22/09/2011

Concours vidéo web Macif 2011 sur DailyMotion

Depuis 5 ans, la Macif organise un concours qui récompense les meilleurs films et vidéos sur des initiatives et solutions sociales et solidaires. Objectif : montrer qu’il est possible de mettre l’économie au service de l’homme et de mener des projets collectifs pour faire face aux grands défis sociétaux et environnementaux.

Cette année, la Macif renouvelle ce projet qui, grâce à vous, prend de l’envergure. Etudiants, amateurs ou professionnels, vous êtes tous concernés par le thème qui anime le concours cette année, la solidarité intergénérationnelle ! Mettre en avant le lien social, la solidarité, et l’économie au service des hommes, tels sont les enjeux dont vous serez l’initiateur à travers votre réalisation cinématographique.

Deux prix, deux façons d’y participer :

Vous voulez créer un message original, fort, percutant, invitant à renforcer les liens entre les générations?
Participez au Prix du Film Web Macif sur Dailymotion en réalisant un court métrage de moins de 2 minutes et invitez vos amis à voter sur Dailymotion : les dotations vont de 1000 € à 2500 € !

Vous avez réalisé un film, de 52 minutes maximum, mettant en avant l’économie sociale et solidaire, invitant à renforcer les liens entre les générations?
Le Grand Prix est fait pour vous, avec à la clé une dotation de 7 500 € !

La participation au concours est ouverte jusqu’au 15 octobre.

Plus d’informations sur le Prix du Film Web Macif 2011 sur les pages :

30/03/2010

Remarques sur la conférence communication et plaidoyer des ONG

Suite à la conférence du 17 mars chez Action contre la Faim intitulée : Quelle place pour le plaidoyer et le témoignage dans l’action humanitaire ? Quelle communication grand public ? Nous avions rédigé cette note de restitution des échanges.

Si vous avez pris connaissance des débats qui se sont tenus ce soir là, nous souhaiterions dans la note présente faire état de quelques remarques et questions sur le sujet.

Dans un contexte d'évolution de la communication, de participation croissante et de changement du rôle du public, de renouvellement des outils et de bouleversement de l'univers des médias, il est intéressant qu'Action contre la Faim ouvre ses réflexions stratégiques sur les enjeux de l'action humanitaire mais aussi sur les questions que la communication et le plaidoyer des ONG soulèvent à l'horizon 2015.

L'objectif était donc de faire un peu de prospective et d'identifier les dynamiques actuelles qui vont répondre à ces questions.

Mais où est passé Internet ?

Internet et les usages qu'il autorise ont été les grands absents de cette discussion. Les intervenants de la conférence n'y ont quasiment pas fait référence, j'étais déçu.

Pourtant dans son introduction,
Roger Persichino (administrateur d'ACF) fait référence à la notion de "connecteurs sociaux", il rappelle que les outils et usages actuels permettent et entrainent une évolution de la relation entre le donateur et l'association. Il explique également qu'Internet modifie l'articulation entre le développement de nouvelles ressources et la communication.

A mon sens, une réflexion prospective sur l'évolution de la communication et du plaidoyer d'une ONG ne peut faire l'économie d'une analyse de ce qui se fait aujourd'hui en matière de coproduction de l'information, de codiffusion, de levée de fonds en ligne, d'engagement des publics, de campagne de sensibilisation ou de plaidoyer.

Il nous semble crucial que ces points soient développés par ceux qui réfléchissent sur la communication au sein des ONG.

Nous lancons donc quelques pistes, sous forme de questions, pour peut-être faire débat avec les responsables de la communication des ONG.


Une évolution de la demande du public ?

Dans quelle mesure la pratique d'Internet provoque-t-elle une évolution de la demande de communication de la part du public ?
Olivier Fleckinger, co-fondateur d'Aider Donner, pose cette question dans cette conférence en rappellant que le contexte est en effet propice à une modification progressive du rôle du public. Comment décrire cette évolution ? Et qu'entraîne-t-elle ?

Qu'est ce que la coexistence, sur une même page web, de l'acte de s'informer et de l'acte de donner (de son temps en diffusant ou coproduisant l'information, ou de son argent) change-t-elle aux mécanismes antérieurs ? Qu'est ce que cela permet ?

Une migration obligée vers Internet ?

Si le profil du donateur évolue et migre vers une relation en ligne avec l'association, comment l'ONG s'organise-t-elle pour répondre à ce nouveau mode de relation plus direct, plus immédiat et plus collaboratif ?

Qu'est ce que les ONG mettent à disposition pour que leurs publics participent à la diffusion des messages et des campagnes ? Les contenus proposés sur le site de l'organisation facilitent-ils cette réutilisation par l'internaute ? Comment le rôle de celui-ci évolue-t-il avec les pratiques et les outils disponibles ? Comment l'ONG accompagne-t-elle cette évolution ?

Vers une modification de l'organisation de la production de l'information

Comment l'information et la communication des ONG sont-elles produites, avec ou sans partenaires ? Quels outils d'organisation de l'information
sont-ils utilisés sur le terrain ? Dans quelles mesures ces données peuvent-elles nourrir la communication ? En situation d'urgence, quel usage la structure fait-elle des applications web, Ushahidi par exemple ?

Plus largement, qu'est ce que les outils de cartographie en ligne et la diffusion d'information en temps réelle changent à la communication des ONG ? Qu'est ce que l'équipement et les usages du mobile changent-ils à la communication, à la collecte de dons ?

La fonction communication de l'ONG est-elle centralisée au siège ? Quel type de décentralisation est-il possible de faire ? Serait-il intéressant pour les acteurs de terrain, de communiquer directement aux public et journalistes ? Comment communiquer aux expatriés les informations sensibles ?

Quel rôle les ONG peuvent-elles jouer dans les missions de capacitation des partenaires et employés autochtones dans leur utilisation d'Internet pour leur communication et leur plaidoyer ?

Les médias sont de plus en plus sociaux

Dans quelle mesure une ONG doit-elle repenser son rôle vis-à-vis des médias ? Peut-elle se comporter comme un media ? Qu'est ce que cela entraine ?

Si l'ONG se considère comme un réseau social et comme membre d'une communauté de réseaux sociaux, qu'est ce que cela change à sa communication ? Comment les membres de l'association utilisent-ils les outils de publication et de diffusion comme les blogs, les réseaux sociaux, les sites de partage photo et vidéo et toute la mutualisation des outils et des expériences qu'ils permettent ?

Vers un changement d'organisation et de fonction ?

Dans un contexte d'évolution du rôle des ONG par rapport aux pouvoirs politiques et économiques, par rapport à la représentation des intérêts de la société civile notamment; la réflexion sur les changements induits par Internet dans nos sociétés, nous parait des plus importantes. C'est pourquoi nous avons posé ces questions.

Merci d'avance à ceux qui proposeront d'autres questions et réponses pour alimenter ce débat.


Quelques sources de réflexions

[English]

[Français]

 

18/02/2010

Entretien avec Jean-Michel Cornu de la Fing sur l'innovation et les usages d'internet

Le 21 janvier dernier, nous avons rencontré Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la Fondation Internet Nouvelle Génération.

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Présentation de la Fing

Créée en 2000 par une équipe d’entrepreneurs et d’experts, la Fing repére et valorise l’innovation dans les services et les usages du numérique. Elle compte plus de 160 membres dont 4 grands partenaires : Orange, la Caisse des Dépots et Consignations, le Groupe Laser et la Région PACA, ainsi que des grandes entreprises, start-ups,  laboratoires de recherche, universités, collectivités territoriales, administrations et associations.

Afin de diffuser sa veille et ses analyses, la Fing édite le site Internet Actu, dont nous recommandons la lecture à ceux qui veulent des analyses détaillées sur les usages des TIC.

Interview de Jean-Michel Cornu

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Il nous a semblé intéressant de rencontrer Jean-Michel afin de lui poser quelques questions sur les usages d'internet dans les pays en développement, sur la diffusion de l'innovation et les échanges interculturels permis par l'augmentation de l'utilisation d'internet.

En tant que directeur scientifique, Jean-Michel tisse un trait d'union entre les laboratoires où s'élaborent les nouvelles technologies et les premiers utilisateurs. Mais, comme il le rappelle dans l'entretien, il ne suffit pas de suivre les laboratoires publics ou privés des pays riches matériellement. En effet, l'innovation est aussi au coeur des pays en voie de développement dans les adaptations, les combinaisons et les usages faits des nouvelles technologies.

Pour en savoir plus sur les activités de Jean-Michel Cornu : sa page dédiée sur le site de la Fing ou encore, son blog.

Nous remercions Jean-Michel pour sa disponibilité pour cette interview et la générosité de ses réponses.


Première partie
: innovation et usage des TIC

Après une minute de présentation sur son parcours personnel et ses activités au sein de la Fing, Jean-Michel présente quelques éléments issus de ses recherches en matière de veille sur les innovations technologiques au nord et au sud.

A propos des usages des technologies de l'information et de la communication, Jean-Michel rappelle ce propos d'un de ses amis, ancien directeur de l'African Centre of Meteorological Application for Development (Acmad), paraphrasant Esope  : "les TIC sont un peu comme la langue des hommes, à la fois la meilleur et la pire des choses" puis il remet en question l'idée que les TIC permettrait un rattrapage en matière de développement : "sommes nous vraiment un modèle ?"

Jean Michel rappelle également que les meilleurs niveaux de multilinguisme et d'artisanat résident en Afrique. Des véritables atouts dans les usages d'internet.

Accès direct aux références : ACMAD - Fab Labs - Neil Gershenfeld on Fab Labs - Fondation Internet Nouvelle Génération - The Well

André Gunthert : “Internet est une révolution de la consultation plus que de la production


Deuxième partie

A propos de mobilisation permise par internet, Jean-Michel nous met en garde contre une vision consistant à voir de manière séparée le monde en ligne et le monde hors ligne. Internet prolonge et accroit les possibilités d'échanges déja existantes entre les humains.

"Utilisons internet pour des gens qui ne savent pas ce que c'est qu'internet. Avec un téléphone mobile et une petite bidouille, on peut créer une passerelle entre les SMS envoyés par les téléphones mobiles et le Web. Un autre dispositif a été mis en place par RFI et l'ANPE du Mali afin de diffuser des offres d'emplois en passant par internet, le satellite et les radios locales".

Accès direct aux références : Agence Nationale pour l'Emploi du Mali - RFI - TIC


Troisième partie

Concernant la transmission des savoirs, Jean-Michel Cornu revient notamment sur les avantages du multilinguisme à l'ère d'internet. Les capacités linguistiques et culturelles deviennent déterminantes sur internet en matière de diffusion de la connaissance.

Accès direct aux références : site de RFI planète radio & article sur le système du boeuf qui tourne pour produire de l'énergie

Sur le multilinguisme en Afrique : les origines du multilinguisme en Afrique, ou pourquoi les Africains sont souvent polyglottes et pour aller plus loin sur ce sujet : Multilinguisme et politiques linguistiques en Afrique, par Marcel Diki-Kidiri.

Sur le Forum Innov@frica, organisé à Bamako au Mali du 14 au 18 décembre 2009 : restitution du premier forum - rapport de la mission de la Fing - le blog dédié à l'événement - l'émission dédiée de Cédric Kalongi sur RFI


Quatrième partie

A propos de nouveaux modèles productifs et de valeurs, Jean-Michel revient sur la définition d'internet comme un "réseau de réseaux".  Il  rappelle l'importance de l'interconnexion des réseaux et la tension entre uniformisation et atomisation : ce qui est intéressant c'est de garder les différentes cultures sur les réseaux car l'approche de l'innovation peut être tellement différente que cela nous interroge et nous donne de nouveaux éclairages sur les innovations et leurs usages.

"Ce qui est intéressant, ce ne sont pas les réponses mais le partage des questions... La solidarité, c'est partager les questions pour se remettre en question".

Accès direct aux références : crowdsourcing - open source


Cinquième partie

Internet est un support d'innovation inédit "il y a plus d'innovations dans les 20 dernières années que dans toute l'histoire de l'humanité".
Après deux minutes, Jean-Michel aborde la question de l'innovation monétaire. Il développe les réflexions menées autour du Moniba avec le CESTI et l'ANPE du Mali. Cela permet de comprendre comment on peut échanger une monnaie affectée (ou complémentaire) contre des heures de formations pour faciliter les échanges de formations entre individus. Plus vous formez les autres, plus vous accumulez des Moniba et plus vous pouvez être formé.

Accès direct aux références : article imprimantes 3D sur wikipedia - vidéo de présentation d'une imprimante 3D
Je n'ai rien trouvé sur le travail de Valentin Lacambre sur les graines libres. Comme le sujet m'intéresse, je reviendrai sur le sujet ultérieurement.

Sur les tableaux blancs interactifs : tableau blanc interactif sur Wikipedia - démonstration et explications en français sur le tableau blanc interactif à base de Wiimote - l'initiateur de cette innovation se nomme Johnny Chung Lee.

A propos des monnaies affectées ou complémentaires :



Sixième et dernière partie

Jean-Michel s'exprime ici sur la rencontre avec l'autre dans ce qu'elle permet "une proximité de coeur et une différence de culture". Il rappelle également ce propos de Rousseau : "l'humain peut à la fois être meilleur et pire que la nature".
"Parce que nous allons avoir des visions différentes, nous allons pouvoir enrichir les choses".

La fin de l'interview met en perspective les sciences humaines dominantes comme l'économie avec les sciences de la compléxité, les sciences de la prise en compte du multiple : passer de la science de l'un aux sciences du deux (l'économie, vision dominante de notre époque), à celles de demain, les sciences du multiple.
Les indiens Pirahas d'Amazonie ont beaucoup à nous apprendre, si nous prenons le soin de les écouter.

"Les meilleurs spécialistes de la compléxité sont ceux qui ont le plus de liens avec le nous !"

 

 

N'hésitez pas à proposer vos commentaires sur cette note ou à visiter le blog de Jean-Michel Cornu pour lui faire part directement de vos remarques : le blog de Jean-Michel Cornu.

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L'histoire d'Internet par Serge Soudoplatoff

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18/01/2010

GoodnessTV: le Youtube humanitaire

Merci d'accueillir le nouveau média web, fraichement lancé au Canada : GoodnessTV !

Comme son nom l'indique GoodnessTv est une plateforme de vidéos « pour tous ceux qui travaillent à faire une différence dans le monde ainsi qu'aux initiatives porteuses d'espoir ». L'idée est plus globalement d'en faire un Youtube humanitaire, recensant et diffusant toutes les vidéos et programmes relatifs à des actions de solidarité et aux ONG.

GoodnessTV est le reflet d'un nouvel élan porté par les possibilités qu'offre le web. C'est la petite soeur d'autres initiatives telles que Alternative Channel, produisant du contenu autour des acteurs du développement durable et humanitaire, et SolidairTv, portée par une coopérative ouvrière, mettant en avant les innovations sociales et du développement durable.

L'idée vient d'un couple lassé des aigreurs médiatiques quotidiennes : Laurent Imbault, comédien et Katherine Adams. La plateforme a pour vocation de faire contrepoids, de prouver que des initiatives positives et encourageantes existent et ont autant de légitimité à être connues que les mauvaises nouvelles du monde.. Le duo s'autoproclamant « philanthropes pauvres » est toujours en recherche de financement pour faire vivre le site et notamment le traduire dans toutes les langues de l'ONU, car il n'est pour le moment accessible qu'en anglais et français.

Le fonctionnement est on ne peut plus classique : les internautes postent leurs propres vidéos qui sont diffusées après avoir été validées par l'équipe de GoodnessTV.

De façon plus précise, GoodnessTV répond à trois objectifs selon le type d'internautes:

En tant qu'individu, elle permet de rechercher, d'ajouter et de partager des vidéos avec les autres membres, d'intégrer le site aux réseaux sociaux comme Facebook ou My Space, un blog ou un site web.

En tant qu'organisme, elle permet la diffusion d'informations sur la structure, sa mission et le travail effectué sur le terrain, des événements en direct (congrès/colloques/concerts/conférence/sommets/etc.) et permet de recevoir des dons en ligne, des offres de parrainage et/ou de bénévolat, directement sur le site internet sans commission.

En tant que société, elle propose de faire connaitre au grand public l'implication de l'entreprise dans des causes sociales et/ou humanitaires, de diffuser des événements en direct, et d'offrir en vente à un vaste public des produits socialement responsables directement à partir de votre site internet

Le binome espère rencontrer le même succès que son homologue de référence Youtube!

16:07 Publié dans Technologie de l'information | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : webtv, canada, humanitaire, vidéos, initiatives, site internet | | | Digg! Digg

25/11/2009

Communautés en ligne et solidarité : pourquoi et comment créer facilement un réseau social

reseaux-sociaux.jpgLes logiques de collecte de dons à l'époque du web social sont en train de changer. D'une communication descendante classique, modernisée par la mobilisation des nouveaux médias, nous passons peu à peu à la création et à l'animation de communautés. La capacité à fédérer et animer un réseau social sur le Web est en passe de devenir un élément  important pour les acteurs de la solidarité souhaitant améliorer la qualité de leurs rapports avec les donateurs et les destinataires de dons.

Cette tendance de fond a été soulignée par les différents participants des rencontres de Babyloan, notamment la conférence consacrée au web solidaire.

Renversement de la logique habituelle dans laquelle l'institution (par exemple un organismme de microfinance) va à l'encontre des publics pour récolter des dons, ces communautés prennent l'initiative de se mobiliser pour soutenir les projets.  On peut imaginer qu'à l'avenir le rôle des institutions (associations, entreprises de microfinance, etc.) se recentre sur l'animation des communautés avec un soutien en matière de conseil et d'accompagnement des projets.

Plusieurs formes de mobilisation collective sur le web témoignent de ces tendances de fond :

  • La collecte de dons, par exemple : JustGiving en Grande Bretagne, AiderDonner en France ou encore Acteurs de la solidarité du Groupe SOS. Dans chacun de ces cas l'association met à disposition une plateforme qui permet aux internautes de collecter eux-mêmes des dons auprès de leurs connaissances.
  • La co-création et le partage, avec forum.ubuntu pour l'Open Source par exemple ; nous sommes ici en présence de logiques très proches du crowdsourcing, les publics réclamant de plus en plus la possibilité d'influer sur la conception des services proposés. L'Open Source permet également l'émergence d'outils technologiques peu onéreux, ce qui en retour facilite les projets solidaires aux moyens parfois limités.
  • Les réseaux permettant de faciliter les relations de proximité, par exemple Peuplades, favorisant la solidarité de proximité (de quartier notamment). Paradoxalement c'est grâce à des outils Web tels que ceux-ci qu'une convivialité de voisinnage peut s'installer, avec des formes de solidarité tels que le troc de biens ou de services.
  • Différentes formes de micro-finance dont les avatars Web incitent de plus en plus les donateurs à se rapprocher des destinataires sous l'effet d'une double exigence de transparence et de contact humain. On peut par exemple citer Babyloan ou Veecus en France, Kiva ou Microplace pour la sphère anglophone.

Au final les initiatives solidaires semblent pouvoir bénéficier de plus en plus des apports à la fois des outils technologiques du web social et des logiques de fonctionnement communautaires.

C'est donc tout naturellement qu'est apparu le besoin de créer facilement des réseaux sociaux. On peut notamment citer mobee qui est une appellation générique recouvrant une offre de conseil et de mise en œuvre technique dans le domaine des mécénats et du bénévolat.

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Créée en 2004, mobee est une association d'intérêt général de type loi 1901. Destinée aux organisations à but non lucratif, aux entreprises et aux organismes et institutions publics, mobee propose « un ensemble de services permettant de créer, de développer et de gérer leur réseau de mobilisation opérationnelle en faveur de leurs projets, actions et partenariats de solidarité ».

Elle vise notamment le développement du mécénat de compétences, on et offline, en s'appuyant sur les mécanismes contributifs et notamment les réseaux sociaux.

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Une autre solution intéressante est proposées par Ning, plate-forme permettant la mise en place rapide de réseaux sociaux thématiques. Créé en 2004, Ning compte aujourd'hui 37 millions d'utilisateurs regroupés dans 1,8 millions de réseaux.

Parmi ceux-ci on trouve plusieurs initiatives solidaires, avec par exemple :

  • Le Dépanneur Sylvestre, une initiative de solidarité de proximité associant restauration et travail d'accompagnement pour faciliter l'inclusion
  • Africa Sustainable Energy, un réseau centré sur le développement de solutions énergetiques durables pour le continent africain


Pour finir voici une vidéo (en anglais) expliquant simplement ce que sont les réseaux sociaux et leur fonctionnement :

17:51 Publié dans Technologie de l'information | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : web, réseau social, solidarité | | | Digg! Digg

14/10/2009

Us Now, ou comment internet permet de créer de la confiance, du lien social et de la solidarité

Nous souhaitons partager avec vous quelques éléments inspirés du documentaire US Now du réalisateur anglais Ivo Gormley (vidéaste et anthropologue de formation).

Us Now dure 60 minutes, le film est sous-titré en français, il est disponible en bas de cette note et il aborde principalement la création, grâce à internet, de nouvelles façons de prendre des décisions, de nouvelles façons de tisser du lien social et d'organiser la confiance entre les individus et les communautés.

Les nouveaux modèles de partage permis par internet constituent l'élément central de ce documentaire

L'argument principal du film est de montrer que nous sommes dans un monde qui change !  Et un des moteurs de ce changement est constitué par les pratiques émergentes des médias sociaux. Pratiques qui permettent la production de formes nouvelles de solidarités et qui rendent visible une économie du don qui restait jusque là intangible.

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Us Now, « US » pour nous et « now » pour maintenant, met les femmes et les hommes de la société civile au cœur des nouvelles façons de partager, de se connaître, de s'entraider, de se conseiller ou d'échanger des idées. Et à terme, de nouvelles façons de gouverner et de prendre des décisions.

Echanges de canapés et d'expériences

Peut être avez vous entendu parler de www.couchsurfing.com, site qui permet la mise en relation de particuliers proposant un hébergement en échange de la possiblité de se faire héberger ultérieurement.

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Dés le début du film, l'exemple du Couchsurfing montre qu'au-delà d'offrir un hébergement à un voyageur, l'hôte permet à ce dernier de l'intégrer dans son réseau social et de lui faire rapidement rencontrer de nouvelles personnes. Les échanges mis en place grâce aux médias sociaux accélèrent donc la socialisation et l'intégration dans un réseau. Le service rendu dépasse le service prévu initialement : il y a création de valeur mais il n'y a pas de relation marchande.

Autre exemple ? Netmums, un service d'échange et d'entraide entre jeunes mamans. Grâce aux échanges qui s'y tiennent, la communauté met en évidence le fait que les recommandations d'experts (pédiatres, pharmaciens, puéricultrices...) sont mis en concurrence ou carrément contournés par les échanges entre les mamans elles-mêmes.
Les jeunes mères trouvent dans les discussions qu'elles génèrent elles-mêmes davantage de crédit et de pertinence que dans certains conseils d'experts. Si ce n'est pas vrai pour tous les conseils, cela entraine une réorganisation des fonctions, des attentes, des connaissances...

Ainsi, futures mamans et femmes enceintes privilégient les réponses émanant de leurs pairs. Elles sont plus rassurées lorsque 15 autres mamans confirment le choix d'un lait pour leur enfant plutôt que lorsqu'un seul expert prescrit celui-ci. Ou du moins vont-elles chercher la confirmation de la parole de l'expert auprès de leurs pairs.

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« Tu as une chose à enseigner mais plein de choses à apprendre »

Les différents témoignages qui ponctuent le film montrent comment les nouveaux outils communautaires permettent à chacun de partager ses connaissances, de s'inscrire dans un réseau social et d'acquérir un statut et une identité en se rendant disponible, en partageant son expérience et en apportant des conseils. En donnant de soi, de son savoir et de son temps en somme.

Le documentaire met également en lumière le fait que chaque internaute, en contribuant aux besoins des autres, réorganise les systèmes de pouvoir en mettant en question les discours prescripteurs traditionnels : l'entreprise et ses marques, l'Etat et les collectivités, les institutions dans leur ensemble.
Certains interviewés voient dans ce mouvement l'émergence d'une demande de réorganisation des modes de gouvernance : des élections de la démocratie représentative aux élections et à la prise de décisions en entreprise. Cela va prendre du temps. Combien de temps ?

Certains passages du film montrent que ces modes de contribution et d'échange facilitent et accélèrent la création de lien social. Des formes nouvelles de solidarité et de don sont donc permises grâce à internet.

« La révolution n'arrive pas lorsque la société adopte de nouveaux outils... La révolution  arrive quand la société adopte de nouveaux comportements. » Clay Shirky, auteur de Here Comes Everybody

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Par extension, « Us now » transpose ces nouveaux comportements dans la relation actuelle entre consommateurs et acteurs économiques, entre citoyens et vie politique. « Je veux avoir un rôle sur ce que cet homme politique décide actuellement au Parlement ou alors on le fera nous-mêmes ». De plus en plus, il existe une demande pour une remise en cause du  modèle vertical classique.

L'idée n'est bien évidemment pas de transposer tous les mécanismes de décision vers des dispositifs participatif et collaboratif, ce n'est pas possible et de nombreuses décisions ne peuvent pas être prise ainsi. Toutefois, en germe dans ces revendications, il y l'idée d'évaluer ce qui existe actuellement dans les mécanismes de décision, évaluer ce qui manque d'efficacité et qui pourrait être complété, voir remplacé, par un mécanisme fondé sur le réseau social, la collaboration, la transparence, le partage et la co-création.

Internet met en lumière le fait que depuis des décennies, les citoyens se sentent frustrés dans leur participation et leur contribution à la vie au sein d'une communauté, et qu'il existe un véritable « volontariat de la participation », une demande !

Le film soutient donc que les outils du web 2.0 ne sont pas de simples gadgets mais bien des véritables leviers tendant à l'adoption de nouveaux comportements des citoyens face aux institutions politiques, économiques et aux instances qui prennent des décisions. Pour ceux qui voudraient poursuivre sur ces questions, nous sommes ici au cœur du sujet qui occupe l'universitaire américain Clay Shirky. Il travaille principalement sur les conséquences des technologies de communication sur les comportements individuels et sociaux.

Un des exemples proposé par Us Now présente l'initiative du Parti Vert Canadien qui a élaboré son programme politique sur à un wiki ! Tous les internautes sympathisants étaient invités. Non pas à simplement proposer leurs idées mais à l'écrire directement dans le programme, à l'argumenter également et à prendre parti ou à questionner les éléments du programme proposés par d'autres.

La modération se faisant pour l'ensemble des contributeurs comme sur le modèle de l'encyclopédie Wikipédia.

Un programme politique accouché dans le débat entre le parti et ses adhérents/sympathisants, ne devrait-il pas servir de modèle à tout programme politique ?

Le film conclue sur ces mots : « la valeur sociale porte réellement sur le fait de prendre soin des gens plutôt que de payer pour fournir cette valeur ». En d'autres termes, les efforts désintéressés et volontaires de chacun mis au service de tous, ont bien plus d'importance que celui d'un prestataire ou d'un expert mandaté pour y répondre.

En d'autres termes encore, l'écosystème social est plus important que le marché !

Dans une prochaine note, nous reviendrons en détail sur certains services présentés dans Us Now.

Quelques remarques sur les éléments que vous trouverez en ligne

Us Now dispose d'un site dédié : http://www.usnowfilm.com/ sur lequel vous trouverez en anglais, des parties du film, en streaming ou en téléchargement, toutes les retranscription écrites des interviews, les noms et des éléments sur les personnes interviewés et les services présentés. Sont également mis à disposition les rushs du film afin que quelqu'un qui souhaite réutiliser certains éléments puisse le faire.

A propos d'Us Now, court article publié dans Internet Actu : "Ce que la confiance des internautes transforme", c'est grâce à cet article que nous avons découvert le documentaire.

La version sous titrée en français du film (et merci à la communauté de bénévoles pour la traduction)

Aperçu critique
La remise en question d'une forme d'expertise dans certaines activités ne signifie pas pour autant une remise en question des mécanismes d'attribution du pouvoir dans toutes les activités. Quelles activités sont les plus exposées ? Lesquelles sont les moins concernées ?

Si des mécanismes de prise de décision sont d'ores et déja désorganisés/réorganisés par les échanges permis par les médias sociaux, cela ne signifie pas que cela va se généraliser à tous les mécanismes de prise décision et d'attribution du pouvoir. Notamment les plus anciens d'entre eux : le pouvoir politique et économique.

C'est en effet, dommage que le film ne nous permette pas de nous faire une idée des délais nécessaires pour mettre en place ces changements.

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Les sites de prêts et de crédits entre particuliers : Zopa en angleterre, Prosper aux Etats Unis et Friendsclear en France
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03/06/2009

Twollars : Une « thank you money » mais pas que …

On vous annonçait dans notre note intitulée « De nouveaux outils pour de nouvelles formes de solidarité : plateformes collaboratives et ouvertes » que le web 2.0 permettait l'innovation dans la solidarité. En voici encore la preuve : le twollar ! Eh oui, les médias sociaux ont désormais leur devise pour aider ceux qui ont en besoin.

Lancé sur Twitter par le jeune Eiso Kant (18 ans) et Mac Taylor, le twollar est défini par ses créateurs comme « quelque chose de neuf et à très fort potentiel qui pourrait aider les autres ». En effet, cette monnaie virtuelle permet de récolter de réels fonds au profit  d'organisations caritatives.

Les créateurs ont pensé que l'énergie sociale qui se trouve sur les réseaux sociaux pouvait être convertie en un standard symbolique. Ainsi, ce standard pourrait circuler comme une monnaie. Twitter n'a donc pas fini de nous surprendre. Ses Twollars semblent prometteurs. C'est positif, c'est social. Et ils permettent de prendre la température des échanges, de l'énergie sociale.

Comment ça marche ?

A chaque fois qu'un tweet est jugé intéressant, utile, inspirant, des twollars peuvent être attribués à son auteur. Le twollar est une monnaie de remerciement et de valorisation sur Twitter.  C'est un standard qui facilite et accélère les échanges.

Ensuite, vous reversez vos twollars à des causes humanitaires qui vous  tiennent à cœur sur le site du même nom. Sur cette plateforme Twollars, vous trouverez diverses ONG. A vous de choisir à qui vous voulez donner votre argent virtuel.

 

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Une fois un certain montant de twollars atteint (défini par l'entreprise qui parraine la cause humanitaire, par exemple 10 000) l'entreprise transforme les twollars en véritable argent sous forme de don. Le monde réel et la sphère virtuelle s'interconnectent pour contourner la crise.

Un système gagnant-gagnant

Tout le monde y gagne :

-         Les entreprises sponsors y gagnent en publicité, en image positive, reconnaissance et capital social par leurs contributions.

-         Les organisations caritatives perçoivent des dons.

-         Les utilisateurs : Ils tweetent et sont remerciés, récompensés de façon symbolique pour leur action quotidienne. Sans grand effort à part tweeter, ils peuvent mener de bonnes actions (les ONG qui recherchent des dons vous le confirmeront, moins le donneur potentiel a de démarches à faire, plus facilement il passera à l'acte).

Ainsi ce système monétaire allie valorisation de l'individu, reconnaissance sociale et philanthropie. La recette de la réussite semble être toute trouvée. De plus, vu le nombre de tweets qui sont postés par jour, ce système a beaucoup de potentiel. On a une possibilité de vitesse de propagation exponentielle. Plus le nombre d'utilisateurs de Twitter augmentera,  plus il y aura de twollars en circulation. La croissance de cet outil semble donc sans limite! A quand alors le tweet à 1 million de twollars ?

 

Concrètement ça se passe comment ?

Très simple d'utilisation, l'utilisation des twollars est expliquée dans cette vidéo

 

Chaque personne a la possibilité de donner et de recevoir à partir d'un crédit de 50 "twollars". Pour cela il suffit de se rendre sur le site de Twollars et d'entrer notre identifiant Twitter ! Là, 50 twollars vous sont automatiquement attribués. A vous de jouer après !

 

Conclusion

Ainsi, des bonnes valeurs sont véhiculées par cette monnaie alternative.  Fondé su le mérite, la solidarité, la connaissance et la reconnaissance, la confiance, le twollar constitue un système qui permet de donner et recevoir. Ce n'est pas un système fermé. Loin de là. Certains même le rêve convertible avec des monnaies virtuelles présentes sur d'autres réseaux sociaux.

Il ne semble donc pas y avoir de fausse note. Alors n'hésitez pas à pianoter sur votre clavier pour quelques twollars...

 

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Pour aller plus loin

http://connecteur.blogspirit.com/archive/2007/12/07/une-i...

http://connecteur.blogspirit.com/archive/2009/02/20/le-tw...

http://twollars.com/

http://www.diigo.com/annotated/3437bac76319884602aa94a80b...

 

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13/05/2009

Equisphere.tv : une plateforme vidéo de dons sur web et mobile

Lancée fin 2007, la plateforme de dons on line et sur mobile Equisphere a pour objectif de  valoriser l'esprit entreprenant du secteur associatif français. Les associations promues par Equisphere sont portées par des hommes et des femmes engagés qui mènent leurs associations avec les mêmes impératifs d'efficacité que des chefs d'entreprise.

Cette plateforme a été réalisée par l'agence de conseil Equitel, spécialisée dans le « Cause related marketing », c'est-à-dire associer une marque à une cause humanitaire face à un consommateur qui cherche de plus en plus à donner du sens à ses achats.

Les entrepreneurs du non profit : un oxymore apparent en guise de slogan

Même si de nombreux a priori rendent ces deux termes incompatibles, la démarche entrepreneuriale  peut largement servir le monde associatif. Du moins, c'est avec cette vision que s'est créée la plateforme vidéos Equisphere. Pour les porteurs du projet, Equitel et ses partenaires, notre société à économie de marché à tout à gagner à faire coexister et interagir les missions et savoirs faire des secteurs privé, public, et associatif.

Par manque de moyens, de nombreuses associations ne peuvent investir dans des outils de communication qui leur permettraient de mieux mettre en avant leurs actions. C'est là qu'intervient Equisphere qui se propose de promouvoir les actions d'associations œuvrant en France et agissant  dans un des 4 domaines d'action suivants : l'aide à l'enfance, l'handicap, l'intégration, l'environnement. Innovation et efficacité de la méthode sont les maîtres mots pour sélectionner les associations.

Le financement

Les développements du site et les coûts de production des premières vidéos de cette plateforme  ont été financés par Equitel et ses partenaires. Les partenariats « entreprises » à venir ainsi que l'accord passé avec les associations bénéficiaires pour contribuer à la promotion des sélections suivantes devraient couvrir les coûts d'animation  et de maintenance de la plateforme.

Comment ça marche ?

Chaque lundi matin, une association est à l'honneur sur l'accueil du site Equisphere. Pendant 2 minutes, le fondateur de l'association s'exprime au travers d'une vidéo. Pour en savoir plus sur cette association à la Une, un texte de présentation est mis en ligne ainsi que ses dernières actualités sont ajoutés en complément de la vidéo.

La vidéo est un média dont l'utilisation s'est largement démocratisée sur le net. Les raisons sont nombreuses. La vidéo est un média qui joue sur l'affectif. Les images sont fortes d'émotion, le message est plus direct ce qui facilite le passage à l'acte. Même si certaines associations sont encore quelques fois réticentes à s'en servir face à son assimilation à la publicité, la vidéo est désormais un média de proximité qui plaît de plus en plus aux internautes. En effet, facile d'accès, il est aussi plus attractif que le format écrit.

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Ainsi donner de la visibilité à des associations œuvrant en France : tel est le défi de  cette plateforme en ligne. Mais pas seulement car l'originalité de la plateforme est de mettre directement en relation les témoignages avec la possibilité de donner directement à l'association en question. La collecte de don vient donc s'ajouter à la visibilité offerte. 8 589 dons ont déjà été reçus.

Ces dons peuvent être générés sur le web mais aussi via téléphone mobile grâce à un partenariat passé avec SFR. SFR met d'ailleurs en avant  l'initiative  Equisphere dans la rubrique « Solidarité » de son portail web.

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Les clients SFR peuvent faire des micro-dons de 4 € à une des associations sélectionnées par Equisphère. Les clients n'ont pas à chercher le code de leur carte bleue, ce micro-don sera directement prélevé sur leur facture ou leur crédit.

Conclusion

C'est un projet bien pensé qui allie :

-          l'efficacité et la simplicité d'accès aux témoignages vidéo présentant les activités menées sur le terrain par l'association

-          la facilité d'action pour l'internaute : quelques clics suffisent pour s'informer et pour donner

-          l'invitation à participer : cette plateforme cherche aussi à impliquer l'internaute en l'incitant à en inviter son entourage à découvrir la plateforme. Il peut aussi proposer à Equisphere de mettre une association à la Une.

-          la mise en avant d'explications sur la « défiscalisation »  pour les donateurs

-          le micro-don qui facilite le passage à l'acte. On peut ainsi citer la carte microDON qui est arrivée en grande surface et qui a remporté le concours Paris de la création 2009 de l'ESCP-EAP.

-          La possibilité de générer des dons via le téléphone mobile

Il manque juste un groupe facebook réunissant les donateurs et permettant de promouvoir l'initiative auprès de ses proches et auprès des groupes en affinité avec ce thème. Comme nous l'expliquions dans la note : médias sociaux pour causes sociales.

Le micro-don peut-il devenir un incontournable du don en ligne en cette période de crise prolongée ? Vos avis et commentaires sont les bienvenus.

 

04/12/2008

Web2solidarité.org : le réseau social solidaire

Dans une note précédente, nous évoquions la création de l’Agence Mondiale de Solidarité Numérique, dont la philosophie est bien illustrée dans cette citation :

« (…) La contribution des TIC à la croissance et au développement est déterminée par des facteurs tels que le rôle du capital humain, les externalités et les retombées (surtout par le biais de l’apprentissage et de l’innovation complémentaire) et parla mise en place de politiques et d’institutions adaptées soutenant l’innovation. Cette analyse illustre l’importance d’un libre accès au savoir, et donc de la diffusion et du partage des connaissances et de là technologie, en particulier pour les pays en développement. »

Extrait du rapport 2007-2008 sur l’économie de l’information, Science et Technologie pour le développement : Le nouveau paradigme des TIC, CNUCED, Nations Unies, New York et Genève, 2007.

Nous vous proposons de poursuivre notre présentation par un cas concret : le portail web2solidarité.org

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L’agence a mis en place un outil permettant la création d’un réseau social spécialisé dans la solidarité numérique, baptisé Web2solidarité, son url : http://www.web2solidarite.org/.

L’objectif du site est de permettre à des personnes ayant des compétences informatiques de créer leur profil et de le renseigner sur leurs compétences, leurs expériences. Ainsi, des porteurs de projets ayant besoin de ressources en matière informatique, peuvent rechercher et consulter les profils des membres, entrer en contact et éventuellement s’associer avec eux. Cela jette aussi les bases d’un travail en réseau puisque la nature des missions fait que les collaborateurs n’ont pas nécessairement besoin d’être ensemble pour travailler.

Le site offre la possibilité de s’associer en groupes thématiques : télémédecine et santé, éducation numérique, e-agriculture et e-administration, accès à internet etc. Les (futurs) acteurs francophones des technologies de l’information et de la communication en faveur du développement peuvent donc se rencontrer sur cette plateforme et se regrouper en fonction de leurs centres d’intérêts et de leurs spécialités.
Le site dispose également d’un blog animé par Destiny Tchehouali (auteur d’un mémoire sur l’apport du « Web 2.0 » à la solidarité numérique). Il y définit web2solidarite.org comme un « portail transversal de solidarité pour le développement des technologies dans l’ensemble des domaines concernés ».

Web2solidarité.org est donc conçu dans une optique de mise en contact et de collaboration. Ces 3 objectifs sont la co-écriture et le suivi de projets numériques solidaires, la production de contenus partagés entre le nord et le sud, et plus largement, une coopération décentralisée autour du numérique.
Pour l’instant, la plateforme est encore jeune et compte une centaine de membres, comme Solidaires du monde. Espérons que dans quelques temps, elle deviendra un centre de ressources humaines riche, doublé d’un espace de rencontre pour les acteurs de la solidarité numérique, ainsi qu’un lieu de naissance et de développement de projets servant la solidarité.

« La solidarité numérique se veut une approche positive de la coopération visant à déployer toutes les potentialités de l’Internet et du Multimédia auprès de tous les publics concernés. La solidarité peut s’exercer à travers le transfert de ressources financières, matérielles et humaines. Elle permet de mettre en place des projets et des réseaux d’acteurs partout dans le monde. (…) En effet donner du matériel informatique ne constitue pas, en soi, un projet de solidarité numérique. Il manque précisément au don les dimensions d’apprentissage, d’appropriation, de création de contenus et d’usages qui donnent son véritable sens à la solidarité numérique. »

Extrait du Guide de la Coopération décentralisée pour la solidarité numérique, 2008, p.21. Cité dans le mémoire de Destiny Tcheouhouali.