16.12.2009
Noël solidaire
- Qu'est-ce qui te ferait plaisir à Noël ?
- Bah, je sais pas...
- Un parfum ?
- J'en ai déjà...
- Un vêtement ?
- J'en ai assez...
Pour ceux qui ont vécu, vivent ou s'apprêtent à vivre ce genre d'échange -palpitant- à l'approche des fêtes de Noël, nous avons pensé à vous présenter ici une liste de cadeaux solidaires qui font figure d'alternative au cadeau inutile, pas vraiment apprécié, voire revendu sur E-bay dans les heures qui suivent le grand déballage au pied du sapin...
- Le cercle vertueux du cadeau solidaire
Le principe du cadeau solidaire est celui d'un cercle vertueux à l'intérieur duquel on risque de tomber et de prendre goût !
Le cadeau solidaire c'est l'occasion de faire plaisir à :
- Celui qui l'offre : l'assurance de faire un cadeau original et utile
- Celui qui le reçoit : la surprise et le plaisir d'être associé à une action solidaire menée en son nom
- Celui qui en bénéficie : la satisfaction de recevoir une aide qui améliore son quotidien
- Oxfam
Oxfam International est une association de 14 organisations qui œuvrent ensemble et en collaboration avec des milliers de partenaires et d'alliés dans le monde entier sur des chantiers de développement et de solidarité.
Pour un prix allant de 5€ à 60€ et plus, vous pouvez offrir au(x) proche(s) de votre choix un cadeau symbolique et plein de valeurs.
Au choix parmi les différents catalogues proposés, vous pouvez ainsi offrir un potager (5€), une chèvre (19€), une formation d'ouvrière (50€), une formation d'aide soignante (79€), une petite vache (146€), et plein d'autres choses encore. Rendez-vous sur la page du site Oxfam Unwrapped pour consulter l'ensemble des catalogues, en particulier celui du pays où vous résidez*.
*pour la France, consulter le catalogue Oxfam-Solidarité (Belgique).*
- Boutique Dons-Cadeaux: Un geste ici, un projet là-bas
Dans le même esprit qu'Oxfam, la boutique Dons-Cadeaux vous permet d'associer un proche à un don que vous faîtes à quelqu'un qui en a vraiment besoin. Les dons-cadeaux proposés vont de 5€ à plus de 100€. En vous rendant sur le site de Boutique Dons-cadeaux, vous verrez notamment qu'il vous est possible d'offrir un suivi médical pour un enfant travailleur (5€), 6 poules et poulets pour une famille (20€), l'équipement d'une classe maternelle (60€), parmi d'autres idées de cadeaux solidaires.
N'hésitez pas à consulter également d'autres sites vous proposant des initiatives solidaires proches de celles que nous venons de vous présenter, notamment les cadeaux solidaires de Vision du monde, boutique solidaire.com d'Action contre la faim,...
- Babyloan: micro credits, great stories
Sur Babyloan, 1er site Internet français de microcrédit solidaire des micro-entrepreneurs du Sud, vous avez la possibilité d'offrir un chèque du montant de votre choix (de 20€ à 100€) et de l'offrir à un proche, lui permettant ainsi de parrainer le micro-entrepreneur qu'il souhaite soutenir. A l'issue de ce prêt, le proche à qui vous avez permis de parrainer un entrepreneur du Sud pourra renouveler le prêt pour soutenir un autre entrepreneur ou recevoir un chèque de cadeaux multi-enseignes du montant du passeport cadeau initial. 
Les différents projets à soutenir par la voie du prêt vous sont présentés sur le site de Babyloan.org. Pour chacun d'eux, vous trouvez une photo du bénéficiaire du crédit, les raisons de sa demande, la présentation du partenaire local et pour finir, le montant et la durée du prêt. Un curseur vous permet de savoir où en est le montant des prêts déjà octroyés par les autres babyloniens. Vous pouvez suivre le suivi des dons et vous rendre compte ainsi de l'évolution du projet de votre entrepreneur !
Quel que soit le montant ou l'occasion du cadeau solidaire que vous voulez offrir, à vos proches ou à vous-même, n'oubliez pas que les petits ruisseaux font les grandes rivières et qu'en plus de faire plaisir, vous contribuez à changer la vie de ceux qui en ont le plus besoin !
15:15 Publié dans Action humanitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : cadeau, solidarité, noël, prêt, microcrédit, oxfam, babyloan, boutique dons-cadeaux |
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Digg
04.11.2009
Le Social Business ou l'oxymore heureux
« Social Business »... En premier lieu, on se dit qu'il fallait oser ! Cette figure de style bien connue, l'oxymore, a d'abord été l'apanage du langage publicitaire avant d'être investie par le monde des médias. De quoi rester dubitatif... Ici pourtant, la réunion des contraires que sont le « social » et le « business » renvoie à un mariage heureux : celui de deux notions que la morale semblait opposer...

- La naissance du social business : l'idée du prix Nobel de la paix Muhammad Yunus
L'idée est simple, encore fallait-il l'avoir ! C'est Muhammad Yunus, économiste, entrepreneur et prix Nobel de la paix 2006 qui en est à l'origine. Muhammad Yunus est parti d'un constat simple. Bengali d'origine, il a observé que nombre de ses compatriotes étaient exclus du système bancaire, et par extension, d'un vaste pan de l'économie. Depuis surnommé « le banquier des pauvres », Muhammad Yunus a eu l'idée brillante de promouvoir un modèle économique permettant à des acteurs modestes de développer une activité économique et d'échapper ainsi au fatalisme d'un endettement progressif.
Il ne faut pas confondre charity business et social business. Dans le premier schéma, un euro donné est un euro dépensé. Dans le second, un euro donné est ré investi à l'infini. Les actionnaires de ce système rappellent le principe du mécénat plutôt que celui du retour sur investissement... Comme le veut l'adage selon lequel « mieux vaut apprendre à pêcher à celui qui a faim que de lui donner du poisson », le modèle économique théorisé et initié par Mohammad Yunus invite les petits acteurs de l'économie à se développer par l'intermédiaire de partenaires financiers socialement engagés. C'est le système du microcrédit : avec le prêt d'une petite somme, une petite activité économique peut s'engager et prétendre à une autonomisation progressive dès l'apparition des premiers bénéfices.
A l'heure de la mondialisation, ce modèle économique présente un avantage de premier plan : il est participatif. Le développement voulu et attendu dans des pays économiquement sinistrés se fait sur la base d'une solidarité non altérée par l'appât des gains qu'il est censé produire.
- La Grameen* Bank : du concept social à la réalité économique
La conscience sociale de Mohammad Yunus, réactivée par la misère des villageois vivant à proximité de l'université où il enseignait alors, a ainsi trouvé une application économique. Devant le scepticisme des banques commerciales auxquelles il a du faire face alors qu'il exposait sa théorie économique, Mohammad Yunus a été le premier à s'investir et à investir le système économique du microcrédit. A la fois théoricien et entrepreneur, c'est donc lui qui a concrétisé son programme en fondant la Grameen bank. Succès immédiat, la Grameen bank obtient le statut d'établissement bancaire en 1983, avant d'exporter son modèle à l'étranger six ans plus tard. Aujourd'hui, ce sont plus de 300 millions de personnes dans le monde qui bénéficient directement ou indirectement du microcrédit.
*En Bengali, Grameen signifie village.
- L'application Nord/ Sud du modèle Social Business et son équivalent en France : l'ADIE
Le Social Business est régi par un cadre législatif particulier qui ne permet pas encore une application en France ou en Europe. En cela, il se distingue de l'entrepreunariat social, modèle plus traditionnel en France.
Un équivalent du Social Business en France est l'Association pour le Droit à l'Initiative Economique (ADIE). Développée en réseau sur l'ensemble du territoire, l'ADIE finance et accompagne les entrepreneurs exclus du système de crédit bancaire, et plus particulièrement les demandeurs d'emploi et allocataires du RMI.
Pour plus de précisions, n'hésitez pas à consulter l'interview en vidéo de Maria Nowak, présidente et fondatrice de l'ADIE, puis à vous rendre sur le site de l'ADIE.
- Focus sur Ashoka, acteur mondial du microcrédit
Cette organisation, fondée par l'américain William Drayton, participe à la structuration et au développement de l'Entrepreneuriat social. et du mouvement des entrepreneurs sociaux. Présent mondialement, cet acteur de premier plan du microcrédit poursuit trois objectifs complémentaires : sélectionner et accompagner le développement d'Entrepreneurs Sociaux novateurs, les encourager à travailler en réseau via le financement de collaborations, contribuer au développement de l'entrepreneuriat social à une échelle mondiale au travers de programmes et d'initiatives variées. Nous vous invitons à consulter le site d'Ashoka, et de vous rendre compte, au gré des clics, de la variété des programmes mis en œuvre pour soutenir et encourager le développement du microcrédit dans le monde.
- Le « SWEB »
L'expression du Président Fondateur de Babyloan, Arnaud Poissonnier, résume tout à fait le nouvel élan solidaire décuplé par l'outil Web. Le « SWeb* », comme il le désigne, c'est l'Internet solidaire. Sans doute l'outil le plus pertinent qui soit à l'heure actuelle en matière d'échanges appliqué à la solidarité.
Par la variété des échanges, par leur caractère immédiat, les projets associatifs connaissent une dynamique nettement supérieure à celle observée avant l'avènement du Web 2.0. Le gap Nord/ Sud s'effrite à mesure que les échanges naissent, que des engagements sont pris, qu'une solidarité se met en acte, bref, à mesure que des acteurs unis par une même volonté de « sauver » l'économie contribuent à l'insertion de larges populations jusque là écartées d'une économie pourtant mondialisée. Babyloan, premier site Internet français de microcrédit solidaire à destination des micro-entrepreneurs du Sud, constitue un exemple frappant de l'impact que peut avoir le Web 2.0 dans la Solidarité telle qu'elle s'applique aujourd'hui.
*Voir la référence au SWeb dans la vidéo traitant des attentes de l'équipe de Babyloan
- Les rencontres de Babyloan : un événement consacré aux nouvelles solidarités
Les 7 et 8 novembre prochain, aura lieu l'événement « Les rencontres de Babyloan » organisée par Babyloan. Comme indiqué ci-dessus, Babyloan est le premier site Internet français de microcrédit solidaire à destination des micro-entrepreneurs du Sud.
Parmi différents sujets et activités proposés autour de la thématique choisie pour cette année, « les nouvelles solidarités », « les rencontres de Babyloan » fournissent l'occasion de participer à des conférences relatives au social business et au micro financement.
De nombreuses activités sont prévues, pour petits et grands, notamment des animations, des ateliers, une exposition photos, des quizz enfants ainsi qu'un espace vidéo. Entre autres films diffusés à cette occasion, 1001 Fontaines, qui illustre une application du social business destiné à proposer de l'eau propre aux populations du Cambodge, ou encore l'interview de Bill Drayton, fondateur de d'Ashoka, dont l'action est évoquée plus haut.
Pour en savoir plus sur l'événement, n'hésitez pas à consulter le blog que nous rédigeons et qui est dédié aux rencontres de Babyloan. Ce blog accueillera notamment l'intégralité des conférences filmées ainsi que des comptes rendu.
12:26 Publié dans Développement économique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : social business, solidarité, entrepreunariat social, muhammad yunus, adie, ashoka, babyloan, microcrédit, grameen bank |
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Digg
29.10.2009
De nouvelles solidarités pour construire l’après-crise ?
Le bilan de la crise reste encore à réaliser, mais d'ores et déjà se pose la question des nécessaires changements à venir. L'appel pour un New Deal 2.0 devient de plus en plus audible, y compris aux Etats-Unis où se trouvent certains de ses partisans les plus convaincus.
Parmi les pistes à explorer en matière de refondation de la finance, la mise en place de nouvelles solidarités économiques (microcrédit, social business, entrepreneuriat social etc.) est un sujet de choix. A la fois populaire (il suffit de voir par exemple la couverture médiatique de Kiva, ou les évènements qui se multiplient sur ce thème) mais aussi controversé.
Car si les analyses de Muhammad Yunus et de Hernando de Soto ont séduit, il n'en reste pas moins que les 17 milliards $ financés par les organismes de microcrédit en 2004 sont très insuffisants face aux besoins des 4 milliards de pauvres identifiés par de Soto. Comme le remarque Peter Schaefer dans Foreign Policy, la solution pourrait être la conjugaison des idées de ces deux auteurs. Pour schématiser : répondre au besoin de crédit des pauvres - Yunus- et ainsi favoriser leur nécessaire insertion dans l'économie réelle -de Soto.
Certes des polémiques apparaissent régulièrement, concernant par exemple les taux pratiqués (et les profits réalisés par certains). Ou l'immoralité intrinsèque du système des taux d'intérêts appliqué aux pauvres. C'est en répondant à ces critiques de façon efficace, tant sur le fond que sur la forme, que les acteurs du social business pourront progresser et rencontrer un succès croissant. Comme le rappelle BusinessWeek concernant Kiva, la vérité (en matière de publicité et d'impact sur le développement) le dialogue et la transparence (vis-à-vis de ses publics et des médias sociaux) semblent donner de bons résultats.
Bien que ces nouvelles solidarités ne soient pas seulement affaire d'argent et de projets, mais aussi de comportement, d'éthique, voire pour certains (y compris athées) de foi, elles représentent une réelle opportunité pour des pans entiers de l'humanité (voir le cas de la Kashf Foundation pour les femmes au Pakistan).
L'invention de nouveaux modèles socio-économiques passe également par la formation des futurs entrepreneurs : les écoles de commerce (HEC ou l'ESSEC) et l'IEP de Paris proposent par exemple des cursus et des cours dédiés au social business.
Le Web représente de son côté un outil parfaitement adapté pour ces nouveaux acteurs, notamment dans leurs opérations de collecte de fonds & communication. Que ce soit le lancement d'outils dédiés ou l'exemple d'entreprises comme Kiva, Babyloan ou Veecus, le web appliqué au social business représente une opportunité grandissante.
Et sur le terrain, l'action de ces acteurs n'est pas seulement bénéfique aux nouveaux entrepreneurs. Elle constitue également une opportunité de carrière pour les locaux, et un tremplin efficace vers le secteur marchand (comme le montre cet exemple en Inde).
Et la France ? Babyloan organise les 7 et 8 novembre prochains les « Rencontres Babyloan », une occasion de faire le point et d'échanger autour de la microfinance. Partenaires de l'opération, nous serions ravis de vous retrouver sur place pour discuter (pour une fois) IRL. In Real Life.
Et pour ceux qui ne pourront pas se rendre à ces rencontres, un blog de la plateforme est dédié à cet événement et aux débats qui vont l'animer. Ce blog est le fruit d'un partenariat entre Solidaires du monde et Babyloan.
PS : le social s’invite au bureau (présentation de Jive Software, « work can be social again »)
18:15 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : nouvelles solidarités, social business, entrepreneuriat social, solidarité, microcrédit |
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