04/03/2010

Au menu de la rencontre Starting Block

Vous trouverez ci-dessous des éléments et ressources illustrant la présentation animée par Jérôme de l'association Orcades et moi-même sur le thème du web en matiète d'éducation à la citoyenneté et à la solidarité.

Cet atelier est organisé avec des étudiants mobilisés dans le cadre du 14ème week end National de Formation et d’Echanges sur « l’éducation à la solidarité et à la citoyenneté par les jeunes, vers les jeunes » organisé par l'association Starting Block. Pour en savoir plus, voir le programme.


TIC, médias et ECS : enquête et
promenade commentée sur le web 2.0

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Chemin de faire
  • Echanges et communication : email et fonctionnalité "répondre à tous", baisse des coûts, mobilité, inégalités sociales, culturelles
  • Synchronie et asynchronie
  • Mise en relation : démultiplication des rencontres et des échanges
  • Participation : les plateformes de contenu générés par les utilisateurs
  • Collaboration : wiki, partage de fichiers
  • Diffusion : du modèle broadcast  (centre > périphérie) au modèle en réseaux
  • Production : nouveau modèle de production ? Open source
  • Information & sensibilisation : campagnes Greenpeace - Global Voices - Journalisme citoyen - multiplication et spécialisation des médias, incertitudes sur les modèles économiques, avenir du journalisme ?
  • Les associations, les entreprises et les institutions sont producteurs d'informations. Désintermédiation relative // médias traditionnels.
  • Mobilisation : possibilité de s'organiser sans organisation, interpellation et incitation à l'action : avaaz.org - campagne Robin Hood Tax
  • Veille, outils : twitter et netvibes, standard RSS
  • Partage : information, connaissances et compétences. Don de soi, de temps.
  • Inégalités d'accès, de pratiques, représentation de la richesse linguistique
  • Rôle des TIC dans les échanges culturels, économiques, financiers
  • Réseaux sociaux : généraliste et grand public, spécialisés comme wiser earth - ou les réseaux sociaux professionels
  • Langues et échanges interculturels
  • Peer to peer lending : Friendsclear - Prosper, couchsurfing, ebay et création de système d'évaluation de la confiance, réputation
  • Téléphonie mobile dans les pays en voie de développement

 

A vos remarques et questions !

19:13 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : starting block, orcades, presentation, lien, internet, solidarité, web | | | Digg! Digg

23/11/2009

Les Universités Virtuelles : fiche d’identité et premier bilan de l’UVA

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Sur la note demande de bourses du blog Demande de Bourse d'Etude aux Bénévoles, vous êtes nombreux parmi les lecteurs à témoigner d'un besoin d'informations et d'accompagnement pour la poursuite des études, notamment les systèmes de bourses. Partant du constat de l'existence de ce besoin,  nous avons rédigé cette note destinée à vous informer sur les Universités Virtuelles et sur les perspectives d'études qu'elles vous ouvrent.

Définition: les universités virtuelles proposent un accès à l'enseignement via Internet. Cette solution d'e-learning  occupe un rôle d'interface entre un apprenant et un programme de formation qu'il compose à la carte, à partir d'un portail de contenus, d'outils de gestion et de formations.

Présentation de l'Université Virtuelle Africaine (UVA)

L'Université Virtuelle Africaine a été créée en 1997, sur l'initiative du Burundais Etienne Baranshamaje. Ce projet a reçu le soutien de la Banque Mondiale, de Microsoft et de la Banque Africaine de développement, qui a investi 8 millions de dollars en 2004. L'UVA est présente dans 27 pays du continent africain et dans plus de 50 universités.

Les objectifs globaux dégagés par ce projet sont triples. D'une part, permettre l'accès à des formations de qualité pour des africains n'ayant pas les moyens de faire leurs études à l'étranger (notamment en Europe, aux Etats-Unis et au Canada). D'autre part, développer une expertise technique sur le terrain, visant à encourager l'économie locale. Pour finir, pallier au problème d'insuffisance des universités et des établissements supérieurs en Afrique qui peinent à accueillir l'ensemble des étudiants, faute de place et de moyens.

Pour plus de détails sur l'histoire de l'UVA, ses objectifs, ses forces, ses programmes, ses partenaires... Nous vous invitons à consulter la très complète  interview de Dr Bakary Diallo, recteur de l'université africaine sur le site e-learning africa.

L'UVA: le bilan

    Un peu plus de dix ans après la création de l'UVA, un premier bilan peut être dresser. Il s'agit de voir dans quelle mesure les objectifs initiaux ont été réalisés, d'en extraire les points positifs et ceux qui restent soumis à amélioration. Ce bilan peut se résumer en cette question : quelle richesse l'UVA a-t-elle fait naître ?

    En 10 ans, l'UVA a formé près de 50 000 Africains, dont 40% de femmes

    Avec un coût de formation allant de 350 000 à 450 000 FCFA par an (soit 900 à 1 100$ US), l'UVA permet à de nombreux africains d'accéder à une formation de bonne qualité tout en restant dans leur pays.

    L'UVA n'a pas seulement permis de faciliter l'accès à l'éducation supérieure. Il s'est également révélé être un vecteur de développement d'intégration à l'échelle régionale.

    Jacques Bonjawo, ex Président de l'UVA a retracé la genèse de l'Université Virtuelle d'Afrique à l'occasion du dixième anniversaire de l'Université Virtuelle Africaine. A ce titre, il a rappelé que cette idée est celle d'un africain visionnaire et que l'adhésion qu'il a rencontrée par la suite n'avait à la base rien d'évident... Nous vous invitons à consulter cet article intitulé Dixième anniversaire de l'Université virtuelle africaine : La Banque mondiale y a adhéré par « réalisme » et « opportunisme », selon Jacques Bonjawo sur le site du Réseau Ouest et Centre Africain de Recherche en Education.

    Regards croisés

    Pierre-Jean Loiret a consacré son mémoire de Master en 2004 et sa thèse de 2007 en sciences de l'éducation à ces questions. Selon lui, le projet UVA a été accompagné d'un discours politique très « techno centré » et d'un « marketing de l'utopie » qui n'ont pas été à la hauteur des espoirs nourris par le lancement de ce dispositif éducatif.

    L'axe de recherche du Mémoire de Master est motivé par le fait que, selon l'auteur, il est « impossible en Afrique de ne pas croiser le « discours » de l'UVA dans les médias du continent (ni) la mise en valeur de ses résultats réels ou supposés. Il est en revanche beaucoup plus rare de trouver l'expression d'une analyse critique, de la part des journalistes mais aussi des universitaires francophones, au sujet de l'UVA. C'est un motif d'étonnement et l'une des principales motivations de l'écriture de ce mémoire. »

    Jacques Bonjawo concède lui aussi que les acquis de ce projet demeurent assez fragiles et que le défi à relever est « d'arriver à ce  que 80% des formations dispensées par l'université proviennent des universités africaines. Ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle puisque la majorité des contenus viennent des universités partenaires du Nord ».

    Jean-Pierre Loiret rappelle tout de même que « l'UVA a en quelque sorte fait la preuve que l'Afrique pouvait ne pas être absente des réalisations internationales en matière d'EAD (Enseignement A Distance). Son existence contribue à entretenir un débat sur l'avenir des établissements d'enseignement supérieur en Afrique ; alimente l'analyse sur la modernisation du système éducatif, son adaptation aux besoins des pays africains et participe à une réflexion sur le rôle de l'enseignement à distance sur le continent. »

    Autrement dit, si l'UVA doit encore trouver des points d'amélioration (rappelons que cette solution d'e-learning n'a qu'une dizaine d'années), elle actualise néanmoins la prise de conscience de la communauté internationale quant à la place nécessaire de l'Afrique en matière d'enseignement à distance.

    A l'heure du premier bilan des UVA, la question à mener en parallèle est, entre autres, celle de la maturité des stratégies pour faire face aux défis liés à la connectivité (VSAT, Fibre optique...) et au partage et à la production de contenus en lignes (logiciels libres, programmes d'enseignements, centres de ressources pédagogiques, formation des formateurs, bénévolat...). En toute logique,  pour développer efficacement sa diffusion d'enseignement en ligne, l'UVA a besoin d'un réseau d'outils connectiques fiables et performants.

    Témoignages

    Cette année, sur le site de la radio RFI une enquête participative a été menée sur le thème « Afrique : y-a-t'il un ordinateur dans la classe ? ». Les échanges, assez denses et complets, font apparaître une réalité contrastée.

    Globalement, les internautes participants reconnaissent l'intérêt d'Internet dans le développement et l'amélioration du système scolaire en Afrique. De la primaire à l'université, des outils tels que les bibliothèques en ligne sont clairement identifiés comme des moyens de pallier à l'insuffisance de supports documentaires disponibles sur place.

    En revanche, les internautes déplorent l'hétérogénéité qui demeure en matière d'accès à l'outil Internet, et qui passe en premier lieu par le taux d'équipement en ordinateur. Un internaute résume le problème en ces termes : « la fracture numérique est encore légion sous mes yeux ». Dans les faits, en Côte d'Ivoire par exemple, « l'enseignement de l'informatique à partir de la classe de 6ème commence à se rependre dans tous les établissements secondaires. Mais ce n'est pas de façon institutionnelle; cela ne procède pas d'un programme gouvernemental, mais de l'initiative de chaque responsable d'établissement. Et les cours sont dispensés sans ordinateur, dans 95% des cas. »

    En résumé, si la prise de conscience est bien réelle, les moyens d'accès à l'outil Internet sont encore insuffisants et leur développement se fonde la plupart du temps sur la base d'initiatives personnelles et privées.

    En résumé... Le système éducatif en Afrique: une crise systémique

      L'étude du CNED intitulée Formation à distance, multiples Sud résume la pluralité des points de vue sur le sujet : « En caricaturant les points de vues des uns et des autres, pour quelques rares auteurs l'usage d'Internet en éducation est vu comme le mal absolu qui ne résoudra rien et qui va accroître les coûts de l'éducation ; pour d'autres, le remède miracle qui permettra de résoudre l'accès au savoir universel ; les derniers enfin sont des optimistes raisonnés qui pensent que si les problèmes structurels ne seront pas résolus par Internet, la mise en réseau des compétences et certaines expériences réussies de formation à distance permettent de progresser. Cependant, le manque d'intelligibilité dans la mise en place des actions est le plus souvent de mise. »

      Il serait malhabile de dénoncer les faiblesses de l'UVA sans rappeler le contexte dans lequel elle s'inscrit. L'étude du CNED rapporte les insuffisances relatives au système éducatif africain. Le triple déficit dont il est question n'est pas restreint à un constat matériel, il vise :

      • le manque de chercheurs en sciences de l'éducation, de la communication ou en informatique dans le domaine des Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Education (TICE)
      • l'insuffisance d'études scientifiques et objectives (l'étude révèle que les dispositifs de Formation A Distance (FAD) comme TICE relèvent souvent de la communication corporate voire de la publicité mensongère...)
      • ainsi que le déficit en outils actualisés et les références internes concrètes d'ingénierie de formation.

      Par ailleurs, un autre point d'importance est souligné : la diminution des formations des enseignants imposée par la Banque Mondiale et la baisse du niveau académique de leur recrutement. Ainsi, alors même que l'on attend beaucoup des formations à distance, le risque encouru est que le déploiement des TICE se fasse dans le cadre d'une offre privée d'éducation, par essence réservée aux classes favorisées.

      A la lecture de l'ensemble des propos rapportés ici, l'efficacité de l'UVA n'est pas directement en cause. Cette solution d'e-learning, en tant que signe de la nécessaire refonte du système scolaire en Afrique, doit être maintenue. Néanmoins, l'existence et la pertinence de l'UVA n'est pas sans poser une autre question: celle des moyens réellement engagés de la part des organismes et des Etats pour encourager l'essor de ce nouveau modèle éducatif. Celui-ci ne peut-être en effet porté par les seules initiatives privées d'hommes et de femmes qui y reconnaissent là un moyen de dépasser le clivage nord/sud dans l'accès à l'éducation.

       

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      L'enseignement à distance en Afrique, Pascal Renaud, 25/02/2008 sur le site de l'Institut de Recherche pour le Développement

      L'Université Virtuelle Africaine, Jean-Pierre Loiret, 02/01/2006 sur le site de l'Institut de Recherche pour le Développement

      Enquête du FOAD avec l'aide l'Agence universitaire de la Francophonie sur les apprenants d'Afrique sub-saharienne, 2004/2005

      EDUSUD : portail de l'Unesco sur les TIC à destination des enseignants

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      16:57 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : uva, éducation, afrique, enseignement, elearning | | | Digg! Digg

      16/04/2009

      Education et Technologies : le « déclic » pour l’apprentissage ?

      La Semaine de l'Education pour tous aura lieu du 20 au 26 avril 2009. Pour sa 7ème édition, cette Semaine Mondiale d'Action aura comme thème « l'alphabétisation des jeunes et des adultes et la formation tout au long de la vie », l'un des objectifs les plus négligés parmi les objectifs de l'Education pour tous. Lire l'objectif Assurer l'éducation primaire pour tous sur le site des Nations Unies.

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      Durant cette semaine de nombreux évènements sont organisés dont le plus important est la Grande Lecture.
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      L'action de la campagne portera sur une Grande Lecture, qui prendra la forme d'un ouvrage rédigé par des personnalités du monde entier. Les participants liront l'un des récits du livre, ajouteront leur nom dans le livre et le feront passer à d'autres qui pourront à leur tour le lire. Cette grande lecture prévoit de toucher plus de 10 millions de personnes après l'événement du 22 avril, qui se tiendra en présence de nombreux ministres et représentants de gouvernements pour promouvoir l'alphabétisation. Aujourd'hui  près de 774 millions d'adultes sont encore analphabètes, dont plus de 60 % sont des filles.

      Qu'est-ce que l'alphabétisation ?

      Loin de se contenter de la définition fonctionnelle largement répandue mais jugée trop minimaliste et réductrice, la définition retenue par la Campagne Mondiale pour l'Education (CME) est la suivante : « le fait de savoir lire, écrire et compter, de pouvoir gérer des informations, exprimer des idées et des opinions, prendre des décisions et résoudre des problèmes en tant que membre d'une famille, travailleur, citoyen et apprenant tout au long de la vie. L'alphabétisation implique un apprentissage continu qui permet à un individu d'atteindre son ou ses objectifs, de développer ses connaissances et son potentiel, et de pleinement participer à la vie de la société ».

      On tend de plus en plus à vouloir intégrer à cette définition la maîtrise des ordinateurs et plus généralement des technologies de l'information et de la communication (TIC), ce qui prouve l'importance de ces technologies dans l'éducation. On parle d'alphabétisation technologique.

      L'éducation avec les TIC comme moyen de démultiplier les possibilités éducatives :

      • Dans un premier temps, grâce au téléenseignement donné à des professeurs et enseignants (pratique qui est en train de fortement se développer avec des initiatives comme l'université virtuelle africaine, le réseau de téléenseignement et de télémédecine en Afrique) qui vont ensuite transmettre leurs nouveaux savoirs et compétences à leurs élèves.
      • L'ordinateur est un outil pédagogique qui ouvre de nombreuses portes éducatives, en multipliant les possibilités (pour les mathématiques, l'écriture, etc....). A la fois ludique et motivant, le cadre de travail est amélioré. A la croisée de l'apprentissage et du divertissement, il convient à l'éducation. Toutefois l'ordinateur est un outil pensé pour un usage personnel alors que le cadre d'une classe est pensé pour la participation et la collaboration des élèves autour d'un tableau unique.
      • La transmission des connaissances est optimisée, elle peut se faire à distance. Les connaissances ne sont localisées dans certaines bibliothèques des grandes villes. Les enseignements des professeurs peuvent être diffusés à moindre coût. L'ordinateur devient un instrument pédagogique au service de l'enseignant et cela facilite la relation entre les élèves et les professeurs.

      Encore très loin d'être démocratisé dans les pays du Sud - voir cette carte interactive des connexions internet dans le monde -  l'impact des TIC dans l'enseignement est de plus en  plus fort. Initialement, le débat était polarisé entre les tenants de la promotion du numérique et les organisations qui revendiquaient la résolution des problèmes de santé publique et d'alimentation avant la numérisation. On observe aujourd'hui que les nouvelles technologies permettent aussi d'améliorer la résolution de ces problèmes de bases dans les pays en voie de développement. On dépasse donc le conflit entre techno sceptiques et techno-enthousiastes.

      L'éducation aux TIC comme moyen de lutte contre l'exclusion.

      Ne pas être formé à l'informatique, à internet et aux téléphones mobiles, c'est être exclu ! C'est limiter ses perspectives professionnelles et communicationnelles. La culture informatique permet une ouverture sur le monde, des échanges avec des populations lointaines ainsi qu'un enrichissement culturel.

      Certains blogs tels que Famisha s'offusquent du fait que certains étudiants africains n'aient jamais touché un ordinateur ! Pourtant, l'ordinateur devient un outil d'émancipation, une norme sociale et professionnelle qu'il faut absolument maîtriser.

      Les initiatives associatives pour promouvoir l'Education et les TIC

      De nombreuses associations, des particuliers se battent pour mettre à disposition, des ordinateurs, Internet dans des écoles car pour eux les TIC permettent de contribuer à une éducation de qualité !

      On peut citer les associations qui envoient du matériel informatique dans les pays du Sud comme Solidarités Espoir, tout en proposant des formations, qui contribuent à l'ouverture de Cybercafé comme Solidarité Informatique ou encore Informatique et Solidarité qui vient de se lancer dans un projet de grande ampleur d'équipements du Burundi intitulé Kazoza. Ce projet vise à informatiser 500 écoles au Burundi.

      Nelson Mandela affirme que « l'éducation est l'arme la plus puissante pour changer le monde ». L'ordinateur (et les TIC) en deviennent les munitions. Si cette métaphore dénature totalement l'essence, l'âme même de l'éducation, elle n'en apporte pas moins une vision juste sur la portée de l'éducation ! C'est une arme « de développement massif » qui, si elle est bien utilisée, peut mettre fin à de nombreux maux : pauvreté, famine, maladie, inégalité, exclusion, guerre...

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      Site de l'organisation de solidarité internationale spécialisée dans l'éducation et le développement Aide et action

      Pas d'école, pas d'avenir

      Un article intitulé "TIC dans l'éducation" sur le portail de l'UNESCO

      Le portail Educsud, portail des TIC pour l'éducation en Afrique

      Article intitulé "TIC et Education : Repères" sur le blog de l'INRP

      Site officiel de la semaine mondiale d'action 2009

      Le blog d'éducation pour tous

      Des témoignages d'enfants qui n'ont pas accès à l'éducation

      «L'utilisation des TIC dans l'enseignement et la formation en Afrique : la question de la formation à distance.» par Kokou AWOKOU

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      12/03/2009

      Aide et Action : entretien avec Sylvie Miot

      Comme nous vous l'avions annoncé hier dans notre note présentant Aide et Action, voici l'interview de cette ONG. Sylvie Miot, responsable de la communication on line chez Aide et Action, a répondu à quelques questions sur l'éducation, l'opération « 150 message pour l'éducation des femmes », la place d'Internet dans leur communication et leur collecte de fond...

      • Vous soulignez qu'en 2009, 45 millions des filles et des femmes dans le monde n'auront toujours pas accès à l'éducation, quel est le défi majeur pour Aide et Action durant ces prochaines années? 

      A l'occasion du 8 mars, Journée Internationale des Femmes, Aide et Action réaffirme son engagement pour l'éducation des filles et des femmes et poursuivra ses actions de terrain afin qu'elles y accèdent davantage et qu'elles soient mieux armées pour changer le monde. Ainsi, Aide et Action s'engage à influer pour des méthodes d'enseignement et des curriculums qui permettent aux filles comme aux garçons d'apprendre dans les meilleures conditions. L'association poursuit ses efforts dans la formation des enseignantes et l'intégration de la dimension genre dans les programmes de formation des enseignants en général. Enfin, Aide et Action s'engage à promouvoir la vocation enseignante chez les femmes en soutenant l'augmentation du taux d'enseignantes formées, compétentes et qualifiées. 

      • La Déclaration du Millénaire de 2000 annonçait que les gouvernements de la planète s'étaient engagés pour, au plus tard en 2015, donner à tous les enfants, garçons et filles, les moyens d'achever un cycle complet d'études primaires, mais cet objectif ne sera certainement pas atteint. Qu'en pensez-vous?

      Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ambitionnent l'inscription de 100% des enfants à l'école primaire et l'égalité fille - garçon dans l'accès à l'école. Cet enjeu pause certaines questions. D'une part, il se concentre sur l'aspect quantitatif de l'inscription et pas sur la qualité des enseignements. Ainsi dans certaines zones d'Asie ou d'Afrique, jusqu'à 1 enfant scolarisé sur 2 ne sait pas lire au terme du cycle primaire. De plus, on sait qu'après une première inscription, souvent obligatoire, le taux d'abandon est très important dans ces mêmes régions. Du coup, la mesure peut même avoir un effet négatif, si les parents qui ont fait l'effort d'inscrire leur premier enfant n'ont pas l'impression qu'il en retire un acquis, le feront-ils pour le deuxième ?

      Dans ce cadre, Aide et Action accompagne les chaînes éducatives (des parents et associations locales jusqu'aux Ministères) dans le développement d'initiatives renforçant la qualité. Parmi elles ont peut citer : petite enfance, méthodes actives, production de matériels didactiques endogènes, formation des personnels éducatifs (maîtres, directeurs) et administratifs (inspecteurs, formateurs de formateurs), développement d'un environnement lettré. A cela, s'ajoute la volonté de donner du sens à l'école au travers de formations professionnelles adaptées au contexte (I Lead en Inde) ou de programmes scolaires tenant compte des environnements des populations.

      Mais quels que soient nos moyens, notre volonté et l'ampleur de nos partenariats dans les pays où nous travaillons, c'est le financement et la mobilisation autour de l'éducation qui ne sont pas à la hauteur des objectifs affichés. Ainsi, côté financier en 2005, la France consacrait 1% de son Aide Publique au Développement au renforcement effectif de l'éducation de base... Quant à l'enjeu de mobilisation, le défi est de créer et de soutenir les dynamiques locales, nationales et internationales autour de l'accès de tous à une éducation de qualité. Les Etats arrivent rarement à résoudre seuls les problèmes de société, surtout quand il s'agit d'enjeux mondiaux.

      A ce propos, vous avez organisé l'opération « 150 messages pour l'éducation des femmes » à l'occasion de la journée de la femme le 8 mars :

      • Pouvez-vous nous présenter en détail cette opération ? Dans quel but a-t-elle été créée?

      Aide et Action propose, pour la deuxième année consécutive, de se mobiliser dans le cadre de « Mon défi pour l'éducation », une opération de sensibilisation à la solidarité internationale et au droit à l'éducation en faveur de celles et ceux qui en sont exclus. Publier un total de « 150 messages pour l'éducation des femmes » est le défi que nous avons lancé aux bloggeuses et bloggeurs de la plateforme Ebuzzing. Notre objectif est, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, de sensibiliser les internautes sur les disparités persistantes hommes-femmes dans l'accès à une éducation de qualité. L'idée est de donner la parole aux internautes. Nous les invitons à mettre en lumière l'importance de l'éducation des filles et des femmes et à illustrer leur message d'expériences, histoires, témoignages pour engager les discussions avec leurs lecteurs.

       Aide et Action / internet

      • Cette opération s'inscrit-elle dans une stratégie internet plus large ou est-ce une action ponctuelle? Avez-vous d'autres projets de communication?

      Aide et Action adopte une stratégie de visibilité en ligne qui repose essentiellement sur des campagnes à budget limité. Nous bénéficions du programme Google Grant qui permet aux associations de gérer des campagnes de liens sponsorisés gracieuses. Nous travaillons également avec une agence qui négocie des espaces publicitaires gracieux en notre faveur.

      Nous étudions la place que pourrait avoir Aide et Action au sein des réseaux sociaux. Cette opération est donc un test ponctuel. Nous envisagerons d'étendre ce type d'action suivant les résultats obtenus. 

      • Plus généralement, quel usage votre association fait-elle d'internet? Mettez vous en place des dispositifs d'e-learning?

      Aide et Action utilise encore Internet comme un outil d'information à destination de nos internautes. Notre défi est de mieux en exploiter les possibilités et de créer une véritable interactivité avec nos publics.

      Nous ne mettons pas en place de dispositifs d'e-learning.

      • Sur votre budget global, quelle est la part de don reçus par Internet?

      Environ 11% des parrains recrutés en 2008 le sont pas internet.

      • Enfin, pourriez-vous nous donner votre définition de la solidarité?

      Etre solidaire, c'est partager et agir pour un monde où la dignité est assurée pour toutes et tous, femmes, hommes et enfants, grâce à l'éducation, levier du développement humain. 

      Prochainement, nous vous tiendrons informés des retombées de l'action « 150 messages pour l'éducation des femmes ».

      11/03/2009

      Aide et Action, l’éducation au service du développement

      Lors de notre note sur la journée de la femme, nous vous avions parlé de l'ONG Aide et Action et de son action « 150 messages pour l'éducation des femmes » lancée en faveur de l'éducation des femmes. Nous avons voulu en savoir plus. Sylvie Miot, responsable de la communication on line, a accepté de répondre à nos questions. Dans cette note, nous vous présentons l'ONG. Demain, dans une nouvelle note, nous vous retranscrirons l'interview.

      Aide et Action : présentation

      Créée en 1981, cette association de solidarité internationale a pour but le développement grâce à une éducation de qualité. Première association de parrainage en France, elle propose entre autres, de soutenir des projets éducatifs qui permettent l'accès à l'éducation, l'amélioration et la diversification du système éducatif...

      Par association de parrainage, on entend une association qui fait l'intermédiaire entre les fonds versés par des donateurs et les enfants qui ont besoins de ces dons. Bien plus qu'un simple don, le parrainage est un moyen de contribuer de façon concrète et suivie à l'éducation d'un enfant. Des informations sont données sur l'évolution de l'enfant parrainé, et une correspondance s'établit avec lui.

      Aide et Action compte 63 000 marraines, parrains et donateurs réguliers qui permettent d'accompagner l'éducation de plus de 5 millions de personnes dans le monde.

      Cette ONG intervient dans 22 pays au travers de 120 projets. Avec un réseau de pas moins de 700 bénévoles répartis sur 60 départements français et environ 1000 salariés dans le monde, cette association est reconnue d'utilité publique, agréée par le Ministère français de l'éducation nationale et considérée par l'Unesco comme l'un des 50 acteurs majeurs pour l'éducation.

      En 2007, les ressources de l'association atteignaient 24 359 K€.

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      Les projets sont menés sur le long terme. Tournés vers les acteurs locaux (communautés villageoises, parents d'élèves, enseignants, ONG locales, Etat...), ils tiennent compte des spécificités culturelles et visent la responsabilisation des acteurs. Sans couleur politique ni religieuse, les valeurs défendues sont celles de la liberté, du respect, de la solidarité, de l'équité et de l'intégrité qui sont bien traduites dans le site.

      Aide et Action : le site

      Le site d'Aide et Action est riche et bien fait. Ses contenus sont accessibles pour les mal et non voyants grâce à la solution handilog 2.0. Pour les utilisateurs de flux RSS, le site met à disposition un flux pour récupérer les contenus mis à jour.

      Deux objectifs apparaissent : Informer en toute transparence et sensibiliser pour mener à l'action.

      Les contenus du site

      Pour répondre à ces objectifs, Aide et Action propose une newsletter et un magazine « Aide et Action », mensuel, au format pdf (sommaire du n°108) ; des dossiers et communiqués de presse sont également disponibles pour les journalistes. En complément, des éléments de présentation de l'association, ses membres, ses partenaires, ses actions et son bilan annuel.

      On trouve aussi sur le site une rubrique dédiée aux témoignages de parrains (par exemple, ce blog rédigé à l'occasion d'un voyage en Inde), des éléments sur les avantages fiscaux sont mis en avant pour les donateurs, ainsi que les différentes façons de soutenir les actions de l'association. Parmi les dispositifs de soutien, on trouve le parrainage, le don régulier ou ponctuel, les legs-Donations, l'épargne solidaire, le bénévolat, les cadeaux solidaires via la boutique en ligne du site ou sur le site des partenaires...

      Sur Youtube, Aide et Action entretient une chaine de vidéos pédagogiques : on y trouve à la fois des témoignages de personnels sur le terrain et des films d'animation pour sensibiliser à la problématique de l'éducation.

      Le mot d'ordre est donc de convaincre en inspirant confiance. Aide et Action cherche à expliquer le bienfondé des missions, la simplicité de participation et les avantages pour le contributeur (aide au développement, correspondance avec les enfants parrainés, avantages fiscaux, témoignages et récits des actions...).

      La diversité des moyens permet à l'internaute de trouver un moyen d'action qui lui correspond.

       

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      Notre interview de Sylvie Miot
      , responsable Communication on line de Aide et Action

      blog d'un parrain d'une écolière indienne

      Témoignages de parrains, marraines et donateurs sur le site de Aide et Action

      Article « Le parrainage, une aventure humaine » de Violaine De Marsangy

      Portail de l'UNESCO Education

       

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      13/11/2008

      L'Agence mondiale de Solidarité Numérique

      Les actions de réduction des inégalités en matière d’accès à l’information ne semblent pas, de prime abord, être les plus urgentes, ni les plus cruciales.

      Cette problématique de l’ICT4D (information & communication for development) est posée justement dans les pages 8 à 11 du rapport rédigé par Albert Masetti-Zanini de la London School of Economics en octobre 2007 : Web 2.0 and International Development NGOs (en anglais), questionnant “la sagesse de dépenser de l’argent en infrastructures techniques quand un grand nombre de personnes dans les pays en développement ont à peine à manger”.

      Si certains réduisent le problème à une dichotomie "pain-vs-ordinateur", cette approche semble insuffisante car elle revient à nier "le besoin des pays en développement de s’adapter aux changements de la société de l’information, et à refuser aux pauvres un outil essentiel qui pourrait les aider à améliorer leur mode de vie".

      Voici quelques exemples cités dans l’étude d’Albert Masetti-Zanini : "En Gambie, les infirmières des villages reculés ont utilisé des cameras digitales afin de télécharger les images de symptôme des patients sur l’ordinateur pour ensuite les transférer à des centres de santé en Europe pour étude, s’assurant ainsi d’un diagnostic et d’un traitement de la maladie plus juste. A Andrhra Pradesh, en Inde, les bureaux du cadastre ont numérisé et mis en réseau leurs dossiers, éliminant alors les anciennes pratiques obscures d’évaluations de propriété touchées par la corruption. Accéder à l’information est également essentiel pour les personnes dont les modes de vie dépendent de leur connaissance des prix réels de leurs produits. Des fermiers et pêcheurs en Inde sont maintenant capables de vérifier les prix du marché de leurs biens en utilisant les téléphones portables connectés au réseau."

      Dans un monde de plus en plus interdépendant en matière d’échanges d’informations, le développement et l’évolution vers des sociétés de l’information associé à l’appropriation par les populations des nouveaux moyens de communication est un enjeu majeur : en particulier dans les domaines de la santé, de l’enseignement, de la gestion etc.

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      L’Agence mondiale de Solidarité Numérique (ASN) et le Fond mondial de Solidarité Numérique (FSN) ont été créés en 2005 pour réduire cette fracture qui freine le développement de société de l’information dans les pays les moins développés.
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      Suite au succès du « Sommet de Lyon », qui a réuni en décembre 2003 plus de 300 élus du monde entier pour débattre des grands enjeux de la société de l’information au 21ème siècle les villes de Lyon, de Genève, la province du Piémont et que la République du Sénégal ont engagé une initiative mondiale sur la solidarité numérique. Les sommets qui ont suivi, ceux de Genève (2003), de Tunis (2005) ont également représenté des étapes importantes dans la création de l’ASN.
      Le Fond et L’Agence mondiale de Solidarité Numérique agissent principalement sur le renforcement des capacités numériques au niveau des communautés locales.

      Ils accompagnent la mise en œuvre de nombreux projets visant à créer de réelles infrastructures numériques et un nouvel élan communicationnel au sein de ces collectivités.
      Nous n’avons pas trouvé le budget du Fond mais celui-ci est alimenté par plusieurs mécanismes de financement : des contributions volontaires provenant des Etats, des collectivités ou des entreprises. La source principale de financement, néanmoins, reste celle du « pour cent numérique » : « Il s’agit d’une contribution de 1% sur les marchés publics relatifs aux technologies de l’information, payée par le vendeur sur sa marge ».
      Réduire la fracture numérique dans les pays les moins développés ne peut plus être considéré comme un luxe contingent aujourd’hui ; dans un monde surinformé, « le manque d’accès à l’information » équivaut nécessairement à  « inégalité ».
      Grâce à l’ASN et au FSN, l’ordinateur, le réseau et les personnes qui l’animent, échangent et produisent du contenu, deviennent les nouveaux médias, renforcent la société civile et participent au développement de la démocratie.

      Pour prolonger ce billet
      Une interview d'Alain Madelin sur la fracture numérique par 01net.
      Un compte-rendu des activités de l'université numérique d'été proposé par le blog Qui vivra verra / Le rendez-vous du donner et du recevoir
      La vidéo d'un reportage réalisé par direct 8 sur le projet éducation numérique pour tous porté par Alain Madelin président du Fonds mondial de solidarité numérique sur Dailymotion
      Un mémoire sur l'apport du "web 2.0" à la solidarité numérique par Destiny Tchehouali, en stage à l'agence en 2008