28.04.2010
Etude NTEN sur l'utilisation des médias sociaux par les organisations sans but lucratif
NTEN, le non profit technology network, Common knowledge et The Port réalisent chaque année une étude auprès des organisations sans but lucratif (OSBL) américaines sur le thème de leur utilisation des médias sociaux. La dernière version a été publiée en avril 2010 en anglais, voici ma sélection de quelques points clés de l'étude.
A propos de la méthodologie
Etude menée auprès de 1 173 professionels des OBSL, entre le 3 février et le 15 mars 2010.
Deux groupes de questions ont été posées :
- Sur l'utilisation des sites sociaux commerciaux (Twitter, Facebook, LinkedIn...)
- Sur la construction et l'utilisation de sites sociaux développés par l'organisation sur son propre site web : les sites sociaux maison
Les réponses émanent d'organisations de toutes tailles dans les secteurs suivants : Arts et culture, associations, éducations, environnement et protection des animaux, santé, services à la personne, organisations de solidarité internationale.
Il s'agit de la seconde édition, ce qui permet des comparaisons et des remarques sur l'évolution des pratiques.
Résultats de l'étude
Les médias sociaux commerciaux
- 86% des organisations consultées ont une présence sur Facebook. Contre 74% l'an passé.
- 60% ont une présence sur Twitter, contre 43% en avril 2009.
- LinkedIn et Yoube sont utilisés comme l'an passé par 48 et 33% des organisations
- Myspace recule de 26 à 14%
Les organisations internationales sont unanimes sur l'utilisation de Facebook : 97% l'utilisent
- 46% des organisations indiquent que la collecte de fonds (fundraising) joue un rôle important dans leur choix de présence sur les médias sociaux, juste derrière le marketing de leur association.
- 40% des organisations confirment avoir levé des fonds sur Facebook mais 78% d'entre elles ont levé une somme inférieure à 1 000$ dans les 12 derniers mois.
- Facebook est la seule plateforme permettant à des organisations de lever plus de 10 000$ sur 12 mois.
Les médias sociaux maison
- 22% des organisations disent travailler sur un média social conçu sur le site de leur organisation. Ce chiffre était de 28% l'an passé.
- Sur le marché américain des médias sociaux maison, les plateformes sur mesure représentent 22%, Drupal 12%, Ning représente 12% (mais Ning est actuellement en train de revoir son modèle économique gratuit...) et 5% pour The Port Networck.
- Le recours aux médias sociaux maison suppose un effort financier et humain plus important, et plus de temps aussi.

Extrait de l'étude Non profit social network benchmark survey
Les médias sociaux commerciaux les plus utilisés

Le rôle des médias sociaux commerciaux
- 92.5% répondent qu'ils utilisent les médias sociaux pour faire du marketing traditionnel. A savoir promotion de la marque, des programmes, des événements et des services fournis.
- 45.9% répondent que c'est pour faire de la collecte de fonds.
- Et 34.5% pour distribuer leurs programmes et leurs reflexions.
- Enfin 24.3% les utilisent pour faire des recherche sur leur marché.
Ressources humaines allouées à l'animation des médias sociaux

- 48% des organisations indiquent qu'elles prévoient d'augmenter les ressources humaines allouées à cette activité.
- 48% affirment souhaiter rester au même périmètre de ressources.
- 4% des organisations vont diminuer les ressources allouées.
- Les principales barrières à l'allocation de nouvelles ressources
- La difficulté à évaluer le retour sur investissement de l'activité.
- Le manque de pratique et d'entrainement des organisations.
- Les départements communication et marketing sont les principaux responsables de l'animation des médias sociaux (plutôt le marketing pour les plus grandes organisations, plutôt la communication pour les plus petites).
- Les principaux indicateurs suivis pour évaluer les résultats sont le nombre de visiteurs amenés sur le site et la taille de la communauté
Les revenus générés à travers les médias sociaux commerciaux
Les médias sociaux comemerciaux tiennent leur promesse en termes de traffic généré, mais pas en terme de collecte de fonds. 77% des organisations ont levé moins de 1000$ sur la seule plateforme qui permette à certains acteurs de lever plus de 10 000$ : Facebook. Un pourcentage qui mont à 88% pour Twitter.
La taille des organisations n'est pas un facteur explicatif de la réussite ou de l'échec des levées de fonds sur les médias sociaux.
Afin d'améliorer leurs pratiques, 30% des utilisateurs affirment avoir besoin de conseils et d'entrainement pour mieux travailler avec leurs publics sur les médias sociaux.
Pour obtenir l'étude complète (en anglais) rendez-vous sur le site de NTEN
Quelques conseils pour débuter sur les sites sociaux - 05/05/2010
19:30 Publié dans Communication / Médias | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : nonprofit, reseaux sociaux, facebook, twitter, ressources, budget, association, ong |
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Digg
20.01.2010
Les résultats de recherche "Haïti" sur Facebook
Depuis la tragédie haïtienne, Internet et les réseaux sociaux en particulier, apparaissent comme des caisses de résonnance, des lieux de mobilisation et des outils pour la collecte de fonds des associations.
A la manière des grands médias, Facebook entretient une proximité émotionnelle entre l'événement et les internautes. Ce qui s'affiche sur les pages Facebook de votre réseau semble plus personnel et proche que ce que les télévisions et radio retransmettent ? Si oui, cela promet un avenir certain à l'utilisation d'internet en matière de solidarité. Si le mimétisme est une strétégie répandue entre internautes membres d'un même réseau, la mobilisation et la collecte de fonds ne sont qu'au début de leur histoire numérique.
Sur Facebook, après le tremblement de terre, des groupes, des pages fans et des événements se sont créés dans de nombreuses langues (en anglais en majorité, en espagnol, portuguais, français, italien, allemand aussi). Le type d'information va de la page d'hommage à l'annonce d'événements publics, de l'invitation à donner à la page dédiée d'information d'une organisation internationale, de l'appel à l'annulation de la dette pour Haïti aux nombreuses pages qui monnayent l'adhésion des membres contre l'envoi d'1 $ en aide aux victimes. Ces dernières comptent énormément de membres...
A propos des pages de recrutement de membres contre promesses de dons
Le 19 janvier, 7 jours après la catastrophe, on dénombrait 15 000 groupes comprenant le mot « Haiti ». Pour faire son choix entre ces milliers d'initiatives, la langue et le nombre de membres déja inscrits semblent être les critères majeurs. Parmi les premiers résultats :
- 345 096 membres pour « For Each Member Who Joins I Will Donate $0.05 to Haiti Earthquake Victims » en français « Pour chaque membre se joignant au groupe, je ferai un don de 0.05$ en faveur des victimes du tremblement de terre de Haiti ».
- 288 000 fans pour Ayuda a Haití con un Click, 5 min. pueden salvar una vida. « Aide Haiti en 1 click, 5 minutes peuvent sauver une vie ».
A première vue, ces page sont anonymes. Cela doit inciter à la prudence. Pour le première, la somme collectée serait remise à la section Haïti de la Croix-Rouge Américaine « The Red Cross Haiti Disaster Relief Foundation ». Si des liens existent vers les formes de don possible à la Croix Rouge Américaine (alors que la la Croix Rouge Américaine a sa propre page Facebook) ainsi que des vidéos sur les ONG agissant en Haïti sont proposées, on ne peut que douter de l'authenticité de cette page. Sa vocation est sans doute uniquement de générer le plus grand nombre de membres afin de collecter des données personnelles.
Si les fans de ces pages ne s'engagent pas financièrement mais pensent engager un tiers sans doute l'auteur de la page a-t-il un intérêt à cumuler tant de membres.
Nous mettons donc en garde les internautes, car si certains ont une démarche sincère et honnête, tous ne le sont pas pour autant.
Notons que la date de création, le nom de l'administrateur, les messages ou liens sont autant d'indices qui peuvent aiguiller votre jugement. Par ailleurs n'hésitez pas à écrire à l'administrateur de la page, ou sur le mur (dans la mesure où il serait anonyme) ou à l'association pour confirmer ou infirmer les unions. Mais l'association risque d'avoir d'autres demandes plus urgentes...
Les groupes les plus importants sont majoritairement ceux qui appellent à la générosité des internautes. Sur les six premiers, trois proposent un don en échange de l'appartenance au groupe. Pourtant, ces pages ne donnent pratiquement pas d'information sur l'évolution de la situation. Elles ne vivent que par leur promesse et les internautes qui y croient.
Cette prédominance pose des questions. Pourquoi aucune ONG n'apparait dans la première page de résultat d'une recherche "Haiti" sur Facebook ? Pourquoi le moteur de recherche de Facebook privilégie les pages comptant le plus de fans dans ses résultats ? Pourquoi n'y a-t-il pas de mise en garde sur ces pages ?
Enseignements pour les ONG : anticiper la recherche des internautes
La surreprésentation des groupes de promesse de dons contre appartenance à la page vient du fait que les internautes ont principalement cherché le mot clé Haïti sur Facebook. Un des mots les plus prononcés dans les médias ces 15 derniers jours...
Si le moteur de recherche de Facebook a connu un pic comparable à celui de Google, alors ce sont les créateurs de page les plus réactifs qui ont récupéré le plus grand nombre de fans et la plus forte visibilité. Cela m'incite à penser que les ONG ont intérêt à créer elles-mêmes leur page dédiée au moment d'une urgence, comme l'a fait la Croix-Rouge Italienne, première ONG à apparaitre dans les pages de résultats d'une recherche sur Haïti.
Il est facile de créer une nouvelle page, et il est simple pour les ONG de les alimenter avec les informations qu'elles récupèrent du terrain : ces pages seraient donc bien plus intéressantes que celles mentionnées précédemment.
Enfin, c'est une manière supplémentaire de donner de la visibilité aux actions de l'association et de proposer aux internautes une possibilité de donation sécurisée par la crédibilité de l'organisation.
La page Canada for Haïti
Parmi les premieres pages de résultats de recherche apparait la page Canada for Haïti. Elle compte 160 000 membres anglophones principalement. La page propose les logos de 8 orgnisations caritatives nord américaines et compte tenu de son nom elle a du être visité par bon nombre de canadiens expatriés ou vivant dans leur pays. Je n'ai pas relevé d'autres initiatives "nationales" d'un autre pays mais je ne parle pas toutes les langues.
L'initiative parait intéressante car le titre invite les canadiens à se fédérer autour de la cause. Auncun administrateur n'est mentionné mais la page renvoie à de nombreuses reprises vers cette page dédiée à la donation de l'ONG World Vision.
Dans cette initiative, je trouve intéressant que plusieurs ONG s'unissent pour s'adresser à la communauté canadienne (et à toutes les communautés qui s'estiment en affinité évidemment! Si vous lisez un peu les messages du mur vous verrez de l'arabe, de l'italien, du français...).
Plutôt que chaque ONG génère sa page et plutôt que de s'inscrire dans la concurrence des dons, le fait de se réunir pour s'adresser à une communauté en particulier me parait une bonne idée.
09:24 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : facebook, haiti, association, collecte, fonds, reseau social |
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Digg
28.12.2009
Le cadeau de Noël de Google
Pour fêter la fin d'année comme il se doit, le géanti Google vient d'enfiler son costume de Père Noël en offrant son cadeau à 25 associations du monde. Et sous le papier cadeaux: un don à partager de 20 millions de dollars. « Puisque les associations caritatives ont connu l'une des années les plus difficiles de la décennie, nous avons décidé de donner 20 millions de dollars pour aider ceux qui nous aident tous. Le cadeau que nous voulons vous offrir est leur cadeau. Joyeuses Fêtes», explique-t-il sur sa page.
Les heureux bénéficiaires sont :
- Feeding America, organisme de charité le plus important des États-Unis fournissant annuellement un soutien alimentaire à plus de 25 millions d'Américains.
- Boys and Girls Clubs
- Smile Train
- CARE, Mothers Matter
- World Wildlife Fund, Natural Capital Project
- Mobile Creches
- Prajwala
- HEAL Africa
- African Institute for Mathematical Sciences
- The Mango Tree
- National Center for Missing and Exploited Children
- Harlem Children's Zone
- Save the Children, Latin America focus
- Reporters sans frontières
- Witness
- Loud Against Nazis
- Global Voices
- Ushahidi
- Save the Children, Middle East and Eurasia focus
- Grupo Cultural Afro Reaggae
- Ashesi University College, Ghana
- Pratham
- Australian Indigenous Mentoring Experience
- Shin Shin Educational Foundation
- Tzu Chi Foundation
Les associations recevront en moyenne 800 000 dollars, ce qui, en période de crise, et de baisse de dons des particuliers, n'est pas négligeable...
15:50 Publié dans Non profit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : noel, don, cadeau, association, caritatif, organisation, 2009, fete |
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Digg
15.09.2009
Blog : quel intérêt pour une association ?
Dans la note suivante, nous vous proposons quelques arguments sur l'utilité et l'intérêt d'un blog pour la communication (et plus peut être) d'une association.
Le contexte
Aujourd'hui, beaucoup d'associations disposent d'un site web.
Le plus souvent, ce site contient des informations sur les activités, les zones géographiques couvertes, les thématiques abordées dans les programmes. On trouve également des informations sur l'association, ses membres, son budget, ses bailleurs, sa localisation etc.
Parfois, le site propose des témoignages de bénéficiaires, de bénévoles ou de salariés de l'association. Plus rarement encore, il est possible de trouver une rubrique d'actualités.
La majorité de ces sites contiennent un contenu statique, peu actualisé. Un internaute qui cherche de l'information sur l'association pourra la trouver. Mais quelqu'un qui veut suivre l'association, connaitre ses activités dans le temps, n'a pas vraiment la possibilité de le faire. A moins qu'il existe une lettre d'information ou un magazine, ce qui est rare et implique des coûts.
Le blog, un format avantageux et complémentaire
Tout d'abord, un blog est plus simple à utiliser pour publier des contenus qu'un site web statique décrit plus haut. Pour la simple raison que le site statique n'est pas fait pour être actualisé fréquemment. Le blog lui, est pensé pour cela.
Egalement, un blog est plus facile à référencer qu'un site institutionnel statique. Mais cela suppose une production régulière de contenus, alors qu'un site statique, une fois fini, ne nécessite que très peu d'actualisations. Il y a donc nécessairement de la part de l'association une volonté de charger quelqu'un de gérer ce blog.
S'il peut être utile de les opposer, vous l'aurez compris, ces deux types de sites sont complémentaires !
Aussi, le format blog est idéal pour une communication destinée à représenter des activités humaines, des paroles d'individus. Pourquoi ? Simplement parce que le ton d'un blog est plus naturel, spontané et personnel que le ton neutre d'un site institutionnel . En effet, le blog permet la proximité et la relation directe et individuelle avec le public de lecteurs, et surtout, il permet d'échanger, d'entrer en contact, de débattre et de partager son expérience.
Un outil peu coûteux, voir gratuit, à partir du moment ou vous disposez d'un ordinateur connecté à internet
A la différence des sites "vitrines" qui nécessitent un minimum d'investissements, l'hébergement des blogs est le plus souvent gratuit (en échange de bannières publicitaires dont les revenus sont perçus par la régie et l'éditeur de la plateforme de blogs).
Mais sur Solidaires du monde par exemple, il n'y a pas de publicité.
Sur ce point, vous pouvez consulter cet article qui explique comment choisir son hébergeur et comment créer son blog. Faites votre choix, enregistrez-vous, et c'est parti : Votre blog est prêt à recevoir vos premières publications !
Un outil simple d'utilisation
En effet, il ne nécessite pas de compétences informatiques particulières. Et le blog permet d'intégrer facilement différents formats de contenus : texte, image fixe, audio et vidéo... qui sont autant de témoignages sur les activités de l'association. Et qui lui donnent une visibilité, un porte-voix efficace à destination de ses publics, ainsi qu'une mémoire des activités, disponible pour les personnes qui cherchent des informations à ce sujet : étudiants, journalistes, candidats pour un poste...
Ainsi, en étant présente sur le web par l'intermédiaire d'un blog, l'association gagne en visibilité. En cherchant un peu sur le web, l'association peut découvrir d'autres acteurs sur la même thématique dans des zones différentes par exemple, pour partager les bonnes pratiques, les analyses du contexte, les échecs...
Par une mise à disposition régulière du contenu, l'association multiplie les occasions d'intéresser ses publics et d'entrer en contact avec eux. Comme dit plus haut, ces publics peuvent être différents : curieux, partenaires, bailleurs, bénéficiaires, salariés et bénévoles, chercheurs d'information dans le cadre de leurs activités professionnelles ou scolaires...
Enfin, la communauté de blogueurs est aussi un important relais d'information : la blogosphère agit comme une caisse de résonnance des débats qui animent les médias et l'espace public. Mais cet espace se structure plus par la langue, la culture et les centres d'intérêts, que par le seul ancrage géographique et physique.
Qu'en pensez vous ? Si vous avez des exemples ou des critiques, n'hésitez pas à les formuler dans les commentaires !
10:00 Publié dans Communication | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : blog, association, ong, humanitaire, média, outils, communication, réseau, référencement, hébergement, gratuit, communication des associations, blogging |
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Digg
24.08.2009
31 août : Journée mondiale du blog (Blog Day)
Lundi 31 août prochain, se tiendra sur internet la Journée Mondiale du blog ou 310g Day. Dédiée à tous les blogs et blogueurs.
Comme vous l'avez peut être remarqué, un tag a été créé pour l'occasion : 310g Day. Écrivez-le avec le 3, le 1 et le 0 en numéro et le g dans un moteur de recherche, cela permet de trouver tous les blogs participant à l'opération.
C'est une façon astucieuse d'exclure des résultats de la recherche tous les articles mentionnant les mots "blog" et "day", mais qui ne participent pas à l'opération.
Cette événement sera l'occasion pour : "les bloggers partout dans le monde de poster un article recommandant 5 nouveaux blogs, de préférence des blogs différents de leur culture, point de vue et attitude. En ce jour, les visiteurs de blogs se retrouveront projetés et découvriront des blogs inconnus, célébrant la découverte de nouvelles personnes, et de nouveaux bloggers."
Je trouve intéressant de voir que cette journée vise à favoriser la présentation par un bloggeur de blogs qui ne sont pas directement dans l'univers de ce bloggeur.
Pour d'avantage d'informations, rendez-vous sur le site officiel : www.blogday.org
Cette journée nous donne l'occasion de revenir sur le phénomène des blogs : ce qu'est un blog je pourquoi utiliser ce support pour une communication en ligne.
Sur le net, les premiers journaux personnels sont apparus au Canada dés 1995. Depuis, le phénomène s'est démocratisé et voila où nous en sommes aujourd'hui :
| Le phénomène en quelques chiffres |
| 100 millions : c'est le nombre de blogs recensés par Technorati, moteur de recherche de la blogosphère 120 000 : c'est le nombre de blogs qui sont crées tous les jours dans le monde 9 millions : c'est le nombre d'internautes français (soit plus de 30% de la totalité des internautes) qui consultent au moins un blog tous les mois |
Toutefois, si ces chiffres impressionnent, nous manquons de données sur la durée de vie d'un blog.
Car s'il est simple d'ouvrir un blog, il est beaucoup plus exigeant de l'éditer dans la durée et d'en faire un outil de communication. Cela demande un investissement dans le temps et s'apparente plutôt à un marathon qu'à un 100 mètres.
Le blog témoigne de l'appropriation des espaces en ligne par le public
Qu'est-ce qu'un blog ?
Le terme de blog a été formé par l'association de deux termes, web (la toile) et log (journal). Un journal de bord en quelques sortes.
Ce sont les jeunes de la génération « digital natives » qui s'est approprié le phénomène de manière massive dans les années 2000. De ce fait, le blog a beaucoup été ramené à sa dimension intime, personnelle et « adolescentrée », par de nombreux journalistes notamment.
Alors que le blog a d'emblée était un outil d'expression multiple : personnel et collectif, intime et politique, amateur et professionnel, gratuit et intéressé, original et copié collé...
Quelques fondamentaux
- L'architecture du blog en fait un site d'expression personnelle, au sens de l'expression d'une personne : le plus souvent le blog est le fait d'un bloggeur.
- Mais il existe des blogs avec une rédaction à plusieurs. C'est le cas de celui que vous lisez.
- Mais il existe des blogs avec une rédaction à plusieurs. C'est le cas de celui que vous lisez.
- Un blog offre une fonctionnalité de commentaires, ce qui laisse un espace d'expression aux lecteurs du blog. De ce fait, le blog est aussi un terrain d'expression collective, un espace de débats, d'échanges d'arguments, notamment entre le bloggeur et ses lecteurs.
- Mais il existe des blogs fermés aux commentaires, ou du moins des notes sur lesquels il n'est plus possible de commenter
- Un blog exige un travail d'écriture régulier et favorise l'actualisation des contenus. La dernière note publiée est présentée en premier. Les notes publiées antérieurement ne sont donc pas aussi visible que les dernières notes publiées
- Mais il existe des blogs avec une architecture telle que des contenus publiés antérieurement sont directement accessible depuis la première page du blog
Pourquoi un tel succès ?
L'une des clefs du succès des blogs provient de leur simplicité.
Avant l'arrivée des blogs (et mis à part les forums de discussion), il était nécessaire de connaitre le langage html pour éditer un site web.
Depuis l'avénement des blogs, il est possible d'éditer du texte et des images sur internet sans maitriser le langage html. De ce fait, n'importe qui disposant d'un ordinateur, d'une connexion internet et voulant s'exprimer, peut créer son blog en quelques minutes. Par contre, il vous faudra passer de nombreuses heures avant de disposer d'un blog digne d'intéresser des lecteurs !
La dimension sociale des blogs est également un point important expliquant leur succès. En effet, l'interactivité est fondamentale dans la blogosphère : les blogs valent autant par le propos du blogueur que par ce qu'écrivent les contributeurs et les autres blogueurs à travers les commentaires.
Un blog sans commentaire et un blog très commenté n'offrent pas la même variété de points de vue.
Sur le plan technique cette interactivité est assurée par des liens hypertextes, des rétroliens et des fils RSS.
Le blog et les faveurs des moteurs de recherche
Enfin le blog présente de nombreux avantages en termes de référencement. Du point de vue de la stratégie de communication, ce point est sans doute le plus important. Il fera l'objet d'une note prochainement. Pour résumer retenez deux points :
- Chaque note d'un blog produit un url, c'est-à-dire une adresse internet unique. Cette adresse reprend généralement les mots du titre de la note. Or c'est avant tout dans ces liens que le moteur de recherche fouille avant de vous proposer des résultats.
- Ainsi en produisant de nombreux url, sur un champ sémantique donné, un blog construit son référencement plus rapidement qu'un site web qui ne produit pas régulièrement des url.
- La deuxième explication permettant de donner avantage aux blogs sur les sites statiques en termes de référencement, ce sont les interconnexions entre les blogs. En effet, la blogosphère produit beaucoup plus de liens que la sphère des sites statiques (souvent contraint par des dispositions de responsabilités juridiques). De ce fait elle est favorisée par les moteurs de recherche, au détriment des sites statiques.
Autres éléments sur le référencement
Le contenu : un contenu de qualité intéressant une communauté de lecteurs spécialisés, sera susceptible d'intéresser d'autres blogueurs et internautes, créant ainsi du trafic vers votre blog. Vos articles et arguments peuvent être repris sur un autre blog, ou renvoyer vers votre blog grâce aux liens hypertextes.
En tant que bloggeur, il est intéressant de prendre la parole par le biais de commentaires sur des blogs qui traitent de sujets similaires. C'est aussi de cette manière que s'organise la conversation entre les blogs.
Les mots clés : faites bien attention à vos titres et aux mots clés (tags) associés à votre article, qui favorise le référencement, c'est-à-dire le positionnement de votre blog dans la liste des résultats proposés lors d'une requête sur ces mots-clefs.
Liens : n'hésitez pas à étoffer vos articles de liens sortants, renvoyant vers des articles sur la même thématique, des définitions, des contenus multimédias... Ce qui vous permet de rediriger vos lecteurs vers les blogs des autres et ce qui vous apporte indirectement du trafic.
Je vous invite à lire cet article sur l'optimisation d'un blog et illustré de quelques exemples : un blog pour améliorer son référencement, et sur le blog Solidaires du monde De nous à Vous, vous trouverez de nombreux conseils dans la catégorie "Comment bien bloguer"
12:42 Publié dans Médias et informations | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Digg
13.08.2009
Twitter : présentation et utilisation pour les ONG
L'objectif de cette note est double :
- Présenter le service Twitter et le situer dans la chaine de diffusion de l'information
- Proposer des pistes concernant l'utilisation de ce service pour les acteurs de la solidarité et du développement
Resituons Twitter : chiffres et présentation
En chiffres : 27 millions d'utilisateurs et plus d'1 milliard de messages envoyés
Twitter est un service internet qui, depuis fin 2008, fait parler beaucoup parler de lui tant par son attrait que par sa méconnaissance.
Il s'agit d'un outil de microblogging et de réseau social qui permet à un utilisateur d'envoyer gratuitement des messages, appelés « tweets » (tweet veut dire gazouillis en français, des petits cris d'oiseaux numériques), de 140 caractères maximum, par Internet, par messagerie instantanée et/ou par SMS.
Au vu des chiffres de croissance, l'outil est en pleine ascension puisque 72,5 %* des utilisateurs ont rejoint Twitter lors des 5 premiers mois de 2009.
Mais malgré un certain succès, Twitter reste un outil peu connu et encore mal utilisé. Pour preuve, 85,3 %** des utilisateurs postent moins d'un tweet par jour et même 21 %** des utilisateurs n'ont jamais émis de message.
*étude Pear Analytics, Aout 2009 http://www.pearanalytics.com/wp-content/uploads/2009/08/T...
*étude Sysomos, Inside Twitter, Juin 2009 http://www.sysomos.com/insidetwitter/
Premier maillon de la chaine de diffusion de l'information ?
Tout d'abord, Twitter doit une partie de son succès à son interface facile et léger, qui permet à chacun d'entre nous de s'approprier l'outil. C'est pour cela que les premiers utilisateurs de Twitter étaient majoritairement jeunes et curieux de tester le dernier services du web.
La croissance du service aidant (plus il y a d'utilisateurs sur un service en ligne plus celui-ci est utile et attire d'autres utilisateurs : c'est la loi de Metcalfe), Twitter est devenu un lieu d'échanges majeur et un sujet de conversation récurrent sur les blogs et dans les médias. Notamment pendant la campagne Obama et plus récemment compte tenu de l'utilisation qui en a été faite par les jeunes iraniens révoltés par les conditions de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.
Désormais, comme avec de nombreux services web, ce ne sont plus seulement des jeunes qui dynamisent le service, mais également des professionnels de la veille, des médias et d'internet, des politiques, des entreprises etc.
L'annuaire Twibs par exemple, recense plus de 16 000 entreprises sur Twitter. Cherchez media et vous trouverez près de 900 utilisateurs ; et une écrasante majorité d'anglophones.
En effet, comme toujours avec internet, la langue la plus utilisée est l'anglais (oui j'oublie le chinois, mais celui-ci n'est pas encore assez pratiqué au niveau international pour rivaliser avec l'anglais). Et si Twitter a atteint une maturité dans la sphère anglophone. Ce n'est pas encore le cas chez ses utilisateurs francophones. Reste à savoir ce que c'est que la maturité d'un service web. Peut être faudrait-il plutôt parler de diversité d'utilisateurs.
Aujourd'hui, le Figaro, le Monde et l'Equipe assurent une présence sur Twitter. Le Monde gère même plusieurs profils spécialisés en fonction des thèmes abordés.
Toutefois, on peut émettre une première salve de réserves car rien ne garantit que c'est bien le journal le Monde qui gère ces profils. C'est à la communauté de followers d'évaluer la qualité et la crédibilité des contenus.

Voici une liste absolument pas exhaustive de journalistes français sur Twitter.
Twitter, le plus chaud des nouveaux médias ?
Aujourd'hui, au delà, de l'effervescence médiatique et de l'effet de bouche à oreille, on ne peut que constater que Twitter est devenu un outil de premier plan dans la diffusion de l'information.

Le graphique ci-dessus montre comment Twitter (en bleu ciel) s'inscrit dans une diffusion de l'information en amont par rapport aux autres supports que sont les supports en ligne tout d'abord : blogs, forums et sites éditoriaux (en bleu foncé) puis la radio (en vert), la télé (en rouge) ou la presse écrite (en orange).
Ainsi Twitter devient une plateforme incontournable pour :
- veiller ce qu'échangent les utilisateurs sur des mots clés identifiés
- suivre un sujet en temps réel, un événement, une conférence, un moment fort
- entretenir des échanges directs avec une communauté identifiée : écouter et prendre la parole
- organiser et synchroniser des équipes distantes en garantissant la réception par tous d'un même message (sur ordinateur et téléphone portable)
- proposer des productions et des sources d'informations à une communauté (ce qui pousse à une segmentation par sujet, par zone géographique, lorsqu'on travaille sur différentes zones et thématiques)
Mais comme tout service en ligne, il est nécessaire d'y investir du temps. Avec une communauté de centaines de followers, vous pouvez être amené à échanger de messages avec des centaines de personne, et ce de manière régulière.
Si vous faites vos premiers pas sur Twitter, commencez par passer du temps sur le moteur de recherche http://search.twitter.com afin d'identifier les utilisateurs qui s'expriment et publient des messages susceptibles de vous intéresser, mais aussi susceptibles d'être intéressé par ce que vous proposerez.
Et si vous lisez des blogs, repéréz ceux qui utilisent un compte Twitter.
Retwitt et fonctionnement de la (re)diffusion de l'information
La puissance de diffusion de Twitter réside dans l'une de ses fonctionnalités essentielles : la possibilité de « retwitter » une information.
Ainsi, un message diffusé par un utilisateur de Twitter à sa communauté de followers à des chances, s'il intéresse l'utilisateur, d'être rediffusé à nouveau par un ses followers qui le twittera à destination de sa propre communauté. Et le message circule si le message les intéresse et si les membres de cette communauté le rediffusent à leur communauté.
Dans tous les cas, l'information se répand d'autant plus vite lorsqu'elle touche une communauté de personnes sensible à cette information, et donc prête à se l'approprier et à la rediffuser (sur Twitter, mais aussi dans un article publié sur un blogs, dans un commentaire, dans un mail, sur le mur d'un réseau social ou dans une conversation en face à face).
Evidemment, cette définition du « retwittage » est à prendre avec du recul. Pour deux raisons :
1. La première est que les deux communautés de followers auxquelles a été diffusé le tweet initial ont une part plus ou moins négligeable d'utilisateurs en commun. Cela induit de fait une baisse du nombre de contacts absolus (mais cela informe de l'interêt que plusieurs utilisateurs portent sur le sujet).
2. La deuxième raison tient simplement du fait qu'un tweet n'est pas lu par l'ensemble des followers suivant le flux de l'émetteur du message. Le taux de lecture d'un tweet est le plus élevé juste après sa publication. Ainsi, plus un utilisateur du service suit le flux d'autres membres, plus il aura du mal à suivre l'ensemble des tweet postés par les membres qu'il suit ; car les messages se perdront dans la masse comme poussés par les messages plus récents.
Il s'agit donc de trouver un juste équilibre entre le nombre de messages publiés et le nombre d'utilisateurs.
Mais nous pouvons aussi espérer que la communauté de développeurs qui créé des applications pour Twitter mettra en place des fonctionnalités de filtrage permettant de filtrer / hiérarchiser les messages reçus en fonction de leur contenu (pour autant, Twitter n'est pas une application Open Source, pour ceux qui en font un critère, mieux vaut se tourner vers Laconica)
Dans tous les cas, commencer par identifier et écouter des utilisateurs. Entrez dans la boucle quand vous pensez pouvoir leur apporter des éléments intéressants. Respectez une certaine homogénéité éditoriale.
Si vous rédigez un blog par exemple, synchroniser votre publication avec votre profil de réseau social et votre profil Twitter, afin d'avertir vos publics de votre publication (sans que ceux-ci aient à se rendre sur votre blog).
Vous pouvez également partager vos liens, comme vous pourriez le faire avec Delicious.
Proposez votre profil Twitter sur votre profil de réseau social, votre blog, votre site internet.
Si vous trouvez que 140 caractères ne suffisent pas
1. Optez pour des tags plutôt que des phrases
2. Utilisez http://url.exen.fr/ : un réducteur d'url ! En rentrant l'adresse de votre note vous obtiendrez une nouvelle adresse beaucoup plus courte d'une vingtaine de caractères.

Twitter pour les acteurs de la solidarité et du développement
Tout d'abord, les associations et ONG sont des émetteurs crédibles d'informations. Ils doivent donc profiter de cette crédibilité pour prendre position sur Twitter et s'inscrire dans les communautés existantes.
En effet, les acteurs de la société civile sont peut être plus crédible que les médias car ces acteurs ont des communautés de soutien qui ne doutent pas de la qualité et de l'authenticité de leurs propos et de leurs prises de position (je ne dis pas qu'il ne peut pas y avoir d'instrumentalisation comme dans les médias, mais je suis convaincu que certains acteurs de la société civile remplissent -et rempliront - de plus en plus une fonction de contre pouvoir économique et politique, trop souvent désertée par les grands médias).
Aujourd'hui, c'est la dimension sociale qui explique le sujet d'une majorité de service comme les réseaux sociaux, les blogs, le microblogging etc. Or grâce à la dimension sociale revêtit par la majorité des nouvelles applications web, il n'a jamais été aussi facile d'identifier, d'entrer en relation, de former des groupes de personnes qui partagent les mêmes préoccupations et centres d'intérêt. Les outils d'organisation de ces groupes ne manquent pas et Twitter en fait partie.
Pour les personnes intéressées par les questions d'environnement par exemple, suivre Greenpeace sur Twitter sera nécessairement source d'informations utiles, de rencontres, d'événements. Ce qui ne peut être qu'enrichissant pour la relation que Greenpeace entretient avec ses publics.
Aujourd'hui le profil Greenpeace compte prêt de 15 000 followers. Le profil Greenpeace Brazil en compte prêt de 20 000.
Utilisation de Twitter pour les associations et ONG
A des fins de communication externe
Un flux renvoyant vers : les communiqués de presse, les vidéos publiées sur les sites de partage, les événements, les zones d'interventions, des renvois vers des chiffres et des études publiées, un flux renvoyant vers des témoignages de volontaires et de bénéficiaires (sur un blog), un flux renvoyant vers un blog de suivi des activités de plaidoyer, un flux pour inviter à des événements / conférences.
Et tous ces flux peuvent (et devraient ?) se décliner dans toutes les langues. En fait, toute actualisation d'un support portant des productions de l'organisation peut faire l'objet d'un message.
Ce qui suppose que ce n'est pas une seule personne qui est dédiée à alimenter les flux, mais bien le création d'un réseau d'utilisateurs dans l'organisation elle-même. A destination de l'organisation elle-même et à destination de l'extérieur.
Cela suppose également l'appropriation de l'outil par un grand nombre d'acteurs, pas seulement le service « communication » !
La Croix Rouge française pour sa part compte 518 followers. Amnesty international 12 021. Human Rights Watch 5 452. Oxfam International en 7 459. Reporters without borders a 526 followers.
Médecins sans Frontières UK et Autriche tweetent, mais pas MSF France. L'UNICEF a 3 184 followers. Chacun de ses tweet commence par le pays concerné par le tweet.
Ou interne, pour l'organisation et la synchronisation des équipes
Prenons une ONG dans ses activités sur un terrain sensible, comme le Soudan. L'organisation est présente en capitale et dans plusieurs endroits du pays. Chaque jour, des informations sont échangées entre les personnes sur les lieux des missions, les responsables de missions dans la capitale Khartoum et les responsables de missions au siège à Paris. Les outils de communication utilisés à ce jour sont déjà le téléphone mobile pour les appels et les SMS, et les ordinateurs pour la messagerie instantanée et les emails.
Une circulation d'information plus rapide dans l'urgence
Dans la cas d'une information urgente qui doit modifier les comportements des équipes à un instant T, et qui est diffusée depuis le siège à destination des équipe sur le terrain, Twitter offre une instantanéité de diffusion vers les ordinateurs et les téléphones mobiles. De plus, dans certains cas, comme dans cette vidéo : le fait de tapper « 40404 + I am ok » suffit pour avertir toute la communauté de followers twitters du fait que vous allez bien (par contre ce n'est pas si simple hors des Etats-Unis, le numéro est bien plus long).
Passer par le message texte tout d'abord permet de dépasser l'impossibilité éventuelle d'établir une liaison téléphonique : le SMS et le mail finissent toujours par arriver même en cas de surcharge du réseau. Hors, en cas de catastrophe, les réseaux de téléphonie sont souvent saturés.
Associations using Twitter (en anglais et pas forcément des associations de solidarité internationale)
Twitter for educational puropose
Toutes les notes du blog de Beth Kanter (spécialiste de l'utilisation des médias sociaux pour les acteurs non profit).
Le twitter Nethumanitaire : actualités, informations des liens francophones de solidarités
La levée de fonds grâce à Twitter
Twittez vous sur Twitter sur cause humanitaire
Un exemple d'application mêlant Twitter et Google Earth pour localiser du matériel de soin (8ème paragraphe)
Une somme de connaissances sur Twitter : introduction, fonctionnement, applications et cas pratiques
17:08 Publié dans Médias et informations | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
| Tags : twitter, association, ong, urgence, système d'information, diffusion, media, chiffre, utilisation, humanitaire, microblogging |
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Digg
17.07.2009
Zoom sur l'association "1001 Fontaines pour demain"
Nous avions déja évoqué l'existence de l'association 1001 Fontaines dans le post « médias sociaux pour causes sociales », lors d'une rencontre organisée par Danone Communities.
Cet article est l'occasion de s'intéresser aux traces des actions de « 1001 Fontaines pour demain » que nous pouvons trouver en ligne.
L'association « 1001 Fontaines pour demain», créée en 2004 par François Jaquemoud, Virginie Legrand et Lo Chay, oeuvre au Cambodgeodge principalement, mais également dans d'autres régions du monde (Madagascar notamment), pour permettre l'accès à l'eau potable en mettant en place des dispositifs d'assainissement de l'eau.
Le constat à l'origine du projet
Aujourd'hui, plus d'un milliard et demi de personnes n'ont pas accès à l'eau potable, la majorité de ces personnes vit dans un environnement rural. Les conséquences ? Les maladies d'origine hydrique sont responsables d'un taux de mortalité infantile approchant les 20%. Le problème de l'accès à une eau saine est la première cause de mortalité dans le monde.
Comment définit-on l'accès à l'eau potable ? Selon 1001 Fontaines, il s'agit de « la mise à disposition des usagers d'une quantité de l'ordre de 20 à 50 litres par jour et par personne, au point de consommation ou dans son environnement proche (borne fontaine), afin de couvrir l'intégralité des besoins (boisson, cuisine, hygiène) ».

Le concept ?
L'accès à l'eau potable nécessite généralement des installations lourdes et coûteuses, ce qui explique qu'elles soient mises en place en priorité dans des grandes agglomérations. C'est pourquoi « 1001 Fontaines pour demain » s'est attachée à l'installation de fontaines dans les villages reculés. L'association a développé un système de purification de l'eau par ultraviolet, qui est une technique fiable tout en permettant une installation facile. Afin d'amener l'eau potable dans les régions isolées et de leur permettre de fonctionner en autonomie, l'association a pensé aux énergies naturelles et renouvelables : les panneaux solaires.
En travaillant avec des petits opérateurs privés, l'association assure le développement économique de la région, et un coût le plus bas possible pour un maximum de bénéficiaires : moins d'un centime d'euro par litre.
Un des enjeu important des programmes de 1001 Fontaines est d'associer les populations locales à l'entretien et au fonctionnement des fontaines. Ainsi, en mettant en place une activité économique liée à la distribution et la prurification de l'eau, et donc en impliquant les popultations, le projet est assuré d'une pérennité car moins dépendante du financement de l'association.
Sur le terrain, l'association travaille avec un réseau de partenaires locaux. Par exemple en 2008, 5 nouveaux sites ouverts et désservant 25 000 khmers dans les environs de Battambang sont mis en place avec l'ONG Northwest Rural Development Project.
Comme l'association l'explique sur son site, le rythme et le cout de déploiement des infrastructures dépendent des plans de financement que 1001 fontaines met en place. Ces plans de financement dépendent eux mêmes de la notoriété de l'association et de sa capacité à lever des fonds en dehors des bailleurs institutionnels. C'est sur ce point que les médias entrent en jeu et c'est pourquoi nous comprennons mieux la présence de TF1/LCI sur la page d'acceuil du site de l'association. Il est impératif de se faire connaitre du grand public pour récupérer des fonds. Et pour se faire, internet est encore loin d'être suffisant.
Une solution exportable
La force des projets de « 1001 Fontaines pour demain » réside dans son adaptabilité : la méthodologie employée permet en effet d'exporter le concept dans d'autres pays, à plus ou moins grande échelle.
Parce que l'association ne vise pas à répondre à une demande particulière mais à répondre à un problème majeur, son projet représente une belle avancée dans la lutte pour l'accès à l'eau potable dans le monde.
N'hésitez pas à réagir à cet article et à partager vos expériences, vos initiatives !
La page d'acceuil du site 1001 fontaines
Reportage vidéo de LCI sur 1001 fontaines
Pour en savoir plus sur les systèmes de purification de l'eau
Film de l'action de l'association Action contre la faim dans le Modolkiri, province de l'est du Cambdoge
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17:31 Publié dans Action humanitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : eau, potable, accès, association, 1001 fontaines, cambodge, madagascar, initiatives, ultraviolet, panneau solaire, projets, médias, danone communities |
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Digg
10.04.2009
betobe.org : mise en relation de bénévoles et d'associations

http://www.betobe.org est une plateforme de mise en relation d'associations avec des bénévoles.
La particularité de betobe.org est de proposer des travaux de bénévoles qui peuvent être menés à distance.
Le service doit donc pouvoir s'échanger par internet, sous forme numérique. Cela peut concerner la communication : design et développement de sites webs, promotion et publication de contenus, du conseil (juridique, financier, domaines d'expertises), de la conception d'outils pédagogiques et méthodologiques, de la traduction, du référencement web etc.
L'objectif n'est pas d'envoyer des bénévoles sur le terrain mais bien de favoriser des échanges de prestation de services entre personnes compétentes et associations qui auraient des besoins sans avoir de moyen pour financer la prestation.
Il s'agit bien de don, gratuit, sans rencontre physique avec les membres de l'association, mais avec les échanges que permet internet.
La plateforme s'adresse à tout ceux qui ont du temps, des compétences requises pour un projet et l'envie d'aider. Cette forme de don permet à l'association de consacrer l'essentiel de ses ressources aux opérations sur le terrain. Pour le bénévole, c'est également un moyen de mener des réalisations qui peuvent ensuite être valorisée lors d'un recrutement.
Par exemple, dans l'annonce reproduite ci-dessous, l'association Solidarité Enfants d'Asie recherche deux personnes compétentes pour faire la promotion du lancement d'un forum consacré à la solidarité et à l'aide humanitaire en faveur des enfants défavorisés en Asie. Si vous connaissez des personnes que ce forum peut intéresser, vous pourrait contribuer à aider l'association.

Le site a une version française, anglaise, arabe et espagnole. Certaines parties du site sont encore en construction.
15:40 Publié dans Communication | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : bénévolat, prestation de services, mise en relation, association, don |
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