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18.08.2010

Les 20 règles à suivre pour un bon usage de twitter

Comme nous le disait Thierry du blog Nethumanitaires, grand utilisateur de Twitter : "on est vite séduit par sa simplicité d'emploi et l'efficacité pour obtenir des informations (...) Ce réseau peut énormément apporter aux ONG notamment une meilleure visibilité de leurs actions avec tout ce qui en découle."

Si les acteurs de la solidarité francophone s'y mettent, l'utilisation efficace de Twitter ne va pas de forcément de soi. Vous trouverez réunis dans cet article des conseils qui vous permettront d'augmenter votre succès sur ce réseau. Le texte est largement inspiré de l'article de Diosa Communications : Twitter Best Practices for Nonprofit Organizations que nous vous invitons à consulter si vous pratiquez l'anglais. L'Agence Diosa est spécialiste du conseil en communication web et médias sociaux aux organisations sans but lucratif.

Si c'est plutôt une présentation de l'outil twitter qu'il vous faut, nous vous invitons à lire l'article "Twitter : présentation et utilisation pour les ONG".

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  • Renseignez clairement votre page Twitter

Afin d’être bien référencé et plus facilement identifiable par vos prochains abonnés, servez-vous du nom de votre association pour créer votre compte (attention au pseudo trop long qui vous exclut des followfriday et RT). Ne cherchez pas non plus à faire dans l''originalité. N'hésitez pas à mettre des détails sur votre compte (en respectant le maximum de 160 signes). Présentez votre association, mettez en avant le lien du site ou du blog et précisez le lieu où est situé votre association (il est possible de se faire géolocaliser). Un certain nombre d'outils de recherche sur Twitter permettent des recherches par zones géographiques.

  • Respectez l'orthographe et le Français

Eviter les fautes d'orthographe et le langage abrégé. Si faire tenir un message en 140 caractères est difficile cela reste un exercice à la portée de tout un chacun.

  • Soyez authentique

Le web 2.0 accorde une importance particulière à l'individu. C'est nulle part plus vrai que sur Twitter. Détendez-vous, expérimentez, lâchez-vous un peu, interpelez ... trouvez votre voix et soyez authentique.

  • Soyez gentil et reconnaissant. Retweetez et soyez cordial

Plus gentil vous serez avec les gens sur Twitter, plus ils le seront avec vous. Plus vous retweetez (RT), plus il y a de chance qu'il vous re-tweetent. Qu'il s'agisse de Twitter, MySpace, Facebook, un blog ou YouTube, si quelqu'un fait quelque chose de positif, c'est toujours plus humain de leur envoyer un remerciement. Comme une majorité d'utilisateurs ne le fait pas, c'est une façon d'être pleine de valeur.

  • Suivez les personnes qui vous suivent (sauf s'ils n'ont rien à voir avec vous, enfin sauf pour vous vendre quelque chose que vous n'avez pas demandé)

C'est une question difficile pour beaucoup d'organisations. Ils veulent garder leur flux d'actualité clair et limitent le nombre de personnes qu'ils suivent. Mais le web est de plus en plus construit autour de l'utilisateur. Vous pouvez souhaiter ne suivre que les personnes intéressantes, mais vous risquez de ne pas sortir d'un cercle de spécialistes de votre sujet. Alors qu'un enjeu important réside dans la connexion entre des sphères qui communiquent peu.

N'oubliez pas que :

1) Twitter fonctionne sur le modèle de l'émission/réception, donc la conversation entre utilisateurs
2) Si la relation entre deux comptes est asymétrique (un qui suit, l'autre qui ne suit pas), cela désactive la fonction de message direct (non public)
3) Ne nous leurrons pas ... les gens sur Twitter souhaitent être suivi. C'est l'idée même du site ! Dès lors comment réunir une communauté si vous ne faites pas le premier pas?

Mais ne suivez pas n'importe qui en espérant qu'il vous suive, ça n'a aucun intérêt. Il faut que vous développiez une capacité à identifier les utilisateurs qui sont en mesure d'effectuer une veille pour vous, ceux qui s'intéressent à vos sujets et ceux qui seraient susceptibles de s'y intéressez (c'est cette troisième catégorie la plus intéressante et la plus difficile à trouver et à servir).

  • Utilisez "les listes" et "les favoris" afin d'organiser votre lecture

Difficile de se retrouver dans le flux à partir du moment où l'on suit un grand nombre de comptes actifs. Heureusement il existe des solutions. Créez des listes afin de d'organiser ces contenus. Et lorsqu'un tweet vous semble particulièrement intéressant n'hésitez pas à le marquer comme favori (en cliquant sur l'étoile). L'outil FavStar.fm permet d'étudier les utilisateurs qui ont tagué comme favori un de vos tweets. Des admirateurs à cajoler...

  • Ne tweetez pas sur le café que vous prennez (sauf s'il s'agit de commerce équitable) ou sur le temps qu'il fait

Il faut apporter une plus-value à vos abonnés, et non pas du bavardage! Les gens vous suivent parce qu'ils veulent des sources d'informations et un contenu de votre organisation sur des sujets relatifs à vos activités et réflexions. Assurez-vous que vos tweets apportent quelque chose et sont re-tweetables.

  • Ne tweetez pas uniquement votre contenu

Twitter est une source d'information et un outil qui favorise sa circulation. N'hésitez pas à retweeter les articles de journaux et de blogs qui nourrissent votre réflexion ou suscitent des réactions de votre part. De même, rien ne vous empêche de retweeter les messages d'autres organisations. Au contraire c'est une bonne manière de créer des relations et d'en faire des alliés. En relayant des articles pertinents, vous multipliez les chances de retweet et d'être suivi et vous renforcer votre visibilité sur le sujet. Accompagnez vos RT de commentaires apportant un complément et qui montre que vous avez lu le lien...

  • Accueillez chaque abonné personnellement.

Il existe des outils qui permettent d'envoyer un message d'accueil personnalisé envoyé de façon automatique. C'est du marketing paresseux ! C'est mieux de rédiger un message réellement personnalisé. La première prise de contact a son importance.

  • Limitez vos Tweets à 10 par jour (et pas seulement des RT)!

Mieux vaut twitter efficace. A trop twitter une bonne part des messages risquent d'être négligés. Pensez également à produire du contenu original sous peine d'être délaissé.

  • Créez un compte sur Bit.ly et utiliser des outils d'étude statistiques.

Après avoir créé un compte sur Bit.ly (cet outil permet de raccourcir les url que vous voulez publier et ainsi de gagner de la place pour vous exprimer), chaque adresse du site web que vous raccourcissez peut être suivie. Vous pouvez consulter les statistiques sur le nombre exact de personnes ayant cliqué sur les liens. Cela peut vous servir de boussole pour la suite. Il existe plusieurs outils pour Twitter qui vous permettront d'avoir des statistiques sur vos compte. Twitter counter ou twoolr sont utiles et relativement simples à utiliser.

  • Sondez vos abonnés...

Il existe des outils gratuits comme Twtpoll qui permettent de créer des sondages. Sur Twitter, on aime les sondages et on peut trouver des utilisateurs pour y répondre. Les sondages sont souvent retweetés et peuvent apporter de la visibilité pour votre organisme. De plus, gardez à l'esprit que les sondages peuvent être affichés sur Facebook, MySpace, etc.

  • Pensez à la viralité de certaines infos

Une statistique étonnante peut susciter l'intérêt pour un article et être retweetée. Idem pour une citation. Les vidéos intéressent beaucoup les utilisateurs de Twitter (à l'image des utilisateurs du web !). Dans tous les cas, optimisez les tweets sans être excessif au risque d'être déceptif.

  • Répétez vos Tweets les plus populaires.

Un tweet que vous avez posté par le passé et qui a reçu beaucoup de trafic ou qui a été beaucoup retweeté peut être digne d'être posté à nouveau. Les utilisateurs ne sont pas toujours devant leur compte Twitter. Il peut être pertinent de retweeter votre message à une heure différente une dizaine de jour plus tard. Vous pouvez tester un autre message renvoyant vers la même source. Tweetoclock permet de savoir quel est le moment propice pour envoyer un tweet si vous souhaitez toucher quelqu'un en particulier.

  • Recommandez, soyez une source !

Utiliser des listes de façon un peu plus stratégique. Non seulement pour organiser vos abonnés et les organisations partenaires, mais plutôt pour créer des listes qui bénéficieront de votre autorité. Par exemple : vous souhaitez faire un don ? Suivez cette liste. Vous souhaitez devenir bénévole ? Suivez cette liste. Vos capacités de tri et de filtrage ont de la valeur pour vos abonnés. Il est possible que vous ayez fait un travail d'agrégation de profils dont ils ont besoin. C'est aussi une bonne façon de faire référence dans le secteur. De même vos followfriday peuvent vous placer dans une posture intéressante de recommandation.

  • Ajoutez un bouton twitter sur votre site ou sur votre blog et sur les articles.

Facilitez le travail de vos lecteurs. Mettez en avant sur la page d'accueil de votre site votre présence sur les médias sociaux. De même, proposez à vos lecteurs de twitter à leurs abonnés la page qu'ils sont entrain de lire sur votre blog par l'intermédiaire d'un bouton.

  • N'hésitez pas à promouvoir une inscription à votre newsletter.

Envoyez un tweet du type : "des informations sur nos campagnes dans notre newsletter de septembre. Pour s'abonner : lien bitly."

  • Utilisez des hashtags # stratégiques.

Si vous utilisez des hashtags trop souvent, vous diluez leur utilité et limitez la lisibilité. Si chacun de vos tweets a un hashtag, certaines personnes vont questionner vos intentions. Le mieux est de déterminer des hashtags pour votre compte, et de les utiliser régulièrement afin de faire référence sur ces questions. Rien ne vous empêche d'en utiliser d'autres de temps en temps mais de façon stratégique.

Au fait, un hashtag permet de créer un lien dans twitter. En cliquant dessus, vous affichez tous les messages portant ce hashtag.

  • Hashtaguez les événements

Créez des hastags pour vos événements et médiatisez les auprès de ceux qui paticipent à l'événement, ou utilisez les hastags des événements auxquels vous participez pour être référencé dans les résultats proposés à ceux qui cliquent sur ces hashtags.

  • Evitez le "Merci pour le RT!" public.

Regroupez-les ! Profitez des followfriday pour exprimer votre reconnaissance ou envoyer un "merci" en privé. Si vous tenez à remercier quelqu'un en particulier faites le mais que cela ne devienne pas excessif.

  • Créez et partagez des arrière-plans personnalisés pour vos fans.

Cela leur fera plaisir et peut être même que certains pourraient les utiliser !

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En Anglais :

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28.04.2010

Etude NTEN sur l'utilisation des médias sociaux par les organisations sans but lucratif

NTEN, le non profit technology network, Common knowledge et The Port réalisent chaque année une étude auprès des organisations sans but lucratif (OSBL) américaines sur le thème de leur utilisation des médias sociaux. La dernière version a été publiée en avril 2010 en anglais, voici ma sélection de quelques points clés de l'étude.


A propos de la méthodologie


Etude menée auprès de 1 173 professionels des OBSL, entre le 3 février et le 15 mars 2010.

Deux groupes de questions ont été posées :

  1. Sur l'utilisation des sites sociaux commerciaux (Twitter, Facebook, LinkedIn...)
  2. Sur la construction et l'utilisation de sites sociaux développés par l'organisation sur son propre site web : les sites sociaux maison

Les réponses émanent d'organisations de toutes tailles dans les secteurs suivants : Arts et culture, associations, éducations, environnement et protection des animaux, santé, services à la personne, organisations de solidarité internationale.

Il s'agit de la seconde édition, ce qui permet des comparaisons et des remarques sur l'évolution des pratiques.


Résultats de l'étude

Les médias sociaux commerciaux

  • 86% des organisations consultées ont une présence sur Facebook. Contre 74% l'an passé.
  • 60% ont une présence sur Twitter, contre 43% en avril 2009.
  • LinkedIn et Yoube sont utilisés comme l'an passé par 48 et 33% des organisations
  • Myspace recule de 26 à 14%

Les organisations internationales sont unanimes sur l'utilisation de Facebook : 97% l'utilisent

  • 46% des organisations indiquent que la collecte de fonds (fundraising) joue un rôle important dans leur choix de présence sur les médias sociaux, juste derrière le marketing de leur association.
  • 40% des organisations confirment avoir levé des fonds sur Facebook mais 78% d'entre elles ont levé une somme inférieure à 1 000$ dans les 12 derniers mois.
  • Facebook est la seule plateforme permettant à des organisations de lever plus de 10 000$ sur 12 mois.

Les médias sociaux maison

  • 22% des organisations disent travailler sur un média social conçu sur le site de leur organisation. Ce chiffre était de 28% l'an passé.
  • Sur le marché américain des médias sociaux maison, les plateformes sur mesure représentent 22%, Drupal 12%, Ning représente 12% (mais Ning est actuellement en train de revoir son modèle économique gratuit...) et 5% pour The Port Networck.
  • Le recours aux médias sociaux maison suppose un effort financier et humain plus important, et plus de temps aussi.
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Extrait de l'étude Non profit social network benchmark survey

 

Les médias sociaux commerciaux les plus utilisés

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Le rôle des médias sociaux commerciaux

  • 92.5% répondent qu'ils utilisent les médias sociaux pour faire du marketing traditionnel. A savoir promotion de la marque, des programmes, des événements et des services fournis.
  • 45.9% répondent que c'est pour faire de la collecte de fonds.
  • Et 34.5% pour distribuer leurs programmes et leurs reflexions.
  • Enfin 24.3% les utilisent pour faire des recherche sur leur marché.


Ressources humaines allouées à l'animation des médias sociaux

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  • 48% des organisations indiquent qu'elles prévoient d'augmenter les ressources humaines allouées à cette activité.
  • 48% affirment souhaiter rester au même périmètre de ressources.
  • 4% des organisations vont diminuer les ressources allouées.
  • Les principales barrières à l'allocation de nouvelles ressources
    • La difficulté à évaluer le retour sur investissement de l'activité.
    • Le manque de pratique et d'entrainement des organisations.
  • Les départements communication et marketing sont les principaux responsables de l'animation des médias sociaux (plutôt le marketing pour les plus grandes organisations, plutôt la communication pour les plus petites).
  • Les principaux indicateurs suivis pour évaluer les résultats sont le nombre de visiteurs amenés sur le site et la taille de la communauté


Les revenus générés à travers les médias sociaux commerciaux


Les médias sociaux comemerciaux tiennent leur promesse en termes de traffic généré, mais pas en terme de collecte de fonds. 77% des organisations ont levé moins de 1000$ sur la seule plateforme qui permette à certains acteurs de lever plus de 10 000$ : Facebook.
Un pourcentage qui mont à 88% pour Twitter.

La taille des organisations n'est pas un facteur explicatif de la réussite ou de l'échec des levées de fonds sur les médias sociaux.

Afin d'améliorer leurs pratiques, 30% des utilisateurs affirment avoir besoin de conseils et d'entrainement pour mieux travailler avec leurs publics sur les médias sociaux.

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Pour obtenir l'étude complète (en anglais) rendez-vous sur le site de NTEN

Quelques conseils pour débuter sur les sites sociaux - 05/05/2010

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30.03.2010

Remarques sur la conférence communication et plaidoyer des ONG

Suite à la conférence du 17 mars chez Action contre la Faim intitulée : Quelle place pour le plaidoyer et le témoignage dans l’action humanitaire ? Quelle communication grand public ? Nous avions rédigé cette note de restitution des échanges.

Si vous avez pris connaissance des débats qui se sont tenus ce soir là, nous souhaiterions dans la note présente faire état de quelques remarques et questions sur le sujet.

Dans un contexte d'évolution de la communication, de participation croissante et de changement du rôle du public, de renouvellement des outils et de bouleversement de l'univers des médias, il est intéressant qu'Action contre la Faim ouvre ses réflexions stratégiques sur les enjeux de l'action humanitaire mais aussi sur les questions que la communication et le plaidoyer des ONG soulèvent à l'horizon 2015.

L'objectif était donc de faire un peu de prospective et d'identifier les dynamiques actuelles qui vont répondre à ces questions.

Mais où est passé Internet ?

Internet et les usages qu'il autorise ont été les grands absents de cette discussion. Les intervenants de la conférence n'y ont quasiment pas fait référence, j'étais déçu.

Pourtant dans son introduction,
Roger Persichino (administrateur d'ACF) fait référence à la notion de "connecteurs sociaux", il rappelle que les outils et usages actuels permettent et entrainent une évolution de la relation entre le donateur et l'association. Il explique également qu'Internet modifie l'articulation entre le développement de nouvelles ressources et la communication.

A mon sens, une réflexion prospective sur l'évolution de la communication et du plaidoyer d'une ONG ne peut faire l'économie d'une analyse de ce qui se fait aujourd'hui en matière de coproduction de l'information, de codiffusion, de levée de fonds en ligne, d'engagement des publics, de campagne de sensibilisation ou de plaidoyer.

Il nous semble crucial que ces points soient développés par ceux qui réfléchissent sur la communication au sein des ONG.

Nous lancons donc quelques pistes, sous forme de questions, pour peut-être faire débat avec les responsables de la communication des ONG.


Une évolution de la demande du public ?

Dans quelle mesure la pratique d'Internet provoque-t-elle une évolution de la demande de communication de la part du public ?
Olivier Fleckinger, co-fondateur d'Aider Donner, pose cette question dans cette conférence en rappellant que le contexte est en effet propice à une modification progressive du rôle du public. Comment décrire cette évolution ? Et qu'entraîne-t-elle ?

Qu'est ce que la coexistence, sur une même page web, de l'acte de s'informer et de l'acte de donner (de son temps en diffusant ou coproduisant l'information, ou de son argent) change-t-elle aux mécanismes antérieurs ? Qu'est ce que cela permet ?

Une migration obligée vers Internet ?

Si le profil du donateur évolue et migre vers une relation en ligne avec l'association, comment l'ONG s'organise-t-elle pour répondre à ce nouveau mode de relation plus direct, plus immédiat et plus collaboratif ?

Qu'est ce que les ONG mettent à disposition pour que leurs publics participent à la diffusion des messages et des campagnes ? Les contenus proposés sur le site de l'organisation facilitent-ils cette réutilisation par l'internaute ? Comment le rôle de celui-ci évolue-t-il avec les pratiques et les outils disponibles ? Comment l'ONG accompagne-t-elle cette évolution ?

Vers une modification de l'organisation de la production de l'information

Comment l'information et la communication des ONG sont-elles produites, avec ou sans partenaires ? Quels outils d'organisation de l'information
sont-ils utilisés sur le terrain ? Dans quelles mesures ces données peuvent-elles nourrir la communication ? En situation d'urgence, quel usage la structure fait-elle des applications web, Ushahidi par exemple ?

Plus largement, qu'est ce que les outils de cartographie en ligne et la diffusion d'information en temps réelle changent à la communication des ONG ? Qu'est ce que l'équipement et les usages du mobile changent-ils à la communication, à la collecte de dons ?

La fonction communication de l'ONG est-elle centralisée au siège ? Quel type de décentralisation est-il possible de faire ? Serait-il intéressant pour les acteurs de terrain, de communiquer directement aux public et journalistes ? Comment communiquer aux expatriés les informations sensibles ?

Quel rôle les ONG peuvent-elles jouer dans les missions de capacitation des partenaires et employés autochtones dans leur utilisation d'Internet pour leur communication et leur plaidoyer ?

Les médias sont de plus en plus sociaux

Dans quelle mesure une ONG doit-elle repenser son rôle vis-à-vis des médias ? Peut-elle se comporter comme un media ? Qu'est ce que cela entraine ?

Si l'ONG se considère comme un réseau social et comme membre d'une communauté de réseaux sociaux, qu'est ce que cela change à sa communication ? Comment les membres de l'association utilisent-ils les outils de publication et de diffusion comme les blogs, les réseaux sociaux, les sites de partage photo et vidéo et toute la mutualisation des outils et des expériences qu'ils permettent ?

Vers un changement d'organisation et de fonction ?

Dans un contexte d'évolution du rôle des ONG par rapport aux pouvoirs politiques et économiques, par rapport à la représentation des intérêts de la société civile notamment; la réflexion sur les changements induits par Internet dans nos sociétés, nous parait des plus importantes. C'est pourquoi nous avons posé ces questions.

Merci d'avance à ceux qui proposeront d'autres questions et réponses pour alimenter ce débat.


Quelques sources de réflexions

[English]

[Français]

 

15.01.2010

Les témoignages depuis Haiti via Twitter

Haïti a été frappé par un violent séisme. La plupart des médias relaient les rares informations en provenance de l'ile. Ces informations sont rares car la majorité des infrastructures de communication ont été détruites.

Face à pareille situation d'urgence, nous nous sommes penchés sur l'utilisation de Twitter pour communiquer, organiser et orienter les personnes concernées par cet événement tragique.

A propos de Twitter

Ce service permet à un internaute de créer un compte et d'émettre des messages courts, type texto, à destination d'une communauté d'utilisateurs du service. Pour de plus amples informations sur ce service, visitez Twitter : présentation et utilisation pour les ONG.

Pour faire une comparaison, Twitter est un peu comme un mur Facebook : les contenus s'actualisent en direct. Pour prendre le cas du mot clés Haiti, le lendemain soir de l'événement, Twitter comportait 1 000 messages par minute mentionnant Haiti. Aucun autre espace en ligne ne permet cela. Et à la différence d'un mur Facebook, la recherche du mot Haiti vous permet de voir tout ce que les utilisateurs proposent comme contenu sur ce mot clé. Tous les contenus sont donc publics, et ils ne sont pas tous dignes d'intêret pour autant, mais certains le sont, profondément.

Twitter et l'urgence

Le caractère synchrone de Twitter confère à cet espace en ligne une importance majeure si vous voulez suivre un événement en direct : cela a déja été le cas après le séisme en Chine, après l'atterissage miraculeux de l'avion dans la baie d'Hudson ou pendant les événements politiques des élections iraniennes. Chaque fois, des témoins directs des événements communiquent et s'organisent grâce à l'outil, notamment car Twitter interconnecte les plateformes de téléphonie mobile avec internet : vous pouvez émettre et recevoir depuis un téléphone ou depuis un poste connecté à internet.

Twitter et le tremblement de terre à Haïti

Des photos, des témoignages écrits, des appels à témoignages, des questions, des informations sur les organismes caritatifs intervenant sur place, des faux appels pour lever des fonds également, circulent en temps réel à destination de personnes de nombreux pays qui synchronisent leur attention à cet instant sur cet événement. Personnellement je n'ai suivi que les messages en anglais (très nombreux car la majorité des utilisateurs sont anglophones) et en français : sur 13 M d'utilisateurs, 1% sont francophones source : Sysomos.

Pour les médias, mais aussi pour les sièges des ONG actrices sur le terrain, il  semble important d'écouter et de participer à ce qui s'échange sur ce réseau. Pour les journalistes, avec quelques recherches, il est possible de trouver des témoins sur place.


Utilisation de Twitter en direct du terrain - tous les messages sont en anglais et n'ont pas été traduits.

1. carelpedre émet des messages depuis Port au Prince et depuis le début du séisme : http://twitter.com/carelpedre.

carelpedre a été interviewé par de nombreux médias depuis trois jours : "RT @mikaelponge: @carelpedre France Inter/Radio France aimerait vous interviewer dès que possible. please RT. >>>I'm on Skype!!"

"RT" en début de message signifie ReTwit : l'émétteur du message reprend le message d'un autre.


La page Twitter de carelpedre

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Témoignages

"We are more than 1 million in the streets, helpless and The Sky is Cloudy!"

"No Food, No Water, No Medications, Nothing! And Our President says he's a victim as well! How long we have to wait?"

"My internet connexion is down right now! Don't know what to do!"

Photos

"I uploaded some new pic on my Flickr account! Check them out http://www.flickr.com/photos/carelp/"

Appel à l'aide des entreprises

S'adressant à son fournisseur d'accès internet : "@InternetHaiti I need a Good connection to skype! DM me what to do!"

Appel à l'aide des multinationales du web

"I'm a Mac User (iPhone+MacBook Pro) using Twitter, Facebook and Skype ~ They Have To do something for Haiti ASAP!!"

Organisation de l'aide

"I Need Volunteers 2 build A team to help People Who's Living outside the Country 2 Have Informations about they relatives. Haitians Stand Up"

"
@ladyBfollowme: Looking for the Esperance Family . 2 Blocks from Hotel Oloffson in Carrfour-Feuilles >>@RAMhaiti can Help!"
@ en début de message signifie que l'auteur s'adresse en particulier à cet utilisateur. Le message reste visible par tous les utilisateurs.

2. Depuis Haiti, Wyclef Jean (fondateur de l'ONG Yélé Haiti) donne également des informations. Il s'est rendu à Port au Prince juste après le tremblement de terre : http://twitter.com/wyclef


La page de Wyclef Jean

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Eléments descriptifs sur les besoins

"Haiti needs emergency supplies right awaÝ!!! Water, Dry Goods, Blankets, and Clothing!! Pls contact state officials right now 4 dropoff pts"

Appel aux donations

"International donations to Yele Haiti Earthquake Relief Fund can be made at our website. www.yele.org STATE OF EMERGENCY #haiti @yelehaiti"

Reprise d'informations sur le bilan provisoire

"RT @Jerry_Drama: @wyclef on foxnews.. says atleast 500,000 dead http://bit.ly/4ZKVuy"

3. Fredodupoux informe également en direct de la situation : http://twitter.com/fredodupoux


La page de fredodupoux

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Pour organiser l'achememinement de blessés

"2 Hospitals in Cap-Haitien are equipped and ready to receive patients. #Haiti #eq"

Sur les besoins

"We were not expecting this most of us are not equipped for survival. Places need to start opening, we all need food, water & fuel. #haiti"

"@darryltkps we have a generator but we'll be soon out of fuel since no gaz station is serving."

"only saw 2 open pharmacies today by the general hospital, and they are overly crowded."

"stopping at a hot spot. just came back from the streets. people are fighting over water food and meds."

Sur la localisation de victimes

"HELP IS NEEDED ! People still alive under College Canapé Vert are screaming for help to get them out of the rubbles."

Pour donner des nouvelles de certains habitants

"someone asked me for adi brisson last night i saw him he's fine but lost his house"

Pour médiatiser et organiser l'aide internationale

"RT @grosdim: American Airlines is taking doctors and nurses to Haiti for free. Please call 212-697-9767. Spread the word"


4. Richard Morse : http://twitter.com/ramhaiti

ramhaiti.jpg


Situation sanitaire

"what to do, what to do with all these bodies that are starting to decompose.people are starting to wear masks"

"people sent & are waiting in the stadium for medical help and no one is coming.they're starting to give out water today"

Personnes manquantes

"RT @ralstonsmith: @RAMhaiti Nathalie Pierre, a doctoral student from NYU is missing in haiti...5'4 24 years old...http://tinyurl.com/yfellxe"


5. InternetHaiti : http://twitter.com/InternetHaiti

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6. Haitifeed : http://twitter.com/Haitifeed

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7. Paul Conneally : http://twitter.com/conneally, son blog : Head Down Eyes Open

 

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Avec les médias

"Media guy" travaillant pour la Croix Rouge, Paul Conneally a realisé de nombreuses interviews depuis son arrivée :

"Still lots of interviews. Just did new york times. will b live on Sky after 6pm UK time. RTE legend Charly Bird also in the loop now #haiti."

"Went to civil aviation building where many media are based. Was Live with Sky, ITN, ARD, BBC, NZ radio etc. etc. More than 40 interviews."

Témoignages sur les activités de la Croix Rouge

"#RedCross has now managed to get 8 planes of relief + equip into #Haiti, only 3 of these thru PAP the others thru Santo Domingo."

"Norwegian colleagues putting up field hospital @ University hospital + our surgeons, nurses already working hard. Vital medicines given."

"Spanish #Redcross doing amazing work providing clean water. 200k litres today, double that tomorrow and so on the next day. #haiti"

Sur la sécurité

"We are not witnessing violence or rioting, the opposite. Calm Q's 4 water and relief items. Extremely harrowing scenes in the hospitals."

8. Edpilkington : http://twitter.com/Edpilkington

 

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Ed Pilkington est correspondant à New York du quotidien anglais The Guardian. Arrivé le 15 janvier à Port-au-Prince, il témoigne depuis son arrivée :

"End of a long day in Haiti. Seen dead bodies, more crumpled buildings than you'd ever care to see. But also enjoyed unbelievable kindness"

"There's been much talk about violence and hordes of looters. Maybe that lies ahead. But so far we've seen none, and felt in no danger."

"Developing question here in Haiti: why wasn't more done to prepare for a quake when there were so many warning signs? http://bit.ly/5BZUsb"

"In Haiti: many of the hardest hit places were the shanty towns built on incredibly steep hillsides. they should never have been allowed"

"American embassy tells us it comes as helpers not occupiers in #Haiti. Out we go to find out what that means"

 

Utilisation de Twitter depuis les autres pays

La vaste majorité des utilisateurs de Twitter vivent dans des pays riches, à l'abris des conséquences du tremblement de terre. Ce sont ces pays qui envoient leur aide matériel et humain à Haïti, grâce à la générosité du public, des entreprises et via les canaux des ONG. En plus d'Action contre la Faim, de Médecins du Monde et de Médecins sans Frontière, voici une liste des organismes à qui nous pouvons adresser des dons.

S'il nous a paru important de mettre en évidence l'intérêt d'un outil comme Twitter pour garder un contact avec des témoins, alors qu'il est difficile d'obtenir des informations. A force de lire les demandes de journalistes qui veulent réaliser des interviews, je me demande s'il est bien nécessaire de les proposer aux médias.

Ces témoins seraient sans doute utiles s'ils étaient en contact avec les ONG et les personnels d'urgence qui sont et arrivent sur le terrain.

Nous réaliserons un article sur ce sujet plus tard.

N'hésitez pas à apporter vos contributions, dans les commentaires ci-dessous ou en participant au financement des grandes organisations qui agissent sur le terrain.

22.12.2009

Best of des campagnes sur le sommet de Copenhague

Et voila que le sommet de Copenhague s'achève, une pointe de déception se répand sur la toile, les ONG et particulièrement WWF et Greenpeace bien décidés à ne pas baisser les bras multiplient les articles et autres pétitions en attendant la prochaine session à Bonn en août prochain.

Retour sur les campagnes associatives qui ont fait battre nos pages web favoris pendant ces quelques jours écologiques.

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Et concernant les vidéos, personne n'a pu échapper à ces clips:

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Les Amis de la Terre sur "Du bruit pour le climat"

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it's time for climate justice

Et mon bonus hors association: le clip de la chanson " Danger global warning"de Utah Saints, réalisé par Alexandre Athané, qui a obtenu le « prix des internautes » au festival Protoclip, festival international de clip indépendant, du 25 au 29 novembre dernier. Ce clip a également participé au projet anglais « The Danger Global Warning Project ». Voici deux versions, l'une commentée par son auteur, l'autre non.

 


Si vous aussi vous avez eu votre coup de cœur militantiste, faites-le nous partager dans les commentaires !

17:13 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : copenhague, communication, ong, greepeace, wwf, 2009 | | | Digg! Digg

15.09.2009

Blog : quel intérêt pour une association ?

Dans la note suivante, nous vous proposons quelques arguments sur l'utilité et l'intérêt d'un blog pour la communication (et plus peut être) d'une association.

Le contexte

Aujourd'hui, beaucoup d'associations disposent d'un site web.

Le plus souvent, ce site contient des informations sur les activités, les zones géographiques couvertes, les thématiques abordées dans les programmes. On trouve également des informations sur l'association, ses membres, son budget, ses bailleurs, sa localisation etc.

Parfois, le site propose des témoignages de bénéficiaires, de bénévoles ou de salariés de l'association. Plus rarement encore, il est possible de trouver une rubrique d'actualités.

La majorité de ces sites contiennent un contenu statique, peu actualisé. Un internaute qui cherche de l'information sur l'association pourra la trouver. Mais quelqu'un qui veut suivre l'association, connaitre ses activités dans le temps, n'a pas vraiment la possibilité de le faire. A moins qu'il existe une lettre d'information ou un magazine, ce qui est rare et implique des coûts.

Le blog, un format avantageux et complémentaire

Tout d'abord, un blog est plus simple à utiliser pour publier des contenus qu'un site web statique décrit plus haut. Pour la
simple raison  que le site statique n'est pas fait pour être actualisé fréquemment. Le blog lui, est pensé pour cela.

Egalement, un blog est plus facile à référencer qu'un site institutionnel statique. Mais cela suppose une production régulière de contenus, alors qu'un site statique, une fois fini, ne nécessite que très peu d'actualisations. Il y a donc nécessairement de la part de l'association une volonté de charger quelqu'un de gérer ce blog.
S'il peut être utile de les opposer, vous l'aurez compris, ces deux types de sites sont complémentaires !

Aussi, le format blog est idéal pour une communication destinée à représenter des activités humaines, des paroles d'individus. Pourquoi ? Simplement parce que le ton d'un blog est plus naturel, spontané et personnel que le ton neutre d'un site institutionnel . En effet, le blog permet la proximité et la relation directe et individuelle avec le public de lecteurs, et surtout, il permet d'échanger, d'entrer en contact, de débattre et de partager son expérience.

Un outil peu coûteux, voir gratuit, à partir du moment ou vous disposez d'un ordinateur connecté à internet

A la différence des sites "vitrines" qui nécessitent un minimum d'investissements, l'hébergement des blogs est le plus souvent gratuit (en échange de bannières publicitaires dont les revenus sont perçus par la régie et l'éditeur de la plateforme de blogs).

Mais sur Solidaires du monde par exemple, il n'y a pas de publicité.

Sur ce point, vous pouvez consulter cet article qui explique
comment choisir son hébergeur et comment créer son blog. Faites votre choix, enregistrez-vous, et c'est parti : Votre blog est prêt à recevoir vos premières publications !

Un outil simple d'utilisation

En effet, il ne nécessite pas de compétences informatiques particulières. Et le blog permet d'intégrer facilement différents formats de contenus : texte, image fixe, audio et vidéo... qui sont autant de témoignages sur les activités de l'association. Et qui lui donnent une visibilité, un porte-voix efficace à destination de ses publics, ainsi qu'une mémoire des activités, disponible pour les personnes qui cherchent des informations à ce sujet : étudiants, journalistes, candidats pour un poste...

Ainsi, en étant présente sur le web par l'intermédiaire d'un blog, l'association gagne en visibilité. En cherchant un peu sur le web, l'association peut découvrir d'autres acteurs sur la même thématique dans des zones différentes par exemple, pour partager les bonnes pratiques, les analyses du contexte, les échecs...

Par une mise à disposition régulière du contenu, l'association multiplie les occasions d'intéresser ses publics et d'entrer en contact avec eux. Comme dit plus haut, ces publics peuvent être différents : curieux, partenaires, bailleurs, bénéficiaires, salariés et bénévoles, chercheurs d'information dans le cadre de leurs activités professionnelles ou scolaires...

Enfin, la communauté de blogueurs est aussi un important relais d'information : la blogosphère agit comme une caisse de résonnance des débats qui animent les médias et l'espace public. Mais cet espace se structure plus par la langue, la culture et les centres d'intérêts, que par le seul ancrage géographique et physique.

Qu'en pensez vous ? Si vous avez des exemples ou des critiques, n'hésitez pas à les formuler dans les commentaires !

24.08.2009

31 août : Journée mondiale du blog (Blog Day)

Lundi 31 août prochain, se tiendra sur internet la Journée Mondiale du blog ou 310g Day. Dédiée à tous les blogs et blogueurs.

Comme vous l'avez peut être remarqué, un tag a été créé pour l'occasion : 310g Day. Écrivez-le avec le 3, le 1 et le 0 en numéro et le g dans un moteur de recherche, cela permet de trouver tous les blogs participant à l'opération.
C'est une façon astucieuse d'exclure des résultats de la recherche tous les articles mentionnant les mots "blog" et "day", mais qui ne participent pas à l'opération.

Cette événement sera l'occasion pour : "les bloggers partout dans le monde de poster un article recommandant 5 nouveaux blogs, de préférence des blogs différents de leur culture, point de vue et attitude. En ce jour, les visiteurs de blogs se retrouveront projetés et découvriront des blogs inconnus, célébrant la découverte de nouvelles personnes, et de nouveaux bloggers."

Je trouve intéressant de voir que cette journée vise à favoriser la présentation par un bloggeur de blogs qui ne sont pas directement dans l'univers de ce bloggeur.

Pour d'avantage d'informations, rendez-vous sur le site officiel : www.blogday.org

Blog Day 2009

Cette journée nous donne l'occasion de revenir sur le phénomène des blogs : ce qu'est un blog je pourquoi utiliser ce support pour une communication en ligne.

Sur le net, les premiers journaux personnels sont apparus au Canada dés 1995. Depuis, le phénomène s'est démocratisé et voila où nous en sommes aujourd'hui :

Le phénomène en quelques chiffres

100 millions : c'est le nombre de blogs recensés par Technorati, moteur de recherche de la blogosphère

120 000 : c'est le nombre de blogs qui sont crées tous les jours dans le monde

9 millions : c'est le nombre d'internautes français (soit plus de 30% de la totalité des internautes) qui consultent au moins un blog tous les mois
Sources : Médiamétrie, EIAA, Forrester, Technorati, Skyrock.com


Toutefois, si ces chiffres impressionnent, nous manquons de données sur la durée de vie d'un blog.

Car s'il est simple d'ouvrir un blog, il est beaucoup plus exigeant de l'éditer dans la durée et d'en faire un outil de communication. Cela demande un investissement dans le temps et s'apparente plutôt à un marathon qu'à un 100 mètres.

Le blog témoigne de l'appropriation des espaces en ligne par le public

Qu'est-ce qu'un blog ?

Le terme de blog a été formé par l'association de deux termes, web (la toile) et log (journal). Un journal de bord en quelques sortes.

Ce sont les jeunes de la génération « digital natives » qui s'est approprié le phénomène de manière massive dans les années 2000. De ce fait, le blog a beaucoup été ramené à sa dimension intime, personnelle et « adolescentrée », par de nombreux journalistes notamment.
Alors que le blog a d'emblée était un outil d'expression multiple : personnel et collectif, intime et politique, amateur et professionnel, gratuit et intéressé, original et copié collé...

Quelques fondamentaux

  • L'architecture du blog en fait un site d'expression personnelle, au sens de l'expression d'une personne : le plus souvent le blog est le fait d'un bloggeur.
    • Mais il existe des blogs avec une rédaction à plusieurs. C'est le cas de celui que vous lisez.
  • Un blog offre une fonctionnalité de commentaires, ce qui laisse un espace d'expression aux lecteurs du blog. De ce fait, le blog est aussi un terrain d'expression collective, un espace de débats, d'échanges d'arguments, notamment entre le bloggeur et ses lecteurs.
    • Mais il existe des blogs fermés aux commentaires, ou du moins des notes sur lesquels il n'est plus possible de commenter
  • Un blog exige un travail d'écriture régulier et favorise l'actualisation des contenus. La dernière note publiée est présentée en premier. Les notes publiées antérieurement ne sont donc pas aussi visible que les dernières notes publiées
    • Mais il existe des blogs avec une architecture telle que des contenus publiés antérieurement sont directement accessible depuis la première page du blog

Pourquoi un tel succès ?

L'une des clefs du succès des blogs provient de leur simplicité.
Avant l'arrivée des blogs (et mis à part les forums de discussion), il était nécessaire de connaitre le langage html pour éditer un site web.

Depuis l'avénement des blogs, il est possible d'éditer du texte et des images sur internet sans maitriser le langage html. De ce fait, n'importe qui disposant d'un ordinateur, d'une connexion internet et voulant s'exprimer, peut créer son blog en quelques minutes. Par contre, il vous faudra passer de nombreuses heures avant de disposer d'un blog digne d'intéresser des lecteurs !

La dimension sociale des blogs est également un point important expliquant leur succès. En effet, l'interactivité est fondamentale dans la blogosphère : les blogs valent autant par le propos du blogueur que par ce qu'écrivent les contributeurs et les autres blogueurs à travers les commentaires.

Un blog sans commentaire et un blog très commenté n'offrent pas la même variété de points de vue.

Sur le plan technique cette interactivité est assurée par des liens hypertextes, des rétroliens et des fils RSS.

Le blog et les faveurs des moteurs de recherche

Enfin le blog présente de nombreux avantages en termes de référencement. Du point de vue de la stratégie de communication, ce point est sans doute le plus important. Il fera l'objet d'une note prochainement. Pour résumer retenez deux points :

  • Chaque note d'un blog produit un url, c'est-à-dire une adresse internet unique. Cette adresse reprend généralement les mots du titre de la note. Or c'est avant tout dans ces liens que le moteur de recherche fouille avant de vous proposer des résultats.
    • Ainsi en produisant de nombreux url, sur un champ sémantique donné, un blog construit son référencement plus rapidement qu'un site web qui ne produit pas régulièrement des url.
  • La deuxième explication permettant de donner avantage aux blogs sur les sites statiques en termes de référencement, ce sont les interconnexions entre les blogs. En effet, la blogosphère produit beaucoup plus de liens que la sphère des sites statiques (souvent contraint par des dispositions de responsabilités juridiques). De ce fait elle est favorisée par les moteurs de recherche, au détriment des sites statiques.

Autres éléments sur le référencement

Le contenu : un contenu de qualité intéressant une communauté de lecteurs spécialisés, sera susceptible d'intéresser d'autres blogueurs et internautes, créant ainsi du trafic vers votre blog. Vos articles et arguments peuvent être repris sur un autre blog, ou renvoyer vers votre blog grâce aux liens hypertextes.
En tant que bloggeur, il est intéressant de prendre la parole par le biais de commentaires sur des blogs qui traitent de sujets similaires. C'est aussi de cette manière que s'organise la conversation entre les blogs.

Les mots clés : faites bien attention à vos titres et aux mots clés (tags)  associés à votre article, qui favorise le référencement, c'est-à-dire le positionnement de votre blog dans la liste des résultats proposés lors d'une requête sur ces mots-clefs.

Liens : n'hésitez pas à étoffer vos articles de liens sortants, renvoyant vers des articles sur la même thématique, des définitions, des contenus multimédias... Ce qui vous permet de rediriger vos lecteurs vers les blogs des autres et ce qui vous apporte indirectement du trafic.

Je vous invite à lire cet article sur l'optimisation d'un blog et illustré de quelques exemples : un blog pour améliorer son référencement, et sur le blog Solidaires du monde De nous à Vous, vous trouverez de nombreux conseils  dans la catégorie "Comment bien bloguer"

 

13.08.2009

Twitter : présentation et utilisation pour les ONG

L'objectif de cette note est double :

  • Présenter le service Twitter et le situer dans la chaine de diffusion de l'information
  • Proposer des pistes concernant l'utilisation de ce service pour les acteurs de la solidarité et du développement


Resituons Twitter : chiffres et présentation

En chiffres : 27 millions d'utilisateurs et plus d'1 milliard de messages envoyés

Twitter est un service internet qui, depuis fin 2008, fait parler beaucoup parler de lui tant par son attrait que par sa méconnaissance.

Il s'agit d'un outil de microblogging et de réseau social qui permet à un utilisateur d'envoyer gratuitement des messages, appelés « tweets » (tweet veut dire gazouillis en français, des petits cris d'oiseaux numériques), de 140 caractères maximum, par Internet, par messagerie instantanée et/ou par SMS.

Au vu des chiffres de croissance, l'outil est en pleine ascension puisque  72,5 %* des utilisateurs ont rejoint Twitter lors des 5 premiers mois de 2009.

Mais malgré un certain succès, Twitter reste un outil peu connu et encore mal utilisé. Pour preuve, 85,3 %** des utilisateurs postent moins d'un tweet par jour et même 21 %** des utilisateurs n'ont jamais émis de message.


*étude Pear Analytics, Aout 2009 http://www.pearanalytics.com/wp-content/uploads/2009/08/T...

*étude Sysomos, Inside Twitter, Juin 2009 http://www.sysomos.com/insidetwitter/


Premier maillon de la chaine de diffusion de l'information ?

Tout d'abord, Twitter doit une partie de son succès à son interface facile et léger, qui permet à chacun d'entre nous de s'approprier l'outil. C'est pour cela que les premiers utilisateurs de Twitter étaient majoritairement jeunes et curieux de tester le dernier  services du web.

La croissance du service aidant (plus il y a d'utilisateurs sur un service en ligne plus celui-ci est utile et attire d'autres utilisateurs : c'est la loi de Metcalfe), Twitter est devenu un lieu d'échanges majeur et un sujet de conversation récurrent sur les blogs et dans les médias. Notamment pendant la campagne Obama et plus récemment compte tenu de l'utilisation qui en a été faite par les jeunes iraniens révoltés par les conditions de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.

Désormais, comme avec de nombreux services web, ce ne sont plus seulement des jeunes qui dynamisent le service, mais également des professionnels de la veille, des médias et d'internet, des politiques, des entreprises etc.

L'annuaire Twibs par exemple, recense plus de 16 000 entreprises sur Twitter. Cherchez media et vous trouverez près de 900 utilisateurs ; et une écrasante majorité d'anglophones.

En effet, comme toujours avec internet, la langue la plus utilisée est l'anglais (oui j'oublie le chinois, mais celui-ci n'est pas encore assez pratiqué au niveau international pour rivaliser avec l'anglais). Et si Twitter a atteint une maturité dans la sphère anglophone. Ce n'est pas encore le cas chez ses utilisateurs francophones. Reste à savoir ce que c'est que la maturité d'un service web. Peut être faudrait-il plutôt parler de diversité d'utilisateurs.

Aujourd'hui, le Figaro, le Monde et l'Equipe assurent une présence sur Twitter. Le Monde gère même plusieurs profils spécialisés en fonction des thèmes abordés.

Toutefois, on peut émettre une première salve de réserves car rien ne garantit que c'est bien le journal le Monde qui gère ces profils. C'est à la communauté de followers d'évaluer la qualité et la crédibilité des contenus.

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Voici une liste absolument pas exhaustive de journalistes français sur Twitter.


Twitter, le plus chaud des nouveaux médias ?

Aujourd'hui, au delà, de l'effervescence médiatique et de l'effet de bouche à oreille, on ne peut que constater que Twitter est devenu un outil de premier plan dans la diffusion de l'information.

image2.jpg

Le graphique ci-dessus montre comment Twitter (en bleu ciel) s'inscrit dans une diffusion de l'information en amont par rapport aux autres supports que sont les supports en ligne tout d'abord : blogs, forums et sites éditoriaux (en bleu foncé) puis la radio (en vert), la télé (en rouge) ou la presse écrite (en orange).

Ainsi Twitter devient une plateforme incontournable pour :

-          veiller ce qu'échangent les utilisateurs sur des mots clés identifiés

-          suivre un sujet en temps réel, un événement, une conférence, un moment fort

-          entretenir des échanges directs avec une communauté identifiée : écouter et prendre la parole

-          organiser et synchroniser des équipes distantes en garantissant la réception par tous d'un même message (sur ordinateur et téléphone portable)

-          proposer des productions et des sources d'informations à une communauté (ce qui pousse à une segmentation par sujet, par zone géographique, lorsqu'on travaille sur différentes zones et thématiques)

Mais comme tout service en ligne, il est nécessaire d'y investir du temps. Avec une communauté de centaines de followers, vous pouvez être amené à échanger de messages avec des centaines de personne, et ce de manière régulière.

Si vous faites vos premiers pas sur Twitter, commencez par passer du temps sur le moteur de recherche http://search.twitter.com afin d'identifier les utilisateurs qui s'expriment et publient des messages susceptibles de vous intéresser, mais aussi susceptibles d'être intéressé par ce que vous proposerez.

Et si vous lisez des blogs, repéréz ceux qui utilisent un compte Twitter.

Retwitt et fonctionnement de la (re)diffusion de l'information

La puissance de diffusion de Twitter réside dans l'une de ses fonctionnalités essentielles : la possibilité de « retwitter » une information.

Ainsi, un message diffusé par un utilisateur de Twitter à sa communauté de followers à des chances, s'il intéresse l'utilisateur, d'être rediffusé à nouveau par un ses followers qui le twittera à destination de sa propre communauté. Et le message circule
si le message les intéresse et si les membres de cette communauté le rediffusent à leur communauté.

Dans tous les cas, l'information se répand d'autant plus vite lorsqu'elle touche une communauté de personnes sensible à cette information, et donc prête à se l'approprier et à la rediffuser (sur Twitter, mais aussi dans un article publié sur un blogs, dans un commentaire, dans un mail, sur le mur d'un réseau social ou dans une conversation en face à face).

Evidemment, cette définition du « retwittage » est à prendre avec du recul. Pour deux raisons :

1. La première est que les deux communautés de followers auxquelles a été diffusé le tweet initial ont une part plus ou moins négligeable d'utilisateurs en commun. Cela induit de fait une baisse du nombre de contacts absolus (mais cela informe de l'interêt que plusieurs utilisateurs portent sur le sujet).
2. La deuxième raison tient simplement du fait qu'un tweet n'est pas lu par l'ensemble des followers suivant le flux de l'émetteur du message. Le taux de lecture d'un tweet est le plus élevé juste après sa publication. Ainsi, plus un utilisateur du service suit le flux d'autres membres, plus il aura du mal à suivre l'ensemble des tweet postés par les membres qu'il suit ; car les messages se perdront dans la masse comme poussés par les messages plus récents.

Il s'agit donc de trouver un juste équilibre entre le nombre de messages publiés et le nombre d'utilisateurs.

Mais nous pouvons aussi espérer que la communauté de développeurs qui créé des applications pour Twitter mettra en place des fonctionnalités de filtrage permettant de filtrer / hiérarchiser les messages reçus en fonction de leur contenu (pour autant, Twitter n'est pas une application Open Source, pour ceux qui en font un critère, mieux vaut se tourner vers Laconica)

Dans tous les cas, commencer par identifier et écouter des utilisateurs. Entrez dans la boucle quand vous pensez pouvoir leur apporter des éléments intéressants. Respectez une certaine homogénéité éditoriale.

Si vous rédigez un blog par exemple, synchroniser votre publication avec votre profil de réseau social et votre profil Twitter, afin d'avertir vos publics de votre publication (sans que ceux-ci aient à se rendre sur votre blog).
Vous pouvez également partager vos liens, comme vous pourriez le faire avec Delicious.

Proposez votre profil Twitter sur votre profil de réseau social, votre blog, votre site internet.


Si vous trouvez que 140 caractères ne suffisent pas


1. Optez pour des tags plutôt que des phrases

2. Utilisez http://url.exen.fr/ : un réducteur d'url ! En rentrant l'adresse de votre note vous obtiendrez une nouvelle adresse beaucoup plus courte d'une vingtaine de caractères.

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Twitter pour les acteurs de la solidarité et du développement

Tout d'abord, les associations et ONG sont des émetteurs crédibles d'informations. Ils doivent donc profiter de cette crédibilité pour prendre position sur Twitter et s'inscrire dans les communautés existantes.

En effet, les acteurs de la société civile sont peut être plus crédible que les médias car ces acteurs ont des communautés de soutien qui ne doutent pas de la qualité et de l'authenticité de leurs propos et de leurs prises de position (je ne dis pas qu'il ne peut pas y avoir d'instrumentalisation comme dans les médias, mais je suis convaincu que certains acteurs de la société civile remplissent -et rempliront - de plus en plus une fonction de contre pouvoir économique et politique, trop souvent désertée par les grands médias).

Aujourd'hui, c'est la dimension sociale qui explique le sujet d'une majorité de service comme les réseaux sociaux, les blogs, le microblogging etc. Or grâce à la dimension sociale revêtit par la majorité des nouvelles applications web, il n'a jamais été aussi facile d'identifier,  d'entrer en relation, de former des groupes de personnes qui partagent les mêmes  préoccupations et centres d'intérêt. Les outils d'organisation de ces groupes ne manquent pas et Twitter en fait partie.

Pour les personnes intéressées par les questions d'environnement par exemple, suivre Greenpeace sur Twitter sera nécessairement source d'informations utiles, de rencontres, d'événements. Ce qui ne peut être qu'enrichissant pour la relation que Greenpeace entretient avec ses publics.

Aujourd'hui le profil Greenpeace compte prêt de 15 000 followers. Le profil Greenpeace Brazil en compte prêt de 20 000.

Utilisation de Twitter pour les associations et ONG

A des fins de communication externe

Un flux renvoyant vers : les communiqués de presse, les vidéos publiées sur les sites de partage, les événements, les zones d'interventions, des renvois vers des chiffres et des études publiées, un flux renvoyant vers des témoignages de volontaires et de bénéficiaires (sur un blog), un flux renvoyant vers un blog de suivi des activités de plaidoyer, un flux pour inviter à des événements / conférences.

Et tous ces flux peuvent (et devraient ?) se décliner dans toutes les langues. En fait, toute actualisation d'un support portant des productions de l'organisation peut faire l'objet d'un message.

Ce qui suppose que ce n'est pas une seule personne qui est dédiée à alimenter les flux, mais bien le création d'un réseau d'utilisateurs dans l'organisation elle-même. A destination de l'organisation elle-même et à destination de l'extérieur.

Cela suppose également l'appropriation de l'outil par un grand nombre d'acteurs, pas seulement le service « communication » !

La Croix Rouge française pour sa part compte 518 followers. Amnesty international 12 021. Human Rights Watch 5 452. Oxfam International en 7 459. Reporters without borders a 526 followers.

Médecins sans Frontières UK et Autriche tweetent, mais pas MSF France. L'UNICEF a 3 184 followers. Chacun de ses tweet commence par le pays concerné par le tweet.


Ou interne, pour l'organisation et la synchronisation des équipes

Prenons une ONG dans ses activités sur un terrain sensible, comme le Soudan. L'organisation est présente en capitale et dans plusieurs endroits du pays. Chaque jour, des informations sont échangées entre les personnes sur les lieux des missions, les responsables de missions dans la capitale Khartoum et les responsables de missions au siège à Paris. Les outils de communication utilisés à ce jour sont déjà le téléphone mobile pour les appels et les SMS, et les ordinateurs pour la messagerie instantanée et les emails.

Une circulation d'information plus rapide dans l'urgence

Dans la cas d'une information urgente qui doit modifier les comportements des équipes à un instant T, et qui est diffusée depuis le siège à destination des équipe sur le terrain, Twitter offre une instantanéité de diffusion vers les ordinateurs et les téléphones mobiles. De plus, dans certains cas, comme dans cette vidéo : le fait de tapper « 40404 + I am ok » suffit pour avertir toute la communauté de followers twitters du fait que vous allez bien (par contre ce n'est pas si simple hors des Etats-Unis, le numéro est bien plus long).

Passer par le message texte tout d'abord permet de dépasser l'impossibilité éventuelle d'établir une liaison téléphonique : le SMS et le mail finissent toujours par arriver même en cas de surcharge du réseau. Hors, en cas de catastrophe, les réseaux de téléphonie sont souvent saturés.

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Associations using Twitter (en anglais et pas forcément des associations de solidarité internationale)

Twitter for educational puropose

Toutes les notes du blog de Beth Kanter (spécialiste de l'utilisation des médias sociaux pour les acteurs non profit).

Le twitter Nethumanitaire : actualités, informations des liens francophones de solidarités

La levée de fonds grâce à Twitter

Twittez vous sur Twitter sur cause humanitaire

Un exemple d'application mêlant Twitter et Google Earth pour localiser du matériel de soin (8ème paragraphe)

Une somme de connaissances sur Twitter : introduction, fonctionnement, applications et cas pratiques

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04.08.2009

Pourquoi les associations et organismes à but non lucratif sont si forts sur les médias sociaux

Je vous propose la reproduction d'un article traduit par Geoffroy Barre le 15 juillet 2009 sur le blog Revolution 80, au sujet de l'affinité entre les organisations sans but lucratif (associations, organisations non gouvernemenales et organisations de solidarité internationale) et les médias sociaux ou nouveaux médias : blogs et réseaux sociaux au premier rang.

Initialement, l'article a été rédigé par Alexandra Samuel sur le blog harvard Business (en anglais).

L'auteur détaille l'idée selon laquelle la composante sociale et les relations interpersonnelles sont au coeur du projet des organisations caritatives et de solidarité. Ce qui permet à ces organisations de nourir leur avance dans l'utilisation de ces nouveaux médias.

Les organisations visant le profit étant de ce fait considérées comme plus fermées, tournées sur elle-mêmes et plus préoccupées par le contrôle du message. L'ouverture et la transparence induite par l'utilisation de ces nouveaux médias seraient donc plus difficile à satisfaire et plus couteuse pour les entreprises que pour les associations et les ONG.

Personnellement, je ne suis pas sur que cela soit aussi vérifié pour les organisations du secteur sans but lucratif français.

L'auteur propose notamment des cas d'organisations anglo saxonnes utilisant des outils communautaires et collaboratifs : les organisations mettent à disposition de leurs publics et de leurs partenaires des outils, ce qui permet de stimuler la communauté pour l'engager dans une coproduction et une codiffusion de l'information. Je remarque également que beaucoup d'exemples viennent d'organisations nord américaines de lutte contre les animaux : en effet ce sont les causes sociales qui réunissent le plus de membres sur Facebook par exemple (nous en parlions dans la note médias sociaux pour causes sociales). Les organisations d'urgence et de développement fournissent en effet moins d'exemple de cette utilisation.

Je laisse la parole à Alexandra Samuel, traduite par Geoffroy Barre. N'hésitez pas à donner vos impressions sur le sujet.

"Les services de communautés en ligne et les médias sociaux sont un lieu d’échange indispensable pour les entreprises aujourd’hui. Le potentiel d’internet pour approfondir les relations avec la clientèle, partager leurs connaissances et renforcer les équipes n’est plus à démontrer. Dans le secteur des organismes sans but lucratif, les relations interpersonnelles ont toujours été la clé. Relations avec les membres, les donateurs et les sympathisants des ONG sont directement liés au nombre de volontaires, au soutien financier et à la promotion des opérations…

Les ONG sont investis dans ce domaine de l’échange, non pas par simple volonté mercantile mais par besoin vital… Voila pourquoi de nombreuses ONG sont des “early adopters”, comprenez des adopteurs précoces des outils de communication en ligne tels que les communautés type Facebook.Il s’agit pour elles d’une nouvelle manière d’alimenter et de mobiliser leurs membres. Avec les outils sociaux, les ONG peuvent améliorer encore  la loyauté et la passion de leurs membres. En regardant de plus près l’utilisation que font les associations des outils sociaux, il est possible pour votre entreprise de trouver quelques enseignements.

1. Intéressez votre auditoire en leur parlant de sujets qui les concerne
Humour, provocation, choc… il existe plusieurs techniques pour intéresser vos clients / prospects. Mais la meilleure façon est de toucher le coeur de votre auditoire en lui parlant de ce qui l’intéresse le plus. Le cas de March of Dimes est dans ce cas particulièrement intéressant. Les membres de cette association se soucient de leurs enfants, en particulier les bébés prématurés ou handicapés que l’organisation a pour but d’aider. Pour cette association, l’utilisation des médias sociaux a permis de communiquer avec les membres d’une nouvelle façon. Share Your Story, traduisez littéralement par “Racontez votre histoire”, est un site qui a été lancé en 2004. Le but est de pousser les parents à bloguer à propos de leurs enfants, parler de leurs “luttes” quotidiennes, de leur combat contre la maladie, les moqueries, etc… Ces blogs ont non seulement offert un moyen supplémentaire pour les parents de communiquer et de se soutenir les uns les autres, mais a aussi prolongé la mission de March of Dimes dans une voie plus personnelle, humaine. Posez vous la question : De quoi vos clients se soucient le plus, et comment pouvez vous les aider à en parler ?

2. Donnez la parole à vos clients
En 2008, le Brooklyn Museum avait une nouvelle idée d’exposition. Au lieu de proposer au public une nouvelle expo, ils ont demandé aux visiteurs de voter. En résulte l’exposition Click! Une exposition dans laquelle des artistes furent invités à soumettre des photos, soumises aux votes du public, des visiteurs, des membres de la communauté en ligne. Le projet “Tire son inspiration du livre “The Wisdom of Crowds”, dans lequel James Surowiecki, chroniqueur financier, affirme que l’avis d’un public nombreux est souvent plus “sage” que des décisions d’individus pourtant experts” peut-on lire sur le site. Plus de 3.000 membres ont laissé quelques 400.000 évaluations. A votre tour, réfléchissez : Sur quel sujet pouvez vous laisser vos clients réfléchir et voter en ligne ?

3. Combinez social et création
Il est très bien d’avoir un site “communautaire” et de proposer aux membres de discuter entre eux, mais une fois ce mode fédéré, il faut lui apporter des outils. Un outil social n’est vivant que si il est animé. Exemple avec the Humane Society. The Humane SOciety est l’association principale de protection des animaux aux Etats-Unis. Sur son site, tous les thèmes communs liés à la protection animale. Mais pou fédérer et booster encore ces membres, l’association a réalisé notamement un concours : LOLSeals, que l’on peut traduire par “phoques rigolos”. Le concept est simple : l’association met à disposition des membres des photos de bébés phoques. Aux membre sde rajouter du texte sur ces photos pour les rendre drôles. Ce n’est pas la mission première de l’association, faire rire avec des phoques… Mais cette opération a eu le mérite de dynamiser la communauté. Les créations ont ainsi pu être partagées avec d’autres personnes, non membres, et étendre le territoire de communication. LOLSeals est d’ailleurs largement inspiré de LOLCats. Car c’est bien là ce qu’il faut retenir. En mixant social et création, the Humane Society a réussi à accroitre son territoire de communication. Et vous, comment pouvez vous impliquer vos clients et leur donner la parole ?

4. De nouveaux outils “riches”
KaBOOM! est un organisme à but non lucratif créé en 1995 avec pour objectif la construction de terrains de jeux dans des zones mal desservies, afin que chaque enfant puisse accéder à une aire de jeux. En 1999, l’organisation réalisait en moyenne 50 aires de jeux par an, mais s’est vite rendu compte que pour continuer à avancer dans cette mission, elle devrait “donner” des clés au plus grand nombre possible. Ainsi, ils ont créé KaBOOM! Toolkit qui est maintenant disponible en ligne. Sur cet espace, les membres de la communauté peuvent échanger des conseils en ligne, se soutenir les uns les autres, et ainsi ne plus compter exclusivement sur l’équipe de KaBOOM! Les membres ou les simples sympathisants possèdent maintenant de nombreuses informations, des conseils pour trouver des fonds, etc…KaBOOM! Toolkit est un véritable outil pédagogique. L’organisation a également créé PlaySpace Finder, une carte complilant les aires de jeux à travers les États-Unis. Cet outil a étendu la portée et l’impact de l’association. Cette implication “locale” permet de sensibiliser et de recruter de nouveaux membres. Comment pouvez-vous augmenter votre valeur ajoutée et la diffuser à vos clients pour qu’ils relaient eux aussi votre message ?

5. Innover dans le cadre de votre mission de base
La Mid-Atlantic Great Dane Rescue League est une association qui a pour but d’aider à trouver de nouveaux foyers aux chiens de type “Grands Danois” abandonnés… Il existe des milliers d’associations dans ce genre, aux Etats-Unis, en France… Mais cette association a réussi à augmenter la portée de son message, en utilisant Twitter :  L’association tweet des descriptions et photos de chiens qui sont disponibles pour l’adoption. C’est un excellent exemple de la façon dont les médias sociaux peuvent non seulement promouvoir votre mission de base, mais aussi être le relaie de votre message, au quotidien. Et vous, comment pouvez vous utiliser Twitter pour promouvoir un service auprès de vos clients ?

Comme vous le voyez, les ONG ont une expérience bien plus importante dans la “relation” tournée vers l’extérieur, vers les membres… Les entreprises qui réussiront dans les médias sociaux suivront les mêmes principes: impliquer la communauté, créer de la valeur. Adoptez ces principes dans votre communication sur les médias sociaux, et vous suivrez l’exemple de pionniers de la relation humaine."


En conclusion, je retiendrai que les entreprises ont intérêt à s'inspirer du modèle des organisations sans but lucratif pour réussir leurs inititiatives sur les médias sociaux.

Juste une petite critique de cet article : il semble que ce conseil soit plus utile et orienté pour les entreprises, que pour perfectionner l'utilisation des médias sociaux par les associations et les ONG !

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Présentation Social Media pour causes sociales

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03.06.2009

Twollars : Une « thank you money » mais pas que …

On vous annonçait dans notre note intitulée « De nouveaux outils pour de nouvelles formes de solidarité : plateformes collaboratives et ouvertes » que le web 2.0 permettait l'innovation dans la solidarité. En voici encore la preuve : le twollar ! Eh oui, les médias sociaux ont désormais leur devise pour aider ceux qui ont en besoin.

Lancé sur Twitter par le jeune Eiso Kant (18 ans) et Mac Taylor, le twollar est défini par ses créateurs comme « quelque chose de neuf et à très fort potentiel qui pourrait aider les autres ». En effet, cette monnaie virtuelle permet de récolter de réels fonds au profit  d'organisations caritatives.

Les créateurs ont pensé que l'énergie sociale qui se trouve sur les réseaux sociaux pouvait être convertie en un standard symbolique. Ainsi, ce standard pourrait circuler comme une monnaie. Twitter n'a donc pas fini de nous surprendre. Ses Twollars semblent prometteurs. C'est positif, c'est social. Et ils permettent de prendre la température des échanges, de l'énergie sociale.

Comment ça marche ?

A chaque fois qu'un tweet est jugé intéressant, utile, inspirant, des twollars peuvent être attribués à son auteur. Le twollar est une monnaie de remerciement et de valorisation sur Twitter.  C'est un standard qui facilite et accélère les échanges.

Ensuite, vous reversez vos twollars à des causes humanitaires qui vous  tiennent à cœur sur le site du même nom. Sur cette plateforme Twollars, vous trouverez diverses ONG. A vous de choisir à qui vous voulez donner votre argent virtuel.

 

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Une fois un certain montant de twollars atteint (défini par l'entreprise qui parraine la cause humanitaire, par exemple 10 000) l'entreprise transforme les twollars en véritable argent sous forme de don. Le monde réel et la sphère virtuelle s'interconnectent pour contourner la crise.

Un système gagnant-gagnant

Tout le monde y gagne :

-         Les entreprises sponsors y gagnent en publicité, en image positive, reconnaissance et capital social par leurs contributions.

-         Les organisations caritatives perçoivent des dons.

-         Les utilisateurs : Ils tweetent et sont remerciés, récompensés de façon symbolique pour leur action quotidienne. Sans grand effort à part tweeter, ils peuvent mener de bonnes actions (les ONG qui recherchent des dons vous le confirmeront, moins le donneur potentiel a de démarches à faire, plus facilement il passera à l'acte).

Ainsi ce système monétaire allie valorisation de l'individu, reconnaissance sociale et philanthropie. La recette de la réussite semble être toute trouvée. De plus, vu le nombre de tweets qui sont postés par jour, ce système a beaucoup de potentiel. On a une possibilité de vitesse de propagation exponentielle. Plus le nombre d'utilisateurs de Twitter augmentera,  plus il y aura de twollars en circulation. La croissance de cet outil semble donc sans limite! A quand alors le tweet à 1 million de twollars ?

 

Concrètement ça se passe comment ?

Très simple d'utilisation, l'utilisation des twollars est expliquée dans cette vidéo

 

Chaque personne a la possibilité de donner et de recevoir à partir d'un crédit de 50 "twollars". Pour cela il suffit de se rendre sur le site de Twollars et d'entrer notre identifiant Twitter ! Là, 50 twollars vous sont automatiquement attribués. A vous de jouer après !

 

Conclusion

Ainsi, des bonnes valeurs sont véhiculées par cette monnaie alternative.  Fondé su le mérite, la solidarité, la connaissance et la reconnaissance, la confiance, le twollar constitue un système qui permet de donner et recevoir. Ce n'est pas un système fermé. Loin de là. Certains même le rêve convertible avec des monnaies virtuelles présentes sur d'autres réseaux sociaux.

Il ne semble donc pas y avoir de fausse note. Alors n'hésitez pas à pianoter sur votre clavier pour quelques twollars...

 

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Pour aller plus loin

http://connecteur.blogspirit.com/archive/2007/12/07/une-i...

http://connecteur.blogspirit.com/archive/2009/02/20/le-tw...

http://twollars.com/

http://www.diigo.com/annotated/3437bac76319884602aa94a80b...

 

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