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27.10.2009

La Journée mondiale de l'information sur le développement

La Journée mondiale de l'information sur le développement est née en 1972, sous l'impulsion de l'Assemblée générale des Nations Unies. A l'image de la résolution 3038(XXVII) qui l'accompagne et la justifie, cette journée mondiale s'inscrit dans une démarche globale de ré équilibrage entre pays « industrialisés » et pays « en voie de développement ».

Cette journée a lieu, chaque année depuis sa création, le 24 octobre. Elle coïncide ainsi avec  la date anniversaire de la Journée des Nations Unies, notamment celle de 1970, au cours de laquelle a été adoptée la Stratégie internationale du développement pour la deuxième Décennie des Nations Unies pour le développement.

A l'aune de l'essor des nouvelles technologies, en terme de communication notamment, il s'agit de sensibiliser les principaux acteurs à l'équité d'un développement technique, économique et social jusqu'ici réservé à un nombre de pays restreint. Passée une approche institutionnelle, il s'agit de sensibiliser le grand public, et plus particulièrement les jeunes, à l'évolution des problèmes généraux de développement. En effet, le grand public, peut-être davantage sous l'impulsion des jeunes, peut contribuer largement à l'accroissement des efforts en matière de coopération internationale.

Notre Blog Regards sur le Web, en tant qu'outil de communication destiné à favoriser les échanges entre personnes géographiquement éloignées (voire isolées), mais surtout parce qu'il suit une éthique de développement solidaire, se devait de rappeler cette journée. Malheureusement peu véhiculée par la voix des médias, son importance ne s'est pourtant pas amoindrie depuis sa création, il y a plus de trente ans déjà. Les bloggeurs de Solidaires du monde, via leurs apports réguliers d'expériences et de conseils, via les échanges qu'ils encouragent et suscitent, sont à saluer dans le cadre de cette journée mondiale à venir.

Internet, que ce soit sous la forme d'interfaces comme celle de Solidaires du monde, de réseaux sociaux ou autres, favorise largement les échanges entre citoyens du monde. Depuis sa création, cet outil s'est révélé être un facteur de croisements, de rencontres et de créations de liens exponentiels. Contre ses détracteurs, qui le réduisent à un accélérateur d'uniformisation culturelle (entre autres), l'utilisation faite d'internet par les « solidaires du monde » nous rappelle qu'un outil n'est pas condamnable en soi, mais bien qu'il doit être ramené à l'usage qu'on en fait.

La démarche défendue ici, par Solidaires du monde en général et Regards sur le web en particulier, consiste à mettre en lumière les acteurs « terrains », également convertis en internautes via les blogs, notes et commentaires qu'ils publient. Pourquoi les mettre en avant ? Certainement pas par démagogie.  Le souci premier est bien de préserver une interactivité, que nous considérons ici comme essentielle à l'échange de données et d'informations dans les nouveaux moyens de communication du type Internet. De nombreux sites d'informations sur le développement se sont davantage investis dans la communication institutionnelle, délaissant ainsi les approches didactiques, pourtant bien utiles aux  utilisateurs novices...

Le Web est reconnu pour créer des liens de proximité là où il pourrait difficilement y en avoir autrement. Par la multiplication des interfaces de mises en contacts, par la variété des supports (audio, vidéo, écrit) qu'ils diffusent, les internautes se familiarisent progressivement à un outil aussi vaste que complexe. Il est de notre devoir, en tant qu'administrateurs de la plateforme, de vous aider à prendre pleine possession de cet outil. Le langage institutionnel s'adresse aux institutions, mais pour vivre pleinement, il a besoin de vous. A vous de créer le vôtre, pour ça nous vous y aidons et continuerons de le faire !

03.09.2009

Gapminder : les grandes tendances mondiales à la portée de tous

« Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant les chiffres. » Abbé Pierre

La connaissance des phénomènes mondiaux à grande échelle (pauvreté/richesse, santé, éducation, etc.) s'appuie traditionnellement sur les données statistiques. Des chiffres qui sont rarement parlants pour les néophytes, si tant est qu'ils soient accessibles.

Paradoxe : en ces temps de mondialisation triomphante, et malgré l'accumulation de données fiables depuis environ un siècle, le sens des tendances de fond nous échappe toujours.

Dit autrement : alors que jamais les hommes n'ont été si mobiles et si connectés, faussement omniscients, il leur est toujours aussi difficile de prendre de la hauteur pour analyser le passé et tenter de comprendre le présent. Nous sommes toujours aussi aveugles concernant l'évolution du « nous » collectif.

Hans Rosling : un chercheur venu du froid

Sans titre 3.jpgHans Rosling est un universitaire suédois qui a décidé de s'attaquer à ce problème de manière très pragmatique. Il a crée une fondation (Gapminder) et un logiciel (Trendalyzer). Le second permet d'agréger, d'animer et d'exploiter facilement les données statistiques chiffrées. De simple logiciel il est devenu un service web, gratuit et accessible à tous (Gapminder World).

Pour la petite histoire, en mars 2006 Google a acquis le logiciel Trendalyzer, l'équipe de développeurs rejoignant la Californie un an plus tard, en avril 2007[1]. La fondation Gapminder continue depuis à alimenter en données[2] l'outil Web.

Gapminder en action

Comme le résume Hans Rosling : « le problème n'est pas l'ignorance : ce sont les idées préconçues ». Rien de tel que des cas concrets pour se « frotter » aux chiffres et les faire parler. Parmi les nombreuses vidéos de conférences de Hans Rosling réalisées à l'aide de Gapminder, nous vous en conseillons particulièrement deux (en VOST) : la première sur les « mythes » concernant le Tiers Monde et la seconde  sur l'impact surprenant du développement (ici).

L'impact pédagogique de l'outil est immédiat. Si l'audience salue souvent le talent d'orateur (et parfois d'humoriste) de Hans Rosling, ce qu'il raconte est très sérieux.

 

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L'avantage : grâce à cet outil, les chiffres « parlent » et dégagent un sens d'eux-mêmes. Et si donner un sens aux chiffres a souvent été critiqué comme étant un acte éminemment subjectif, ici l'argument ne tient pas. Pas d'idéologie mais des faits, l'ambition de la fondation Gapminder est d'être un « fact tank » défendant une vision objective du monde. Un outil plutôt qu'un prêt-à-penser.

Concrètement il s'agit d'un graphique 2D animé et customisable : il suffit de sélectionner les données pour l'axe des abscisses et des ordonnées, les zones géographiques ou les pays et les échelles puis d'appuyer sur « Play » et l'histoire se met en marche. Ce qui permet de comparer l'évolution des pays sur des dizaines d'années.

A tout moment il est possible d'arrêter l'application, pour par exemple « fixer » une valeur (le PIB par tête aux Etats-Unis en 74 par exemple) alors que les autres continuent d'évoluer. Très utile pour faire des comparaisons.

Démonstration
Pour obtenir les sous titres de la vidéo en français, cliquez sur "subtitles" en dessous de la vidéo et choisissez la langue.


Le Web comme outil pédagogique

En mettant à disposition de tous un outil permettant d'exploiter des données brutes très peu utilisée jusqu'alors, Hans Rosling a réussi un pari osé : rendre plus intelligible un ensemble de données complexe grâce à un outil graphique accessible à un plus grand nombre. Grâce au Web et à la forme intuitive de l'outil, on peut considérer que l'objectif est atteint. Féliciations !

Certes on reste à un niveau d'abstraction relativement élevé, et certes la simplicité de l'outil se paie en termes de limites (choix des items par exemple). Il n'en demeure pas moins que Gapminder est un excellent moyen de s'initier aux grandes évolutions du monde et de comprendre les enjeux du développement.

L'une des conclusions de Hans Rosling est notamment que les changements sociaux devancent le plus souvent les évolutions économiques. On ne peut qu'espérer que cet outil serve également d'aide à la décision, notamment en matière de développement. Sa vocation macro en fait un excellent baromètre des politiques passées.

Testez Gapminder et dîtes-nous ce que vous en pensez.

 


[1] Hans Rosling, en charge de la fondation (à but non-lucratif) ne s'est pas enrichi personnellement à l'occasion de cette acquisition (pour en savoir plus)

[2] La majorité des données proviennent de l'ONU.

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21.07.2009

Campagne mondiale de photographies - Humaniser le Développement

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Comment voir ? Comment regarder le développement ? Comment présenter le visage humain des processus de développement ? Comment les initiatives et les programmes de développement améliorent-ils les conditions de vie des populations ?

Les situations d'urgence associées au développement sont souvent représentées par des images de désolation et de désespoir, en dépit d’innombrables initiatives, programmes, idées et partenariats qui changent les vies de millions de personnes dans le monde. Pour accroître la sensibilisation aux succès que rencontre le processus de développement et partager des actions innovantes, le Centre international de stratégies pour une croissance pour tous (IPC-IG), en coopération avec de nombreux partenaires, lance la Campagne Mondiale de Photographie « Humaniser le Développement ».

La Campagne, lancée le 1er juin, vise à présenter et promouvoir des exemples de communautés qui remportent la bataille contre la pauvreté, l’exclusion sociale et la marginalisation, en mettant l’accent sur les questions exposées ci-dessus.

Les médias à qui on rapproche souvent de véhiculer une image misérabiliste des populations des pays en développement. Pensez-vous qu’une telle initiative puisse permettre de changer ce regard ?

Comme certaines réussites ne peuvent s’immortaliser sur une photo, le blog Idées pour le développement ouvre ses colonnes pour vous permettre de partager vos expériences !

Racontez les projets de développement réussis que vous avez menés ou dont vous avez été témoin.

Pour illustrer votre propos, vous pouvez en parallèle envoyer une photo (libre de droit ou vous appartenant) qui serons publiées avec votre commentaire : contactblog.id4d@gmail.com

>> Pour en savoir plus sur cette campagne <<

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Des partenaires répartis sur tous les continents soutiennent cette campagne : du Brésil au Kazakhstan ; du Sri Lanka à Haïti ; de la Companhia do Metropolitano de São Paulo - Metrô à la Calvary School de Singapour. Un groupe de Volontaires des Nations Unies - Service Volontariat en Ligne coopère avec l’IPC-IG à l’organisation de cette campagne.

Chacun peut participer à cet effort global et y contribuer avec une photographie : il vous suffit d’enregistrer votre photo sur le site Internet de la campagne : http://www.ipc-undp.org/photo/


Les photographies doivent illustrer l’un des 14 différents domaines thématiques de la campagne liés aux objectifs du Millénaire pour le développement, tels que lutter contre le manque et améliorer l’accès à la nourriture, à l’eau, au traitement des déchets, à l’éducation et aux services de santés pour les plus démunis et la promotion de la capacité de gestion des femmes et des opportunités égales pour développer les talents.

A l’issue de cette campagne une galerie photo, aménagée de façon permanente au siège de l’IPC-IG et ouverte au public ; une série d’expositions photographiques dans plusieurs villes du monde ; et une banque de données photographiques qui sera partagée avec les partenaires de cette campagne et plusieurs agences et départements des Nations Unies seront mises en place.

 

11:18 Publié dans Médias et informations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : photos, humaniser, développement, pnud | | | Digg! Digg

12.03.2009

Aide et Action : entretien avec Sylvie Miot

Comme nous vous l'avions annoncé hier dans notre note présentant Aide et Action, voici l'interview de cette ONG. Sylvie Miot, responsable de la communication on line chez Aide et Action, a répondu à quelques questions sur l'éducation, l'opération « 150 message pour l'éducation des femmes », la place d'Internet dans leur communication et leur collecte de fond...

  • Vous soulignez qu'en 2009, 45 millions des filles et des femmes dans le monde n'auront toujours pas accès à l'éducation, quel est le défi majeur pour Aide et Action durant ces prochaines années? 

A l'occasion du 8 mars, Journée Internationale des Femmes, Aide et Action réaffirme son engagement pour l'éducation des filles et des femmes et poursuivra ses actions de terrain afin qu'elles y accèdent davantage et qu'elles soient mieux armées pour changer le monde. Ainsi, Aide et Action s'engage à influer pour des méthodes d'enseignement et des curriculums qui permettent aux filles comme aux garçons d'apprendre dans les meilleures conditions. L'association poursuit ses efforts dans la formation des enseignantes et l'intégration de la dimension genre dans les programmes de formation des enseignants en général. Enfin, Aide et Action s'engage à promouvoir la vocation enseignante chez les femmes en soutenant l'augmentation du taux d'enseignantes formées, compétentes et qualifiées. 

  • La Déclaration du Millénaire de 2000 annonçait que les gouvernements de la planète s'étaient engagés pour, au plus tard en 2015, donner à tous les enfants, garçons et filles, les moyens d'achever un cycle complet d'études primaires, mais cet objectif ne sera certainement pas atteint. Qu'en pensez-vous?

Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ambitionnent l'inscription de 100% des enfants à l'école primaire et l'égalité fille - garçon dans l'accès à l'école. Cet enjeu pause certaines questions. D'une part, il se concentre sur l'aspect quantitatif de l'inscription et pas sur la qualité des enseignements. Ainsi dans certaines zones d'Asie ou d'Afrique, jusqu'à 1 enfant scolarisé sur 2 ne sait pas lire au terme du cycle primaire. De plus, on sait qu'après une première inscription, souvent obligatoire, le taux d'abandon est très important dans ces mêmes régions. Du coup, la mesure peut même avoir un effet négatif, si les parents qui ont fait l'effort d'inscrire leur premier enfant n'ont pas l'impression qu'il en retire un acquis, le feront-ils pour le deuxième ?

Dans ce cadre, Aide et Action accompagne les chaînes éducatives (des parents et associations locales jusqu'aux Ministères) dans le développement d'initiatives renforçant la qualité. Parmi elles ont peut citer : petite enfance, méthodes actives, production de matériels didactiques endogènes, formation des personnels éducatifs (maîtres, directeurs) et administratifs (inspecteurs, formateurs de formateurs), développement d'un environnement lettré. A cela, s'ajoute la volonté de donner du sens à l'école au travers de formations professionnelles adaptées au contexte (I Lead en Inde) ou de programmes scolaires tenant compte des environnements des populations.

Mais quels que soient nos moyens, notre volonté et l'ampleur de nos partenariats dans les pays où nous travaillons, c'est le financement et la mobilisation autour de l'éducation qui ne sont pas à la hauteur des objectifs affichés. Ainsi, côté financier en 2005, la France consacrait 1% de son Aide Publique au Développement au renforcement effectif de l'éducation de base... Quant à l'enjeu de mobilisation, le défi est de créer et de soutenir les dynamiques locales, nationales et internationales autour de l'accès de tous à une éducation de qualité. Les Etats arrivent rarement à résoudre seuls les problèmes de société, surtout quand il s'agit d'enjeux mondiaux.

A ce propos, vous avez organisé l'opération « 150 messages pour l'éducation des femmes » à l'occasion de la journée de la femme le 8 mars :

  • Pouvez-vous nous présenter en détail cette opération ? Dans quel but a-t-elle été créée?

Aide et Action propose, pour la deuxième année consécutive, de se mobiliser dans le cadre de « Mon défi pour l'éducation », une opération de sensibilisation à la solidarité internationale et au droit à l'éducation en faveur de celles et ceux qui en sont exclus. Publier un total de « 150 messages pour l'éducation des femmes » est le défi que nous avons lancé aux bloggeuses et bloggeurs de la plateforme Ebuzzing. Notre objectif est, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, de sensibiliser les internautes sur les disparités persistantes hommes-femmes dans l'accès à une éducation de qualité. L'idée est de donner la parole aux internautes. Nous les invitons à mettre en lumière l'importance de l'éducation des filles et des femmes et à illustrer leur message d'expériences, histoires, témoignages pour engager les discussions avec leurs lecteurs.

 Aide et Action / internet

  • Cette opération s'inscrit-elle dans une stratégie internet plus large ou est-ce une action ponctuelle? Avez-vous d'autres projets de communication?

Aide et Action adopte une stratégie de visibilité en ligne qui repose essentiellement sur des campagnes à budget limité. Nous bénéficions du programme Google Grant qui permet aux associations de gérer des campagnes de liens sponsorisés gracieuses. Nous travaillons également avec une agence qui négocie des espaces publicitaires gracieux en notre faveur.

Nous étudions la place que pourrait avoir Aide et Action au sein des réseaux sociaux. Cette opération est donc un test ponctuel. Nous envisagerons d'étendre ce type d'action suivant les résultats obtenus. 

  • Plus généralement, quel usage votre association fait-elle d'internet? Mettez vous en place des dispositifs d'e-learning?

Aide et Action utilise encore Internet comme un outil d'information à destination de nos internautes. Notre défi est de mieux en exploiter les possibilités et de créer une véritable interactivité avec nos publics.

Nous ne mettons pas en place de dispositifs d'e-learning.

  • Sur votre budget global, quelle est la part de don reçus par Internet?

Environ 11% des parrains recrutés en 2008 le sont pas internet.

  • Enfin, pourriez-vous nous donner votre définition de la solidarité?

Etre solidaire, c'est partager et agir pour un monde où la dignité est assurée pour toutes et tous, femmes, hommes et enfants, grâce à l'éducation, levier du développement humain. 

Prochainement, nous vous tiendrons informés des retombées de l'action « 150 messages pour l'éducation des femmes ».

11.03.2009

Aide et Action, l’éducation au service du développement

Lors de notre note sur la journée de la femme, nous vous avions parlé de l'ONG Aide et Action et de son action « 150 messages pour l'éducation des femmes » lancée en faveur de l'éducation des femmes. Nous avons voulu en savoir plus. Sylvie Miot, responsable de la communication on line, a accepté de répondre à nos questions. Dans cette note, nous vous présentons l'ONG. Demain, dans une nouvelle note, nous vous retranscrirons l'interview.

Aide et Action : présentation

Créée en 1981, cette association de solidarité internationale a pour but le développement grâce à une éducation de qualité. Première association de parrainage en France, elle propose entre autres, de soutenir des projets éducatifs qui permettent l'accès à l'éducation, l'amélioration et la diversification du système éducatif...

Par association de parrainage, on entend une association qui fait l'intermédiaire entre les fonds versés par des donateurs et les enfants qui ont besoins de ces dons. Bien plus qu'un simple don, le parrainage est un moyen de contribuer de façon concrète et suivie à l'éducation d'un enfant. Des informations sont données sur l'évolution de l'enfant parrainé, et une correspondance s'établit avec lui.

Aide et Action compte 63 000 marraines, parrains et donateurs réguliers qui permettent d'accompagner l'éducation de plus de 5 millions de personnes dans le monde.

Cette ONG intervient dans 22 pays au travers de 120 projets. Avec un réseau de pas moins de 700 bénévoles répartis sur 60 départements français et environ 1000 salariés dans le monde, cette association est reconnue d'utilité publique, agréée par le Ministère français de l'éducation nationale et considérée par l'Unesco comme l'un des 50 acteurs majeurs pour l'éducation.

En 2007, les ressources de l'association atteignaient 24 359 K€.

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Les projets sont menés sur le long terme. Tournés vers les acteurs locaux (communautés villageoises, parents d'élèves, enseignants, ONG locales, Etat...), ils tiennent compte des spécificités culturelles et visent la responsabilisation des acteurs. Sans couleur politique ni religieuse, les valeurs défendues sont celles de la liberté, du respect, de la solidarité, de l'équité et de l'intégrité qui sont bien traduites dans le site.

Aide et Action : le site

Le site d'Aide et Action est riche et bien fait. Ses contenus sont accessibles pour les mal et non voyants grâce à la solution handilog 2.0. Pour les utilisateurs de flux RSS, le site met à disposition un flux pour récupérer les contenus mis à jour.

Deux objectifs apparaissent : Informer en toute transparence et sensibiliser pour mener à l'action.

Les contenus du site

Pour répondre à ces objectifs, Aide et Action propose une newsletter et un magazine « Aide et Action », mensuel, au format pdf (sommaire du n°108) ; des dossiers et communiqués de presse sont également disponibles pour les journalistes. En complément, des éléments de présentation de l'association, ses membres, ses partenaires, ses actions et son bilan annuel.

On trouve aussi sur le site une rubrique dédiée aux témoignages de parrains (par exemple, ce blog rédigé à l'occasion d'un voyage en Inde), des éléments sur les avantages fiscaux sont mis en avant pour les donateurs, ainsi que les différentes façons de soutenir les actions de l'association. Parmi les dispositifs de soutien, on trouve le parrainage, le don régulier ou ponctuel, les legs-Donations, l'épargne solidaire, le bénévolat, les cadeaux solidaires via la boutique en ligne du site ou sur le site des partenaires...

Sur Youtube, Aide et Action entretient une chaine de vidéos pédagogiques : on y trouve à la fois des témoignages de personnels sur le terrain et des films d'animation pour sensibiliser à la problématique de l'éducation.

Le mot d'ordre est donc de convaincre en inspirant confiance. Aide et Action cherche à expliquer le bienfondé des missions, la simplicité de participation et les avantages pour le contributeur (aide au développement, correspondance avec les enfants parrainés, avantages fiscaux, témoignages et récits des actions...).

La diversité des moyens permet à l'internaute de trouver un moyen d'action qui lui correspond.

 

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Notre interview de Sylvie Miot
, responsable Communication on line de Aide et Action

blog d'un parrain d'une écolière indienne

Témoignages de parrains, marraines et donateurs sur le site de Aide et Action

Article « Le parrainage, une aventure humaine » de Violaine De Marsangy

Portail de l'UNESCO Education

 

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02.12.2008

Qu'est-ce que le microcrédit ?

"Une paix durable ne peut pas être obtenue sans qu'une partie importante de la population trouve les moyens de sortir de la pauvreté"
Ole Danbolt Mjoes, président du comité Nobel. France

Jusqu’aux  années 1970, peu de banques (si ce n’est aucune) n'acceptent de prêter le moindre dollar aux entrepreneurs de pays en développement a priori insolvables. Muhammad Yunus, alors jeune professeur d’économie à l’université de Chittagong, décide de réagir face à cette situation : il accorde les premiers microprêts à quelques habitants du village de Jorba en utilisant son propre argent et invente par là le « microcrédit ». Cette opération semblait appelée à rencontrer le succès : ses effets ont vite entraîné des conséquences très bénéfiques sur la situation matérielle des emprunteurs et la somme est rendue intégralement au bailleur de fond.


L’activité du microcrédit est lancée officiellement en 1977. Elle consiste en l'attribution de prêts de faible montant à des entrepreneurs ou des artisans qui ne peuvent accéder aux prêts bancaires classiques. Ces prêts, en effet, ne répondent pas encore au format du microprojet (projet d’échelle villageoise ou communautaire dont l’influence est locale).

Cette pratique du microcrédit semble très vite bénéfique dans la mesure où elle implique des mutations « à la base » du système villageois ; elle crée un effet d’entraînement, de levier, permettant d’agir efficacement auprès des artisans et entrepreneurs qui souhaitent prendre des initiatives. Elle touche alors des secteurs aussi divers que l’agriculture, l’artisanat, l’économie et la protection sociale.

Face au succès et à la rentabilité de ce système, son créateur et l’organisme de prêt aux plus pauvres qu’il a fondé, la Graamen Bank, sont récompensés le 13 octobre 2006 par le prix Nobel de la paix. Ce prix fait alors logiquement suite aux propos tenus par Kofi Annan à l’occasion du lancement de l’Année internationale du microcrédit, le 18 novembre 2004 : « Le microcrédit s’est révélé une arme efficace contre la misère et la faim », et au rapport positif sur le microcrédit publié par la Banque mondiale le 24 janvier 2005.

Néanmoins, toute solidaire et rentable qu’elle paraît, la pratique du microcrédit rencontre également des détracteurs. Ainsi, certains s’insurgent contre les taux souvent très élevés de certains prêts (qui dépassent parfois les taux des prêts bancaires classiques) et s’opposent au fait que ce système ne s’accompagne pas d’un dispositif humanitaire et social complémentaire.
Il est possible, aujourd’hui, de voir quelles peuvent être les questions et doutes suscitées par le microcrédit sur le web. Ainsi, Rue89 publie, le 11 septembre 2008, un article de Benoît Granger, chercheur en microfinance, intitulé « Le microcrédit sert-il à enrichir les pauvres…ou les riches ? » : y est raconté alors le cri d’alarme de Muhammad Yunus contre les banques qui ne recherchent que le pur profit au travers de ce mécanisme, le transformant ainsi, peu à peu, en un système exagérément capitaliste. A titre de preuve, l’auteur raconte le cas Compartamos : cette ONG, après avoir appliqué les principes du microcrédit, s’est transformée en société commerciale pour ensuite être introduite en bourse. Compartamos prêtait alors aux femmes pauvres à un taux d’intérêt de 100% (!) laissant ainsi sur le bas-côté l’essence même du principe inventé par le professeur bangladeshi.

Le microcrédit représente sans aucun doute une aide précieuse pour les entrepreneurs des pays en développement puisqu’il leur offre un accès à des crédits maîtrisables qu’ils n’auraient sans doute  eu que peu de chance d’obtenir autrement. Mais les banques et organismes qui en appliquent les mécanismes ne doivent pas s’éloigner trop loin de l’idée originelle proposée par Muhammad Yunus sous risque de dérive de sens et de finalité.
Comme l’affirme un internaute réagissant à l’article de Benoît Granger : « Entreprise éthique et morale et cotation en bourse sont tout simplement deux choses totalement inconciliables »