12.11.2010
Bonnes pratiques et conseils aux ONG pour collecter des dons en ligne
Les médias sociaux et la technologie mobile permettent de changer radicalement la façon de concevoir la communication des ONG. Ces outils et les pratiques qu'ils engendrent permettent notamment de proposer de nouvelles façons de recueillir des fonds en ligne (ou fundraising).
Certes pour l'instant, le don en ligne ne constitue qu'une goutte d'eau par rapport au reste des dons. Estimé à 3 % (17 % par prélèvement bancaire, 80 % par chèque ou espèces) on observe néanmoins une croissance exponentielle de ce type de collecte, et un changement de profil du donateur en ligne, par rapport au donateur traditionnel.

Source : 15 bonnes pratiques de e-fundraising
Si ce type d'approche présente de nombreux avantages, plus de réactivité, plus écologique, plus jeune, la question de la sécurisation des dons continue de poser problème à certains tandis que la perte de la dimension humaine est parfois critiquée. Un point à mettre en avant et à garder à l'esprit dans une approche 2.0.
Pour vous aider dans votre démarche, nous avons tenté de dresser une liste d'éléments à prendre en compte dans la réalisation de votre collecte en ligne. Elle est bien sûr non exhaustive. Une partie des recommandations proviennent d'un article publié par Diosa Communications: Online Fundraising Best Practices for Nonprofit Organizations que nous vous invitons à consulter si vous pratiquez l'anglais. L'Agence Diosa est spécialiste du conseil en communication web et médias sociaux aux organisations sans but lucratif. Libre à vous de compléter l'article par le biais de commentaires.
1. Choisissez un prestataire de collecte de dons qui embrasse le Web 2.0.
De PayPal à Google Checkout, en passant par JustGive et Network for Good outre-altantique, izi-collecte, aiderenligne ou aiderdonner en France, il y a pléthore de fournisseurs qui peuvent traiter les dons pour votre organisation. Les frais de traitement vont de 2,9% à 4,75%. De tous ces fournisseurs, Network for Good a ouvert la voie à l'adoption des outils Web 2.0 de collecte de fonds. Si quelqu'un fait un don à votre association via Facebook Causes, Change.org ou Razoo, le don est traité par Network for Good.
2. Placez un bouton "Faire un don" grand et coloré sur votre page « Soutenez-nous !».
Les donateurs en ligne répondent bien aux boutons. Un lien « Donnez maintenant » n'est pas suffisant. Votre prestataire vous fournira un bouton ou si vous avez un graphiste, vous pouvez créer un bouton personnalisé qui le reliera directement à votre page de don. Pour voir un exemple, consultez la section «Je donne» sur le site de la Croix Rouge. Notez également l'argument de sécurité.

3. Ajoutez un bouton "Faire un don" sur chaque page de votre site web.
Si possible, ajoutez un lien «Faire un don» à chaque page de votre site web. Médecins du monde a fait ce choix. Il faut réduire les riques de changement d'avis ou de perte du donateur. Ce lien doit diriger vers une page qui énumère les nombreuses façons pour un futur donateur de faire un don à votre organisation.
4. Le bouton "Faire un don" doit être relié directement à une page web qui demande les informations de contact et de carte de crédit.
Lorsqu'un sympathisant visite votre site et clique sur "Donnez", le lien doit aller directement à la page où les donateurs entrent leurs informations de contact et de leur carte de crédit. Le bouton « Donnez » ne devrait jamais conduire un donateur à une page générique sous peine de décevoir et de risquer une perte de donateurs.
5. Ajouter un "Faire un don" à votre page Facebook.
En utilisant l'application Static FBML sur Facebook, vous pouvez ajouter un onglet ou un bouton "Don" sur votre page Facebook. Avec quelques connaissances en html, vous pouvez facilement ajouter un "Don" sur votre page Facebook qui relie directement à la page don de votre site web ou qui permet un don directement comme pour la page Reporters Sans Frontières.
Facebook n'est pas l'outil le plus adapté au don mais il a l'avantage d'être très grand public. Vous pouvez également créer un lien vers Causes.
6. Perfectionnez votre page "don" pour la rendre efficace et attrayante.
Il est nécessaire d'avoir une page «don» [Donner / Soutenez notre travail] qui inclut des informations sur les différentes manières pour un donateur de faire un don. Restez simple et clair comme pour la page de Médecins du monde par exemple. Assurez-vous que le bouton "Donner" a priorité sur la page.
7. Assurez-vous que votre page "don" comprend une adresse postale.
Beaucoup de gens continuent d'émettre des chèques pour les dons. Pourtant de nombreuses ONG font l'erreur de ne pas inclure sur leur page « don » une adresse postale. La page "contact" n'est pas suffisante puisque les donateurs potentiels risquent de se demander si c'est la bonne adresse postale pour faire des dons. Pour voir un exemple, consultez la section «Nous soutenir» d' Asmae.
8. Ne jamais exiger un numéro de téléphone pour faire un don en ligne.
Cette exigence détourne de nombreux donateurs en ligne. Si vous voulez demander au donateur de vous abonner à votre liste d'alertes par SMS, proposez-le comme une option ou sur la page de remerciement après le don, mais il ne faut en aucun cas faire de l'inscription de son numéro de téléphone une exigence. Voir par exemple Oxfam.
9. Mettez en avant les dons récurrents et les programmes de Soutien.
JustGive et Network for Good permettent aux donateurs de programmer des dons récurrents du montant de leur choix. Une fois signés, de
nombreux donateurs continueront à donner pendant des années. La Humane Society est un bon exemple d'encouragement aux dons mensuels. Médecins Sans Frontières propose 1 € par semaine dès sa page d'accueil et a mis en place un site dédié.
En outre, de nombreuses ONG lancent des programmes de soutien et font apparaître cela sur leur site web, dans leur newsletter, sur leur blog, leur page Facebook et leur compte Twitter. Les adhésions à des programmes se développent lentement, surtout au début, mais peuvent devenir une source constante d'un revenu régulier pour votre organisation.
10. Offrez la possibilité de faire un don au nom de quelqu'un.
Encore une fois, JustGive et Network for Good permettent aux donateurs de donner au nom de quelqu'un. Cette fonctionnalité, très fréquente dans les pays anglo-saxons, l'est moins en France. Elle est pourtant très utile notamment au moment des fêtes où beaucoup préfèreraient faire un don au nom de quelqu'un plutôt que d'acheter un nouveau cadeau inutile à 20 €. Cela peut également être une idée pour les mariages, les anniversaires... L'astuce est de mettre en avant ce dispositif sur votre site web, newsletter, blog et autres points de présence en ligne. Vous aurez aussi besoin de cartes-cadeaux à envoyer aux destinataires. Commencez petit et achetez juste quelques jolies cartes dans une papeterie.
11. Ajoutez des boutons Facebook, Twitter, YouTube à votre page de remerciement.
Après qu'un donateur a fait un don en ligne sur votre site, il atterrit habituellement sur une page "Merci pour votre don !". Assurez-vous que la page a aussi des liens vers les réseaux sociaux. Expliquez que cela peut permettre de rester informé sur le travail de votre organisation et les progrès réalisés.
Sur ce point, il est évident que les médias sociaux, dans la mesure ou ils permettent de nouvelles possibilités d'accéder au donateur, exigent du même coup de repenser la communication sur les projets terrain menés sur ces médias sociaux. C'est alors toute la production d'information sur les projets qui doit être repensée et réorganisée.
12. Le mailing, ça marche !
N'oubliez pas le mailing, certes peu sexy, mais qui fonctionne très bien. Si la communauté est active et le ciblage précis, le taux de conversion peut être très efficace. Le mailing peut permettre de mettre en avant des situations d'urgence et de mobiliser rapidement. N'oubliez pas que tout le monde n'est pas actif sur les réseaux sociaux.
13. Expliquer comment seront utilisés les fonds
La transparence encourage les donateurs. MSF présente ainsi comment 1 € va être utilisé. Handicap International, pour encourager des dons importants, met en avant ce qu'une somme permet de faire : 7 € suffisent pour offrir une prothèse à un enfant, 50 € pour une prothèse plus une rééducation, 100 € pour une prothèse plus une rééducation et un kit scolaire. Le Secours populaire va même jusquà proposer de choisir l'affectation du don.
14. Vos sympathisants collectent pour vous (crowdfunding en anglais)
Sur le web comme dans la vie, les sympathisants sont les premiers porte-paroles des associations. Le web social encourage et s'appuie sur cela. Tweetez des messages et faites-vous retweeter. Encouragez le partage sur Facebook. Créez des widgets pour les blogueurs ou ceux qui ont un site. Faites même participer les sympathisants à des campagnes virales. Par exemple, le Téléthon a lancé en 2007 « Tel est ton cœur » avec comme but de devenir la vidéo virale la plus longue du monde. On peut également impliquer ces sympathisants dans des événements comme pour la course des héros en leur permettant de s'approprier l'événement, de collecter pour une association et de diffuser le message.
15. Fidélisez les donateurs
L'utilisation des fonds sur le terrain doit faire l'objet d'une plus grande remontée d'informations. La vidéo peut répondre à cette exigence. Ou encore des animations, des infographies. Ce qui suppose l'internalisation de ces compétences dans les organisations. C'est là que la dimension de témoignage et mise en relation directe devient décisive. En nouant un lien priviligié par le biais de médis sociaux, en facilitant l'échange et l'expression des points de vue, bref en humanisant l'information et le récit des actions menées.

Pour conclure nous rappellerons que dans une étude de mai 2010 réalisée aux USA pour Network for Good, les plus petites ONG se montrent les plus efficaces en terme de collectes en ligne et continuent de voir leurs chiffres progresser. La collecte en ligne est une opportunité importante à saisir pour les petits acteurs innovants. Elle n'en est pas moins importante pour les grandes organisations de solidarité internationale.

- Online Fundraising Best Practices for Nonprofit Organizations
- 15 bonnes pratiques de e-fundraising
- Recherches solidaires : le fundraising online cherche son modèle économique
- Levée de fonds et web 2.0
- Le e-fundraising en pratique

22:20 Publié dans Développement économique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : fundraising, web 2.0, ong, collecte, bestpractices, association, levée de fonds, efundraising |
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Digg
18.08.2010
Les 20 règles à suivre pour un bon usage de twitter
Comme nous le disait Thierry du blog Nethumanitaires, grand utilisateur de Twitter : "on est vite séduit par sa simplicité d'emploi et l'efficacité pour obtenir des informations (...) Ce réseau peut énormément apporter aux ONG notamment une meilleure visibilité de leurs actions avec tout ce qui en découle."
Si les acteurs de la solidarité francophone s'y mettent, l'utilisation efficace de Twitter ne va pas de forcément de soi. Vous trouverez réunis dans cet article des conseils qui vous permettront d'augmenter votre succès sur ce réseau. Le texte est largement inspiré de l'article de Diosa Communications : Twitter Best Practices for Nonprofit Organizations que nous vous invitons à consulter si vous pratiquez l'anglais. L'Agence Diosa est spécialiste du conseil en communication web et médias sociaux aux organisations sans but lucratif.
Si c'est plutôt une présentation de l'outil twitter qu'il vous faut, nous vous invitons à lire l'article "Twitter : présentation et utilisation pour les ONG".

- Renseignez clairement votre page Twitter
Afin d’être bien référencé et plus facilement identifiable par vos prochains abonnés, servez-vous du nom de votre association pour créer votre compte (attention au pseudo trop long qui vous exclut des followfriday et RT). Ne cherchez pas non plus à faire dans l''originalité. N'hésitez pas à mettre des détails sur votre compte (en respectant le maximum de 160 signes). Présentez votre association, mettez en avant le lien du site ou du blog et précisez le lieu où est situé votre association (il est possible de se faire géolocaliser). Un certain nombre d'outils de recherche sur Twitter permettent des recherches par zones géographiques.
- Respectez l'orthographe et le Français
Eviter les fautes d'orthographe et le langage abrégé. Si faire tenir un message en 140 caractères est difficile cela reste un exercice à la portée de tout un chacun.
- Soyez authentique
Le web 2.0 accorde une importance particulière à l'individu. C'est nulle part plus vrai que sur Twitter. Détendez-vous, expérimentez, lâchez-vous un peu, interpelez ... trouvez votre voix et soyez authentique.
- Soyez gentil et reconnaissant. Retweetez et soyez cordial
Plus gentil vous serez avec les gens sur Twitter, plus ils le seront avec vous. Plus vous retweetez (RT), plus il y a de chance qu'il vous re-tweetent. Qu'il s'agisse de Twitter, MySpace, Facebook, un blog ou YouTube, si quelqu'un fait quelque chose de positif, c'est toujours plus humain de leur envoyer un remerciement. Comme une majorité d'utilisateurs ne le fait pas, c'est une façon d'être pleine de valeur.
- Suivez les personnes qui vous suivent (sauf s'ils n'ont rien à voir avec vous, enfin sauf pour vous vendre quelque chose que vous n'avez pas demandé)
C'est une question difficile pour beaucoup d'organisations. Ils veulent garder leur flux d'actualité clair et limitent le nombre de personnes qu'ils suivent. Mais le web est de plus en plus construit autour de l'utilisateur. Vous pouvez souhaiter ne suivre que les personnes intéressantes, mais vous risquez de ne pas sortir d'un cercle de spécialistes de votre sujet. Alors qu'un enjeu important réside dans la connexion entre des sphères qui communiquent peu.
N'oubliez pas que :
1) Twitter fonctionne sur le modèle de l'émission/réception, donc la conversation entre utilisateurs
2) Si la relation entre deux comptes est asymétrique (un qui suit, l'autre qui ne suit pas), cela désactive la fonction de message direct (non public)
3) Ne nous leurrons pas ... les gens sur Twitter souhaitent être suivi. C'est l'idée même du site ! Dès lors comment réunir une communauté si vous ne faites pas le premier pas?
Mais ne suivez pas n'importe qui en espérant qu'il vous suive, ça n'a aucun intérêt. Il faut que vous développiez une capacité à identifier les utilisateurs qui sont en mesure d'effectuer une veille pour vous, ceux qui s'intéressent à vos sujets et ceux qui seraient susceptibles de s'y intéressez (c'est cette troisième catégorie la plus intéressante et la plus difficile à trouver et à servir).
- Utilisez "les listes" et "les favoris" afin d'organiser votre lecture
Difficile de se retrouver dans le flux à partir du moment où l'on suit un grand nombre de comptes actifs. Heureusement il existe des solutions. Créez des listes afin de d'organiser ces contenus. Et lorsqu'un tweet vous semble particulièrement intéressant n'hésitez pas à le marquer comme favori (en cliquant sur l'étoile). L'outil FavStar.fm permet d'étudier les utilisateurs qui ont tagué comme favori un de vos tweets. Des admirateurs à cajoler...
- Ne tweetez pas sur le café que vous prennez (sauf s'il s'agit de commerce équitable) ou sur le temps qu'il fait
Il faut apporter une plus-value à vos abonnés, et non pas du bavardage! Les gens vous suivent parce qu'ils veulent des sources d'informations et un contenu de votre organisation sur des sujets relatifs à vos activités et réflexions. Assurez-vous que vos tweets apportent quelque chose et sont re-tweetables.
- Ne tweetez pas uniquement votre contenu
Twitter est une source d'information et un outil qui favorise sa circulation. N'hésitez pas à retweeter les articles de journaux et de blogs qui nourrissent votre réflexion ou suscitent des réactions de votre part. De même, rien ne vous empêche de retweeter les messages d'autres organisations. Au contraire c'est une bonne manière de créer des relations et d'en faire des alliés. En relayant des articles pertinents, vous multipliez les chances de retweet et d'être suivi et vous renforcer votre visibilité sur le sujet. Accompagnez vos RT de commentaires apportant un complément et qui montre que vous avez lu le lien...
- Accueillez chaque abonné personnellement.
Il existe des outils qui permettent d'envoyer un message d'accueil personnalisé envoyé de façon automatique. C'est du marketing paresseux ! C'est mieux de rédiger un message réellement personnalisé. La première prise de contact a son importance.
- Limitez vos Tweets à 10 par jour (et pas seulement des RT)!
Mieux vaut twitter efficace. A trop twitter une bonne part des messages risquent d'être négligés. Pensez également à produire du contenu original sous peine d'être délaissé.
- Créez un compte sur Bit.ly et utiliser des outils d'étude statistiques.
Après avoir créé un compte sur Bit.ly (cet outil permet de raccourcir les url que vous voulez publier et ainsi de gagner de la place pour vous exprimer), chaque adresse du site web que vous raccourcissez peut être suivie. Vous pouvez consulter les statistiques sur le nombre exact de personnes ayant cliqué sur les liens. Cela peut vous servir de boussole pour la suite. Il existe plusieurs outils pour Twitter qui vous permettront d'avoir des statistiques sur vos compte. Twitter counter ou twoolr sont utiles et relativement simples à utiliser.
- Sondez vos abonnés...
Il existe des outils gratuits comme Twtpoll qui permettent de créer des sondages. Sur Twitter, on aime les sondages et on peut trouver des utilisateurs pour y répondre. Les sondages sont souvent retweetés et peuvent apporter de la visibilité pour votre organisme. De plus, gardez à l'esprit que les sondages peuvent être affichés sur Facebook, MySpace, etc.
- Pensez à la viralité de certaines infos
Une statistique étonnante peut susciter l'intérêt pour un article et être retweetée. Idem pour une citation. Les vidéos intéressent beaucoup les utilisateurs de Twitter (à l'image des utilisateurs du web !). Dans tous les cas, optimisez les tweets sans être excessif au risque d'être déceptif.
- Répétez vos Tweets les plus populaires.
Un tweet que vous avez posté par le passé et qui a reçu beaucoup de trafic ou qui a été beaucoup retweeté peut être digne d'être posté à nouveau. Les utilisateurs ne sont pas toujours devant leur compte Twitter. Il peut être pertinent de retweeter votre message à une heure différente une dizaine de jour plus tard. Vous pouvez tester un autre message renvoyant vers la même source. Tweetoclock permet de savoir quel est le moment propice pour envoyer un tweet si vous souhaitez toucher quelqu'un en particulier.
- Recommandez, soyez une source !
Utiliser des listes de façon un peu plus stratégique. Non seulement pour organiser vos abonnés et les organisations partenaires, mais plutôt pour créer des listes qui bénéficieront de votre autorité. Par exemple : vous souhaitez faire un don ? Suivez cette liste. Vous souhaitez devenir bénévole ? Suivez cette liste. Vos capacités de tri et de filtrage ont de la valeur pour vos abonnés. Il est possible que vous ayez fait un travail d'agrégation de profils dont ils ont besoin. C'est aussi une bonne façon de faire référence dans le secteur. De même vos followfriday peuvent vous placer dans une posture intéressante de recommandation.
- Ajoutez un bouton twitter sur votre site ou sur votre blog et sur les articles.
Facilitez le travail de vos lecteurs. Mettez en avant sur la page d'accueil de votre site votre présence sur les médias sociaux. De même, proposez à vos lecteurs de twitter à leurs abonnés la page qu'ils sont entrain de lire sur votre blog par l'intermédiaire d'un bouton.
- N'hésitez pas à promouvoir une inscription à votre newsletter.
Envoyez un tweet du type : "des informations sur nos campagnes dans notre newsletter de septembre. Pour s'abonner : lien bitly."
- Utilisez des hashtags # stratégiques.
Si vous utilisez des hashtags trop souvent, vous diluez leur utilité et limitez la lisibilité. Si chacun de vos tweets a un hashtag, certaines personnes vont questionner vos intentions. Le mieux est de déterminer des hashtags pour votre compte, et de les utiliser régulièrement afin de faire référence sur ces questions. Rien ne vous empêche d'en utiliser d'autres de temps en temps mais de façon stratégique.
Au fait, un hashtag permet de créer un lien dans twitter. En cliquant dessus, vous affichez tous les messages portant ce hashtag.
- Hashtaguez les événements
Créez des hastags pour vos événements et médiatisez les auprès de ceux qui paticipent à l'événement, ou utilisez les hastags des événements auxquels vous participez pour être référencé dans les résultats proposés à ceux qui cliquent sur ces hashtags.
- Evitez le "Merci pour le RT!" public.
Regroupez-les ! Profitez des followfriday pour exprimer votre reconnaissance ou envoyer un "merci" en privé. Si vous tenez à remercier quelqu'un en particulier faites le mais que cela ne devienne pas excessif.
- Créez et partagez des arrière-plans personnalisés pour vos fans.
Cela leur fera plaisir et peut être même que certains pourraient les utiliser !
- Le Guide du Débutant sur Twitter
- Guide d'utilisation des hashtags sur Twitter
- Les comptes twitter anglophones les plus actifs dans le secteur non-profit
- Twitter : présentation et utilisation pour les ONG
- Les articles traitant de Twitter au service des ONG - bookmarkés sur delicious.com/solidairesdumonde.org
En Anglais :
- L'article de Diosa Communications : "Twitter Best Practices for Nonprofit Organizations"
- Twitter Tips for Sucessful Nonprofit Fundraising
- 10 Tips for NGOs on Twitter
- Social Media for Business: The Dos & Don’ts of Sharing
- Social Media Handbook for Local Red Cross Units
12:50 Publié dans Communication | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Digg
28.04.2010
Etude NTEN sur l'utilisation des médias sociaux par les organisations sans but lucratif
NTEN, le non profit technology network, Common knowledge et The Port réalisent chaque année une étude auprès des organisations sans but lucratif (OSBL) américaines sur le thème de leur utilisation des médias sociaux. La dernière version a été publiée en avril 2010 en anglais, voici ma sélection de quelques points clés de l'étude.
A propos de la méthodologie
Etude menée auprès de 1 173 professionels des OSBL, entre le 3 février et le 15 mars 2010.
Deux groupes de questions ont été posées :
- Sur l'utilisation des sites sociaux commerciaux (Twitter, Facebook, LinkedIn...)
- Sur la construction et l'utilisation de sites sociaux développés par l'organisation sur son propre site web : les sites sociaux maison
Les réponses émanent d'organisations de toutes tailles dans les secteurs suivants : Arts et culture, associations, éducations, environnement et protection des animaux, santé, services à la personne, organisations de solidarité internationale.
Il s'agit de la seconde édition, ce qui permet des comparaisons et des remarques sur l'évolution des pratiques.
Résultats de l'étude
Les médias sociaux commerciaux
- 86% des organisations consultées ont une présence sur Facebook. Contre 74% l'an passé.
- 60% ont une présence sur Twitter, contre 43% en avril 2009.
- LinkedIn et Yoube sont utilisés comme l'an passé par 48 et 33% des organisations
- Myspace recule de 26 à 14%
Les organisations internationales sont unanimes sur l'utilisation de Facebook : 97% l'utilisent
- 46% des organisations indiquent que la collecte de fonds (fundraising) joue un rôle important dans leur choix de présence sur les médias sociaux, juste derrière le marketing de leur association.
- 40% des organisations confirment avoir levé des fonds sur Facebook mais 78% d'entre elles ont levé une somme inférieure à 1 000$ dans les 12 derniers mois.
- Facebook est la seule plateforme permettant à des organisations de lever plus de 10 000$ sur 12 mois.
Les médias sociaux maison
- 22% des organisations disent travailler sur un média social conçu sur le site de leur organisation. Ce chiffre était de 28% l'an passé.
- Sur le marché américain des médias sociaux maison, les plateformes sur mesure représentent 22%, Drupal 12%, Ning représente 12% (mais Ning est actuellement en train de revoir son modèle économique gratuit...) et 5% pour The Port Networck.
- Le recours aux médias sociaux maison suppose un effort financier et humain plus important, et plus de temps aussi.

Extrait de l'étude Non profit social network benchmark survey
Les médias sociaux commerciaux les plus utilisés

Le rôle des médias sociaux commerciaux
- 92.5% répondent qu'ils utilisent les médias sociaux pour faire du marketing traditionnel. A savoir promotion de la marque, des programmes, des événements et des services fournis.
- 45.9% répondent que c'est pour faire de la collecte de fonds.
- Et 34.5% pour distribuer leurs programmes et leurs reflexions.
- Enfin 24.3% les utilisent pour faire des recherche sur leur marché.
Ressources humaines allouées à l'animation des médias sociaux

- 48% des organisations indiquent qu'elles prévoient d'augmenter les ressources humaines allouées à cette activité.
- 48% affirment souhaiter rester au même périmètre de ressources.
- 4% des organisations vont diminuer les ressources allouées.
- Les principales barrières à l'allocation de nouvelles ressources
- La difficulté à évaluer le retour sur investissement de l'activité.
- Le manque de pratique et d'entrainement des organisations.
- Les départements communication et marketing sont les principaux responsables de l'animation des médias sociaux (plutôt le marketing pour les plus grandes organisations, plutôt la communication pour les plus petites).
- Les principaux indicateurs suivis pour évaluer les résultats sont le nombre de visiteurs amenés sur le site et la taille de la communauté
Les revenus générés à travers les médias sociaux commerciaux
Les médias sociaux comemerciaux tiennent leur promesse en termes de traffic généré, mais pas en terme de collecte de fonds. 77% des organisations ont levé moins de 1000$ sur la seule plateforme qui permette à certains acteurs de lever plus de 10 000$ : Facebook. Un pourcentage qui mont à 88% pour Twitter.
La taille des organisations n'est pas un facteur explicatif de la réussite ou de l'échec des levées de fonds sur les médias sociaux.
Afin d'améliorer leurs pratiques, 30% des utilisateurs affirment avoir besoin de conseils et d'entrainement pour mieux travailler avec leurs publics sur les médias sociaux.
Pour obtenir l'étude complète (en anglais) rendez-vous sur le site de NTEN
Quelques conseils pour débuter sur les sites sociaux - 05/05/2010
19:30 Publié dans Communication / Médias | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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