les contacts
  7. Utiliser des données compliquées
  8. Utiliser l'intelligence collective
  9. Laisser aux hommes la place de poser des questions
  10. Enquêter et exposer

Ces films sont très utile à ceux qui réfléchissent sur des statégies de communication modernes et efficaces, n'hésitez pas à aller les consulter.

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Internews Europe est une ONG créée il y a 15 ans, spécialisée dans l'accès et la diffusion de l'information à tous. La conviction de cette organisation repose sur le principe que les médias ouverts, dynamiques, pluralistes, indépendants, et provenant de l'intérieur des communautés elles-mêmes, sont la pierre angulaire des sociétés libres et ouvertes.

TTC est une ONG internationale américaine née il y a 5 ans. Elle aide les défenseurs des droits humains à utiliserTTC.jpg l'information, les moyens de communications et les technologies numériques afin de maximiser l'impact de leur travail de plaidoyer. En effet, les nouvelles technologies recèlent un potentiel important pour améliorer le travail des militants et des plaiseurs, en leur donnant les outils et des guides nécessaires pour recueillir et analyser les informations et les moyens de transformer cette information en action concrète.

Les sous-titres de « 10 tactics to turn information into action» sont disponibles à l'achat en anglais, français, hindi, russe, ourdou, thaï, birman, le géorgien, espagnol, portugais et arabe.

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24.03.2010

Mars 2010: le mois de la liberté de cyberexpression

Espace immatériel, Internet n'en est pas moins devenu la plus grande bibliothèque d'analyses, de débats et de réflexions de notre époque. Les services de communication et de partage sont de plus en plus nombreux : le mail, la messagerie instantannée, les forums, les blogs, puis les réseaux sociaux et les plateformes de microblogging ont pris le relais.

Dans notre vie matérielle, les lois, normes, hiérarchies et juges sont obligatoires pour la régulation. Sur le web, si de nombreux principes restent à inventer, l'anonymat garanti le fait que ch
acun peut dire ce qu'il veut, comment il le veut, où il veut et à qui il veut dans une relative liberté. Potentiellement, rien n'est tabou, tout peut être objet de discussion.

Mais l'émergence d'internet ne se fait pas partout en douceur. Le problème du contrôle des médias et des échanges interpersonnelles se pose pour les gouvernements, les plus autoritaires notamment. Outil de communication et d'organisation, le contrôle d'Internet est un enjeu majeur pour les Etats et la liberté d'expression et d'information des populations.

 

La journée mondiale contre la Cybercensure

Reporters sans Frontières (RSF) prend les armes pour cette nouvelle bataille. En complément de son rapport annuel sur la logoRSf.gifliberté de la presse, l'association oriente désormais son analyse sur la liberté d'expression sur Internet. La journée mondiale contre la Cybercensure décrétée depuis trois ans le 12 mars, est l'occasion de dénoncer la répression des internautes à travers une liste des « ennemis d'Internet » et des pays « sous surveillance ».

Les emprisonnements massifs, arrestations, intimidations, fichages et autres critères permettent de visualiser les degrés de liberté autorisés ou du moins contrôlés. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cela ne va pas en s'arrangeant puisque RSF relève une soixantaine de pays sur la tangente en 2009, le double de 2008.

Quelques exemples

  • au Maroc, un blogueur et un propriétaire de cybercafés emprisonnés pour avoir évoqué la répression d'une manifestation sur le web ;
  • en Azerbaïdjan deux blogueurs attaqués pour avoir mis en scène la corruption des autorités dans une vidéo sur YouTube,
  • au Yémen quatre journalistes arrêtés.

Au total, près de 120 personnes recensées seraient détenus, dont 72 en Chine

En bref les pires ennemis de la liberté d'expression sur internet sont : l'Arabie Saoudite, la Chine, l'Egypte, l'Iran, l'Ouzbékistan, la Syrie, la Tunisie, le Viêt-Nam, qui installent des systèmes de filtrages très sophistiqués, sans compter la Birmanie, la Corée du Nord, le Turkménistan et Cuba qui interdisent l'accès à Internet. Des pays créent carrément des lois, comme la Jordanie, le Kazakhstan ou l'Irak.

Les pays dis « sous surveillance » sont la Turquie et la Russie, qui bloquent plusieurs sites, ou la Corée du Sud qui impose des lois sur l'anonymat et l'autocensure. Google et Youtube sont inaccessibles dans 25 pays : enjeu politique, Internet est devenu un outil de contrôle politique supplémentaire.

D'autres pays comme la France, l'Italie, l'Australie ou la Grande-Bretagne, souhaitent un outil de régulation, mais  la question se pose : les luttes contre la fraude, la pédophilie ou le piratage ne sont-elles pas aussi des prétextes pour avoir une main mise sur l'ensemble des contenus de la toile ?

Il est, de plus, inquiétant qu'au niveau européen, le projet secret et toujours flou d'Acta (Accord de Commerce Anti Contrefaçon) fait débat. La Commission Européenne a pourtant tenu, le 22 mars 2010, une séance publique, mais elle ne semble rassurer ni les internautes, ni les associations de défenses de liberté d'expression et de propriété intellectuelle, mises de coté et jamais consultées depuis près de 3 ans. Personne ne sait vraiment ce qui se trame, les critères, les dispositifs et les consquences de cette loi sur la contrefaçon.


La solidarité s'organise

Parallélement, les internautes développent des formes de solidarité mondiale, s'échangent les outils de contre-censure, se partagent des informations concernant des événements, les « flashmob » militants comme celui d'ACF récemment à l'occasion de la journée mondiale de l'eau etc... L'ampleur a de quoi inquiéter, car cela marche. (Voir notre article du 15/01/2010 : Iran-Moldavie : les nouvelles formes numériques de mobilisation politique).

Internet s'ajoute progressivement aux sources classiques. Il permet l'émergence d'une infinité de sources, de relations et d'échanges entre utilisateurs.

Concernant la protection des sources des journalistes, le site WikiLeaks né en 2006 par des journalistes et wikileaks.jpgmathématiciens semble garantir un anonymat parfait et a permis la révélation de dossiers secrets et embarassants. Des pays, comme la Chine, la Corée du Nord et la Thaïlande ont tenté de le bloquer en vain.

Wikileaks vient  d'ailleurs de faire l'objet de polémique sur la liberté d'expression et de diffusion sur internet au point que le gouvernement américain a souhaité fermer le site, après la diffusion de documents compromettants sur l'armée américaine.  "Certaines informations peuvent avoir une valeur pour les services de renseignements étrangers, pour les forces militaires étrangères, pour les insurgés étrangers, et pour les groupes terroristes étrangers pour collecter des informations ou préparer des attaques contre les forces américaines" est l'explication officielle reprise par le Nouvel Observateur, le 15 mars dernier.

WikiLeaks reste actuellement ouvert.

Nécessairement, les associations qui travaillent sur le sujet sont récentes et bonnes utilisatrices du web. Citons en exemple : Internet Sans Frontières né en mars 2008 (fondé par Christophe Ginisty) qui organise un colloque en mai sur le thème de la liberté d'expression sur internet ainsi que des formations au web pour les associations. Nous vous invitons à visiter leur site web, très riche d'articles et de ressources et à les suivre via twitter.

Vous pouvez également aller parcourir le site de la campagne Irrepressible d'Amnesty International. Démarré en 2006, cet appel à signature continue et à réuni 84 783 signatures depuis sa mise en ligne.

Au niveau juridique, certains pays prennent la tête de la défense des libertés  : la Finlande reconnait Internet comme un droit fondamental pour tous citoyens et l'accès au web dans chaque foyer. On peut également citer l'Islande, futur Eldorado des internautes, qui travaille sur l'Icelandic Moderne Media Initiative (IMMI), loi protégeant les libertés sur le net, la transparence et l'indépendance.

Le Prix du Net Citoyen

parvin.jpgDans ce tourbillon, RSF a lancé son premier prix du Net Citoyen, en partenariat avec Google. Il récompense  ceux qui se battent pour la liberté d'expression sur le web, blogueur, journaliste  ou cyberdissident.

Etaient nominés : la philosophe et blogueuse Yoani Sanchez à Cuba, le journaliste Tan Zuoren en Chine, le blogueur Tamer Mabrouk en Egypte, les administrateurs du site ingushetiyaru.org en Russie et le militant Nguyen Tien Trung au Viêt-Nam.

Ce sont les cybers féministes iraniennes du site www.we-change.org qui ont remporté le prix. Né en 2006, afin de promouvoir une campagne contre les lois discriminant les femmes, le site est aujourd'hui la référence dans le pays en matière d'information sur le droit des femmes. Parvin Ardalan, l'une des fondatrices, militante, journaliste et blogueuse s'est vu remettre le prix par le journaliste français Jean-Marie Colombani.

souris.png

Pour accompagner ce prix, RSF lance une campagne web via le téléchargement gratuit d'un pictogramme d'une souris d'ordinateur se libérant de ses chaînes, à insérer dans les signatures de mails, de sites ou de blogs.

 

La liberté d'expresion a donc été à l'honneur tout au long du mois de Mars 2010. Avec en guise de chute, la rupture entre Google et l'administration chinoise. Le 22 mars, le moteur de recherche a annoncé être fatigué de censurer en fonction du bon vouloir du gouvernement, être lassé d'être la victime d'attaques non assumées. A défaut d'accords communs, il préfère se retirer de la sphère chinoise. Les internautes  chinois sont désormais redirigés sur le Google de Hong Kong où la censure est moins importante et les caractères chinois simplifiés. Mais que nous résèrvent les quelques jours restant avant avril ?

pour aller plus loin.jpg

Acta :

La Quadrature du Net dévoile une partie du texte de l'Acta - 23/03/2010

Propriété Intellecteuelle, le coup d'Etat, par le blog du Monde Diplomatique - 20/03/2010

Acta: le gouvernement français se rebelle, la France reste muette, par le blog Ecrans de Libération - le 19/03/2010

L'IMMI en Islande :

L'Islande pourrait être un refuge pour les journalistes, par Euractiv - le 10/02/2010

WikiLeaks :

Censure: Le gouvernement américain envisage de détruire Wikileaks, par le Nouvel Obs - le 15/03/2010

Wikileaks décrété "menace pour l'armée par le Pentagone, par Rue 89 - le 20/03/2010

Google en Chine :

Historique: Chine: Google plierait ses bagages le 10 avril, par Silicon.fr, le 19/03/2010

Pour contourner la censure chinoise, Google se replie vers Hong Kong, par Le Monde - le 23/03/2010

Google arrête de censurer la Chine, par RSF - le 22/03/2010

souspourallerplusloin.jpg

04.03.2010

Handicap International + Pixyfree = photos solidaires

L'ONG Handicap International et la société Pixyfree ont lancé en mai 2009 le site Photos solidaires ; un service de développement de photos en ligne qui reverse la moitié de ses bénéfices au profit de l'association et donc en faveur des populations handicapées de 61 pays du monde.

Pourquoi cette présentation de partenariat ?

Au-delà d'une simple appellation « solidaire », qui reviendrait à breveter les initiatives du genre, nous avons décidé de présenter ce partenariat qui illustre, de manière tout à fait réaliste, certains enjeux des partenariats entre associations humanitaires et  entreprises, sur fond de culture Internet. Dans ce paysage « gagnant/gagnant », zoom sur la vague « achat-citoyen-responsable » et les mouvements de coulisse au travers du partenariat Pixyfree/ Handicap International. Un partenariat qui fait sens pour Solidaires du monde, qui défend l'activité des photoblogueurs solidaires ! Qui plus est, pour les expatriés dont le nombre ne cesse de croître, le retour est souvent synonyme d'albums photos en cascade. A l'instar des blogs Périple au Népal ou encore Sone otro mundo, les blogstrotteurs de Solidaires du monde sont susceptibles d'être intéressés par le service développé par Handicap International et Pixyfree.

Elaboration du partenariat

Généralement, les modèles économiques des entreprises sur Internet intègrent un partage de revenus entre l'éditeur du service et le partenaire apportant la visibilité et le trafic. Partition binaire, facile à comprendre : pour lier une autorité en place à une notoriété émergente, il « suffit » de trouver l'intérêt convergent.

Chez Pixyfree, où les fondateurs viennent du secteur et de la culture Internet, la stratégie adoptée était claire dès le début. Quitte à trouver un partenaire, autant que cela serve une cause. A la recherche de visibilité, s'ajoutait alors une motivation supplémentaire : l'utilité sociale et solidaire. Pixyfree affirme même avoir voulu aller « un peu plus loin, en reversant 50% des bénéfices générés par commande* ».

Reste que les choses ne sont pas aussi simples. Et que le business reste le business, y compris pour le milieu associatif. Les responsables du projet chez Pixyfree expliquent ainsi que « de grandes associations ont refusé ce partenariat car elles désiraient une rémunération à court-terme en échange du droit d'apposer leur logo sur notre site* ». Pour cause de moyens insuffisants, Pixyfree a été contraint de refuser, ajoutant d'ailleurs que « même si il n'avait pas les moyens, il voulait de toute façon aller plus loin en construisant un produit avec du sens* ».

Pour Pixyfree, visiblement pugnace, un écho s'est finalement fait sentir du côté de Handicap International. De fait, « le potentiel du marché de la photo en ligne a tout de suite été perçu et l'idée de générer des revenus d'une manière originale auprès du très grand public a fait son chemin.* » Le chemin dont il est question a notamment été pavé d'une véritable analyse de marché et d'un sondage sur l'intérêt et les réticences des éventuels donateurs pour aboutir au partenariat en question. Pas très glamour, on en convient, mais essentiel pour nourrir la sérénité de l'échange.

Du côté d'Handicap International, on a pleinement conscience de l'intérêt que représentent les partenariats publics-privés en matière de développement pour le financement et les aspects opérationnels de l'organisation : « Les fonds privés sur les projets peuvent servir d'effet levier, ou de compléments pour les fonds publics. On peut citer l'exemple de Sanofi-Aventis qui nous a permis de lancer des projets de lutte contre le diabète, une maladie invalidante en voie de devenir un fléau dans les pays du Sud. Aujourd'hui, ces projets bénéficient en outre de financements publics pour un déploiement à plus grande échelle.* ». De fait, chez Handicap International, le Partenariat avec les entreprises représente environ 1 million d'euros et participe à la diversification des ressources de l'association en matière de fonds privés. Les fonds d'origine publique représentent environ 40% des ressources financières de l'association.

budget-HI-handicap-international-2008.JPG

Citant une étude de marché récente, Handicap International considère le marché du développement de photos en ligne comme un axe de financement à ne pas négliger. Avec 2, 7 milliards de tirages réalisés sur le marché hexagonal de la photo en ligne et une tendance en hausse à la « consommaction », le partenariat Pixyfree / Handicap International se veut pérenne. Convergence d'intérêts puisque Pixyfree souhaite défendre un partenariat solidaire de long-terme via une implication réciproque des deux parties, soit une véritable philosophie de développement solidaire.

A l'heure où les partenariats entre entreprises privées et ONG se déclinent de deux manières : le traditionnel mécénat ou la création, à plus long terme, d'un produit répondant au besoin de consommation intelligente de la part du grand public, le service Photos Solidaires indique de quel côté la balance a penché. Ce alors que « d'autres actions leur permettent de recevoir des financements biens plus importants aujourd'hui* », Handicap International partage avec Pixyfree une vision de long-terme et un esprit de « produit responsable ».

Le seul regret que l'on peut formuler, est que ce service ne soit pas étendu à plusieurs partenaires ONG, ce qui permettrait à l'internaute d'avoir le choix de l'ONG à laquelle il donne. Chez Pixfree, on a déjà réfléchi à la question mais « Pour le moment nous n'avons pas cherché à le faire car lancer un service prend du temps et demande des investissements importants et longs à rentabiliser. Il est certain que sur d'autres créneaux cela aurait beaucoup de sens, en particulier avec des associations agissant en faveur de l'écologie. Même si nos imprimeurs intègrent de plus en plus les problématiques de Développement Durable, l'idée de devenir le 1er service de tirage photos, livres album et autres objets photos à « compenser » ses effets (papier et chimie) serait une vraie innovation.

En conclusion : quelles perspectives pour les partenariats ONG/ privés ?

S'il peut paraître étrange de voir qu'aujourd'hui le milieu associatif parle aussi bien business que le milieu du business lui-même, force est de constater que cet exemple illustre une alternative louable à la sur-consommation actuelle. Avec les exigences classiques d'un consommateur classique (dont le maître-mot est le rapport qualité/prix), et grâce à ce genre d'initiatives, la consommation courante se fraie une voie dans le chemin du militantisme responsable.

Pour prolonger le sujet des partenariats ONG/ entreprises privés, et notamment creuser la question des pratiques managériales en matière de relations milieu privé/ sphère associative, nous vous invitons à consulter l'article consacré à l'institut de formation WWW-France et Be-linked : formation « management de la relation entreprise/ONG » sur le site de WWF. Cette formation, composée de deux volets, l'un adressé aux entreprises, l'autre aux ONG, doit permettre de mieux appréhender la valeur d'échange des partenariats solidaires. Orienter les ONG dans le choix d'une entreprise, encourager et accompagner les managers à ouvrir des perspectives de partenariat solidaire à la fois pertinent et de long terme - soit un échange véritable constructif-, sont autant d'éléments à poser en vue de construire une pratique en plein essor.

* Cet article a été réalisé d'après les interviews de porte-paroles de Handicap International et de Pixyfree par l'équipe de Solidaires du monde, le 2 février 2010.

Pour poursuivre ce billet :

Internet, vers une nouvelle relation entre ONG, Entreprises et donateurs, pour visionner la conférence sur ce thème menée le 1er octobre à La Cantine par HEC-Web.

15.01.2010

Les témoignages depuis Haiti via Twitter

Haïti a été frappé par un violent séisme. La plupart des médias relaient les rares informations en provenance de l'ile. Ces informations sont rares car la majorité des infrastructures de communication ont été détruites.

Face à pareille situation d'urgence, nous nous sommes penchés sur l'utilisation de Twitter pour communiquer, organiser et orienter les personnes concernées par cet événement tragique.

A propos de Twitter

Ce service permet à un internaute de créer un compte et d'émettre des messages courts, type texto, à destination d'une communauté d'utilisateurs du service. Pour de plus amples informations sur ce service, visitez Twitter : présentation et utilisation pour les ONG.

Pour faire une comparaison, Twitter est un peu comme un mur Facebook : les contenus s'actualisent en direct. Pour prendre le cas du mot clés Haiti, le lendemain soir de l'événement, Twitter comportait 1 000 messages par minute mentionnant Haiti. Aucun autre espace en ligne ne permet cela. Et à la différence d'un mur Facebook, la recherche du mot Haiti vous permet de voir tout ce que les utilisateurs proposent comme contenu sur ce mot clé. Tous les contenus sont donc publics, et ils ne sont pas tous dignes d'intêret pour autant, mais certains le sont, profondément.

Twitter et l'urgence

Le caractère synchrone de Twitter confère à cet espace en ligne une importance majeure si vous voulez suivre un événement en direct : cela a déja été le cas après le séisme en Chine, après l'atterissage miraculeux de l'avion dans la baie d'Hudson ou pendant les événements politiques des élections iraniennes. Chaque fois, des témoins directs des événements communiquent et s'organisent grâce à l'outil, notamment car Twitter interconnecte les plateformes de téléphonie mobile avec internet : vous pouvez émettre et recevoir depuis un téléphone ou depuis un poste connecté à internet.

Twitter et le tremblement de terre à Haïti

Des photos, des témoignages écrits, des appels à témoignages, des questions, des informations sur les organismes caritatifs intervenant sur place, des faux appels pour lever des fonds également, circulent en temps réel à destination de personnes de nombreux pays qui synchronisent leur attention à cet instant sur cet événement. Personnellement je n'ai suivi que les messages en anglais (très nombreux car la majorité des utilisateurs sont anglophones) et en français : sur 13 M d'utilisateurs, 1% sont francophones source : Sysomos.

Pour les médias, mais aussi pour les sièges des ONG actrices sur le terrain, il  semble important d'écouter et de participer à ce qui s'échange sur ce réseau. Pour les journalistes, avec quelques recherches, il est possible de trouver des témoins sur place.


Utilisation de Twitter en direct du terrain - tous les messages sont en anglais et n'ont pas été traduits.

1. carelpedre émet des messages depuis Port au Prince et depuis le début du séisme : http://twitter.com/carelpedre.

carelpedre a été interviewé par de nombreux médias depuis trois jours : "RT @mikaelponge: @carelpedre France Inter/Radio France aimerait vous interviewer dès que possible. please RT. >>>I'm on Skype!!"

"RT" en début de message signifie ReTwit : l'émétteur du message reprend le message d'un autre.


La page Twitter de carelpedre

carelpedre.jpg

Témoignages

"We are more than 1 million in the streets, helpless and The Sky is Cloudy!"

"No Food, No Water, No Medications, Nothing! And Our President says he's a victim as well! How long we have to wait?"

"My internet connexion is down right now! Don't know what to do!"

Photos

"I uploaded some new pic on my Flickr account! Check them out http://www.flickr.com/photos/carelp/"

Appel à l'aide des entreprises

S'adressant à son fournisseur d'accès internet : "@InternetHaiti I need a Good connection to skype! DM me what to do!"

Appel à l'aide des multinationales du web

"I'm a Mac User (iPhone+MacBook Pro) using Twitter, Facebook and Skype ~ They Have To do something for Haiti ASAP!!"

Organisation de l'aide

"I Need Volunteers 2 build A team to help People Who's Living outside the Country 2 Have Informations about they relatives. Haitians Stand Up"

"
@ladyBfollowme: Looking for the Esperance Family . 2 Blocks from Hotel Oloffson in Carrfour-Feuilles >>@RAMhaiti can Help!"
@ en début de message signifie que l'auteur s'adresse en particulier à cet utilisateur. Le message reste visible par tous les utilisateurs.

2. Depuis Haiti, Wyclef Jean (fondateur de l'ONG Yélé Haiti) donne également des informations. Il s'est rendu à Port au Prince juste après le tremblement de terre : http://twitter.com/wyclef


La page de Wyclef Jean

wyclef-jean.jpg

Eléments descriptifs sur les besoins

"Haiti needs emergency supplies right awaÝ!!! Water, Dry Goods, Blankets, and Clothing!! Pls contact state officials right now 4 dropoff pts"

Appel aux donations

"International donations to Yele Haiti Earthquake Relief Fund can be made at our website. www.yele.org STATE OF EMERGENCY #haiti @yelehaiti"

Reprise d'informations sur le bilan provisoire

"RT @Jerry_Drama: @wyclef on foxnews.. says atleast 500,000 dead http://bit.ly/4ZKVuy"

3. Fredodupoux informe également en direct de la situation : http://twitter.com/fredodupoux


La page de fredodupoux

fredodupoux.jpg

Pour organiser l'achememinement de blessés

"2 Hospitals in Cap-Haitien are equipped and ready to receive patients. #Haiti #eq"

Sur les besoins

"We were not expecting this most of us are not equipped for survival. Places need to start opening, we all need food, water & fuel. #haiti"

"@darryltkps we have a generator but we'll be soon out of fuel since no gaz station is serving."

"only saw 2 open pharmacies today by the general hospital, and they are overly crowded."

"stopping at a hot spot. just came back from the streets. people are fighting over water food and meds."

Sur la localisation de victimes

"HELP IS NEEDED ! People still alive under College Canapé Vert are screaming for help to get them out of the rubbles."

Pour donner des nouvelles de certains habitants

"someone asked me for adi brisson last night i saw him he's fine but lost his house"

Pour médiatiser et organiser l'aide internationale

"RT @grosdim: American Airlines is taking doctors and nurses to Haiti for free. Please call 212-697-9767. Spread the word"


4. Richard Morse : http://twitter.com/ramhaiti

ramhaiti.jpg


Situation sanitaire

"what to do, what to do with all these bodies that are starting to decompose.people are starting to wear masks"

"people sent & are waiting in the stadium for medical help and no one is coming.they're starting to give out water today"

Personnes manquantes

"RT @ralstonsmith: @RAMhaiti Nathalie Pierre, a doctoral student from NYU is missing in haiti...5'4 24 years old...http://tinyurl.com/yfellxe"


5. InternetHaiti : http://twitter.com/InternetHaiti

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6. Haitifeed : http://twitter.com/Haitifeed

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7. Paul Conneally : http://twitter.com/conneally, son blog : Head Down Eyes Open

 

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Avec les médias

"Media guy" travaillant pour la Croix Rouge, Paul Conneally a realisé de nombreuses interviews depuis son arrivée :

"Still lots of interviews. Just did new york times. will b live on Sky after 6pm UK time. RTE legend Charly Bird also in the loop now #haiti."

"Went to civil aviation building where many media are based. Was Live with Sky, ITN, ARD, BBC, NZ radio etc. etc. More than 40 interviews."

Témoignages sur les activités de la Croix Rouge

"#RedCross has now managed to get 8 planes of relief + equip into #Haiti, only 3 of these thru PAP the others thru Santo Domingo."

"Norwegian colleagues putting up field hospital @ University hospital + our surgeons, nurses already working hard. Vital medicines given."

"Spanish #Redcross doing amazing work providing clean water. 200k litres today, double that tomorrow and so on the next day. #haiti"

Sur la sécurité

"We are not witnessing violence or rioting, the opposite. Calm Q's 4 water and relief items. Extremely harrowing scenes in the hospitals."

8. Edpilkington : http://twitter.com/Edpilkington

 

ed-pilkington.jpg

Ed Pilkington est correspondant à New York du quotidien anglais The Guardian. Arrivé le 15 janvier à Port-au-Prince, il témoigne depuis son arrivée :

"End of a long day in Haiti. Seen dead bodies, more crumpled buildings than you'd ever care to see. But also enjoyed unbelievable kindness"

"There's been much talk about violence and hordes of looters. Maybe that lies ahead. But so far we've seen none, and felt in no danger."

"Developing question here in Haiti: why wasn't more done to prepare for a quake when there were so many warning signs? http://bit.ly/5BZUsb"

"In Haiti: many of the hardest hit places were the shanty towns built on incredibly steep hillsides. they should never have been allowed"

"American embassy tells us it comes as helpers not occupiers in #Haiti. Out we go to find out what that means"

 

Utilisation de Twitter depuis les autres pays

La vaste majorité des utilisateurs de Twitter vivent dans des pays riches, à l'abris des conséquences du tremblement de terre. Ce sont ces pays qui envoient leur aide matériel et humain à Haïti, grâce à la générosité du public, des entreprises et via les canaux des ONG. En plus d'Action contre la Faim, de Médecins du Monde et de Médecins sans Frontière, voici une liste des organismes à qui nous pouvons adresser des dons.

S'il nous a paru important de mettre en évidence l'intérêt d'un outil comme Twitter pour garder un contact avec des témoins, alors qu'il est difficile d'obtenir des informations. A force de lire les demandes de journalistes qui veulent réaliser des interviews, je me demande s'il est bien nécessaire de les proposer aux médias.

Ces témoins seraient sans doute utiles s'ils étaient en contact avec les ONG et les personnels d'urgence qui sont et arrivent sur le terrain.

Nous réaliserons un article sur ce sujet plus tard.

N'hésitez pas à apporter vos contributions, dans les commentaires ci-dessous ou en participant au financement des grandes organisations qui agissent sur le terrain.

28.12.2009

Une bougie pour se bouger

La campagne annuelle 10 millions d'étoiles du Secours Catholique se modernise pour 2009. En effet, cette année, l'ONG souhaite récolter des fonds en se mettant à la page et lance une bougie virtuelle via une application solidaire Iphone. Elle symbolise le soutien de chaque utilisateur et permet de participer financièrement aux causes de l'association. Pour chaque action, l'application permet d'allumer sa bougie, d'associer un message et d'être visible sur une carte interactive ou l'on pourra voir les messages de chacun. L'application coute 1.59 euro et est télachargeable sur le site de la campagne de Noel. Vous pouvez également ajouter à votre photo - ou avatar - une bougie (sur Facebook par exemple), et publier votre message sans Iphone.

 

iphone-bougie.gif


13.10.2009

Africascopie : témoigner sur les conséquences des technologies de communication dans les pays en voie de développement

Une fois n'est pas coutume, cette note est courte et incite à l'action.

Je suis tombé hier sur cette note Bamako-Dakar ! En route pour un web-reportage participatif sur le blog espritblog. Du coup, j'ai posté un commentaire et j'ai commencé des échanges avec un des deux journalistes qui porte ce projet.

L'idée est de leur poser quelques questions avant le départ et de leur poser de nouveau quelques questions après leur retour.

J'a également visité le blog dédié à leur projet : Afriscopie, et suite à la lecture de la note le téléphone a remplacé le cheval j'ai souhaité relayer leur appel à témoignage.

En effet, si vous souhaitez faire parvenir un témoignage écrit montrant comment les technologies de communication changent les choses dans les pays en voie de développement, n'hésitez pas à écrire à l'adresse : africascopie [@] gmail.com

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"Le téléphone portable a remplacé le cheval" - 13 octobre 2009

Le membre de l'Atelier des médias Guejopaalgnane, nous a envoyé ce témoignage sur la manière dont les NTIC ont changé son mode de vie. Entre obligations coutumières et professionnelles, le téléphone portable a "assoupli les exigences sociales".

"Traditionnellement en milieu rural Sérère (centre-ouest du Sénégal), quand une personne mourrait, l'annonce de sa mort dans l'ensemble de la quarantaine de villages où résident ses parents se faisait grâce à de jeunes gens qui enfourchaient des chevaux. Lorsque la nouvelle devait parvenir à un parent en ville, il fallait faire le voyage. Ce qui prenait de l'argent, du temps et de la peine. Aujourd'hui l'instrument de l'annonce c'est le téléphone portable. C'est pourquoi d'ailleurs je crois que ce qui a véritablement changé dans mon village qui se trouve à plus de 100 kilomètres de Dakar, c'est d'abord la qualité de l'eau et ensuite les moyens et les méthodes de communication.

Répondre au temps qui passe plus vite

La solidarité familiale veut que les membres de la famille se rencontrent de manière périodique, en temps de paix, pour des visites de courtoisie. Aujourd'hui le temps dont l'homme dispose pour lui-même, pour ses loisirs et donc pour une visite de courtoisie ou pour une cérémonie devient de plus en plus réduit : le téléphone portable ou l'internet permettent d'assouplir cette distanciation des membres de la famille en leur permettant de garder au moins un contact à distance. (...)

Traditionnellement en pays Sérère, on ne pouvait pas enterrer un homme sans que certaines personnes ne soient présentes. L'impossibilité de ces hommes à se déplacer dans le délai nécessaire à cause de la contrainte du travail a considérablement assoupli cette exigence sociale et familiale.

Personnellement, il m'est arrivé de mentir à plusieurs reprises avec le téléphone portable qui me permet de dire que je ne suis pas chez moi alors que j'y suis, que je suis à l'école alors que je suis au lit. Ce qui n'était possible avec le fixe. (...)"

Vous aussi, vous pouvez envoyez vos témoignages par email : africascopie[@]gmail.com ou sur l'Atelier des Médias .

Source : http://africascopie.blog.lemonde.fr/2009/10/13/le-telepho...

15.09.2009

Blog : quel intérêt pour une association ?

Dans la note suivante, nous vous proposons quelques arguments sur l'utilité et l'intérêt d'un blog pour la communication (et plus peut être) d'une association.

Le contexte

Aujourd'hui, beaucoup d'associations disposent d'un site web.

Le plus souvent, ce site contient des informations sur les activités, les zones géographiques couvertes, les thématiques abordées dans les programmes. On trouve également des informations sur l'association, ses membres, son budget, ses bailleurs, sa localisation etc.

Parfois, le site propose des témoignages de bénéficiaires, de bénévoles ou de salariés de l'association. Plus rarement encore, il est possible de trouver une rubrique d'actualités.

La majorité de ces sites contiennent un contenu statique, peu actualisé. Un internaute qui cherche de l'information sur l'association pourra la trouver. Mais quelqu'un qui veut suivre l'association, connaitre ses activités dans le temps, n'a pas vraiment la possibilité de le faire. A moins qu'il existe une lettre d'information ou un magazine, ce qui est rare et implique des coûts.

Le blog, un format avantageux et complémentaire

Tout d'abord, un blog est plus simple à utiliser pour publier des contenus qu'un site web statique décrit plus haut. Pour la
simple raison  que le site statique n'est pas fait pour être actualisé fréquemment. Le blog lui, est pensé pour cela.

Egalement, un blog est plus facile à référencer qu'un site institutionnel statique. Mais cela suppose une production régulière de contenus, alors qu'un site statique, une fois fini, ne nécessite que très peu d'actualisations. Il y a donc nécessairement de la part de l'association une volonté de charger quelqu'un de gérer ce blog.
S'il peut être utile de les opposer, vous l'aurez compris, ces deux types de sites sont complémentaires !

Aussi, le format blog est idéal pour une communication destinée à représenter des activités humaines, des paroles d'individus. Pourquoi ? Simplement parce que le ton d'un blog est plus naturel, spontané et personnel que le ton neutre d'un site institutionnel . En effet, le blog permet la proximité et la relation directe et individuelle avec le public de lecteurs, et surtout, il permet d'échanger, d'entrer en contact, de débattre et de partager son expérience.

Un outil peu coûteux, voir gratuit, à partir du moment ou vous disposez d'un ordinateur connecté à internet

A la différence des sites "vitrines" qui nécessitent un minimum d'investissements, l'hébergement des blogs est le plus souvent gratuit (en échange de bannières publicitaires dont les revenus sont perçus par la régie et l'éditeur de la plateforme de blogs).

Mais sur Solidaires du monde par exemple, il n'y a pas de publicité.

Sur ce point, vous pouvez consulter cet article qui explique
comment choisir son hébergeur et comment créer son blog. Faites votre choix, enregistrez-vous, et c'est parti : Votre blog est prêt à recevoir vos premières publications !

Un outil simple d'utilisation

En effet, il ne nécessite pas de compétences informatiques particulières. Et le blog permet d'intégrer facilement différents formats de contenus : texte, image fixe, audio et vidéo... qui sont autant de témoignages sur les activités de l'association. Et qui lui donnent une visibilité, un porte-voix efficace à destination de ses publics, ainsi qu'une mémoire des activités, disponible pour les personnes qui cherchent des informations à ce sujet : étudiants, journalistes, candidats pour un poste...

Ainsi, en étant présente sur le web par l'intermédiaire d'un blog, l'association gagne en visibilité. En cherchant un peu sur le web, l'association peut découvrir d'autres acteurs sur la même thématique dans des zones différentes par exemple, pour partager les bonnes pratiques, les analyses du contexte, les échecs...

Par une mise à disposition régulière du contenu, l'association multiplie les occasions d'intéresser ses publics et d'entrer en contact avec eux. Comme dit plus haut, ces publics peuvent être différents : curieux, partenaires, bailleurs, bénéficiaires, salariés et bénévoles, chercheurs d'information dans le cadre de leurs activités professionnelles ou scolaires...

Enfin, la communauté de blogueurs est aussi un important relais d'information : la blogosphère agit comme une caisse de résonnance des débats qui animent les médias et l'espace public. Mais cet espace se structure plus par la langue, la culture et les centres d'intérêts, que par le seul ancrage géographique et physique.

Qu'en pensez vous ? Si vous avez des exemples ou des critiques, n'hésitez pas à les formuler dans les commentaires !

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